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Ernest Hemingway

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Ernest Hemingway
Ernest Hemingway àSun Valley (Idaho) auxÉtats-Unis, pour la première édition de son romanPour qui sonne le glas, fin 1939.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Ketchum Cemetery(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ernest Miller Hemingway
Surnom
PapaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom court
Ernest HemingwayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Oak Park and River Forest High School(en)
James F. Byrnes High School(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité
Père
Clarence Hemingway(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Grace Hall Hemingway(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Marcelline Hemingway Sanford(d)
Ursula Hemingway(d)
Madelaine Hemingway Miller(d)
Carol Hemingway(d)
Leicester HemingwayVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Hadley Richardson(de à)
Pauline Pfeiffer(de à)
Martha Gellhorn(de à)
Mary Welsh Hemingway(de à)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Autres informations
Conflits
Mouvement
Genre artistique
Influencé par
Distinction
Œuvres principales
signature d'Ernest Hemingway
Signature.
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Ernest Hemingway (prononcé :/ˈɝnɪstˈhɛmɪŋˌweɪ/[1]), né le àOak Park dans l'Illinois auxÉtats-Unis et mort le àKetchum (Idaho), est unécrivain,journaliste etcorrespondant de guerreaméricain.

Son style d'écriture, caractérisé par l'économie et lalitote, a influencé le roman duXXe siècle, comme l'ont fait sa vie d'aventurier et l'image publique qu'il entretenait. Il a écrit la plupart de ses œuvres entre le milieu des années 1920 et le milieu des années 1950, et sa carrière atteint son point culminant en1954 lorsqu'il reçoit leprix Nobel de littérature[2]. Ses romans ont rencontré un grand succès auprès du public du fait de la véracité avec laquelle il dépeignait ses personnages. Plusieurs de ses œuvres furent élevées au rang de classiques de la littérature américaine. Il a publié de son vivant sept romans, six recueils de nouvelles et deux œuvres non romanesques. Trois romans, quatre recueils de nouvelles et trois œuvres non romanesques ont été publiés à titre posthume.

Hemingway est né et a grandi àOak Park, une ville située en banlieue ouest deChicago dans l'Illinois. Il travaille pendant quelques mois en tant que journaliste reporter au Kansas City Star, avant de devenir ambulancier sur lefront italien pendant laPremière Guerre mondiale. Cette période servira de fondement à son romanL'Adieu aux armes. Grièvement blessé, il passe plus de trois mois à l'hôpital et s'engage à sa sortie dans l'armée italienne.

En 1922, Hemingway épouseHadley Richardson, la première de ses quatre épouses. Le couple s'installe àParis, où Hemingway travaille comme correspondant étranger. Au cours de cette période, il fréquente la librairieShakespeare and Company et rencontre des écrivains tels queGertrude Stein,Ezra Pound etJames Joyce. Fin d'avril 1925, deux semaines après la publication deGatsby le Magnifique, il rencontreF. Scott Fitzgerald pour la première fois auDingo Bar, un des rares établissements de l'époque à rester ouvert toute la nuit et lieu de passage obligatoire de nombreux écrivains et acteurs de l’époque. Ce lieu a été mentionné par Ernest Hemingway dans son livreParis est une fête.

Il se lie également avec des artistesmodernistes de la communauté expatriée connus sous le nom deGénération perdue, dont certains exercent sur lui une influence significative. En 1926, il écrit son premier roman,Le soleil se lève aussi[3].

Après avoir divorcé de Hadley Richardson en 1927, Hemingway épousePauline Pfeiffer. Il se rend en Espagne pour couvrir laguerre civile espagnole, sujet principal de son romanPour qui sonne le glas. À son retour, il divorce, mais cohabite avec son ex-femme jusqu'en 1939.

Martha Gellhorn devient sa troisième épouse en 1940. De plus en plus mécontent des longues absences de Gellhorn pour ses reportages, Hemingway lui écrit, lorsqu'elle quitte leur propriété de Finca Vigía près de La Havane en 1943 pour couvrir lefront italien : « Es-tu reporter de guerre ou es-tu ma femme dans mon lit ?» Hemingway essaie de l'empêcher de se rendre sur lefront de Normandie juste avant le Débarquement. Reporter de guerre, elle est finalement la seule femme à poser le piedsur les plages normandes, le, avec les troupes américaines. De retour à Londres, elle lui annonce qu'elle le quitte. Après leur divorce en 1945 parce qu'elle refuse d'être« une note de bas de page dans la vie de quelqu'un d'autre »[4],[5], Hemingway refuse de lui renvoyer ses affaires et ses manuscrits, qu'elle a laissés dans la maison[6]. Dans son livreThe Hemingway Women, Bernice Kert écrit :« Hemingway n'a jamais pu entretenir une relation durable et pleinement satisfaisante avec l'une ou l'autre de ses quatre femmes. La domesticité conjugale a pu lui sembler l'aboutissement désirable de l'amour romantique, mais tôt ou tard, il s'est ennuyé et s'est impatienté, il est devenu critique et tyrannique »[7].

