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Dumbo (film, 1941)

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Pour les articles homonymes, voirDumbo (homonymie).

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Ne doit pas être confondu avecDumbo (film, 2019).

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Dumbo
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film
Données clés
Titre originalDumbo
RéalisationBen Sharpsteen
ScénarioOtto Englander
Joe Grant
Dick Huemer
MusiqueOliver Wallace
Frank Churchill
Sociétés de productionWalt Disney Pictures
Pays de productionDrapeau des États-UnisÉtats-Unis
GenreAnimation
Durée64 minutes
Sortie1941

SérieClassiques d'animation Disney

Fantasia
(1940)
Bambi
(1942)

Pour plus de détails, voirFiche technique etDistribution.

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Dumbo est le5elong-métrage d'animation et le4e« Classique d'animation » desstudios Disney[n 1]. Sorti en1941, il est basé sur l'histoire éponyme d'Helen Aberson parue en1939.

La production de ce film avait pour but de compenser les faibles recettes dePinocchio etFantasia, tous deux sortis en1940. Le scénario d'origine, proche d'une version duVilain Petit Canard mais avec unpachyderme, a été développé parJoe Grant etDick Huemer pour devenir un film de 64 minutes, soit l'un des longs métrages les plus courts des studios Disney. Malgré sa brièveté et les nombreuses économies réalisées durant sa production, le film est devenu l'un des films préférés du public grâce à son histoire simple mais émouvante.

Unremake en prise de vues réelles réalisé parTim Burton est sorti au cinéma en 2019.

Synopsis

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Bande-annonce

C'est la fin de l'hiver en 1941 et lescigognes livrent les nouveaux bébés aux pensionnaires ducirque alors installé dans son quartier d'hiver enFloride. Toutes les mamans reçoivent leur colis sauf une femelleéléphante d'Asie, madame Jumbo. Mais après le départ du cirque, une cigogne égarée lui apporte un éléphanteau qu'elle appellera « Jumbo Junior » qui, à la surprise générale, est affublé d'oreilles démesurées. Devenu l'objet des railleries de la troupe, il est aussitôt surnommé « Dumbo »[n 2].

Madame Jumbo tente de rester digne, entourant son bébé de tout son amour maternel. Pourtant, lorsqu'une bande de garnements se moque une fois de plus de Dumbo, sa mère vexée, n'en pouvant plus de laméchanceté permanente et gratuite dont son petit est la victime, attrape l'un d'eux avec sa trompe et lui donne unefessée. Elle payera cher son écart :Monsieur Loyal, après l'avoir fouettée, l'enchaîne au fond d'un sombre wagon à l'écart de la troupe du cirque. Considéré comme un paria par les autres membres de la troupe, Dumbo se retrouve désormais seul. Heureusement Timothée, une petitesouris malicieuse, le console et décide d'en faire une vraie star.

Timothée tente de réaliser plusieurs numéros de cirque avec Dumbo mais tous échouent : alors que Dumbo doit s'élancer sur un tremplin pour atterrir au sommet d'une pyramide de pachydermes en équilibre sur un ballon, il se prend les pattes dans ses oreilles et percute la pyramide qui s'écroule, entraînant dans sa chute lechapiteau tout entier. Dans la ville suivante, la direction du cirque décide de faire de Dumbo unclown, à la grande honte des autres éléphants.

Le spectacle est tellement bien accueilli, avec douze rappels, que les clowns font la fête après le spectacle. Timothée profite de l'euphorie générale pour emmener Dumbo voir sa mère emprisonnée. Mais ils ne peuvent pas se voir, seules leurs trompes pouvant s'effleurer. Afin de réconforter Dumbo qui ne cesse de pleurer et de hoqueter, Timothée l'emmène boire dans une bassine dans laquelle l'un des clowns a par mégarde renversé une bouteille dechampagne. L'alcool ne tarde pas à faire son effet et les deux amis ont alors des visions psychédéliques, dont une marche d'éléphants roses et nombre d'hallucinations improbables.

Le lendemain matin, les deux compagnons sont tirés de leur sommeil par une bande decorbeaux bavards et ironiques, qui s'étonnent de trouver un éléphant sur les plus hautes branches d'un arbre. L'étonnement passé, Timothée comprend que Dumbo est parvenu à voler jusque-là grâce à ses grandes oreilles. Il tente de le persuader de se servir de ce don, épaulé par le chef des corbeaux qui, après avoir été remis à sa place par Timothée, offre au jeune éléphant l'une de ses plumes en le persuadant que son pouvoir magique permet de voler. Le duo s'élance du sommet d'une falaise et l'incroyable arrive : Dumbo sait voler.

De retour au cirque, Dumbo est prêt pour son numéro de clown. Mais grâce à la plume, Timothée propose de transformer le numéro en un spectacle volant. Au moment où il va déployer ses oreilles, l'éléphanteau perd la plume et panique. Timothée lui avoue que ce n'était qu'un leurre et qu'il n'en a pas besoin ; il suffit qu'il ait confiance en lui. Sous les yeux des spectateurs médusés, l'éléphant s'élève tel un avion, aspergeant les clowns affolés. Le numéro d'éléphant volant emporte un vif succès. En compagnie de Timothée et de Madame Jumbo, enfin libre, Dumbo devient la nouvelle star du cirque.

Fiche technique

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Sauf mention contraire, les informations proviennent deLeonard Maltin[2],Pierre Lambert[3],[4] etJohn Grant[5]

Distribution

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Voix originales

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Voix françaises

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1er doublage (1947)

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Doublage français réalisé aux studios CTM de Gennevilliers pour laRKO (André Norévo) ; direction artistique : Daniel Gilbert ; dialogues et lyrics :André Rigaud.

2e doublage (1979)

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Doublage français réalisé par la Société parisienne de sonorisation ; direction artistique :Jean-Pierre Dorat ; direction musicale :Jean Cussac ; dialogues et lyrics : Natacha Nahon.

Source : Pierre Lambert[4],Les Grands Classiques[6] etDans l'ombre des studios[7]

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Sorties cinéma

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Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[9].

Premières nationales

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Ressorties principales

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  • États-Unis : 22 juin 1949, 24 décembre 1959, 11 octobre 1972, 26 mars 1976
  • France[11] : 19 décembre 1956, 9 décembre 1970, juin 1984
  • Danemark : 26 décembre 1956
  • Italie : 21 avril 1971
  • Suède : 2 décembre 1972
  • Japon : 23 mars 1974, 23 juillet 1983
  • Allemagne de l'ouest : 18 juin 1976
  • Finlande : 16 avril 1981, 13 avril 1990
  • Australie : 6 mai 1983
  • Espagne : 12 avril 1985
  • Norvège :

Sorties vidéo

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Source :Les Grands Classiques de Walt Disney[12]

Origines et production

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Besoin de films à budget réduit

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En1935, alors qu'ils n'avaient pas encore achevé leur premier long métrage,Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), les studios Disney avaient déjà entamé d'autres productions, basées également sur des classiques de la littérature enfantine[13] ; la première,Bambi, était basée sur le livre à succèsBambi, l'histoire d'une vie dans les bois deFelix Salten paru en1923[13]. Mais en raison de problèmes de droits d'adaptation, ce projet a été devancé[13] par un second,Pinocchio, une histoire à succès de l'écrivain italienCarlo Collodi publiée à la fin duXIXe siècle dont l'adaptation cinématographique,Pinocchio, était sortie au début de l'année1940, suivie par un autre projet débuté en 1937, le film musicalFantasia, sorti fin 1940.

Mais les budgets des trois premiers longs métrages de Disney dépassent leurs prévisions avant même leur sortie : celui dePinocchio approche les 2,6 millions de USD[14],[15],[16],[17] tandis que celui deFantasia est estimé selon les auteurs à 2,2[18], 2,25[19], 2,28[20],[21] ou 2,3 millions de USD[22],[23]. Or malheureusement,Pinocchio etFantasia ne réalisent pas les résultats escomptés, les revenus ne dépassant pas le million de dollars pour leur première exploitation. Les studios Disney lancent alors la production de deux nouveaux films dans le but d'obtenir quelques revenus afin de financer d'autres projets plus ambitieux[24],[25].

Le premier estLe Dragon récalcitrant, mêlant documentaire en prise de vue réelle et animation, pour un budget réduit à 600 000 USD[24]. Le second estDumbo, qui est basé sur une œuvre encore plus récente que celle deBambi. Afin de trouver des fonds pour produire ses films, Walt Disney doit néanmoins abandonner les droits de publication des musiques deBlanche-Neige et les Sept Nains, dePinocchio et deDumbo à l'éditeurBourne Music Company, qui les détient encore aujourd'hui[26].

Source et scénario

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L'histoire deDumbo, écrite parHelen Aberson et illustrée par Harold Perl, a été publiée en 1939 par la sociétéRoll-a-Book[n 3], spécialisée dans les livres animés et imagiers[27]. D'après Dick Huemer, interviewé par Joe Adamson à l'automne 1977 pour le magazineFunnyworld, « l'histoire aurait été présente sur ou dans un paquet de céréales sous la forme d'uncomic strip »[5],[28]. En croisant les informations[29], on peut imaginer un petit parchemin déroulant fourni en cadeau dans une boite de céréales ou à construire à partir d'éléments imprimés sur la boîte. Toutefois aucun auteur ne précise le format exact de l'histoire. Mais elle a été lue par un membre du studio Disney et proposée comme base de scénario.

D'après Bob Thomas,Ward Kimball aurait proposé l'histoire à Walt Disney sur le parking du studio en racontant en trois minutes, ce qui prend souvent au moins une demi-heure[30],[31] pour les autres longs métrages.

D'après Huemer, lui etJoe Grant auraient développé à partir de cette versioncomic strip une histoire plus longue reprenant les éléments de base, acceptée par Walt Disney[5]. Walt aurait ensuite demandé les droits d'adaptation à Helen Aberson. Pour cela, il aurait fait venir l'auteur depuisSyracuse (État de New York)[27] jusqu'enCalifornie. Durant la période 1938-1939, juste après la sortie deBlanche-Neige, les studios ont ainsi acheté des douzaines de droits d'adaptation[32]. John Canemaker précise que de nombreux projets n'ont été réalisés que des années plus tard, voire jamais, mais que les archives du service des maquettes - où travaillaient alors John Grant etAlbert Hurter, dontDumbo etLe Dragon récalcitrant sont les dernières participations[33] - l'attestent par les nombreuses sculptures qui s'y trouvent archivées[34].

D'aprèsDavid Koenig, Walt prévoyait au départ un court métrage mais Huemer et Grant avaient des plans plus ambitieux et ont fourni le scénario chapitre par chapitre[28]. Une fois arrivé à un quart du scénario final, Walt autorisa la production d'un long métrage[28]. Le projet s'appelait alorsDumbo in the Circus et s'apparentait plus à une variante du conteLe Vilain Petit Canard avec un éléphant qui trouve la rédemption en apprenant à voler[30].

Michael Barrier donne comme date de début du travail de découpage en chapitres de Grant et Huemer, le mois de janvier 1940, après la fin de leur travail de scénaristes surFantasia[35],[32]. L'accord pour faire un long métrage serait daté de fin février 1940[32].

Bill Peet, alors intervalliste et passionné de cirque, participa aussi au scénario en fournissant de nombreux gags[31]. À la suite d'une note interne demandant la participation de personnes expérimentées en cirque, de nombreux passionnés de la piste participèrent au film et profitèrent duCole Brothers Circus pour réaliser des croquis[31].

Personnages

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Le film comprend deux personnages principaux : Dumbo et son ami Timothée. La plupart des autres personnages du film « ne servent que de décors ou de créateurs de situation pour les réactions de Dumbo et Timothée »[36], principalement comme embûches pour les deux héros.

Le film comprend quelques groupes d'humains (les clowns, les enfants) et deux groupes d'animaux, les éléphants et les oiseaux. En dehors de Timothée, les seuls personnages bienveillants sontMme Jumbo, la mère de Dumbo, et les corbeaux.

Dumbo

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Dumbo et ses longues oreilles.
Article détaillé :Dumbo.

Le personnage de Dumbo ne prononce pas un mot de tout le film, presque comme sa mère dont on n'entend la voix qu'au travers de la chansonMon tout petit et au début du film, lorsqu'elle baptise son fils[37],[6]. Malgré une première indication sur son mutisme, Grant explique par la suite que la mère de Dumbo répond aux autres éléphants qui se moquent des oreilles de Dumbo, contredisant ses propos sur ce point[36]. Les personnages muets sont assez récurrents chez Disney tels, par exemple, Simplet dansBlanche-Neige et les Sept Nains (1937), le chat Gédéon et le poisson Cléo dansPinocchio ouMickey Mouse dans la séquenceL'Apprenti sorcier deFantasia. Grant note toutefois que, si les caractéristiques des personnages Disney passent souvent par la voix, ce qui est vrai ici pour Timothée et les « méchants éléphants » du début, le héros du film « ne prononce même pas une syllabe »[38]. Pour Jeff Kurti, Dumbo est le seul personnage titre de Disney qui ne parle pas[39]. À propos de son mutisme, Grant estime que « Dumbo est un bébé et les bébés ne parlent pas »[38], même s'il y a humanisation des personnages.

Bill Tytla a animé les séquences de Dumbo et sa mère « avec une émotion énorme et une sensibilité exacerbée »[40]. Tytla se souvient, lors d'une interview avecJohn Canemaker, avoir eu la « chance de faire un personnage sans théâtralité. La plupart des expressions et manières viennent de mon propre fils [Peter]. Il n'y a rien de théâtral chez un enfant de deux ans »[41].

La jeunesse de Dumbo en fait un personnage subissant principalement l'action[41], à l'instar de Mickey Mouse à la fin de sa carrière, de Blanche-Neige ou de Pinocchio[42]. Pour Mickey, Flora O'Brien déclare que la personnalité de Mickey change avec le temps pour s'assagir ; ses rôles comiques sont alors transférés à ses adjuvants[43], Dingo, Pluto ou Donald, lui-même devenant presque un spectateur. Pour Pinocchio, Grant précise qu'à la fin du film il devient « acteur » en sauvant Geppetto[42]. Il en va de même avec Dumbo qui réussit à voler[41].

Dumbo est surtout un animal né avec une différence, tout commeLe Vilain Petit Canard (1931) ouLambert le lion peureux (1952) qui semblent être désavantagés mais « qui sont en réalité bien plus beaux ou plus forts que leurs congénères »[41].

La popularité de l'éléphanteau tient principalement au message d'espoir que semble délivrer l'histoire : « quand on fait de son mieux, on en retire quelque chose de bien à la fin »[41].

Timothée

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Dans l'histoire originelle, le compagnon de Dumbo était unrouge-gorge[1] mais dans le film, Timothée devient une souris de plus dans l'univers Disney. Timothée sert à la fois de conscience et d'agent artistique[44]. Il est aisé de tenter de comparer ce personnage avec Mickey Mouse. Grant avertit toutefois « que tout en Timothée est différent » de Mickey[41]. Le premier élément est sa qualité de « petite aide » du personnage principal qui l'aide à atteindre son but[41], sorte deJiminy Cricket mais en moins moralisateur.

Grant utilise la description de Michael Wilmington[41]:

« Timothée, un rongeur impétueux de Brooklyn dans un costume de défilé voyant rouge-et-or est une figure familière de Disney. Non seulement nous voyons des traces de Mickey dans son caractère (son côté indomptable et son optimisme inflexible) mais il est également un cousin distant deJiminy Cricket dePinocchio, Gus et Jaq deCendrillon (1950) et même en prolongeant un peu de laFée Clochette dePeter Pan (1953). »

Le personnage a été animé principalement parFred Moore etWolfgang Reitherman[45]. Barrier indique que Moore était à l'époque en train de sombrer dans l'alcoolisme[46].

L'acteurEd Brophy prête sa voix à Timothée[41],[47] et aurait aussi servi de modèle[37]. L'entrée en scène du personnage lui donne un bon fond et un charisme en partie fondé sur le mythe de la peur des éléphants envers les souris, ce qui sert ensuite de base à son amitié et à son rôle de mentor pour Dumbo[41]. Timothée est avecMme Jumbo le seul personnage à éprouver un sentiment protecteur envers Dumbo[48]. Dans la version originale, quand Timothée essaye de réconforter Dumbo, il lui dit « Lots of people with big ears are famous ! » ce qui est une blague inventée parWalt Disney qui avait lui-même de grandes oreilles[48], tout commeClark Gable souvent caricaturé ainsi.

À la différence de Jiminy Cricket, Timothée ne recherche aucun honneur ou récompense[41]. Il accepte même de travailler pour des cacahuètes, mais au sens propre[48]. Dans un renversement des rôles, l'acteur qui avait prêté sa voix à Jiminy Crickett,Cliff Edwards, obtient dansDumbo le rôle du cynique chef des corbeaux[41].

Les éléphantes

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Mme Jumbo, la mère de Dumbo est caractérisée par deux traits : le premier est celui de « la mère que chaque enfant craint de perdre », le second est la victime d'une injustice due à l'incompréhension ; ici, elle est emprisonnée et éloignée de son bébé par erreur par les employés du cirque[36].

Les autres éléphantes (car d'après Grant ce sont des femelles) se prénomment Matriarch, Prissy, Giggles et Catty[36]. Au contraire de Dumbo etMme Jumbo, ce sont des bavardes impénitentes. Leur nom correspond à leur caractère ; même si la couleur de leurs tenues change durant le film, Grant les définit ainsi par leur couleur initiale[49] :

  • Matriarch (de l'anglais « matriarche ») est la plus âgée, la plus grosse et avec la robe grise la plus sombre et apparait avec un chapeau rose-violet
  • Prissy (de l'anglais « bégueule »), la plusguindée, portant des couleurs rouges
  • Giggles (de l'anglais « celle qui ricane »), un portrait d'un « jolie enfant gâtée sans esprit », en tenue bleue
  • Catty (de l'anglais « malveillante »), une « mégère au discours sournois », en tenue jaune

Pour Grant, le quatuor d'éléphantes est une caricature de « personnages que l'on a tous déjà rencontrés dans chaque rue et parfois par malheur les quatre à la fois »[36]. Leur comportement obséquieux ne change que lorsqueMme Jumbo objecte à leurs dérisions[50].

Les oiseaux

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La cigogne apportant Dumbo, baptisée Mr Stork (de l'anglais « cigogne »), a été animée parArt Babbitt[51],[52]. Ce personnage est une caricature du « bureaucrate incapable » qui obligeMme Jumbo à signer l'acte de livraison-naissance malgré ses nombreuses erreurs préalables[36]. Sa voix est celle deSterling Holloway, qui doublera plus tardWinnie l'ourson ou le Chat de Chester dansAlice au pays des merveilles[36],[53].

Une autre espèce d'oiseaux tient une place importante dans le film : ce sont lescorbeaux, animés parWard Kimball[36],[54]. Le groupe est composé de cinq corbeaux dont le chef est nommé Jim « Dandy » Crow (le nom d'origine a été changé pour éviter une controverse)[50],[55],[56]. Les autres sont appelés Fats Crow (« corbeau gras »), Glasses ou Specks Crow (« corbeau à lunettes »), Preacher ou Deacon Crow (« corbeau prêcheur »), Straw Hat ou Dopey Crow (« corbeau au canotier »)[50], selon leurs caractéristiques respectives. Ils possèdent des voix proches des Afro-Américains mais pour Grant, ils dépeignent des comportements de la classe moyenne blanche américaine. D'après Koenig, un script abandonné comprenait un hibou psychologue, Dr I. Hoot, que Dumbo serait allé consulter[57]. Mindy Aloff indique que les mouvements des corbeaux ont été inspirés par les numéros d'improvisations declaquettes des Jackson Brothers[58], un duo de danseurs formé d'Eugene Jackson (1916–2001), ayant participé à la sérieLes Petites Canailles, et son demi-frèreFreddy Baker (1919-1995)[59]. Toutefois, elle précise que la séquence filmée de référence était restée anonyme jusqu'aux années 1990[59]. Elle mentionne l'anecdote suivante :

« Entre 1994 et 1996, l'auteur et spécialiste des claquettes Rusty Frank travaille au studio comme assistant au département caméra. Scott MacQueen, un collègue, lui présente un jour une bobine de film indiquant avoir servi de référence pour le filmDumbo et contenant un film avec deux danseurs de claquettes. Ils réalisent une copie et Frank part à la recherche de ces deux danseurs. Le danseur et chorégrapheFayard Nicholas (desNicholas Brothers) reconnaît les Jackson Brothers et parvient à les contacter. Le 21 novembre 1995, une limousine emmène Eugène Jackson et sa femme aux studios Disney pour voir le film réalisé vers 1935-1937. Ce soir-là, il se voit pour la première fois danser 60 ans plus tôt avec son frère, malheureusement mort quelques mois auparavant[n 4]. »

La chanson de cette séquence est interprétée par l'acteurCliff Edwards sur un accompagnement et des arrangements duHall Johnson Choir[60].

Autres personnages

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L'humain le plus remarquable estMonsieur Loyal. Il porte une tenue rouge-et-or comme Timothée et n'est pas à proprement parler un « méchant ». Il « incarne l'image du directeur » et de la personne qui « simplement ne comprend pas ce qui se passe »[36]. Un autre humain du cirque est le dresseur d'éléphant nommé Joe dont le rôle est réduit à la suite du raccourcissement du scénario, à son ombre se découpant sur la toile d'une tente[50]. Les hommes sont aussi représentés par la bande de jeunes garnements qui martyrisent Dumbo, dont le chef est nommé Skinny (de l'anglais « maigre »)[50]. C'est un garçon aux cheveux roux, avec des taches de rousseurs et de grandes oreilles[50].

Un personnage particulier, ni humain ni animal, a également un rôle important : la locomotive du train de cirque, baptiséeCasey Junior. C'est l'une des rares machines à avoir une personnalité et aussi une voix, comme il est possible de le voir dans le film-documentaireLe Dragon récalcitrant sorti quelques mois avantDumbo[36]. Dans ce dernier, on assiste à une présentation des effets spéciaux sonores avec cette même locomotive tirant un train de fret[61]. Ward Kimball qui fut chargé de superviser l'animation de la locomotive, a également fait une ébauche conceptuelle sur un personnage supplémentaire qui serait le mécanicien du train, possédant les traits caricaturaux de Kimball lui-même[62]. Ce personnage n'a pas été retenu dans le film final, car l'idée était de démontrer que Casey Junior était une locomotive capable de se conduire toute seule.

Animation

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Économies à tous les niveaux

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L'animation du film n'était pas encore entamée en février 1940 mais lors d'une réunion de travail le 27 février, Walt Disney évoque ses doutes quant au « côté caricatural du film », principalement à cause des animateurs chargés du développement, Bill Tytla et Ferggy (Norman Fergusson)[63]. En mars 1940,Otto Englander prend la tête d'une équipe pour transformer l'histoire de Grant et Huemer en une série de sketches[64]. Mais en raison d'une réduction des coûts, à commencer par celui d'une sténographe, les comptes-rendus de la douzaine de réunions effectuées entre mai et décembre 1940 n'existent pas et n'offrent aucune information sur le développement de l'histoire deDumbo[64],[65]. Lambert note aussi que les storyboards sont « plus enlevés et d'un format souvent plus petits », les « layouts des décors sont simplifiés », les « rendus d'ombre et de lumière moins élaborés » et le format de travail en 12field (24,5x30 cm) au lieu de 16field (30x39,5 cm)[31].

La production du film en elle-même est courte comparée aux précédentes productions :Dumbo est réalisé en juste un an[66]. Pierre Lambert indique que la pré-production a duré six mois, au lieu de deux ans en moyenne, et la production à peine plus d'une année[31]. Le film comprend plusieurs exemples de simplifications ou d'économies d'animation. Ainsi les ouvriers construisant le chapiteau, les musiciens et les employés du cirque n'ont pas de visage.

Franklin Thomas etOllie Johnston explorent un exemple de simplification du scénario, dans la scène où Dumbo et Timothée boivent de l'alcool déversé par inadvertance par les clowns. Timothée tombe dans un bac contenant l'alcool et pour ne pas avoir à dessiner toutes les étapes de l'effet de cet alcool, il reste hors de vue du spectateur jusqu'à ce qu'il émerge du bac[67]. Différents tests ont toutefois été réalisés par Fred Moore avant de prendre la décision de changer le scénario pour éviter de montrer cette évolution[68].

En avril 1941, afin d'assurer le financement des productions en cours, les studios Disney reçoivent une avance de 500 000 USD de la part deRKO Pictures sur la distribution deDumbo[69].

Entre fin mai et septembre 1941, le studio subit deux événements importants mais qui ne semblent pas influencer directement la production du film. Christopher Finch évoque brièvement les faits dansNotre Ami Walt Disney[70]. Le 29 mai, trois jours après le licenciement d'Art Babbitt[71] débute lagrève des studios Disney, 300 animateurs s'installent devant le studio et réclament une représentation syndicale et de meilleurs salaires.

Article détaillé :Grève des studios Disney.

En raison de la grève, la production du filmBambi aurait été retardée de trois mois tandis que les syndicalistes quittaient le studio[72]. Le conflit à peine terminé, Walt Disney s'envole pour l'Amérique du Sud mi-août[73] pour une mission au caractère en partie diplomatique. Sébastien Roffat indique que de mai à septembre Walt Disney aurait été agent de renseignement ponctuel pour leFBI, dénonçant les grévistes communistes[74], sans indiquer sa source.

À son retour, Disney achève la production deDumbo dont la première a lieu le 23 octobre 1941 àNew York[32]. Mais la situation financière du studio en novembre 1941, oblige le studio à réduire le nombre de ses employés à 530, licenciant près de 200 employés, soit moins de la moitié des employés présent début mai 1941[75].

Le film aurait été bouclé dès l'automne 1941[1]. RKO aurait demandé à Disney d'allonger le film, ce qu'il refusa[1],[30]. Selon Bob Thomas et Pierre Lambert, ce refus a été motivé par deux raisons, la première « l'impossibilité d'étirer encore plus un scénario déjà très fragile », la seconde plus financière, car dix minutes de film supplémentaires auraient coûté un demi-million de dollars[1],[30]. Pour rappel, Walt pensait faire seulement un court métrage de 30 minutes selon Lambert[1].

Une animation entre court et long métrage

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Mark Langer déclare que le film comprend deux styles distinctifs d'animation : d'un côté, le style new-yorkais caractérisé par lesFleischer Studios, ici sous la forme du cauchemar deséléphants roses, et de l'autre le style moins « cartoon » de la côte ouest[76], plus habituel des studios Disney. D'un avis assez proche, Lambert considère que le film possède dans son ensemble un « style très cartoon proche des courts métrages des années 1930 »[1]. Pour Barrier, le principal style artistique du film est lacaricature[77].John Hench récemment embauché par le studio travaille sur les décors[78].

À l'opposé, plus proche du long métrage, selon un critique cité par Leonard Maltin, le film fait un usage abondant des différents angles de caméra possibles, « plus queCitizen Kane (1941) »[79]. Ainsi, la première apparition du personnage de Dumbo le présente depuis le dessous, le dessus ou le côté des éléphants présents, puis d'un côté du chapiteau et d'un autre, sans compter l'agitation qui gagne le cirque, la panique et la destruction du chapiteau, visibles eux aussi sous différents angles.

Koenig note quelques erreurs dans le film. Dans la scène de la pyramide des éléphants, Monsieur Loyal est entouré par huit éléphants adultes qui ne sont plus que sept lorsque la pyramide est achevée[80]. De même, lorsque les cinq corbeaux chutent dans l'herbe, cinq sont visibles au sol alors que le chef survient peu après. Lorsqu'ils s'envolent à nouveau, le sixième à l'apparence proche du chef a disparu (ce fait aurait été relevé parOliver Stone)[80].

Mark I. Pinsky souligne que le film se déroule dans les quartiers d'hiver du cirque enFloride[81], ce qui est visible durant la scène d'ouverture avec le « bombardement » de bébés. Cet élément est un fait véridique : de nombreux cirques américains au début duXXe siècle élisaient domicile en Floride durant les mois d'hiver, dont le célèbreRingling Bros. and Barnum & Bailey Circus, installé àSarasota en1927[82]. John Ringling, l'un des cinq fondateurs, acheta une maison en 1912 dans cette ville avant d'en construire une plus à son image[83].

Musique

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Dumbo

Bande originale
Sortiejanvier 1938
Enregistré1937
GenreBande originale
CompositeurOliver Wallace,Frank Churchill
LabelDisneyland,Walt Disney

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La musique du film a été composée conjointement parOliver Wallace etFrank Churchill, le premier ayant plus tôt travaillé sur les musiques desMickey Mouse tandis que le second travaillait sur celles desSilly Symphonies.

PourDumbo, Wallace a composé les deux dernières chansonsLa Marche des éléphants (Pink Elephants on Parade) etVoir voler un éléphant (When I See an Elephant Fly) ainsi que la plupart des musiques additionnelles[84].

Churchill a, lui, composé trois des principales chansons dont la berceuseMon tout petit (Baby Mine)[84].

Le film a gagné l'Oscar de la meilleure musique de film lors de la14e cérémonie des Oscars (1942) et la chansonMon tout petit (Baby Mine) a été sélectionnée pour l'Oscar de la meilleure chanson originale.

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Lors de la première du film le au Broadway Theater deNew York, Walt Disney a déclaré à propos deDumbo[32] : « c'est la chose la plus spontanée que nous ayons jamais faite… Cela a commencé avec une petite idée et, alors que nous continuions à travailler dessus et à l'agrémenter, avant de nous en rendre compte, c'était un long métrage ».

DansDisney Dossiers, Jeff Kurtti rapporte une anecdote sur le film : celui-ci devait faire la couverture duTime Magazine du[85] mais les priorités de laSeconde Guerre mondiale ont remplacé l'image de Dumbo par « le visage sévère du GénéralDouglas MacArthur »[39]. Barrier évoque lui le début du mois de décembre : l'attaque de Pearl Harbor (7 décembre)[32] aurait repoussé la parution prévue au[65],[85]. Selon Canemaker cet article deTime Magazine déclare que « la production du film s'est achevée sans Walt Disney », dépeint comme « un chef d'entreprise absent », ce qui l'aurait profondément affecté[86].

Un film court et économique à succès

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Le coût de production deDumbo est bien inférieur à ceux dePinocchio etFantasia. Selon les auteurs, il n'a coûté « que » 786 000 USD (Barrier)[32], 800 000 USD (Thomas)[30] ou 812 000 USD (Grant et Smith)[5],[87]. D'après les souvenirs deWard Kimball cité par Maltin, la somme est d'environ 950 000 USD[88].Dave Smith associe ce faible coût au traitement rapide par le département animation en raison de l'histoire succincte et aux personnages « coupés ras » (clear cut)[87]. Maltin cite Kimball qui évoque « un développement rapide sans erreur, sans scène réalisée puis coupée au montage comme dansPinocchio, sans de nombreuses corrections ou modifications durant toute la production » et qu'avec « Dumbo, le dessin animé Disney atteint son zénith »[88]. Grant reprend cette citation et le contredit sur le fait d'atteindre un zénith mais accorde que « le film est l'un des meilleurs Disney de tous les temps, ce que confirme la connaissance du personnage par presque tous les enfants du monde occidental »[38].

Avec seulement 64 minutes,Dumbo est le plus court des longs métrages d'animation deDisney[2],[1] aprèsSaludos Amigos. C'est aussi l'un des moins prétentieux mais il reste l'un des plus achevés graphiquement[2]. Le film rapporte lors de sa première exploitation 653 783 USD[89].

Pour John Grant, le filmLe Dragon récalcitrant est « pas cher et de piètre qualité » tandis queDumbo est « pas cher mais brillant grâce à sa qualité artistique » mais il n'a pas « la richesse deBlanche-Neige,Pinocchio ouBambi »[38]. Il déclare que le film « est une charmante histoire et comme de nombreuses autres charmantes histoires, il est simple »[38]. Lambert dit lui « charmant et merveilleusement animé »[1].

Grant évoque la possibilité que le succès en termes de revenus viendrait du fait que « Walt, agacé par lagrève des studios Disney entamée fin mai 1941 et donc dans les derniers mois de production deDumbo, a été forcé de ne pas trop interférer dans la production et de ne pas demander à ses animateurs de refaire sans cesse les scènes qu'il n'appréciait pas »[38]. Pour Michael Barrier,Dumbo a un avantage par rapport aux longs métrages précédents : il avait « besoin d'une animation moins élaborée des personnages et des effets »[63].

Michael Wilmington déclare que les clowns du films sont des « caricatures, méchantes, des animateurs du studios alors en grève réalisées par les non-grévistes - lesbriseurs de grève », ce que semble prouver la chanson entamée par les clownsWe're gonnahit the big boss for a raise (« Nous allons réclamer au patron une augmentation » ou « On va taper le patron au portefeuille »), propos que contreditArt Babbitt[38], pourtant licencié le 26 mai 1941 pour ses activités syndicales, trois jours avant la grève[90].

Le film à travers les décennies

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Le film était en compétition dans la catégorie « longs métrages » de laseconde édition duFestival de Cannes en1947 et a obtenu un Grand Prix[91].

Le, le filmPinocchio a été diffusé à la télévision dans l'émissionWalt Disney Presents surABC[92]. Il ressort au cinéma à l'automne1956 et a donné l'occasion à la toute nouvelle filialeDisneyland Records d'éditer des disques racontant l'histoire du film, rapidement suivis par ceux d'autres productions, dontDumbo[93], ressorti au cinéma en 1959. Pour cette version, les voix des acteurs ont été réenregistrées, ce que confirme la voix un peu plus vieillie d'Edward Brophy, interprétant Timothée[47]. Ces enregistrements ont été commercialisés aux États-Unis au prix de 1,98 USD au lieu des 4,98 USD habituels et sont devenus l'un des meilleurs succès du label, vendus sous le même format durant les deux décennies suivantes[94].

En 1963, Disney lance des versions comprenant un livre, contenant des décors à déplier, et un disque[95] ; celle deDumbo est publiée lors de la première vague cette même année[96]. Dans les années 1960, les corbeaux du film ont été critiqués car ils seraient une caricature raciste de la population afro-américaine[97]. Ces accusations ont été rejetées au fil des ans par des historiens, critiques, artistes, écrivains, universitaires, experts et autres personnalités au fil des ans (voirci-dessous).

Dumbo est le premier long métrage d'animation de Disney à sortir en vidéo en juin 1981, mais en location seulement[98]. À cette occasion, un nouveau doublage français a été réalisé et édité en 1984[6]. Le film a été à nouveau diffusé à la télévision dansLe Monde merveilleux de Disney le 17 septembre 1978, 18 novembre 1985, 14 septembre 1986 et 30 octobre 1988, les versions de 1985 et 1986 étant associée àMickey et le Haricot magique etLambert le lion peureux[99].

Analyse

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Steven Watts écrit queBlanche-Neige et les Sept Nains,Pinocchio,Fantasia,Dumbo etBambi sont devenus un élément central et parfois adoré de l'héritage du studio en définissant un jalon créatif et en présentant une imbrication complexe d'éléments artistiques et de divertissements[100]. Le filmDumbo n'est pas la première utilisation chez Disney d'un héros éléphant. Comme le fait remarquer John Canemaker[101], laSilly SymphonyElmer l'éléphant (1936) présente un pachyderme qui est la risée des animaux de la jungle à cause de ses oreilles mais surtout de sa trompe, jusqu'à ce que, à l'aide de celle-ci, il parvienne à sauver d'un incendie la jeune tigresse, dont il est amoureux, gagnant un baiser de la belle et le respect des autres animaux.

Pierre Lambert écrit que, malgré l'idée première de Walt Disney de réaliser un long métrage d'animation pour un budget réduit, il est peu intervenu personnellement dans la production deDumbo pour d'autres raisons[31] que budgétaires. Toutefois pour Richard Shickel le film inaugure un principe repris plus tard dansAlice au pays des merveilles (1951) etPeter Pan (1953), celui d'un long métrage réalisé comme un court métrage[102].Après avoir accepté la production de Dumbo comme long métrage, Walt a dû faire face en effet, par ordre chronologique, à la grève des studios Disney (à partir de fin mai 1941[90]), au voyage en Amérique Latine (à partir de mi-août 1941[73]) et à l'entrée en guerre des États-Unis. On peut aussi parler de son implication dans la production deBambi (1942) dont « il croyait davantage au succès » et « dont la réalisation était plus compliquée en raison de la difficulté à animer de façon réaliste des animaux »[31].

Différentes lectures de l'œuvre

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Pour Albert Hsu,Dumbo à l'instar deBambi, mais à l'opposé de nombreuses productions Disney, ne possède pas de trame romantique[103], mettant en scène un couple prince-princesse ou d'autres variantes.

Par contre selon Michael Barrier,Dumbo possède des similitudes de thème avec certains des courts métrages réalisés plus tard par le studio, commeLambert le lion peureux (1952) ouGoliath II (1960)[5]. Comme ces derniers,Dumbo « touche une corde sensible » et « réussit plus efficacement que ces courts métrages dont la brièveté est le principal handicap »[5]. Le film possède même un aspect mélancolique[6] Barrier ajoute que le film évoque par sa clarté les courts métrages réalisés précédemment par Ben Sharpsteen[65] :Le Cirque de Mickey (1936),Le Déménagement de Mickey (1936),Mickey patine (1935).

Bob Thomas écrit que le film possède « une exubérance qui manque dans les précédents longs métrages d'animation » de Disney[30]. En raison de sa localisation dans un cirque, le film présente « une explosion de couleurs sous la forme de grands flashs, une abondance de rouges, jaunes, verts qui auraient été trop choquants pour les yeux s'il n'y avait pas eu l'usage de contrastes »[30].

Douglas Brode voit une dimensionhomosexuelle du personnage[104], s'appuyant sur des éléments qu'il considère avoir un lien avec l'homosexualité : absence du père de Dumbo, entourage constitué d'éléphantes organisées en une structurematriarcale, numéro de clown où il est habillé en bébé qui le place dans le rôle très féminin de « fille à sauver d'un incendie »[104], soit de la classique « demoiselle en détresse » (« damsell in distress »).

Pour Steven Watts, le film est rapidement devenu célèbre pour son admirable simplicité et son grand cœur[105]. Le film comporte la plupart des « valeurs sociales de Disney » et offre « une vision populiste », une « allégorie sociale et politique de l'Amérique à l'époque de la dépression »[106].

MaisSiegfried Kracauer écrit en décembre 1941, que le filmDumbo, comme les précédents longs métrages de Disney, emmène le monde du dessin animé dans une direction où les gags ne sont plus présents et où les éléments subversifs disparaissent, avec pour conséquence leconformisme[107]. Cette critique semble vouloir contredire les avis des spécialistes de l'animation qui trouvent, eux, que le film possède un style plus proche des dessins animés de l'école new-yorkaise[76], plus « cartoon »[1] ou caricaturale[77] (voirci-dessus).

Ainsi la morale du film est, semble-t-il, que « Dumbo au lieu de voler avec sa mère vers un paradis inconnu, travaille pour un salaire de star dans le même cirque où sa mère était battue »[107]. Kracauer écrit même en 1942 que « Dumbo a trahi l'essence anarchique du dessin animé »[108].

Selon Pierre Lambert, « l'une des qualités principales deDumbo réside dans l'équilibre entre émotion, humour et action », qui en font « un film accompli »[1].

Amour maternel, optimisme social et religion

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C'est justement sur l'émotion que plusieurs auteurs orientent l'étude deDumbo : émotion à propos des sentiments maternels deMme Jumbo, émotion du jeune Dumbo, morale positive de l'histoire et même sa portée à l'époque. Après la jalousie de la marâtre dansBlanche-Neige puis l'amour paternel dansPinocchio, Disney aborde dansDumbo l'amour maternel[81]. Mark I. Pinsky note que le film comporte de nombreux messages d'amour et pas seulement maternel.

Pour Ollie Johnston et Frank Thomas, l'une des scènes les plus poignantes est celle animée parBill Tytla où Dumbo rend visite à sa mère emprisonnée, les deux éléphants ne peuvent se voir mais peuvent se toucher avec leurs trompes[109]. Cette scène comporte « tant d'amour dans chaque mouvement » et « les sentiments de l'artiste sont si authentiques que personne ne rit, personne ne s'interroge »[110].

D'autres images d'amour, de protection ou d'attention maternelle sont également présentes[111] : protection contre les médisances des quatre éléphantes, contre les humains, scène du bain, chanson baptisant Dumbo, etc. Un autre élément prouvant l'importance de l'amour maternel est l'emprisonnement deMme Jumbo qui serait dû à son cœur brisé, bien plus qu'à une folie destructrice[112] ou aux barreaux de sa cage.

Pinsky traite dans son ouvrageThe Gospel According to Disney de la religion chez Disney. Citant l'animateur Mark Matheis, Pinsky fait un parallèle entre la scène où Skinny, doté à sa manière de grandes oreilles, persécute Dumbo et laBible (plus précisément l'Évangile selon Jean 8:7[n 5]) : « Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. » Pinsky fait aussi un parallèle entre le film et les propos dutélévangéliste américain Robert H. Schuller, qui déclarait que les Chrétiens « transforment vos cicatrices en étoiles » : Dumbo utilise sa différence pour sauver sa mère[112]. Avec l'aide de Timothée, il cherche à réussir un numéro de cirque et y arrive après plusieurs tentatives infructueuses[112].

Un autre message à connotation religieuse est celui de l'universalité, présenté par la livraison des bébés par les cigognes avec le même respect pour les parents quelle que soit la nationalité, classe ou espèce ; un second message est que tous les bébés sont attendus, désirés et aimés de leur mère[81]. Malgré l'angoisse deMme Jumbo, la cigogne lit la note d'expédition « Direct depuis le ciel, haut par ici, voici un bébé pour vous à aimer ».

Pour Johnston et Thomas, les seuls vrais « méchant(e)s » du film sont les oreilles de Dumbo[113]. Monsieur Loyal est sans imagination et incapable de trouver un rôle dans ses numéros pour Dumbo, les clowns sont surtout préoccupés par leurs propres problèmes… Le héros du film est « une victime sans méchant clairement défini à combattre », « dans un monde pas vraiment hostile mais plutôt égoïste » où une grandeur d'âme aide à s'en sortir[113].

Steven Watts développe cette notion de message optimiste dans un monde difficile. Il considère que le film propose au public de l'époque « une foi optimiste dont le triomphe est attendu par le désavantagé persistant » et il cite un article duEvening Times deMinneapolis : « le film offre une vision réaliste de ce à quoi nous ressemblons réellement… le visage derrière le masque »[114]. L'Evening Times conclut que la pensée finale deDumbo est que « les gens sont essentiellement bons », que le film « prêche la sympathie et non la dérision pour les ratés de la Nature »[114]. Il va plus loin en écrivant que la vision sociale desMickey Mouse, desTrois Petits Cochons et deDumbo sontcathartiques pour le public de masse américain qui durant laGrande dépression souffrait de privations économique et sociale[115]. Steven Watts rappelle que l'un des thèmes récurrents des longs métrages des années 1940,Pinocchio,Dumbo etBambi est l'enfant orphelin ou isolé qui cherche la stabilité dans un milieu dangereux[116].

Controverse raciale

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Jim Crow.

En restant dans l'optique contemporaine du film, il est nécessaire de rappeler, comme évoqué ci-dessus, que la scène des corbeaux a fait l'objet à partir des années 1960 de nombreuses controverses à connotation raciale à commencer parRichard Schickel en 1968. Schickel écrit que les corbeaux sont « clairement des caricatures de noirs[117]. » Cette scène serait « une caricature raciste de la population afro-américaine »[97], « un cas complexe de construction raciste »[118].

Le choix des corbeaux (« crow » en anglais) et leur représentation en personnages insoumis, bons vivants et moqueurs et empathiques, sympathiques et compatissants renvoient et s'oppose également au personnage fictif de Jim Crow, qui fut régulièrement mis en scène au long duXIXe siècle pour moquer les manières supposées de la population noire et qui donna son nom auxlois Jim Crow organisant laségrégation raciale dans le sud des États-Unis[60]. Ils peuvent aussi évoquer la mouvancezoot. Richard Sickel affirme ainsi « qu'il y a des moments désagréables dans le film ; les corbeaux qui apprennent à voler à Dumbo sont des caricatures de nègres trop évidentes »[50]. La version française reprend la version anglophone en utilisant des voix aux accents africains, sauf dans la chansonVoir voler un éléphant.

Mark Pinsky rappelle que les détracteurs de la thèse raciste, en particulierLeonard Maltin et Michael Wilmington duChicago Tribune sont des auteurs blancs[119]. Alex Wainer cite lui aussi ces deux auteurs dans un article sur les stéréotypes raciaux chez Disney[120]. Wainer considère que d'après les stéréotypes définis par Donald Bogle dansToms, Coons, Mulattoes, Mammies and Bucks: An Interpretative History of Blacks in Films[121], les corbeaux sont à rapprocher du typecoon décrit ainsi[120],[122]« nègres sans valeurs, peu fiables, fous, paresseux, des créatures sous-humaines bonnes à rien de plus que manger des pastèques, voler des poulets, lancer de la merde ou maltraiter la langue anglaise. » Ils permettent par leur proximité de marginaliser les personnages de Timothé et Dumbo mais aussi de provoquer le sermon de la souris sur la déchéance et la situation de Dumbo[120].

Pour Maltin, la controverse est « injustifiée » : les « corbeaux sont noirs mais ce sont des personnages de couleur noire, pas des stéréotypes de noirs » (afro-américains), « sans dialogue dénigrant » ou évocation à l'Oncle Tom[79].Ward Kimball a déclaré en 1986 dans une interview àMichael Barrier que cette personnification était « due à l'époque » et « sans méchanceté »[123].

Pour Steven Watts, les corbeaux sont des caricatures afro-américaines mais après une entrée en matière où ils se moquent de Dumbo, ils deviennent par la suite sympathiques, presque amis avec lui et l'aident à apprendre à voler[106]. C'est même l'une de leurs plumes qui permet à l'éléphant de croire en la possibilité de voler[106].John Canemaker précise que les chansons des corbeaux ont été interprétées par un chœur afro-américain, leHall Johnson Choir[123].

John Grant a déclaré que« ce sont de bons personnages dans un film avec de nombreux mauvais: est-ce bien de caricaturer les blancs mais pas les noirs ? C'est sûrement un racisme très profond, beaucoup plus profond que quoi que ce soit dans la représentation amicale des corbeaux, bien que peut-être nommer l'un d'eux « Jim Crow » était un peu questionnable[50] ».

En 2017,Whoopi Goldberg a exprimé le souhait que les personnages corbeaux soient davantage commercialisés par Disney, « parce que ces corbeaux chantent la chanson duDumbo dont tout le monde se souvient. ». En 2019, alors que des rumeurs font état queDumbo serait censuré de ses scènes problématiques lors de sa diffusion surDisney+,Floyd Norman, le premier animateur afro-américain embauché àWalt Disney Productions dans les années 1950, a défendu les corbeaux dans un article intituléBlack Crows and Other PC Nonsense[124],[125].

Les éléphants roses, une séquence à part

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La séquence deséléphants roses est pour Maltin « d'une autre manière, un joyeux remue-ménage faisant tourner la tête », « l'une des meilleures choses jamais réalisées par le studio Disney… des années en avance sur son temps »[79]. La séquence a été dirigée parNorman Ferguson et animée par Karl Van Leuren etHicks Lokey d'après une mise en scène de Ken O'Connor et sur une musique composée parOliver Wallace[1].

L'idée de base est simple. Dumbo boit une forte dose d'alcool et sous cet effet entre dans une « fantaisie surréaliste de dessins, espaces, couleurs, lumières et situations comiques »[79]. La séquence regroupe plusieurs scènes qui vont à l'encontre des standards de Disney, comme l'indique Mark Langer[76].

Maurice Charney écrit que « toutes les règles usuelles du réalisme Disney sont balayées : les éléphants marchent sur le bord de l'écran, les visages se métamorphosent rapidement, et la couleur devient une source abstraite de plaisir visuel »[126]. Johnston et Thomas indiquent que la scène « a fait appel à beaucoup plus d'inventivité de la part des animateurs » et que « peu importait si l'image était particulière ou impossible à l'écran ; elle devait simplement être convaincante et conserver la folie complète du rêve de l'éléphant »[127]. Ils ajoutent que « au lieu de déplacer les éléphants en termes de personnalités convaincantes, l'emphase permettait aux animateurs de surprendre le public avec des actions qui vont au-delà de l'expérience de chacun »[127].

La séquence de laMarche des éléphants est l'une des rares incursions du surréalisme dans la tradition réaliste de Disney »[126]. Jerry Beck la place en qualité juste après celle deBumble Boogie dansMélodie Cocktail (1948)[128]. D'autres tentatives d'abstraction visuelle ont toutefois existé chez Disney, principalement le tableau musicalToccata et Fugue en ré mineur deFantasia, basé sur l'œuvre du réalisateur allemandOskar Fischinger[129]. Robin Allan écrit que « les éléments surréalistes de cette séquence annoncent les liens que Disney nouera plus tard avecSalvador Dalí »[129]. Pour Douglas Brode, cette séquence est à classer avecAlice au pays des merveilles (1951) parmi les bases de la mouvancehippie, comme prélude et peut-être même source d'inspiration du groupeMerry Pranksters[130].

Plusieurs animateurs débutants ont travaillé sur le film mais ne sont crédités que post-mortem commeMilton Quon[131]. Plusieurs des artistes qui ont travaillé surLa Marche des éléphants étaient les plus jeunes des studiosDisney et sont, après le film, partis travailler pourUnited Productions of America, le plus grand studio d'animation des années1950[127].

L'effet Dumbo

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Le filmDumbo est aussi à l'origine d'un concept enpsychologie énoncé par Ernesto Spinelli. DansPractising Existential Psychotherapy: The Relational World, il évoque un « effet Dumbo » : l'accomplissement d'une chose est d'abord considérée comme infaisable mais, à la suite d'une auto-persuasion sous-tendue par un artefact qui disparaît par la suite (ici une plume magique), l'action persiste[132].

Pour Spinelli, cet effet est une allégorie du travail et des éléments du travail despsychothérapeutes[132]. Toutefois, il indique que la psychothérapie dans son ensemble ne doit pas être vue comme l'application d'un effet Dumbo mais que le praticien doit être convaincu des possibilités d'une « plume magique » pour établir un schéma rigide particulier dans un schéma qui ne le serait pas[132].

Adaptations et produits dérivés

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Cinéma et télévision

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Bandes dessinées

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Poursuivant la tradition entamée avecBlanche-Neige, les studios Disney ont publié dans la presse l'histoire basée sur le film avant sa sortie officielle, sous la forme d'un livre de 39 pages de trois bandes par page illustré parIrving Tripp et nomméDumbo l'éléphant volant (Dumbo of the Circus)[136].

Une série de bandes dessinées centrée sur le personnage de Dumbo a été aussi publiée à partir de 1945 avec entre autres :

Parcs d'attractions

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Dans les parcs Disney,Dumbo est présent sous la forme :

Dans les années 1970, un projet de zone baptiséeDumbo's Circus avait été conçu pour le parc Disneyland de Californie mais jamais construit[133]. Elle devait présenter un cirque avec Dumbo et des personnages comiques comme un numéro d'acrobate parDingo, un ballet avec Hyacinthe Hippo deFantasia[133], etc.

Jeux vidéo

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Dumbo apparaît aussi dansKingdom Hearts ; quand Sora l'enfourche, il devient invincible et peut voler (Dumbo peut aussi lancer de l'eau sur ses ennemis).

Notes et références

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Notes
  1. Le Dragon récalcitrant, sorti quelques mois auparavant, n'est pas considéré comme un « Classique d'animation » en raison de la présence très importante de prises de vues réelles (voirListe des longs métrages d'animation produits par les Studios Disney).
  2. Enanglais, « dumb » signifie « stupide ».
  3. Litt. « Enrouler un livre ».
  4. Le, selonIMDB.
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Annexes

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4 novembre 2009Proposition BT
19 novembre 2009Promotion BTPromotion avec 5 AdQ, 0 BA et 1 non labellisé
18 avril 2010Renommage et changement de chapeau
18 avril 2010Proposition TdQ
19 mai 2010Promotion TdQPromotion avec 5 AdQ et 1 BA
4 décembre 2014Modification TdQ5 AdQ et 2 BA
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