Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Enceinte de Charles V

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Les limites de Paris duIVe siècle à 2015.

L'enceinte deCharles V, construite de1356 à1383, est une dessept grandes enceintes ayant chronologiquement entouréParis[1]. Elle remplace sur larive droitecelle de Philippe Auguste[2]. Sa partie occidentale, devenue inutile après la construction de l'enceinte de Louis XIII, est démolie vers 1640[3]. Sa partie orientale, renforcée par la création debastions au milieu duXVIe siècle, est détruite à partir de 1670, laissant la place auxGrands Boulevards. Ce rempart, dont il demeure peu de vestiges, a laissé une forte empreinte sur le plan de la ville.

Historique

[modifier |modifier le code]
Enceintes de Philippe-Auguste et de Charles V vers 1530 sur leplan de Braun.

Enceinte de Philippe Auguste

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Enceinte de Philippe Auguste.

L'enceinte de Philippe Auguste, créée au début duXIIIe siècle, contenait, sur ses 253hectares, des terres labourables ou plantées de vignes permettant à la population de résister à un éventuelsiège. Mais au fil des années, ces champs avaient été remplacés par des maisons et les cultures avaient été repoussées en dehors des murs de la ville. Plusieurs faubourgs se développaient rapidement, en particulier celui deSaint-Honoré, à l'ouest. La population sans cesse croissante ne pouvait plus être contenue dans la ville. En outre, avec laguerre de Cent Ans, il devenait nécessaire de construire une nouvelle enceinte afin de protéger la capitale duroyaume de France.

Un rempart de terre fortifié

[modifier |modifier le code]

À la suite du désastre de labataille de Poitiers en 1356,Étienne Marcel,prévôt des marchands, fait édifier de 1356 à 1358 un premier rempart de terre et un fossé (les fouilles auCarrousel en 1990 ont retrouvé un fossé de 12,70 m de large sur 4 de profondeur), englobant plusieurs faubourgs construits auXIIIe siècle au-delà de lamuraille de Philippe Auguste après la création de ce rempart, notamment laVille-Neuve du Temple et lebourg Saint-Martin et aussi des espaces encore agricoles au nord-est. Seule larive droite est concernée par cet agrandissement, les faubourgs qui s'étaient formés sur la rive gauche ayant moins d'extension. L'amélioration de la fortification au sud de la ville se limite à la création d'un fossé extérieur à l'enceinte de Philippe-Auguste d'une profondeur de 5 mètres et d'une largeur de 12 mètres et au renforcement du mur par les terres rapportées de ce creusement[4].

Tracé

[modifier |modifier le code]
Tracé de l'enceinte de Charles V.

Partant en aval de la Seine à partir de latour du bois située près dupont du Carrousel, l'enceinte remontait en longeant l'ouest de laplace du Carrousel vers larue Saint-Honoré au niveau de l'actuelPalais-Royal, puis par laplace des Victoires et larue d'Aboukir tracée sur l'emplacement du rempart et du grand fossé (larue Sainte-Foy reprend le tracé du chemin de ronde, larue de Cléry le chemin de l'autre côté des fossés) jusqu'à laporte Saint-Denis. Elle longeait ensuite lesGrands Boulevards d'aujourd'hui (de Bonne-Nouvelle,Saint-Martin,du Temple,des Filles-du-Calvaire,Beaumarchais) puis revenait par leboulevard Bourdon jusqu'à latour de Billy qui se trouvait au bord de la Seine en amont.

Cours préhistoriques de la Seine, de la Bièvre. Fond de carte Cassini du milieu duXVIIIe siècle.

Dans sa partie est, de la tour de Billy (emplacement de l'angle des actuelsboulevards Morland etBourdon) à la porte du Temple (emplacement de l'actuelle place de la République), le rempart suivait le cours préhistorique de la Seine capté par la Bièvre à l'époque dunéolithique. La fortification s'en écartait faiblement de la porte du Temple à la porte Saint-Denis et ne s'en éloignait qu'à partir de cette porte jusqu'à la tour du Bois (emplacement duCarrousel du Louvre), laissant hors les murs la moitié ouest du territoire du méandre fossile, non urbanisé à l'époque de la construction du rempart. Le fossé de l'enceinte a contribué à assainir le marécage qui s'étendait aux alentours sur les parties des3e,4e,10e,11e et12e arrondissements, permettant sa mise en culture avant l'urbanisation de ces quartiers duXVIe siècle au début duXIXe siècle.