Hemingway épouse en 1945Mary Welsh. En 1948, Hemingway et son épouse décident de se rendre sur laCôte d'Azur mais doivent faire une escale à Gênes en raison d'une panne de leur bateau. Ils en profitent pour se rendre àVenise qu'ils ne connaissent pas et descendent à l'hôtel Gritti, où ils fréquentent leHarry's Bar. Invité à une chasse au canard, Hemingway fait la connaissance de la comtesse Adriana Ivancich dont il tombe amoureux, et qui le rejoindra d'ailleurs àCuba. Ils se reverront en Italie en 1954. Alors qu'il est fatigué, malade et dépressif, cette aventure lui redonne l'inspiration perdue, et il écritAu-delà du fleuve et sous les arbres, comme un reflet de leur idylle, en y mêlant ses propres souvenirs de la Première Guerre mondiale, bien qu'il ait démenti toute ressemblance avec la réalité dans l'avertissement de la préface. Alors qu'il pense avoir écrit une œuvre remarquable, la critique américaine est féroce.

Peu de temps après la publication du romanLe Vieil Homme et la Mer, en 1952, qui lui vaut leprix Pulitzer en 1953, Hemingway participe à un safari en Afrique, où il manque d'être tué dans un accident d'avion qui le laisse perclus de douleurs et en mauvaise santé pour le reste de sa vie. Il obtient leprix Nobel de littérature en 1954.

Hemingway a habité àKey West, enFloride et àLa Havane pendant les années 1930 et 1940. En 1959, il quitte Cuba pourKetchum, dans l'Idaho, où il se suicide au cours de l'été 1961.

Il étaitcatholique[8], converti à l'âge de dix-neuf ans[9], bien que se considérant comme un contre-exemple et refusant par là de voir son œuvre associée au romanesque catholique, ainsi qu'il en témoigne dans une lettre de décembre 1927 au père Vincent Donavan :« Je n’ai jamais voulu qu’on me considère comme un auteur catholique car je sais l’importance de l’exemple qu’on donne – et je n’ai jamais donné le bon exemple »[10],[9].

Biographie

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Enfance

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Maison de naissance d'Ernest Hemingway deOak Park près deChicago dans l'Illinois.

Ernest Miller Hemingway est né àOak Park près deChicago, le. Il est le fils de Clarence Hemingway, médecin, et de Grace Hall, une musicienne dont le père était un grossiste encoutellerie très aisé. Il est le deuxième enfant d’une fratrie qui en comptera six : Marceline née en 1898, lui-même (Ernest), Ursula née en1902, Madeleine en1904, Carol de1911 et enfinLeicester Clarence natif de1915. Ses deux parents avaient reçu une bonne éducation et étaient appréciés et respectés dans la communauté conservatrice de Oak Park. Lorsque Clarence et Grace se marièrent en 1896, ils déménagèrent avec le père de Grace, Ernest Hall, raison pour laquelle ils ont appelé leur premier fils Ernest. Hemingway disait ne pas aimer son prénom, qu'il associait au héros naïf, voire fou, de la pièce d'Oscar WildeL'Importance d'être Constant. La maison de sept chambres de la famille dans un quartier respectable contenait un studio de musique pour Grace et un cabinet dentaire pour Clarence.

Hemingway en 1900.

La mère de Hemingway donnait souvent des concerts dans les villages environnants. Hemingway adulte affirmait haïr sa mère, bien que le biographe Michael Reynolds souligne qu'Hemingway reflétait son énergie et son enthousiasme. Son insistance à lui apprendre à jouer du violoncelle est devenue une « source de conflits », mais il a admis plus tard que les leçons de musique lui ont été utiles pour son travail d'écriture, comme pour élaborer la « structurecontrapuntique » dePour qui sonne le glas. La famille possédait une résidence d'été appelée Windemere sur les rives dulac Walloon, près de Détroit dans leMichigan, une région habitée par les indiensOjibwés. C'est là qu'Hemingway apprit avec son père à chasser, à pêcher et à camper dans les bois. En1909, son père lui offre son premier fusil de chasse, pour son dixième anniversaire. Ses premières expériences dans la nature lui inculquèrent une passion pour l'aventure en plein air et la vie dans des régions éloignées ou isolées.

