Espirat se trouve au cœur de laLimagne, dans une région parfois surnommée laToscane auvergnate en raison des champs (principalement d'ail) ponctués de buttes et de coteaux (autrefois couverts de vignes et de vergers).
Elle est située hors unité urbaine[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clermont-Ferrand, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[1]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (87,9 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), prairies (1,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
La commune est traversée par la route départementale 81, reliant Chas à l'ouest et Reignat à l'est. À l'ouest de la commune, laD 997 permet de rejoindreVertaizon ouBillom[3].
Cette enceinte, construite au centre du village (autour de l'église), est composée d'un noyau aux maisons serrées. La paix revenue, le fort perdit sa vocation défensive, et les maisons (on parle également deloges) sont encore aujourd'hui utilisées comme greniers, pour y stocker grain, vin ouail rose (« Avec l’ail d’Espirat, longtemps tu vivras ! »).
Le château appartenait en1419[15] à Jean Saume (seigneur de Châteauneuf et d'Espirat), qui le transmet à sa fille Marie qui fut mariée avec Jean Gouges (†1402), et en1421, Espirat devient propriété de la puissante famille des Montmorin-Saint-Herem,dot de l'union de Jacques avec jeanne Gouges[16]. Puis par mariage à Jean d'Estaing (marquis de Saillans) en1642, et un autre en1672 avec Jean de Beaufort-Canillac-Montboissier.
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Clermont-Ferrand, à la circonscription administrative de l'État du Puy-de-Dôme et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[1].
Leconseil municipal d'Espirat, commune de moins de 1 000 habitants, est élu auscrutin majoritaire plurinominal à deux tours[19] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité depanachage[20]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors desélections municipales de 2020 est de 11. La totalité des candidats en lice[21] est élue dès le premier tour, le, avec un taux de participation de 51,84 %[21].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27].
En 2022, la commune comptait 418 habitants[Note 2], en évolution de +6,09 % par rapport à 2016 (Puy-de-Dôme : +2,1 %,France horsMayotte : +2,11 %).
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
↑a etbCarte d'Espirat sur le siteGéoportail de l'IGN (consulté le 29 octobre 2016).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)