Le relief subsistant à l'écrêtement de la levée du rempart lors de sa démolition en 1670 pour l'aménagement des grands boulevards constitue également une protection contre les inondations. Les quartiers des3e et4e arrondissements ont ainsi été épargnés lors de lacrue de la Seine de 1910[5].

Murs de fortifications au bord de la Seine

[modifier |modifier le code]

L'enceinte était complétée par deux murs de fortifications ou « grands murs nouvellement faits selon la rivière » construits vers 1370 le long de la Seine.

  • Mur de fortification vers 1530 de la tour de Billy à la tour Barbeau sur plan de Saint-Victor.
    Mur de fortification vers 1530 de la tour de Billy à la tour Barbeau sur plan de Saint-Victor.
  • Mur de fortification en bord de Seine jusqu’à la tour Barbeau sur plan Truchet et Hoyaux vers 1550 (la tour de Billy a disparu).
    Mur de fortification en bord de Seine jusqu’à la tour Barbeau sur plan Truchet et Hoyaux vers 1550 (la tour de Billy a disparu).
  • Mur de fortifications de la tour du Bois à la tour du Coin sur plan Braun vers 1530 avant l'ouverture de la Porte Neuve.
    Mur de fortifications de la tour du Bois à la tour du Coin sur plan Braun vers 1530 avant l'ouverture de la Porte Neuve.
  • Mur de fortification de la tour du Bois à la tour du Coin sur le plan Truchet et Hoyaux vers 1550 : la porte Neuve ou porte de la Conférence ouverte en 1536 est représentée.
    Mur de fortification de la tour du Bois à la tour du Coin sur le plan Truchet et Hoyaux vers 1550 : la porte Neuve ou porte de la Conférence ouverte en 1536 est représentée.

Quartiers

[modifier |modifier le code]

La nouvelle fortification est construite à l'ouest au-delà duLouvre, qui perd ainsi sa fonction de forteresse de défense. Charles V, qui avait fui lePalais de la Cité pour ses hôtels duMarais après l'émeute conduite par Étienne Marcel, convertit l'édifice en résidence, sans toutefois en changer les dimensions. Il y installe en particulier sabibliothèque de 973 livres.

À l'est, la nouvelle demeure du Roi, l'Hôtel Saint-Pol, est mal protégée. Charles V décide l'édification duchastel Saint-Antoine, que les Parisiens appelleront laBastide Saint-Antoine, puis laBastille. En1370, le prévôtHugues Aubriot pose la première pierre de l'édifice qui sera terminé en1382.

L'enceinte englobe d'anciens faubourgs :Saint-Paul, leTemple,Sainte-Marguerite,Saint-Martin-des-Champs, lesFilles-Dieu,Saint-Sauveur,Saint-Honoré et lesQuinze-Vingts. La ville s'étend alors sur440 hectares et accueille plus de 200 000 habitants. Un acte deCharles VI, qui poursuivra l'œuvre de son père à partir de1380, confirme le propos : « Tant comme nostre bonne ville de Paris sera mieux peuplée et habitée de plus de gens la renommée d'icelle sera plus grande, laquelle renommée augmentera notre gloire ».

Après l'édification de l'enceinte, la ville de Paris fut divisée enseize quartiers, chacun ayant à sa tête unquartenier, équivalent à la fois de nos actuelsmaire etcommissaire de police, et dont le rôle eut une grande importance dans l'administration de la ville. Ils participaient à l'élection duprévôt des marchands et étaient assistés dedizainiers et de cinquanteniers. Ce sont lesSeize qui dressèrent la ville contre le roiHenri IV au nom de laLigue lors de laJournée des barricades de 1588.

Cité

[modifier |modifier le code]

Rive droite

[modifier |modifier le code]

Rive gauche

[modifier |modifier le code]

Renforcements de l'enceinte

[modifier |modifier le code]

La première fortification hâtivement établie de 1356 à 1358 était composée d'une levée de terre et d'un fossé, probablement renforcée par des palissades à proximité des portes provisoires, à l'exception de la porte Saint-Antoine construite en maçonnerie à l'origine. Pour la protéger des tirs d'artillerie, le RoiCharles V demande dès 1364 de construire sur le sommet de la levée de terre un mur crénelé reliant des tours et un grand et profond fossé alimenté par l'eau de laSeine. Leprévôt de ParisHugues Aubriot entreprit ces travaux qui ne seront achevés qu'en 1420, sousCharles VI[7]. Les anciennesvoiries se trouvant enfermées à l’intérieur de l’enceinte, il est décidé d’en créer de nouvelles : entre larue Amelot et larue des Tourelles,place Pasdeloup, entre larue Meslay et laporte Saint-Martin, labutte de Bonne-Nouvelle, labutte Saint-Roch (noms actuels)[8].

La fortification ainsi établie s'étend sur une largeur de 90 m, avec de la Ville vers la campagne d'abord un chemin de ronde, puis un rempart de terre de 25 m de large couronné d'une muraille - 4 m de haut pour 2 m de large[9] -, un fossé en eau, une autre levée de terre de 20 m de large, « dos-d'âne » et un autre fossé sec plus étroit.Le mur était surmonté de maisons de guetteurs espacées d'une ou deux centaines de mètres louées à des particuliers.

L'enceinte est remaniée de 1513 à 1532, par réunion du double fossé en un seul plus important atteignant 30 m de large pour 7 m de profondeur conforté de murs d'escarpe. L'enceinte ainsi modifiée est ponctuée de plates-formes d'artillerie et longée par un chemin decontrescarpe (extérieur).

Dans les années 1553-1560, la partie entre la Seine et la Bastille est réaménagée avec construction d'unecourtine, incorporant peut-être l'ancienne muraille, creusement d'un large fossé où est établi actuellementbassin de l'Arsenal et aménagement de quatre bastions, « de l'Arsenal » ou « de la Tour de Billy » au bord de la Seine, « du Moineau », « de la pointe de la Bastille » et « de la Porte Saint-Antoine »[10].

Vers 1610-1616, la partie nord et nord-est entre la porte Saint-Denis et le bastion de la porte Saint-Antoine est également améliorée avec aménagements de bastions à la place de buttes de gravois, démolition du mur et des maisons surmontant la levée et déplacement du fossé pour contourner les bastions par un tracé en zigzags bordé par un chemin de contrescarpe extérieur. Ces travaux sont entrepris en 1558-1560, abandonnés puis repris au début duXVIIe siècle. Lorsque la démolition de l'enceinte est décidée en 1670, ils n'étaient pas terminés : les bastions de Bonne Nouvelle, Saint-Martin et du Temple n'étaient pas maçonnés (contrairement à ce que représentent les plans figuratifs de l'époque qui anticipent les projets) et la courtine n'était pas construite au nord[11].

  • L'enceinte près du Temple vers 1530 et en 1620 après bastionnage
  • Enceinte de Charles V près du Temple vers 1530 sur le plan de Saint-Victor.
    Enceinte de Charles V près du Temple vers 1530 sur le plan de Saint-Victor.
  • Enceinte de Charles V en 1620 près du bastion du Temple en 1620 (probablement non maçonné contrairement à ce que représente le plan).
    Enceinte de Charles V en 1620 près du bastion du Temple en 1620 (probablement non maçonné contrairement à ce que représente le plan).
  • L'enceinte près de la porte Saint-Antoine vers 1530 et en 1620 après bastionnage
  • Enceinte de Charles V près de la porte Saint-Antoine sur le plan Truschet et Hoyau.
    Enceinte de Charles V près de la porte Saint-Antoine sur le plan Truschet et Hoyau.
  • Enceinte bastionnée près de la porte Saint-Antoine en 1620 sur le plan Mérian.
    Enceinte bastionnée près de la porte Saint-Antoine en 1620 sur le plan Mérian.

Portes

[modifier |modifier le code]

L'enceinte ne comprend à l'origine que six portes contre dix-sept ouvertes dans celle de Philippe-Auguste sur la rive droite .

Trois autres portes sont ensuite percées.

  • LaPorte des Célestins à mi-distance entre la tour de Billy et la tour Barbeau dans le mur de fortifications du bord de Seine construit vers 1370. Cette porte donnait accès auport des Célestins.
  • LaPorte Neuve ouPorte de la Conférence ouverte en 1536 en bord de Seine à côté de la tour du Bois.
  • LaPorte Saint-Louis, ouPoterne du Pont-aux-Choux ouverte vers 1610 à mi-distance entre la porte Saint-Antoine et la porte du Temple pour être l'entrée de laplace de France, grand projet d'urbanisme lancé à la fin du règne d'Henri IV et abandonné à la mort du roi. La porte est reconstruite probablement vers 1635 et modifiée parBlondel vers 1674. Elle était située dans le prolongement de la rue Saint-Louis (actuellerue de Turenne) créée à cette époque sur la couverture d'un tronçon d'égout. Cette porte était prolongée par un pont appeléPont-aux-Choux enjambant le fossé de l'enceinte à l'emplacement de l'actuellerue du Pont-aux-Choux[12].
  • Porte Saint-Louis sur plan Janssonius (vers 1640)
  • Porte Saint-Louis sur le plan Janssonius (vers 1640).
    Porte Saint-Louis sur le plan Janssonius (vers 1640).