À partir de 1913, Ernest étudie à la High School d’Oak Park. Il y découvreShakespeare,Dickens,Stevenson, et participe activement à la vie sportive et culturelle de son école. En 1916, ses premières histoires et ses poèmes paraissent dansTabula etTrapeze, des revues littéraires de l’école.

Après avoir obtenu son diplôme en1917, Hemingway renonce à suivre des études supérieures pour devenir journaliste auKansas City Star, sous l’influence bienveillante de son oncle paternel, Alfred Tyler Hemingway.

Première Guerre mondiale

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Ernest Hemingway à Milan en 1918.

Lors de l’entrée en guerre desÉtats-Unis le, l'incorporation de Hemingway est refusée une première fois à cause d’un œil défaillant. En, il parvient cependant à incorporer laCroix-Rouge italienne et, après avoir traversé l’Atlantique sur leChicago, il débarque àBordeaux, gagneParis, puisMilan, où il arrive le. Après plusieurs semaines passées à l’arrière, il rejoint le front. Le, de nuit, près deFossalta di Piave, alors qu'il apporte du chocolat et des cigarettes aux soldats, un tir de mortier blesse Hemingway aux jambes, tue un de ses camarades et en blesse grièvement deux autres. Alors qu’il tente de ramener un camarade vers l’arrière, il est de nouveau blessé par un tir de mitrailleuse, mais parvient à un poste de secours, avant de s’évanouir. Pendant sa convalescence de trois mois dans un hôpital de Milan, il s’éprend d’une infirmière américaine,Agnès von Kurowsky, de huit ans son aînée, qui lui inspirera le personnage de Catherine Barkley dansL'Adieu aux armes.

Ernest Hemingway et sa1re épouse,Hadley, à Chamby, près deMontreux, en 1922.

Au mois de, Ernest Hemingway, journaliste auprès des troupes grecques, témoigne de la violence de l’affrontement àInönü enAnatolie, au cours de laguerre gréco-turque.

Engagé en comme correspondant étranger duToronto Star où il devient ami avecMorley Callaghan, il déménage à Paris, où il habite, avec sa femmeHadley, au troisième étage du 74,rue du Cardinal-Lemoine, dans leQuartier latin, de à. C'est à Paris qu'il fait la connaissance deGertrude Stein, la papesse du modernisme, qui fut son mentor avant de se brouiller avec lui, mais qui lui aura fait entre-temps rencontrer les peintres qu'elle a découverts avec son frère (Pablo Picasso,Joan Miró,Juan Gris…) mais aussi les « expats » américains qui ont fait partie de ce qu'elle a appelé la « Lost Generation »[11] : cette génération incluant artistes, écrivains, intellectuels, savants qui a atteint la majorité durant laPremière Guerre mondiale:F. Scott Fitzgerald (rencontré auDingo Bar pour la première fois, fin d'avril 1925, deux semaines après la publication deGatsby le Magnifique),T. S. Eliot,James Joyce,Sherwood Anderson,John Dos Passos,John Steinbeck,William Faulkner,Waldo Peirce,Isadora Duncan,Abraham Walkowitz,Alan Seeger,Henry Miller,Aldous Huxley,Malcolm Cowley (en)

Premiers romans

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portrait
Ernest Hemingway en 1923 (photo de passeport).

Ernest Hemingway a beaucoup de mal à se réadapter à la vie civile. Il épouse Hadley Richardson le 3 septembre 1921 et s'installe avec elle àParis. C'est à partir de cette période qu'il passe beaucoup de temps à écrire. Principalement inspiré parGertrude Stein etEzra Pound, il est réputé pour ses récits très concentrés, au style dépouillé et laconique, témoignant de son expérience de la vie et de la mort.

Hemingway à Paris en 1924.

Ernest Hemingway était correspondant pour le Toronto Star. Il voyageait régulièrement entre Paris, Toronto et Chicago. Il aida la vente américaine duroman Ulysse deJames Joyce en passant aux frontières librement un volume à la fois durant une période de12 mois (de 1923 à 1924)[12].

Après un recueil de nouvelles peu populaire (De nos jours), il sort en 1926 son premier roman,Le soleil se lève aussi[13]. Ce best-seller lui permet de s'imposer rapidement sur la scène littéraire. Le titre fait référence à l'Ecclésiaste (chap. I, 3-7) et le thème principal du livre est déjà la génération perdue. Des jeunes désaxés évoluent dans un monde perdu et absurde, incapables de meubler le vide de leur vie.

Dans son deuxième roman,L'Adieu aux armes, Hemingway écrit sur la Première Guerre mondiale. Sorti en 1929, soit onze ans après la fin de la guerre, le récit est cinglant et ironique. Ce n'est pas un hasard s'il est publié aussi tardivement : dans son esthétique implicite, une émotion n'est évoquée qu'une fois l'émoi passé. Un ambulancier américain, parti en Suisse avec une jeune infirmière anglaise, se rend compte qu'il est pris au piège dans un destin auquel il croyait avoir échappé. Si le titre est emprunté à un poème patriotique anglais, l'ouvrage n'est en rien élogieux. Au contraire, il met en avant l'absence de sens de cette guerre. Le sentiment amoureux n'est pas épargné lui non plus, ce qui rend l'œuvre très pessimiste.

Cependant, malgré le désenchantement véhiculé par ses premiers romans, Hemingway réussit progressivement à oublier l'horreur de la guerre et l'absurdité de la vie. Il s'adonne notamment à deux divertissements : lescourses de chevaux et lachasse.

L'individualisme puis l'engagement

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Maison-musée d'Ernest Hemingway deKey West enFloride.

Hemingway se remarie avecPauline Pfeiffer, journaliste àVogue. Il s'installe àKey West enFloride au cours de l'année 1928. Il visite souvent l'île deCuba où il acquerra par la suite en 1940 dans les environs dela Havane une villa,Finca La Vigía, qu'il ne quittera définitivement qu'en 1960[14].

Maison-musée d'Ernest-Hemingway Finca la Vigía, deLa Havane àCuba.

Complètement détaché du contexte social et géopolitique, il passe le plus clair de ses journées à pêcher l'espadon dans son yacht et à s'informer sur l'actualité sportive et littéraire. Puis il se rend compte qu'on ne peut vivre éternellement en retrait des autres, ce qui lui inspire un nouveau roman, paru en 1937 :En avoir ou pas. Harry Morgan, faute d'argent pour nourrir les siens, se lance dans toutes sortes d'aventures auxquelles il finit par succomber. Fidèle représentant de l'individualisme américain, il ne se rend compte que trop tard « [qu']un homme seul est foutu d'avance ».

Cette œuvre marque une rupture dans l'existence solitaire de Hemingway. Lefranquisme aux portes de l'Espagne ne le laisse pas indifférent. Conscient qu'il ne peut vivre indéfiniment à part, il choisit de s'engager dans laguerre civile espagnole dès 1937.

Guerre d'Espagne

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Il prendra part comme journaliste à laguerre d'Espagne, aux côtés desRépublicains. Installé à l’hôtelFlorida (Madrid) comme beaucoup de ses confrèrescorrespondants de guerre, il écrit un recueilParadis perdu, suivi de La Cinquième Colonne et commence une ébauche dePour qui sonne le glas, roman qui le rendra encore plus célèbre, publié en 1940 après la victoire des Franquistes en Espagne. Ce roman est autant un récit d'aventures qu'un reportage de guerre, où se mêlent épopées exaltantes, tragédies antiques et méditations sur le destin de l'Homme. C'est pendant cette période qu'il s'éprend deMartha Gellhorn, une romancière qui sera sa troisième épouse, et qu'il rencontreMalraux. Les carnages dont il est témoin le convainquent de la vacuité et du mensonge du langage abstrait. En 1937, la disparition suspecte de l'écrivainJosé Robles Pazos, attribuée aux services secrets soviétiques, cristallise la rupture définitive entre deux grands amis écrivains américains que sontJohn Dos Passos et Hemingway. En effet, son analyse de la guerre d'Espagne, sa compromission locale avec la propagande stalinienne et l'absence d'aide de Hemingway face à la disparition de son ami, insupportent Dos Passos.

À partir des années 1940,J. Edgar Hoover place Ernest Hemingway sous la surveillance duFBI. Sa ligne téléphonique est placée sur écoute pendant plusieurs années[15].

Changement de style

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« Ce qu'il faut, c'est écrire une seule phrase vraie. Écris la phrase la plus vraie que tu connaisses. » Dans la nouvelleSur l'écriture, son personnage fétiche, Nick Adams, déclare vouloir« écrire commeCézanne peint ».

Seconde Guerre mondiale

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AuDorchester Hotel deLondres en 1944.

