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Ernest Appenzeller (ditErnest Leboucher,J-C Lamy), né le àVienne, enAutriche, mort le 8 février 1974, est un Français d'origine autrichienne, membre de larésistance.
Ernest Appenzeller[1] naît le àVienne enAutriche, fils d'unrabbinautrichien[2]. Il arrive en France en 1938, à l'âge de 12 ans. Il parle le français à la perfection[3].
Au début de laSeconde Guerre mondiale, Ernest Appenzeller se trouve dans la maison d'enfants duchâteau de la Guette, dirigée parGeorges Loinger et son épouseFlore Loinger.
La baronneGermaine de Rothschild met le château de la Guette à disposition pour y accueillir des enfantsjuifs. En 1939, 130 enfants juifs d’origineallemande etautrichienne rescapés de lanuit de Cristal sont accueillis par une équipe composée du pédagogue franco-autrichienAlfred Brauner, dumédecinFrançoise Brauner et du militant autrichien Harry Spiegel qui vont se charger de "réadapter" ces enfants, souventorphelins[4],[5].
Après la mobilisation de Georges Loinger à la déclaration de guerre, son épouse devient la directrice au Château de la Guette.
Georges Loinger est faitprisonnier durant ladébâcle. Parvenant à s'évader deBavière à la fin de l'année 1940 en compagnie de son cousin Marcel Vogel, rencontré par hasard austalag 7A, près deMunich, enAllemagne, il rejoint le sa femme à l'hôtel des Anglais[6] àla Bourboule (Puy-de-Dôme), où celle-ci s'est repliée avec 123 jeunes réfugiés. Il décide de s'évader à la suite d'une lettre de son épouse notant qu'elle a beaucoup de difficultés à s'occuper des jeunes[7],
Avec plusieurs adolescents juifs recherchés par les Allemands, Ernest Appenzeller trouve refuge dans un collège franciscain àBrive-la-Gaillarde, où ils sont ravitaillés pendant trois mois parEdmond Michelet[8].
Ernest Appenzeller s'engage dans larésistance en 1942. Il devient membre du groupe franc Surcouf deNice. Il fonde avec deux de ses amis le premier service de faux papiers et, dès, organise le planquage d'enfants juifs[8].
En 1943, il fait partie de l'Armée juive (AJ), se spécialisant dans les faux papiers avecMaurice Loebenberg (Cachoud).
Il est arrêté en et transféré aucamp de Drancy. Il nie êtrejuif et, grâce à des papiers envoyés deNice, il est libéré le. Le professeurGeorge Montandon, collaborateur, « spécialiste des questions raciales », lui délivre un certificat confirmant sa « qualité d'aryen »[8]. Appenzeller est blond et passerait bien pour un aryen et il affirme que sacirconcision est de nature médicale et le prétendu expert Montandon le croit[3].
Il devient un des responsables du groupe franc de l'Organisation juive de combat (OJC). Il organise et participe à de nombreuses actions : sabotages, poses de bombes, suppression d'informateurs au service de la Gestapo[9].
Au début de 1944, il est envoyé à Paris. Il prend le commandement d'un groupe composé en grande partie par des membres de l'Organisation juive de combat (OJC) rattachés auMouvement de libération nationale (MLN)[8].
Le, au75,rue Erlanger dans le16e arrondissement de Paris, il y a une rencontre avec un agent qui doit conduire les chefs de l'armée juive jusqu'àLondres. Cet agent, se faisant passer pour Charles Porel mais en réalitéKarl Rebhein[10], soi-disant un juif autrichien[11], qui se fait passer pour un membre de l'Intelligence Service fait partie en fait de l'Abwehr. LaGestapo de la rue de la Pompe fait irruption.Max Windmüller et d'autres membres importants de la résistance juive commeAndré Amar, Henri Pohoryles, Ernest Appenzeller, César Chamay etMaurice Loebenberg sont emprisonnés et inculpés pourhaute trahison, collaboration avec l'ennemi et espionnage. Par un heureux hasardMetta Lande réussit à éviter la prison. Les prisonniers sont interrogés et torturés dans une antenne de la Gestapo, 180,rue de la Pompe dans le16e arrondissement de Paris. Loebenberg (Cachoud) meurt sous la torture. Les autres sont transportés à laprison de Fresnes puis aucamp de Drancy.
Ernest Appenzeller est déporté par le convoino 79, en date du, ducamp de Drancy versBuchenwald[12], dont il s'évade, le, en sautant du train des 51 otages, près deSaint-Quentin dans l'Aisne, avec entre autresJacques Lazarus,René Kapel[13],Jean Frydman[14], Maurice Margulies, (Rose) Rose-Marie Kohn et Philippe Kohn.
À Saint-Quentin, il rejoint la Résistance locale, prend contact avec Tristan, chef desForces françaises de l'intérieur (FFI). Il traverse les lignes ennemies et fournit aux services secrets de la1re armée américaine des plans concernant les Allemands. Il entre avec les troupes américaines dans Saint-Quentin puis retourne à Paris[8].
Ernest Appenzeller participe à laguerre d'indépendance d'Israël[1].