Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Edward Canby

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirCanby (homonymie).

Edward Canby
Edward Canby
Major General E.R.S Canby

Naissance
Piatt's Landing,Kentucky (États-Unis)
Décès (à 55 ans)
Lac Tule dans leComté de Siskiyou
Californie
Origineaméricaine
AllégeanceDrapeau des États-UnisÉtats-Unis
Gradegénéral
ConflitsGuerre de Sécession
Guerres indiennes
FamilleLouisa Hawkins Canby (épouse)
John Parker Hawkins (beau-frère)
modifier 

Edward Richard Sprigg Canby () était un officier de carrière dans l'armée des États-Unis, général de l'Union dans laguerre de Sécession et lesguerres indiennes. Il est tué par des AmérindiensModocs, frustrés par le résultat de la dernière négociation lors de laguerre des Modocs, le.

Famille et formation

[modifier |modifier le code]

Canby est né le àPiatt's Landing, dans lecomté de Boone auKentucky, fils de Israel T. Canby et Elizabeth (Piatt) Canby. Il fréquente Wabash College, puis entre à l'Académie militaire de West Point, dont il sort en 1839[Note 1]. Il est nommé secondlieutenant dans le2e régiment d'infanterie. Il épouse Louisa Hawkins àCrawfordsville, dans l'Indiana, le. Les autres cadets de West Point le surnommaient« Sprigg », mais pendant la majeure partie de sa carrière, il est désigné par le nom de« E.R.S. Canby », et signe parfois lui-même « Ed.R.S. Canby ».

Carrière militaire avant la guerre de Sécession

[modifier |modifier le code]

Au début de sa carrière, il participe à laseconde guerre séminole enFloride et combat pendant laguerre américano-mexicaine, où il reçoit trois promotions, en particulier un brevet demajor àContreras etChurubusco et un brevet delieutenant-colonel àBelén Gates. Il est aussi nommé à divers autres postes, à New York et comme adjudant général enCalifornie de 1849 à 1851, au moment de la transition de cette région du statut de territoire à celui d'État. Contre ses propres désirs, il est obligé de remplir ce qui est censé être le poste civil de conservateur des Archives de Californie de jusqu'à son départ de Californie en 1851. Les Archives incluaient des registres des gouvernements espagnols et mexicains en Californie ainsi que ceux des missions et des titres de propriété. Canby avait évidemment une certaine connaissance de l'espagnol qui lui fut utile pendant cette période (La Filson Historical Society à Louisville, dans le Kentucky conserve ce qui semble être un document de la main de Canby, rédigé en espagnol et dans lequel il s'identifie comme « Edwardo Ricardo S. Canby »).

Canby est ensuite en fonction dans leWyoming et dans l'Utah (alors tous deux parties duterritoire de l'Utah) durant laguerre de l'Utah, en 1857-1858. Il croise alors le chemin du capitaineHenry Hopkins Sibley (qu'il a peut-être déjà connu quelque peu à West Point) lorsque ce dernier est traduit encour martiale, car Canby fait partie des juges. Sibley est acquitté. Canby écrit ensuite une quittance pour unetente militaire, inspirée par lestipis, que Sibley a inventée. Les deux officiers sont plus tard assignés au Nouveau-Mexique, où Canby coordonne une campagne contre lesNavajos en 1860, commandant à Sibley une tentative futile de capturer et de punir les Navajos à cause de leurs déprédations contre le bétail des colons. La campagne se termine sans résultat, Canby et Sibley réussissant à peine à entrevoir les Navajos, généralement à une distance trop grande pour pouvoir les attraper.

Guerre de Sécession

[modifier |modifier le code]

Au début de laguerre de Sécession, Canby commandeFort Defiance dans leterritoire du Nouveau-Mexique. Il est promucolonel du19e régiment d'infanterie le, et le mois suivant commande ledépartement du Nouveau-Mexique. Bien que défaites par lebrigadier-généralconfédéréHenry Hopkins Sibley en à labataille de Valverde, ses troupes finissent par contraindre les Confédérés à une retraite auTexas après la victoire décisive de l'Union à labataille de Glorieta Pass. (Cette bataille, toutefois, est livrée sous le commandement du colonelJohn P. Slough, appartenant aux Volontaires du Colorado, qui désobéit à l'ordre de Canby de ne pas affronter directement les Confédérés.) Immédiatement après la bataille, Canby est promu brigadier-général le. Regroupant les forces qu'il avait divisées auparavant, Canby se lance à la poursuite de l'armée confédérée en retraite mais abandonne vite la chasse et les laisse atteindre le Texas. Peu après l'échec de l'invasion confédérée du Nouveau-Mexique, Canby est remplacé à son commandement par le généralJames H. Carleton et réaffecté à l'est.