Hemingway revint en Europe à la fin de laSeconde Guerre mondiale, de juin à. Au moment du débarquement de Normandie, les responsables militaires qui le considéraient comme « une cargaison précieuse » le laissèrent sur une péniche de débarquement, contrairement aux affirmations de Hemingway qui prétendit être allé à terre. Vers la fin du mois de juillet, il fut attaché au22e régiment d'infanterie commandé par le colonel Charles Buck Lanaham, qui se dirigeait vers Paris et il prit la tête d'un petit groupe de combattants àRambouillet, dans la lointaine banlieue de Paris. Sur les exploits de Hemingway, l'écrivain de la Seconde Guerre mondiale, l'historien Paul Fussell remarque :« Hemingway créa une gêne considérable en jouant les capitaines d'infanterie pour un groupe de résistants qu'il avait rassemblé, car un correspondant de guerre n'est pas censé diriger des troupes, même s'il le fait bien ».

Hemingway à Cuba en 1946.

Cela était contraire auxConventions de Genève, et Hemingway se vit accusé de façon formelle, mais il s'en tira en affirmant qu'il s'était simplement contenté de donner des conseils. Il réussit à avoir une entrevue avec legénéralPhilippe de Hauteclocque, dit Leclerc, au moment où celui-ci, pressé par le généralde Gaulle, se demandait s'il investiraitParis malgré l'interdiction qui lui en était faite par sa hiérarchie américaine. Hemingway se présenta en tenue mi-militaire, mi-civile et demanda unblindé de reconnaissance, deux ou troisjeeps et une demi-douzaine d'hommes pour libérer le bar duRitz. Hemingway garda une mauvaise image de ce général qui l'éjecta en le traitant de clown[16]. Le, il fut présent à la libération de Paris, bien que les affirmations selon lesquelles il était entré le premier dans la ville, ou qu'il avait libéré leRitz, soient considérées comme faisant partie de la légende. À Paris, il assista à une réunion organisée parSylvia Beach et fit la paix avecGertrude Stein. Hemingway fut présent lors de violents combats dans laforêt de Hürtgen vers la fin de 1944. Le, malade et fébrile, Hemingway se fit conduire au Luxembourg pour couvrir ce qu'on appellera plus tard labataille des Ardennes. Cependant, dès son arrivée, Lanaham le conduisit voir les médecins, qui l'hospitalisèrent pour une pneumonie, et à sa sortie de l'hôpital, une semaine plus tard, les combats principaux étaient terminés.

Reconnaissances littéraires

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Hemingway etMary Hemingway à laFinca la Vigía deLa Havane àCuba.

Ernest Hemingway est un représentant de la« génération perdue », expression qu'il utilise dansLe soleil se lève aussi, inventée parGertrude Stein pour parler d'Ezra Pound,T. S. Eliot durant la période deParis est une fête[17].

Ernest Hemingway auKenya vers 1953.

L'auteur évoque les grands combats politiques du siècle (comme laguerre d'Espagne), le dépassement de soi ou le goût de l'aventure, de manière journalistique, voire « télégraphique », comme l'a expliqué le traducteur français de ses deux premiers romans, Maurice Edgar Coindreau. Pour Hemingway, l'esthétique implique avant tout une éthique et non une métaphysique (comme l'écrivaitSartre surFaulkner). Son œuvre est couronnée par leprix Nobel de littérature le[18]« pour le style puissant et nouveau par lequel il maîtrise l'art de la narration moderne, comme vient de le prouverLe Vieil Homme et la Mer ». Il fera lire àStockholm, devant le jury de l'Académie suédoise, le discours le plus bref de l'histoire de cette institution — l'écrivain ne s'étant pas déplacé, l'ambassadeur américain en Suède, John C. Cabot, le représente[19].

La même année que l'attribution de son prix Nobel, Ernest Hemingway et sa quatrième épouse, Mary Welsh, survivent à deux accidents d'avion. Lors d'une excursion aérienne en Ouganda, leur appareil s'écrase dans la jungle près deschutes de Murchison. L'avion de secours dans lequel ils montent le lendemain prend feu au décollage et se pose en catastrophe[20],[21].

