Ces informations peuvent manquer de recul, changer à mesure que l’événement progresse ou ne pas prendre en compte des développements récents. Le titre lui-même peut être provisoire. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant àciter vos sources. La dernière modification de cette page a été faite le 13 février 2026 à 13:26. → SurWikinews, voir aussi :Les États‐Unis enlèvent Nicolás Maduro, président du Vénézuéla.
L'enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis survient le lorsque les forces américainesbombardent plusieurs sites du nord duVenezuela, y compris la capitaleCaracas[10], sous le nom de codeopérationAbsolute Resolve (enfrançais : « opérationDétermination absolue »). Cet événement est considéré comme une aggravation majeure de lacrise américano-vénézuélienne en cours, voire comme uncoup d'État[11].
Le Vénézuela représente les plus grandes réserves estimées de pétrole. Trump, avant et après l'opération, a exprimé son intérêt à« reprendre » le contrôle des champs de pétrole vénézuéliens[14].
Ces actions font partie de l'opérationLance du Sud, une campagne militaire américaine visant des réseaux criminels supposés associés au gouvernement vénézuélien de Nicolás Maduro[20]. Avant les frappes, les États-Unis accusent Maduro de présider un « narco-État » et de fraude électorale lors de l'élection présidentielle de 2024[21]. Bien que leConseil national électoral déclare Maduro vainqueur de cette élection, les résultats compilés par l'opposition prétendent montrer que son candidat,Edmundo González Urrutia, a obtenu une majorité décisive. Le président Trump a auparavant désigné deux gangs de trafic de drogue vénézuéliens,Tren de Aragua et leCartel de los Soles, commeorganisations terroristes étrangères (FTO), et allégué que le second était dirigé par Maduro lui-même[22]. En réalité, les statistiques montrent que moins de 8 % du trafic de cocaïne mondial passe par le Vénézuéla[23]. En parallèle, un rapport de 2025 émanant duDépartement d'État sur les opérations internationales contre ces trafics ne fait aucunement mention du« Cartel de los Soles » ou de lien entre des trafiquants et Maduro. Ledit cartel n'apparaît pas non plus dans les rapports de laDrug Enforcement Administration, l’administration antidrogue américaine[24].
Carte des installations militaires de Caracas ayant subi des dégâts pendant l'opération.Donald Trump pendant l'opérationAbsolute Resolve, le.
Le président Trump ordonne des frappes à l'intérieur du Venezuela, y compris contre des installations militaires[29],[30],[31].
Au moins sept explosions sont signalées vers2 h du matin VET, et des avions volant à basse altitude sont observés[32], principalement àLa Guaira,Higuerote, Meseta de Mamo,Baruta,El Hatillo,Charallave et Carmen de Uria, qui se trouvent principalement à l'intérieur ou à proximité de la capitale, Caracas[33]. La plupart des explosions affectent des antennes et des bases militaires opérationnelles[34]. Selon les premiers rapports, les explosions auraient touché labase aérienne Generalísimo Francisco de Miranda et lefort Tiuna, deux installations militaires de la région[35]. De fortes explosions sont également signalées à l'aéroport d'Higuerote.
Les frappes durent une demi-heure. De la fumée s'élève d'un hangar militaire dans une base de Caracas, tandis qu'un autreest laissé sans alimentation[pas clair]. David Smolansky, porte-parole de la dirigeante de l'opposition vénézuélienneMaría Corina Machado, déclare àCBS News qu'en plus de fort Tiuna et de la base aérienne Generalísimo Francisco de Miranda, le port de La Guaira et les antennes deCerro El Volcán sont également touchés[36],[37].
Un total de 150 avions et hélicoptères des forces armées des États-Unis sont déployés pour ces actions.
Le président vénézuélien Nicolás Maduro déclare l'état d'urgence national après le début des explosions. Le gouvernement promet de se défendre contre les actions militaires américaines visant à changer le régime. Il les qualifie d'« agression impérialiste » et appelle à la convocation duConseil de sécurité des Nations unies.
Peu après2 h du matin, des hélicoptères du160e régiment d’aviation des opérations spéciales de l’US Army acheminent des commandos de laDelta Force jusqu’au centre de Caracas. En arrivant au complexe présidentiel, les soldats américains sont accueillis par des tirs. Un appareil est atteint, sans toutefois être abattu[38].
L’opération se déroule très vite : accès ouverts à l’explosif ou au chalumeau, puis progression pièce après pièce. Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, auraient tenté de se réfugier dans une salle sécurisée, mais auraient été interceptés en quelques minutes, d’après les déclarations de Donald Trump – qui dit avoir suivi l’intervention en direct depuis sa résidence en Floride. À4 h 29, le couple aurait été emmené en hélicoptère jusqu'au navire d’assaut amphibieUSS Iwo Jima, enmer des Caraïbes, avant d’être transféré àNew York[38].
À5 h 21 du matin (UTC−04:00), le président américain Donald Trump déclare sur Truth Social que le président vénézuélien, Nicolás Maduro, et son épouse, Cilia Flores, ont été « capturés » dans le complexe militaire defort Tiuna et évacués hors du pays[39],[40]. Selon lesecrétaire d'ÉtatMarco Rubio, Maduro est arrêté et fera l'objet de poursuites pénales aux États-Unis[41]. Lavice-présidente vénézuélienne,Delcy Rodríguez, confirme que Maduro et sa femme sont portés disparus et exige une« preuve de vie ».