Il devient « commandant général de la ville et du port deNew York » le, juste après lesémeutes de la conscription. Il reste à ce poste jusqu'au, relançant l'enrôlement et surveillant aussi un camp de prisonniers dans leport de New York. Il travaille ensuite dans le bureau dusecrétaire à la Guerre, décrivant sa position dans une lettre privée comme celle d'un assistant adjudant général. (Rétrospectivement, un adjudant général duXXe siècle, Edward F. Witsell, a décrit la position de Canby comme analogue à celle d'un assistant du secrétaire à la Guerre.) En, Canby est promumajor général et retourne à l'Ouest, où il commande la division militaire duMississippi occidental. Il est blessé à la hanche par un tireur d'élite alors qu'il est à bord de lacanonnière USSCricket sur laWhite River dans l'Arkansas, le. Canby commande les forces de l'Union affectées à la campagne de Mobile pendant le printemps 1865, campagne qui culmine avec labataille de Fort Blakely, et conduit à la chute deMobile dans l'Alabama en. Canby accepte la reddition du généralRichard Taylor à Citronelle, dans l'Alabama, le, et celle du généralEdmund Kirby Smith à l'ouest duMississippi le.

Le succès de Canby au Nouveau-Mexique vient en grande partie de sa planification d'une stratégie de défense globale. Tout comme son opposant, Sibley, il disposait de ressources limitées. Même si les siennes étaient un peu meilleures, il vit surtout que défendre le territoire entier de toute attaque possible obligerait à un étalement risqué de ses forces. Se rendant compte que Sibley devait attaquer le long d'une rivière, Canby décida d'utiliser au mieux ses forces en concentrant sa défense en fonction de deux scénarios d'attaques possibles : une attaque le long duRio Grande et une autre par les rivièresPecos etCanadian. De plus, les forces défensives mises en place pour contrer cette dernière attaque pouvaient être facilement déplacées pour protégerFort Union si l'ennemi attaquait par le Rio Grande, ce qu'il fit. Canby prit aussi l'initiative de persuader les gouverneurs du Nouveau-Mexique et duColorado de recruter des unités de volontaires pour renforcer les troupes fédérales régulières ; les troupes du Colorado furent utiles à la fois àValverde et àGlorieta (Manuel Chavez, un colonel accompagnant les volontaires du Nouveau-Mexique joua un rôle crucial dans ce dernier engagement). Mais c'était à Sibley de gagner ou de perdre, et en dépit d'un talent militaire parfois supérieur des troupes confédérées et des officiers subalternes, la mollesse et les tergiversations de Sibley pendant l'exécution de plans extrêmement risqués conduisit presque inéluctablement à la déroute confédérée.

Canby était généralement considéré comme un grand administrateur, mais les opinions variaient quant à sa valeur comme militaire.Ulysses S. Grant ne le trouvait pas assez agressif. Dans un incident significatif, Grant envoie à Canby l'ordre de« détruire les chemins de fer et les usines de [l'ennemi], etc. » Dix jours plus tard, Grant le réprimande pour avoir requis des hommes et du matériel afin de construire des chemins de fer :« Je vous ai écrit... pour vous enjoindre... de détruire des chemins de fer, etc., pas de les construire. » Canby était certainement un expert dans les détails administratifs. Si quelqu'un avait une question à propos de règlements militaires ou même de lois constitutionnelles affectant l'armée, Canby était l'homme à consulter. Grant lui-même en vint à apprécier ces qualités en temps de paix, protestant vigoureusement lorsque le PrésidentAndrew Johnson proposa d'affecter Canby loin de la capitale, arguant du fait qu'il y était irremplaçable.