Cette même année 1954, le toréroLuis Miguel Dominguin, ami de l'écrivain, lui présente à Madrid sa compagne d'alors, l'actrice américaineAva Gardner, alors au sommet de sa notoriété. Hemingway et elle ne se sont jamais rencontrés bien qu'ils se connaissent de réputation, car elle a tourné dans deux adaptations de son œuvre :Les Tueurs (en 1946) etLes neiges du Kilimandjaro (en 1952) ainsi que dans d'autres films proches de son univers (Mogambo en Afrique,La Comtesse aux pieds nus en Espagne). Ils développent une amitié et une complicité qui durera jusquà sa mort. Au delà de la beauté de l'actrice, Hemingway apprécie sa sensibilité, son anticonformisme et son caractère bien trempé, ainsi que leurs goûts communs pour la nuit, la fête, l'alcool, le jazz, les férias et les taureaux.Ava Gardner de son côté trouve en lui une figure paternelle de substitution et le surnomme "Papa Hemingway". Lorsque le studio20th Century Fox décide de filmer une adaptation duSoleil se lève aussi, Hemingway intervient auprès de la production afin qu'elle soit choisie pour incarner le personnage de Lady Brett Ashley, car il estime qu'elle correspond parfaitement à ce personnage de femme libre se comportant à égalité avec les hommes. Toujours sensible à l'univers de l'écrivain, elle retrouvera le thème de la guerre civile espagnole déjà abordé par elle dansLes neiges du Kilimandjaro etLa Comtesse aux pieds nus au début des années soixante avecL'Ange pourpre[22].

Suicide

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Hemingway sur sonPilar (yacht), en 1950.

Quand il revient aux États-Unis en, après des voyages à Cuba et en Espagne, il ne se porte pas très bien, ni physiquement ni mentalement. Il souffre d'hypertension et se sent sombrer dans lacécité à cause dudiabète tout en souffrant d'unecirrhose. Il est touché par untrouble bipolaire, qu'il subit tout au long de sa vie et présente un comportementparanoïaque, peut-être lié également à un début d'alzheimer[23],[24] ou plus probablement à une encéphalopathie énolique laquelle entraîne également une atrophie corticale. En décembre, le médecin George Saviers l'envoie se faire soigner dans la prestigieuseclinique Mayo duMinnesota, où il est traité parsismothérapie et par des sédatifs. Il en ressort en, mais trois mois plus tard, il doit retourner se faire hospitaliser, d'abord au Sun Valley Hospital, puis de nouveau à la clinique Mayo, où il reçoit de nouveaux électrochocs. Il revient chez lui le, et deux jours après, le lundi, il se suicide d'un double coup de son fusil préféré[25]. Il est rapporté qu'une fois, Ernest Hemingway avait blâmé son père Clarence après le suicide de celui-ci, considérant cela comme un acte de lâcheté[réf. nécessaire].

Ernest et Mary Hemingway ensafari auKenya vers 1954.

Le dossier médical d'Ernest Hemingway, rendu accessible en1991, montra qu'il présentait unehémochromatose (diagnostiquée en 1961). Il s'agit d'une surcharge en fer, l'hémosidérose, dont le mécanisme n'était pas compris jusque dans les années 1970-1980, époque où il a été établi que cet excès de fer répondait d'une part à des causes génétiques (rares) - avec un caractère familial retrouvé dans l'enquête génétique, et d'autre part aux conséquences de diverses maladies. Parmi les autres causes de surcharge en fer, l'atteinte hépatique à type de fibrose (cirrhose diagnostiquée chez Hemingway en 1960) est très répandue soit en lien avec une hépatite virale chronique (B, C notamment) soit avec la consommation soutenue de boissons alcoolisées. Les troubles mentaux[26] décrits auparavant dans l'hémochromatose sont, dans le cas de l'intoxication alcoolique, à rattacher à une carence en vitamine B1 (Syndrome de Wernicke-Korsakoff).

Les nombreux suicides constatés dans la famille Hemingway (son père, son frère, sa sœur et sa petite-filleMargaux Hemingway) pourraient être en relation - par le biais d'unfardeau génétique - avec le trouble bipolaire diagnostiqué en 1960 chez Hemingway et dont le caractère génétique transmissible est avéré.

Mariages

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Ernest Hemingway s'est marié quatre fois :

Les chats d'Ernest Hemingway

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ACuba en 1954

Ernest Hemingway est un des amateurs les plus connus dechats polydactyles.

Dans le jardin de sa maison deKey West enFloride, il hébergeait un peu moins d'une centaine de chats dont environ la moitié étaient polydactyles. Cette passion pour ces chats particuliers lui est venue après avoir reçu un chat à six doigts de la part du capitaine d'un bateau. En anglais, le motHemingway cat ouHemingway est devenu familier pour désigner les chats polydactyles.

Depuis la mort d'Ernest Hemingway en1961, cette maison est devenue un musée et le jardin un abri pour les descendants de ses chats. Il en reste encore une soixantaine (cinquante-sept au), dont une trentaine de polydactyles.

