Orpheline, Elizabeth Bishop a vécu chez ses grands-parents enNouvelle-Écosse dans une maison appeléeBulmer House, une période qu'elle a idéalisée dans ses écrits[1].
Elle entra à l'université deVassar College à l'automne 1929, peu après le krach boursier. En1933 elle cofondaCon Spirito, un magazine littéraire subversif à Vassar, en compagnie de la femme de lettresMary McCarthy, Margaret Miller, et les sœurs Eunice etEleanor Clark(en)[2].
Bishop était grandement influencée par la poétesseMarianne Moore[3] à qui elle fut présentée par la bibliothécaire de Vassar en 1934.
Randall Jarrell lui présentaRobert Lowell en 1947. Elle écrivit le poème « Visits to St. Elizabeth's » en1950 comme souvenir des visites qu'elle rendit au poèteEzra Pound. Elle rencontra aussiJames Merrill en 1947, et ils devinrent des amis très proches.
En 1946, Marianne Moore poussa Elizabeth Bishop à se présenter au prix Houghton Mifflin de poésie, qu'elle gagna. Son premier livre,North & South, fut tiré à 1 000 exemplaires.
Elizabeth Bishop au Brésil, 1964.
Alors qu'elle vivait auBrésil, Elizabeth Bishop reçut en 1956 leprix Pulitzer de poésie pour son recueilNorth & South - A Cold Spring.Elle obtint ensuite leNational Book Award et le National Book Critics Circle Award.En 1976, elle devint la première femme à recevoir leNeustadt International Prize for Literature, et elle demeure pour le moment le seul citoyenaméricain à avoir reçu ce prix[4].
Elizabeth Bishop mourut en 1979 d'unehémorragie cérébrale dans son appartement à Lewis Wharf (État deBoston).
Son poème « One Art » figure dans le filmIn Her Shoes quand Maggie, jouée parCameron Diaz, en fait la lecture à un professeur alité dans un hospice.Ce même poème (qui est unevillanelle) a inspiré le titre du roman « L'Art de perdre » d'Alice Zeniter, chez Flammarion, en 2017, et est récité, amputé de ses quatre derniers vers, par le personnage d'Ifren, page 496 de cette édition, la traduction française en était deAlix Cléo Roubaud, Linda Orr etClaude Mouchard auxéditions Circé .
Elizabeth Bishop eut deux histoires d'amour durables. La première avec l'architecteLota de Macedo Soares[5]. Elles vécurent ensemble une quinzaine d'années. Cependant leur relation se détériora, et Bishop quitta Lota Soares. Cette dernière, souffrant de dépression, rejoignit Bishop aux États-Unis et se suicida[6].
The Ballad of the Burglar of Babylon (Farrar, Straus, and Giroux,1968)
An Anthology of Twentieth Century Brazilian Poetry edited by Elizabeth Bishop and Emanuel Brasil, (Wesleyan University Press (1972))
The Collected Prose (Farrar, Straus, and Giroux,1984)
One Art: Letters, selected and edited by Robert Giroux, (Farrar, Straus, and Giroux, 1994)
Exchanging Hats: Paintings, edited and with an Introduction by William Benton, (Farrar, Straus, and Giroux,1996)
Rare and Commonplace Flowers: The Story of Elizabeth Bishop and Lota de Macedo Soares, by Carmen L. Oliveira; traduit par Neil K. Besner, (Rutgers University Press, 2002)[5]
↑Kalstone, David.Becoming a Poet: Elizabeth Bishop with Marianne Moore and Robert Lowell. University of Michigan Press (2001) : « 4. In an early letter to Moore, Bishop wrote: "[W]hen I began to read your poetry at college I think it immediately opened up my eyes to the possibility of the subject-matter I could use and might never have thought of using if it hadn't been for you. — (I might not have written any poems at all, I suppose.) I think my approach is so much vaguer and less defined and certainly more old-fashioned — sometimes I'm amazed at people's comparing me to you when all I'm doing is some kind of blank verse — can't theysee how different it is? But they can't apparently." »
↑a etbThe Love of Her Life by Emily Nussbaum, a June 2002 review inThe New York Times ofRare and Commonplace Flowers: The Story of Elizabeth Bishop and Lota de Macedo Soares
↑Rare and Commonplace Flowers: The Story of Elizabeth Bishop and Lota de Macedo Soares,, Oliveira, Carmen, Rutgers University Press,(ISBN0-8135-3359-7), 2002
Alain Suberchicot,The Complete Poems, Elizabeth Bishop, cours de concours, analyse de l'œuvre, précédé d'une introduction méthodologique de Patrick Chézaud, coll. Amphi dirigée par Patrick Chézaud et Martha Dvorak, Bréal,, 105 p.(ISBN978-2-7495-0075-1)