Canby était né dans le Kentucky et son père avait possédé des esclaves. Certains de ses cousins combattirent pour la Confédération et l'un d'eux fut fait prisonnier de guerre. Le père de cet homme écrivit à Canby pour qu'il use de son influence afin de faire libérer son fils sur parole, mais Canby refusa, affirmant qu'il ne se sentait pas le droit de favoriser les membres de sa famille. Plus tard, lorsqu'il devint gouverneur militaire pendant laReconstruction, il refusa encore de favoriser desCarpetbaggers[Note 2] de sa famille à l'intérieur de sa juridiction.

La Reconstruction

[modifier |modifier le code]

Après la guerre, Canby commande divers départements militaires, restant en fonction enLouisiane de 1864 à ; au département deWashington (c'est-à-direDelaware,Maryland, leDistrict de Columbia, etAlexandria et lecomté de Fairfax enVirginie) de à, quand il est assigné au commandement du deuxième district militaire, comprenantCaroline du Nord etdu Sud. En, il reprend brièvement son poste à Washington, mais part pour lecinquième district dès novembre. Là, il se concentre surtout sur la reconstruction duTexas. Il quitte le Texas pour laVirginie, le premier district militaire, en, et y demeure jusqu'en juillet 1870. Chacun de ces postes a lieu pendant laReconstruction et met Canby au centre des conflits entreRépublicains etDémocrates, Blancs et Noirs, gouvernements desÉtats etgouvernement fédéral. De nouvelles constitutions sont soit en train d'être écrites, soit en train d'être ratifiées ou appliquées dans chacun des districts qu'il doit commander et il ne peut éviter d'offenser l'un ou l'autre camp, et souvent les deux. Pourtant, Charles W. Ramsdell qualifie Canby de« vigoureux et ferme, mais juste ». Même des opposants politiques, comme le gouverneur de la Caroline du Nord,Jonathan Worth admet que Canby est sincère et honnête.

Dernière mission

[modifier |modifier le code]

Le, Canby reçoit un doctorat de droithonoris causa de laWesleyan University àMiddletown, dans leConnecticut. En août, il est assigné au commandement de la région du « Nord-ouest Pacifique ». Un des problèmes auxquels il est confronté est que la tribu desModocs, qui avait jusque-là vécu dans le nord de laCalifornie, a été contrainte à vivre dans la mêmeréserve de l'Oregon que la tribu desKlamaths avec qui ils ne s'entendent pas. Le gouvernement refuse de leur accorder leur propre réserve en Californie, mais les Modocs retournent à leur ancien territoire. En 1872, laguerre des Modocs éclate. Les Modocs, retranchés dans une redoute au sud dulac Tule, résistent à de nombreuses attaques de l'armée, et la situation tourne à l'impasse.

Le général Canby reçoit des ordres contradictoires de Washington, tantôt en faveur de la paix, tantôt en faveur de la guerre, mais la guerre n'aboutit pas et le gouvernement accepte l'idée d'une commission de paix et y assigne Canby. Les objectifs de la commission sont sapés par l'existence de multiples canaux de communication entre les Modocs et les Blancs. À un moment, quelqu'un en relation avecKintpuash (encore appelé Captain Jack), le chef modoc, prétend que le gouverneur d'Oregon a l'intention de pendre neuf Modocs sans procès, dès qu'ils se rendront. Ceci induit les Modocs à abandonner les discussions programmées, et enrage Canby parce qu'il croit que son autorité fédérale a priorité sur celle du gouverneur et enlève toute pertinence à la menace ; si les Modocs se rendent à lui, il n'a aucune intention d'autoriser leur punition sans procès préalable.

Gravure représentant l'assassinat du général Candy, publiée dansHarper's Weekly le.

Le, après des mois de faux départs et de rencontres avortées, Canby se rend à d'autres pourparlers, sans arme et avec quelque espoir en vue d'une réconciliation définitive ; le juge E. Steele deYreka, en Californie, affirme que quand il prévient Canby que les Modocs sont changeants et susceptibles de tuer les commissaires envoyés pour faire la paix à la plus légère provocation, Canby lui répond,« Je crois que vous avez raison, M. Steele, et je respecterai votre conseil, mais ce ne serait pas bien pour le général responsable d'avoir peur de se rendre où les commissaires s'aventurent. » Les discussions ont lieu à mi-chemin entre le camp de l'armée et la redoute tenue par les Amérindiens près du lac Tule. Deux membres de la troupe de Canby apportent des armes cachées et des Modocs en encore plus grand nombre viennent armés. Frustré par les négociations, Kintpuash et l'un de ses lieutenants tirent deux fois dans la tête de Canby et lui coupent la gorge. C'est le premier général tué pendant lesguerres indiennes. D'autres membres du groupe sont tués, comme le révérend Eleazar Thomas. D'autres sont blessés. Selon Jeff C. Riddle, auteur deIndian History of the Modoc War (1914), Canby provoqua Kintpuash en affirmant qu'il n'avait pas autorité pour retirer les 1 000 soldats qu'il avait mis en position à proximité[Note 3].

