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| Armes | Brigades internationales(- |
| Unité | Compagnie Naftali Botwin(d) |
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| Distinctions | Chevalier de l'ordre national du Mérite Citoyen d'honneur de l'Espagne démocratique(d) |
Emanuel Mink (né le àTomaszów Mazowiecki enPologne, mort le àParis12e) est un combattant juif communiste de la guerre d'Espagne, un résistant et un déporté à Auschwitz.
Emanuel Mink connu aussi sous le pseudonyme deMundek est né le à Tomaszów Mazowiecki en Pologne. Il émigre en 1935 auxPays-Bas[1]. Là-bas, il joue au football dans l'équipe du Yask (Yiddisher Arbeter Sport Klub). C'est à ce titre qu'il doit participer auxolympiades populaires de Barcelone en 1936. Mais le putsch dugénéral Franco empêche la tenue des jeux. Emanuel Mink choisit de rester et de se battre aux côtés des républicains espagnols même s'il ne parle pas un mot d'espagnol. Il se bat d'abord avec lebataillon Thälmann composé de nombreux réfugiés juifs polonais en Espagne. Il intègre ensuite lebataillon Dombrowski où il devient sous-officier. Il est blessé à deux reprises avant de prendre, en 1938, le commandement de la compagnieNaftali Botwin, compagnie constituée exclusivement deJuifs polonais[2], au sein du bataillon Dombrowski (composé de communistes polonais). Blessé, il est remplacé par Albert Szerman[3]. Quand laguerre d'Espagne est perdue pour les Républicains, il fait partie du groupe de volontaires qui accompagnent la fuite des civils vers la France[2].
Une fois réfugié en France, il est interné dans différents camps : àGurs,Argelès-sur-Mer,Saint-Cyprien. Il s'évade en 1941 et devientrésistant[2] au sein desFTP-MOI. Il est arrêté lors de larafle du 20 août 1941 et interné àDrancy où les conditions de vie sont épouvantables. Il arrive à faire parvenir à sa femme un compte rendu de ces conditions qui est publié dans le journal yiddishUnzer Vort[4]. Il estdéporté dans lepremier convoi de Drancy àAuschwitz le. À Auschwitz, on lui tatoue le matricule 28413[1]. Il participe activement à la résistance dans le camp, notamment « au plan stratégique » de la révolte du camp[5], révolte qui n'aura finalement pas lieu. À partir d', il est déplacé dans différents camps de concentration : auStutthof puis àNatzweiler-Struthof en Alsace où il est libéré par l'armée française en[1].
Après guerre, il choisit de retourner vivre en Pologne, alors communiste, mais la violente campagne antisémite qui secoue son pays natal en 1968 le pousse de nouveau à l'exil et le ramène en France avec sa famille. Il meurt le àParis[1].
Emanuel Mink est « citoyen d'honneur de l'Espagne démocratique » et chevalier de l'ordre national du Mérite[6].