Bastions

[modifier |modifier le code]

Deux siècles après sa construction, la fortification était devenue insuffisante au début duXVIe siècle en raison des progrès de l’artillerie. De plus, les détritus commençaient à remblayer le rempart et le dominaient par endroits. C’est pourquoi il fut décidé de la renforcer par desbastions, également nommés « boulevards » ou « boulevarts » et d’abaisser la muraille pour la soustraire aux tirs. Les anciens fossés furent comblés et remplacés par de nouveaux plus éloignés contournant les bastions. Larges de 40 à 50 mètres le long des courtines et de 25 à 30 mètres le long des bastions, ils étaient longés à l’extérieur par des chemins decontrescarpe. Huit bastions furent construits de 1556 à 1635 de la porte Saint-Denis à la Seine à laTour Billy, la plupart sur des buttes d’anciens déblais des fossés augmentés d’immondices accumulés et six autres à la même période sur lerempart des Fossés jaunes.

Lebastion Saint-Martin à l’est de la porte Saint-Martin. Son contour extérieur est marqué par larue René-Boulanger établie sur son chemin de contrescarpe. Leboulevard Saint-Martin tracé en tranchée à la fin duXVIIe siècle à travers ce bastion fut encore abaissé en 1851.

Lebastion du Temple était à l’emplacement compris entre les rues Béranger et Charlot, boulevard du Temple et place de la République. Le chemin de contrescarpe correspondait à l’extrémité nord de larue Amelot (ancienne rue des Fossés du Temple) effacée par la place de la République. La forme de son contour extérieur explique le décrochement des façades desnos 48 au 52 du boulevard du Temple. Sa construction ne fut pas terminée.

Lebastion des Filles-du-Calvaires. Ce petit bastion était à l’emplacement du boulevard Beaumarchais entre laplace Pasdeloup et lepassage Saint-Pierre-Amelot.

Lebastion de l'Ardoise. Ce bastion maçonné de faible hauteur était situé à l’emplacement du boulevard Beaumarchais au sud de larue Saint-Claude, son chemin d’escarpe correspondant à la partie nord de larue Saint-Sabin.

Lebastion de la porte Saint-Antoine était le plus important et l’un des plus anciens aménagé à partir de 1554.

Lebastion de la pointe de la Bastille construit de 1553 à 1560 en avant de la Bastille pour assurer sa défense particulière. Il était situé sur une partie de la place de la Bastille, lacolonne de Juillet étant approximativement en son centre.

Lebastion Le Moineau sur le quai du bassin desnos 21bis à 33 duboulevard Bourdon. Construit de 1553 à 1560, il disparut en 1820 lors de la construction dubassin de l’Arsenal. Il était destiné à couvrir le fond du fossé. Ce nom demoineau désigne un bastion à angle obtus destiné à protéger une longue courtine[13],[14].

Démolition de l'enceinte

[modifier |modifier le code]
Boulevard Saint-Martin.

La construction de l'enceinte des Fossés Jaunes qui englobe les quartiers à l'ouest de l'enceinte de Charles V de la Seine (Tour du Bois) à la porte Saint-Denis rend inutile cette partie du rempart.Sa démolition débute en 1633 au nord de la porte Saint-Honoré pour la construction du Palais Cardinal deRichelieu et l'aménagement de son jardin, le futurPalais-Royal. La suppression se poursuit au cours des années suivantes de larue La Vrillière à la porte Saint-Denis. En 1650, la partie ouest du rempart avait quasiment disparu à l'exception de la Tour du Bois et de la porte Neuve détruits vers 1660 ou 1670. La vente des terrains de l'enceinte, de ses fossés et chemins de ronde contribua au financement du nouveau rempart des Fossés Jaunes.

Sa partie est, de la porte Saint-Denis à la Seine, bastionnée au milieu duXVIe siècle, est supprimée à partir de1670, sur ordre deLouis XIV avec l'rempart à l'ouest et remplacée par le « Cours », lesgrands boulevards actuels[15].

Vestiges et empreinte urbaine

[modifier |modifier le code]

Contrairement à l'enceinte de Philippe-Auguste, il reste assez peu de vestiges de celle de Charles V mais cette fortification a laissé une forte empreinte sur la ville. Les boulevards qui prennent la place du rempart au nord et à l'est constituent dans un premier temps une séparation de l'intérieur de la ville avecses faubourgs qui s'estompe progressivement avec l'extension urbaine mais le tracé de l'enceinte reste la limite entre les3e et4e arrondissements d'une part, les10e,11e et12e arrondissements d'autre part.

Vestiges

[modifier |modifier le code]
Fragment de mur de fortification près de l'entrée de la bibliothèque de l'Arsenal - Paris 4e.
À gauche, l'ancienne courtine de l'enceinte de Charles V au bas du boulevard Bourdon et le long du port de l'Arsenal -Paris4e.

Des fragments de l'enceinte sont mis au jour lors du percement du métro, au début duXXe siècle, notamment ceux de la ligne 5 autour de la Bastille et de la ligne 7 sous le quai des Célestins.

En 1991-1992, des fouilles archéologiques sont menées dans le cadre du projet duGrand Louvre. Lesmurs de l'enceinte de Paris au Carrousel du Louvre ont été conservés au sein duCarrousel du Louvre[16].

Lors de fouilles entreprises en 2015 sous laplace du Père-Teilhard-de-Chardin (4e arrondissement de Paris) une partie de l'ancien mur de fortifications au bord de la Seine est mis au jour[17].

Le bas du mur de quai longeant lebassin de l'Arsenal du côté duboulevard Bourdon est lacourtine de l'ancienne enceinte datant de son remaniement des années 1553-1560 où l'emplacement du bastion du Moineau est marqué par des pierres plus érodées.

En 2020, lors de travaux menésrue de Valois sous le bâtiment de laBanque de France, des vestiges de l'enceinte de Charles V sont exhumés. Une exposition extérieure temporaire est alors organisée par l'INRAP, à l'intersection de larue des Petits-Champs et de larue Radziwill[18].

Empreinte sur le plan de la ville

[modifier |modifier le code]

Le tracé de l'ancienne fortification correspond à celui des voies actuelles, n'ayant été effacé que de l'avenue de l'Opéra à larue La Vrillière par la construction du Palais-Royal et les travaux d'urbanisme environnants.

Larue de l'Échelle est l'ancien chemin de ronde extérieur, lesrues du Mail etde Cléry et larue d'Aboukir parallèle sont tracées sur les anciens chemins de ronde, l'emplacement de l'ancien mur étant un dos d'âne entre les immeubles mitoyens de ces rues. Larue du Nil, lepassage du Caire et larue Sainte-Foy, ancienne rue du rempart, sont à l'emplacement du pied du mur côté ville[19].

Lesboulevards Saint-Denis,Saint-Martin,du Temple,des Filles-du-Calvaire,Beaumarchais etBourdon correspondent à l'ancien rempart, larue Amelot, ancienne rue des fossés du Temple, à ses fossés, lesrues René Boulanger ancienne rue des Fossés Saint-Martin et Saint-Sabin ont été établies sur les chemins decontrescarpe des bastions, respectivement bastion Saint-Martin et bastion Saint-Antoine.

Dénivellations

[modifier |modifier le code]

L'arasement partiel des fortifications par lequel la terre des levées et les matériaux du mur ont servi à combler les fossés, a laissé subsister des dénivellations visibles dans la topographie urbaine actuelle.

Le nivellement total de l'ensemble fortifié sur la parcelle du jardin du Palais Cardinal créé en 1633 par rapport à son environnement apparaît dans les escaliers despassages Potier,de Richelieu etde Beaujolais reliant larue de Montpensier ouverte en 1780 sur le pourtour de ce jardin pour l'aménagement du Palais Royal, à larue de Richelieu à l'extérieur de ce terrain, de même dans lespassages du Perron etdes Deux Pavillons reliant larue de Beaujolais créée dans la même configuration, à larue des Petits-Champs[20].

La pente de larue Chénier, les treize marches dupassage Sainte-Foy révèlent la levée de terre entre la rue de Cléry et la rue d'Aboukir, incomplètement aplanie, qui dominait le chemin de ronde intérieur[21].

Les escaliers des trottoirs entourant la chaussée du boulevard Saint-Martin résultent des creusements successifs de cette voie à travers le bastion Saint-Martin, le dernier datant de 1851. Après ces travaux, le boulevard reste cependant encore surélevé par rapport à la rue René Boulanger ouverte sur l'ancien chemin de contrescarpe[22].

L'emplacement de la levée est marquée par le haut des marches dupassage Vendôme. Le creusement du boulevard du Temple à travers le bastion du Temple est révélé par l'escalier de douze marches sur le trottoir entre la place de la République et leno 41 de ce boulevard[23].

La levée du rempart était située quelques mètres à l'ouest des boulevards du Temple, des Filles-du-Calvaire rejoignant le trottoir du boulevard Beaumarchais puis sa chaussée au niveau de la rue du Pas-de-la Mule. La dénivellation avec le chemin de ronde intérieur est révélée par les escaliers à l'intérieur des immeubles ou des cours d'immeubles des numéros impairs, notamment ceux mitoyens avec larue des Arquebusiers, larue des Tournelles, larue et l'impasse Jean-Beausire et par la montée de larue du Pas-de-la-Mule vers le boulevard[24].

Sur l'autre rive des boulevards (numéros pairs), la surélévation du bastion 10 de l'Ardoise par rapport au fossé correspondant à la rue Amelot est encore plus visible par les escaliers de larue Scarron, de larue Marcel-Gromaire et de larue Clotilde-de-Vaux.[25].

  • Traces de dénivellations
  • Escalier dans la cour du 6 de la rue des Arquebusiers.
    Escalier dans la cour du 6 de la rue des Arquebusiers.
  • Escalier de la rue Marcel Gromaire entre la rue Amelot (ancien fossé) et le boulevard Beaumarchais.
    Escalier de la rue Marcel Gromaire entre la rue Amelot (ancien fossé) et le boulevard Beaumarchais.

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. « L'enceinte de Charles V vers 1450 », surparis-atlas-historique.fr
  2. « L'enceinte de Philippe Auguste vers 1300 », surparis-atlas-historique.fr
  3. « L’enceinte bastionnée, dite des « fossés jaunes », vers 1650 », surparis-atlas-historique.fr
  4. Sur les traces des enceintes,p. 19.
  5. Sur les traces des enceintes,p. 117.
  6. Sur les traces des enceintes,p. 72.
  7. Sur les traces des enceintes,p. 68.
  8. Alexandre Parent-Duchâtelet, « Hygiène public ».
  9. Louis Batiffol,La Vie de Paris sous Louis XIII, éditions Calmann-Lévy, 1932, p.3.
  10. Sur les traces des enceintes,p. 86-87.
  11. Sur les traces des enceintes,p. 90-93.
  12. Sur les traces des enceintes,p. 114.
  13. Guy Le Hallé,Les fortifications de Paris, Le Coteau, éditions Horvath,, 272 p.(ISBN 2-7171-0464-X),p. 98-100
  14. Sur les traces des enceintes,p. 108-136.
  15. Sur les traces des enceintes,p. 73.
  16. « Carrousel du Louvre Vestiges de l'Enceinte de Paris », surParis Autrement(consulté le).
  17. Élodie Soulié,« Un vestige de l’enceinte de Charles V mis au jour à Paris »,leparisien.fr, 7 octobre 2015.
  18. « Rue de Valois - L'enceinte de Charles V »,L'Histoireno 478, décembre 2020,p. 6.
  19. Sur les traces des enceintes,p. 82-83.
  20. Sur les traces des enceintes,p. 80.
  21. Sur les traces des enceintes,p. 82.
  22. Sur les traces des enceintes,p. 109.
  23. Sur les traces des enceintes,p. 113.
  24. Sur les traces des enceintes.
  25. Sur les traces des enceintes,p. 118.

Annexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes

[modifier |modifier le code]
v ·m
Enceinte gauloise
Portes
  • -
Tours
  • -
Enceinte gallo-romaine
Portes
  • -
Tours
  • -
Enceinte carolingienne
Portes
Tours
  • -
Enceinte de
Philippe Auguste
Portes
Tours (77 tours)
Enceinte de Charles V
Portes
Tours
Bastions
Enceinte de Louis XIII
Portes
Bastions
Mur des Fermiers généraux
Barrières
Enceinte de Thiers
Portes
95 Bastions
Ouvrages complémentaires
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Enceinte_de_Charles_V&oldid=232366595 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp