Pour les articles homonymes, voirLederer.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | française(à partir de) |
| Activités |
| A travaillé pour | Université de Paris(en) |
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| Membre de | |
| Distinctions | Médaille d'or du CNRS() Liste détaillée Prix du centenaire de la Royal Society of Chemistry() Prix Ernest-Guenther() Médaille August Wilhelm von Hofmann(d)() Médaille d'or du CNRS() Médaille d'or Robert-Koch(d)() |
Edgar Lederer, né le àVienne enAutriche et mort le àSceaux, est unbiochimistefrançais d'origineautrichienne.
Il fait ses études àVienne, alors capitale de l’Empire austro-hongrois et y est reçu docteur en 1930. Il travaille ensuite àHeidelberg, où il rencontre celle qui devint sa femme, Hélène Fréchet (1909-2001), puis àParis où il se réfugie en 1933 après la prise de pouvoir des nazis[1] etLeningrad. En 1938, il acquiert lanationalité française[1].
Au début de laSeconde Guerre mondiale, il refuse l'exil proposé parLouis Rapkine et laFondation Rockefeller[2]. Il se cache à Lyon.
Les Lederer ont sept enfants: quatre filles, dont l'aînée estMarianne Lederer, et trois fils. Edgar Lederer meurt en octobre 1988, au retour d’une tournée de conférences enRussie.
De retour à Paris après-guerre, il est nommé maître, puis directeur de recherche auCNRS. En1958, il devient professeur de biochimie à laSorbonne et rejoint en 1963 la faculté d’Orsay, où il enseigne jusqu’à sa retraite en 1978. Simultanément, il dirige à partir de 1960 l’Institut de chimie des substances naturelles àGif-sur-Yvette. En 1974, il a reçu lamédaille d'or du CNRS et en 1982[3], il est élu membre de l’Académie des sciences. Il était aussi membre de huit académies étrangères.
Intéressé par les substances naturelles, Edgar Lederer introduit dès 1931 lachromatographie comme instrument d’analyse, ce qui lui permet d’isoler bon nombre de substances et de déterminer leurstructure chimique et leuractivité biologique. Il a étudié la chimie desparfums, la manière dont les êtres vivants synthétisent un certain nombre de produits naturels. Mais ses travaux ont surtout porté sur diversesbactéries, principalement lebacille tuberculeux. Il isole dans lesparois bactériennes diverses molécules dont certaines jouent un rôle important dans ladéfense immunitaire.
Depuis 2018, un bâtiment de l'université Claude-Bernard-Lyon-I porte son nom[4] sur le campus de la Doua àVilleurbanne.
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