La Saxe médiévale englobait à peu près le territoire de l'État allemand contemporain deBasse-Saxe et les régions voisines. C'est en cela que se distingue l'ancien duché duLand de Saxe (la « Haute-Saxe ») actuel.
Selon les chroniques deWidukind de Corvey, les Saxons sont arrivés de laGrande-Bretagne, recrutés par les seigneursfrancs pour les soutenir dans la lutte contre lesThuringes. Ils ont atterri à la côte dupays de Hadeln, entre les estuaires de l'Elbe et de laWeser, et se répandirent dans les régions au sud. Par contre, des fouilles récentes attestent que lesAnglo-Saxons avaient quitté cette zone pour l'ancienneprovince romaine deBrittanie auVe siècle.
Une organisation étatique des tribus saxonnes avant la colonisation par Charlemagne n'est pas démontré. En743 /744, le maire du palais carolingienCarloman, fils deCharles Martel, et son frèrePépin le Bref mènent une campagne contre les Saxons. Les nobles furent forcés de payer des taxes ; plus tard, ils ont soutenu la révolte deGriffon, le demi-frère cadet de Carloman et de Pépin. En753, les forces de Pépin le Bref, sacré désormaisroi des Francs, pénètrent à nouveau dans la Saxe.
Après la mort de son frèreCarloman Ier en771, Charlemagne a commencé la conquête de la Saxe païenne. Il fallut pourtant des décennies avant que toutes les tribus en Westphalie, en Angrie et en Ostphalie furet définitivement soumises. Au cours de ces guerres, les troupes de Charlemagne ont occupé lechâteau d'Eresburg régulièrement visité par son opposantWidukind. À la fois symbole de la résistance dupaganisme saxon et lieu de réunion des Païens qui lui apportaient une offrande après chaque victoire, l'arbre MondeIrminsul fut coupé ou abattu sur l'ordre du roi des Francs en772. Selon lesAnnales regni Francorum, lemassacre de Verden en octobre782 causa la mort de plus de 4 500 Saxons.
En785, Charlemagne instaure en Saxe lecapitulaireDe partibus Saxoniæ : les païens doivent se convertir sous peine de condamnation à mort[1]. LesWendes, voisinsslaves des Saxons à l'est, se joignent alors à la rébellion, désormais clairement orientée contre l'Église catholique romaine. Widukind convainc ses partisans de piller les églises et de massacrer les Francs, au nom des dieux germaniques : les rebelles forcentWillehad, premier évêque deBrême, à abandonner son œuvre missionnaire. Les sources font alors défaut sur le détail des actions de Widukind : il aurait accepté de se rendre contre la promesse de ne pas être tué. Voyant qu'il devait gagner son soutien, Charlemagne l'aurait persuadé de se convertir. De fait, Widukind reçut le premier le sacrement avec plusieurs de ses hommes, lors d'une cérémonie debaptême collectif en785, àAttigny. Charlemagne lui-même fut son parrain. Vers l'an811, le prince carolingienWala, un cousin de Charlemagne, est attesté comme un administrateur nommécomte palatin de Saxe.
Les alleux, qui ne se composaient guère que du pays héréditaire deBrunswick, restèrent seuls au duc déchu. Un nouveau duché de Saxe fut alors constitué, mais il différait entièrement du premier.
Les territoires saxons des ducs Ascaniens (en vert), le duché Welf de Brunswick-Lunebourg (en orange) et le duché de Westphalie (en rouge) vers l'an 1235.
Ce duché, formé en 1180 aux dépens du précédent en faveur de Bernard d'Ascanie, ne comprenait plus que les territoires deWittemberg et deLauenbourg, plus la suzeraineté sur leHolstein. Il s'affaiblit encore quand la maison ascanienne, investie de ce duché, se fut scindée (1260) en deux lignes : celles deSaxe-Lauenbourg et deSaxe-Wittemberg.
En1355, l'empereurCharles IV attacha l'électorat de Saxe à la possession de Wittemberg, qui ne le garda que jusqu'en1422, date où cette lignée s'éteignit.
Ce duché, qui sera à l'origine duroyaume de Saxe (1806–1918), fut constitué en1422, le titre de duc de Saxe et d'électeur ayant été transféré à lamaison de Wettin après l'extinction de la branche ducale deSaxe-Wittemberg.
Le duché s'accrut alors de laMisnie, de laThuringe et ducomté palatin de Saxe :Frédéric Ier le Belliqueux, premier duc de Saxe de cette nouvelle maison, fut un des plus puissants princes de l'Allemagne. Ernest et Albert, ses petits-fils, s'affaiblirent en partageant leurs États en 1485 (voir aussi :duchés saxons).
Branche ernestine :Ernest, l'aîné, conserva, avec les titres de duc et d'électeur, le cercle électoral, laThuringe et les pays orientaux de la Saxe.Frédéric III le Sage, son successeur, exerça une grande influence sur les affaires de l'Allemagne, et futvicaire de l'empereur en son absence. Il favorisa de tout son pouvoir laRéforme, et eut une grande part à laligue de Smalkade. Son deuxième successeur,Jean-Frédéric Ier le Magnanime, se vit enlever, après la défaite deMühlberg en1547, la plus grande partie du duché de Saxe, ainsi que la dignité électorale, qui furent transférés parCharles Quint de la ligne aînée à la ligne cadette ou albertine (1547).
Branche albertine :Maurice de Saxe fut le premier duc de cette ligne. Quoiqu'il fût la créature de Charles-Quint, il resta luthérien, et même maintint constamment la liberté protestante. Pendant laguerre de Trente Ans, les électeurs de Saxe se déclarèrent alternativement pour laSuède et pour l'Autriche.
1142 : l'empereurConrad III accorde le titre de duc au WelfHenri le Lion qui occupe le nord est de l’Allemagne. Sa principauté couvre plus des deux tiers de l’Allemagne depuis les Alpes jusqu’à les mers du Nord et Baltique, en faisant l’homme le plus puissant d’Europe centrale.
1180 :Frédéric Ier, empereur romain germanique, destitue Henri le Lion du duché qui passe sous le contrôle des Ascaniens qui étaient basés plus à l’est près de l’Elbe. Les Welfs devinrent plus tard les rois deHanovre et duRoyaume-Uni (maison de Hanovre).