La mort de Canby est suivie de violents contre-coups contre les Modocs. Tous les journaux de l'Est réclament une vengeance sanglante[Note 4]. E. C. Thomas, le fils du commissaire pour la paix assassiné, témoigne de l'étendue et des limites d'une position modérée : tout en acceptant l'inéluctabilité de représailles contre Captain Jack et ses hommes, et en exprimant même son approbation à cet égard, il rappelle que la mémoire de son père serait déshonorée par une méchanceté généralisée contre les Amérindiens :« Certes, la paix viendra par la guerre, mais pas par l'extermination ». Finalement, Kintpuash, Boston Charley, Schonchin John et Black Kim sont jugés pour meurtre et exécutés le. Les Modocs sont envoyés dans des réserves.

Gravure représentant les funérailles du général Canby, publiée dansHarper's Weekly le.

Après un service funèbre sur la côte Ouest, le corps de Canby est ramené dans l'Indiana et enterré dans le cimetière de Crown Hill, àIndianapolis le. Au moins quatre généraux unionistes assistent au service funèbre à Indianapolis :William Tecumseh Sherman,Philip Sheridan,Lew Wallace, etIrvin McDowell, les deux derniers portant le cercueil. Un journaliste remarque que, bien que la procession ait été généralement pleine de réserve,« plus d'une fois, des expressions de haine contre les Modocs » rompirent le silence.

Croix de Canby.

En commémoration de cet assassinat, un monument, laCroix de Canby, fut érigé dans leLava Beds National Monument. Plusieurs villes portent le nom de Canby : une dans lecomté de Clackamas, dans l'Oregon, une dans lecomté de Yellow Medicine dans leMinnesota, et une dans lecomté de Modoc, enCalifornie.

Film

[modifier |modifier le code]

Le colonel Canby est mentionné dans le script duwestern spaghetti deSergio Leone,Le Bon, la Brute et le Truand. Son adversaire, le général Sibley, y apparaît brièvement.

Le filml'Aigle solitaire (Drum Beat, 1954) deDelmer Daves, a pour thème l'histoire (très romancée) de la guerre des Modocs. Le meurtre du général Canby (Warner Anderson) par Captain Jack (Charles Bronson) y est relaté.

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. Il est de la même promotion que les futurs générauxHenry Wager Halleck,Joseph Abel Haskin,Henry Jackson Hunt,Edward Otho Cresap Ord,Eleazer Arthur Paine,James Brewerton Ricketts,Isaac Ingalls Stevens etLewis Addison Armistead,Jeremy Francis Gilmer,Alexander Robert Lawton. Les sept premiers dans les rangs de l'armée de l'Union et les trois derniers dans ceux confédérés
  2. On désigne ainsi des aventuriers politiques venus du Nord vers le Sud après la guerre civile pour s'y immiscer de manière opportuniste dans la vie politique.
  3. Riddle était le fils de Frank Riddle, l'interprète de Canby pendant les discussions.
  4. Sauf un journal de Géorgie qui titre l'histoire :« Le capitaine Jack et ses guerriers vengent le Sud en assassinant le général Canby, un de ses plus grands oppresseurs ». À l'opposé, des citoyens deRichmond, enVirginie, où Canby avait effectivement occupé le poste de gouverneur militaire, se rassemblent le pour exprimer leur appréciation de Canby et regretter sa mort.

Références

[modifier |modifier le code]

Annexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]
Edward Canby
Précédé parSuivi par
Fonctions militaires
Stephen Augustus Hurlbut
Commandant le département du Nouveau-Mexique
-
-
William W. Loring
Commandant le département du Nouveau-Mexique
-
James H. Carleton
v ·m
Personnalités liées à laguerre de Sécession
Confédérés
Militaires
Civiles
Union
Militaires
Civiles
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Edward_Canby&oldid=216386794 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp