Cet article est uneébauche concernant une personnalitébritannique.
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Edward Sexby (1616 -) est un soldat anglais etniveleur de l'armée d'Oliver Cromwell.
Sexby était surnomméL'Oiseau-Tempête. Il prôna la communauté des biens et appela au meurtre de Cromwell dans son pamphletTuer n'est pas assassiner (en anglais,Killing no murder). Cromwell le fit emprisonner et il mourut en captivité.

En 1980,Guy Debord rédige une note d'introduction lors de la réédition parChamp libre deTuer n'est pas assassiner. En voici un extrait : « Le pamphlet de Sexby est l’un des écrits les plus fameux qu’ait produit la révolution anglaise, entre 1640 et 1660. Il est, après les œuvres deMachiavel,La Boétie et quelques autres, un classique dans la critique de la domination. Son originalité réside d’abord dans le fait qu’il est explicitement dirigé, au contraire des précédents, contre un tyran nommément désigné, qu’il incite vivement à mettre à mort au plus tôt par n’importe quel moyen ; et, d’autre part, dans le fait que ce tyran particulier est le prototype de la principale série du chef d’État moderne illégitime, durécupérateur qui a établi son pouvoir en réprimant une révolution sociale dont il avait d’abord saisi la direction : en ce sens, le bref règne deCromwell préfigure à la fois ceux deRobespierre ouLénine et ceux de leurs successeurs perpétuellement mal assurés,Bonaparte aussi bien queStaline et ses fils.
Killing no murder, imprimé en 1657 dans les Pays-Bas, mêle les plus sûres analyses deMachiavel à ce langage biblique qui caractérisa larévolution bourgeoise d’Angleterre, comme plus tard le style des « Romains ressuscités » devait être la signature de la grandeRévolution française. Le ton de ce pamphlet est à l’origine de tout un courant de la littérature anglaise ultérieure, le seul dont on ne rencontre pas d’équivalent à l’étranger, celui qui va deSwift àJunius, et sans doute aussi, ramené à un exercice de l'humour esthétique, auThomas de Quincey deL'Assassinat considéré comme un des beaux-arts. Sexby fut traduit en français, dès 1658, par Carpentier de Marigny, unFrondeur de la bande duCardinal de Retz ; lequel se trouvait alors lui aussi en exil, après son évasion de la prison de Nantes, et jugeait expédient d’appliquer àMazarin le raisonnement qui condamnait Cromwell. »