Donald Trump indique également qu'une conférence de presse aura lieu àMar-a-Lago plus tard dans la journée[42]. SelonCBS News, l'opération visant Maduro a été menée par laDelta Force.
Selon des sources de l'opposition vénézuélienne au Venezuela, la capture de Maduro constituerait une« sortie négociée » avec les États-Unis[43].
Leministre vénézuélien de la Défense,Vladimir Padrino López, déclare que deshélicoptères de combat américains ont tiré desroquettes et des missiles dans des zones urbaines et que ses services recueillent des informations sur le nombre de tués et de blessés[48]. Le procureur général du Venezuela,Tarek William Saab, rapporte que« des victimes innocentes ont été mortellement blessées et d'autres tuées par cette attaque terroriste criminelle »[49]. Le président Trump affirme surFox News qu'aucun soldat américain n'a été tué, mais que certains ont été blessés lorsque leur hélicoptère a été touché.
Le, leNew York Times fait état d'au moins80 morts vénézuéliens, victimes des bombardements américains de la veille[7]. Parmi ces morts figure une octogénaire, tuée dans la frappe d'un immeuble àCatia La Mar. Plusieurs dizaines de blessés ont également été recensés dans les hôpitaux de Caracas[50].
Le gouvernement cubain annonce la mort de32 militaires et agents de renseignement cubains pendant les combats[51], ceux-ci assurant une partie de la sécurité de Maduro[52].
D'après un enquête du journalLe Monde, l'administration américaine a laissé ensuite accéder au pouvoir au VénézuélaDelcy Rodríguez, une fidèlechaviste plûtot que l'opposition et plutôt queMaría Corina Machado, notamment. Cette administration américaine souhaitait essentiellement peser sur l'exploitation et les ventes de pétrole, et souhaitait, pour faciliter cette mainmise sur l'activité pétrolière, maintenir une forte stabilité politique dans ce pays[59]. Le, un article duNew York Times affirme que l'autoritarisme du pouvoir vénézuélien se serait renforcé après la capture de Maduro : les forces de sécurité seraient montées à bord des bus, auraient interrogé les passagers, fouillé leurs téléphones à la recherche de preuves montrant leurs réjouissances suite à l'enlèvement de leur président[60].
Après la capture de Nicolás Maduro, la vice-présidenteDelcy Rodríguez déclare que Nicolás Maduro demeure le« présidentlégitime ». Elle appelle au calme et à« défendre lapatrie »[61],[62],[63]. LeTribunal suprême de justice, constatant l'absence « temporaire » de Nicolás Maduro, charge Delcy Rodríguez de l'intérim[64].
Le 5 janvier, l'exportation de pétrole vers lesÉtats-Unis reprend après une pause de quatre jours[65].
Le sénateur démocrateBrian Schatz, membre de lacommission des affaires étrangères du Sénat, met en garde contre toute implication militaire américaine au Venezuela, déclarant surX que les États-Unis n'ont« aucun intérêt national vital au Venezuela pour justifier la guerre ». Le sénateur républicainMike Lee déclare d'abord sur X qu'il a« hâte de savoir ce qui, le cas échéant, pourrait justifier constitutionnellement » ces frappes, mais après un échange téléphonique avec le secrétaire d'État Rubio, il ajoute :« Cette action relève probablement de l'autorité inhérente du président en vertu de l'article II de la Constitution pour protéger les Américains contre une attaque réelle ou imminente ».
Les dirigeants européens émettent des avis mesurés, voire embarrassés[70]. Après avoir initialement salué la fin de la« dictature de Nicolás Maduro », le président françaisEmmanuel Macron critique finalement l'intervention américaine[71],[72],[73].
L'Union africaine réagit le même jour, sans dénoncer explicitement l'intervention militaire américaine[74]. Elle rappelle« son attachement indéfectible aux principes fondamentaux du droit international ». Elle insiste aussi sur l'importance du dialogue[75]. LaCommunauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest réagit également sans condamner directement l'action militaire. Elle reconnaît le droit des États à lutter contre les crimes internationaux en rappelant l'obligation de respecter la souveraineté des États[75].
Selon des experts de la revueJust Security duReiss Center on Law and Security de laNew York University School of Law, l'opération relève d'un usage illégal de la force violant l'article 2(4) de lacharte des Nations unies et la loi internationale coutumière mettant les États-unis et le Venezuela en situation de conflit armé[77]. Dans ce cadre, lesConventions de Genève s'appliqueraient, la quatrième pour les civils commeCilia Flores et la troisième pour Nicolas Maduro s'il est considéré prisonnier de guerre en tant que commandant en chef des forces armées vénézuéliennes[77].
↑« Venezuela : les États-Unis envoient des troupes près des eaux territoriales au nom de la lutte contre le « narcoterrorisme » »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le)
↑« Emmanuel Macron critique finalement la « méthode employée » pour renverser Nicolas Maduro, « ni soutenue ni approuvée » par la France »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le)
↑« Les omissions d’Emmanuel Macron sur le Venezuela risquent de sonner comme un aveu d’impuissance »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le)
↑« Emmanuel Macron déplore que les Etats-Unis « s’affranchissent des règles internationales » »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le)