Parrainage

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Ernest Hemingway est également le parrain de l'acteur françaisClaude Brasseur[30],[31].

Œuvre

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Unecatégorie est consacrée à ce sujet :Œuvre d'Ernest Hemingway.
La liste des œuvres n'inclut que la première édition française.

Romans

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Machine à écrire portableUnderwood d'Ernest Hemingway.

Récits autobiographiques

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Recueils de nouvelles

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Les recueils américains originaux et les recueils de nouvelles traduits en français correspondent rarement.

Recueils américains originaux

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Recueils uniquement en traduction française

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Nouvelles notables

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Correspondance

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Autres publications

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Postérité

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Sur sa vie

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Ces biopics retracent partiellement ou entièrement la vie de l'écrivain.

Au cinéma

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Affiche du documentaire de 2013Cooper & Hemingway: The True Gen.

À la télévision

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Dans la littérature

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  • 2017 :Mrs. Hemingway, roman de Naomi Wood qui retrace la vie amoureuse de l'écrivain à travers le récit de vies de ses quatre épouses et nombreuses maîtresses.
  • 2011 :Luce Michel,Ernest Hemingway à 20 ans, un homme blessé, Éditions au diable Vauvert

Simples Apparitions

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Au cinéma

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  • 2014 :Tusk, un personnage raconte une histoire dans laquelle il a rencontré Hemingway. Il est incarné parZak Knutson.

À la télévision

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Adaptations de ses œuvres

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Les romans et nouvelles d'Ernest Hemingway ont été de nombreuses fois portés à l'écran.

Au cinéma

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À la télévision

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Quelques lieux et musées Hemingway

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Notes et références

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  1. Prononciation enanglais américainretranscrite selon la normeAPI.
  2. J. V., « Ernest Hemingway,Prix Nobel de littérature », surLe Monde,.
  3. Andrew Scott Berg,Max Perkins, un éditeur de génie, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon,, 573 p.(ISBN 978-2-7499-2822-7),p. 127-134.
  4. « L'épouse d'Hemingway sur tous les fronts », surL'Express,(consulté le).
  5. (en) MargaretBarra, « Imagining Hemingway's Marriage », surThe Atlantic,(consulté le)
  6. ClaireDevarrieux, « Martha Gellhorn, frère d’armes », surLibération(consulté le).
  7. Bernice GalanskyKert et ErnestHemingway,The Hemingway women, Norton,(ISBN 978-0-393-01720-5).
  8. FrançoiseGaston-Chérau, « Ernest Hemingway et le "catholicisme sceptique" »,Esprit (1940-),no 228 (7),‎,p. 1130-1143(ISSN 0014-0759,lire en ligne, consulté le).
  9. a etb(en-US) « The troubled Catholicism of Ernest Hemingway »,(consulté le).
  10. « Le côté catholique de Henry James et d’Hemingway », surfrance-catholique.fr(consulté le).
  11. Andrew Scott Berg,Max Perkins, un éditeur de génie, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon,, 573 p.(ISBN 978-2-7499-2822-7),p. 133.
  12. (en) Kevin Birmingham,The most dangerous book The battle for James Joyce's Ulysses, New York, Penguin Books,, 417 p.(ISBN 978-0-14-312754-3),p. 233-235.
  13. Andrew Scott Berg,Max Perkins, un éditeur de génie, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon,, 573 p.(ISBN 978-2-7499-2822-7),p. 134.
  14. James Mellow,Hemingway: A Life Without Consequences, Houghton Mifflin, Boston, 1992,p. 599.
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  16. d'aprèsPierre Clostermann,Une vie pas comme les autres, Éd. Flammarion,2005.
  17. The Norton Antology of American Writers, par Nina Bergen, New York, 1994, à savoir la génération qui fut jetée – voire pratiquement sacrifiée – dans laPremière Guerre mondiale et dont les survivants sont revenus totalement désabusés. Partis en « mission » quasi héroïque, ils n'avaient croisé, en Europe, que les horreurs de la grande boucherie : des victimes misérables et des chefs de bataillons pitoyables. Ce choc porta un coup fatal à leurs idéaux de gloire, d'honneur ou de patrie.
  18. Geneviève Hily-Mane, Guy Degen,Dans un autre pays : voyage avec Ernest Hemingway, Presses universitaires de Reims, 1999.
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  32. Recueil de nouvelles posthume édité par Philip Young.
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Voir aussi

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Bibliographie

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En français

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  • Rédouane Abouddahab,
    • L'écriture-limite. Poétique des nouvelles de Hemingway, Livre premier : Chronologie et commentaire. éd. Merry World, 2011.
    • L'écriture-limite. Poétique des nouvelles de Hemingway, Livre deuxième : Le paysage textuel. éd. Merry World, 2011.
  • Carlos Baker,Hemingway, histoire d'une vie, trad. franç. (deux tomes : 1899-1936 & 1936-1961), Laffont, 1971.
  • Marianne Debouzy,La Critique française de Hemingway : 1926-1968, thèse complémentaire. Bibliothèque de la Sorbonne, 1969.
  • Marc Fenoli, « Le jeune homme et la neige » [article biographique, 1924-1926], inRevue L'Alpe,no  48, éditions Glénat-Musée dauphinois, 2010.
  • Daniel Gallagher,D'Ernest Hemingway à Henry Miller : Mythes et réalités des écrivains américains à Paris (1919-1939),L'Harmattan, 2011.
  • Peter Griffin,Ernest Hemingway, au fil de sa jeunesse, trad. franç., Gallimard, 1989.
  • Gregory H. Hemingway,Papa, Denoël, 1976.
  • Geneviève Mariel Hemingway,Ernest Hemingway, la vie et ailleurs, éditions Michel Lafon, 2011.
  • Hily-Mane,Le Style de Ernest Hemingway. La plume et le masque, PUF, 1983.
  • A. E. Hotchner :
    • Papa Hemingway, trad. franç.Mercure de France, 1966.
    • Hemingway et son univers, trad. franç., éditions du Chêne, 1990.
  • Milan Kundera, « À la recherche du présent perdu »,L’Infini, n° 37,), p. 22-34.
  • Marie-Pierre Liny, « Le Récit de la mort chez Hemingway »,Études de poétique, éd. Josiane Paccaud-Huguet et Michèle Rivoire, Lyon: Presses Universitaires de Lyon, 2001, p. 65-77.
  • Jaùes R. Mellow,Hemingway, trad. franç., éditions du Rocher, 1995.
  • Jeffrey Meyers,Hemingway, trad. franç., Belfond, 1987.
  • Jean-Pierre Naugrette, « The Sun Also Rises : Hemingway et la problématique de la citation picturale »,Lectures aventureuses, La Garenne-Colombes, L’Espace Européen, 1990, p. 197-222.
  • Francesco Pozzi,Vie dans l’après-midi : essai psychanalytique sur Hemingway,Gradiva : Revue Européenne d’Anthropologie Littéraire, vol. 2, n° 1, 1997, p. 41-60.
  • Marie-Odile Salati,« La Blessure dansA Farewell to Arms de Hemingway », dans Anne Garrait-Bourrier, Patricia Godi-Tkatchouk (dir.),Écriture(s) de la guerre aux États-Unis des années 1850 aux années 1970, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal,,p. 97-110.
  • Philippe Sollers, articles biographiques dansLa Guerre du goût, Gallimard, 1994.
  • Alexander Davis,Présence du passé : Ernest Hemingway - Key West, l'île où l'écrivain composa ses chefs-d'oeuvre (Architectural Digestno 13/,p. 64 à 69, photographies de Bob Braun);
  • Adrien Le Bihan,Autopsie d'une rancœur. Hemingway alias Argo contre général Leclerc, éd. Cherche-bruit 2022(ISBN 978-2-9577160-1-2).

En anglais

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  • Abouddahab, Redouane, ed., Hemingway special issue,Journal of the Short Story in English,no  49 (Autumn 2007) :http://jsse.revues.org/index723.html
  • Baker, Carlos,Ernest Hemingway: A Life Story, Bantam Books 1969.
  • Griffin, Peter,Along with youth: Hemingway, the early years, Oxford University Press Inc, 1985.
  • —,Less than a treason: Hemingway in Paris, Oxford University Press Inc, 1992.
  • Hily-Mane, Geneviève,Ernest Hemingway in France: 1926-1994. A Comprehensive Bibliography, Reims : Presses Universitaires de Reims, 1995.
  • Reynolds, Michael S.,The Young Hemingway, Blackwell publishers, 1986
  • —,Hemingway: The American Homecoming, Blackwell publishers, 1992.
  • —,Hemingway: The 1930's, Norton press, 1997.
  • —,Hemingway: The Paris Years, Paperback, 1999.
  • —,Hemingway: The Final Years, Michael Reynolds, W. W. Norton & Co, 1999.

En espagnol

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Articles connexes

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Liens externes

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