Pour les articles homonymes, voirDu Shenyan.
| Naissance | Xiangyang 襄阳, Hubei, Chine |
|---|---|
| Décès | (à 60 ans) Chang'an, Shaanxi, Chine |
| Nom dans la langue maternelle | Du Shenyan (杜审言) |
| Nom de naissance | Du Shenyan (杜審言) |
| Autres noms | nom de courtoisie : Bijian (必簡) titre posthume : gentilhomme des œuvres littéraires (著作郎) |
| Nationalité | |
| Activités | politicien,académicien du pavillon Xiuwen |
| Autres activités | |
| Famille | Dù(en) |
| Père | Du Yiyi(d) |
| Conjoint | Lu Taijun(d) |
| Enfants |
Recueil des poèmes de Du Shenyan (杜审言诗集) |
Du Shenyan (chinois :杜审言 ; chinois traditionnel :杜審言 ; pinyin :Dù Shěn Yán ; Wade :Tu Shen-yen) (?-708) avec le nom de courtoisie[a 1] Bijian (比肩) né àXiangyang (襄阳) (aujourd’hui dans leHubei), est un haut fonctionnaire, un politicien et un poète du début de ladynastie Tang. Il est le descendant du renommé généralDu Yu (222 - 284) desJin occidentaux et le grand-père du célèbre poèteDu Fu (712-770)[1]. Du Shenyan excelle dans la composition de poèmes réguliers de huit vers à cinq caractères[2] et il est habile dans la calligraphie[3]. Au cours de sa vie, il connaît la renommée et il fait partie du réputé groupe les « Quatre amis de la littérature ».
L'Anthologie de la poésie chinoise (sous la direction deRémi Mathieu) donne648 comme son année de naissance[4]p. 326, mais certaines sources restent indécise sur cette date. Sa famille appartient à la branche du clan de Jingzhao et elle s’est installée au Xiangyang[5]. Il est le descendant lointain du célèbre généralDu Yu (222 - 284) desJin occidentaux, général qui était chargé de pacifier le Sud[6].
Dès sa jeunesse, Du Shenyan est aussi réputé comme poète queLi Qiao,Cui Rong etSu Weidao[7] avec qui il forme les « Quatre amis de la littérature » (文章四友)[1]. Il a beaucoup de talent, mais il est fier de ses capacités et est arrogant. De ce fait, il est très jalousé par ses contemporains[8]. Dès666, il commence une carrière comme subordonné dans les préfectures et districts[9].
En670, très jeune — il a22 ans —, il réussit l’examen impérial et obtient le titre de docteurjinshi[a 2],[4]p. 1283. L’année suivante, il devient officier du district de Xicheng (隰城) dans la préfecture de Fenzhou[9]. Au printemps675, il est transféré comme officier du district de Shuchuan. En680, il est officier dans un autre district dont le nom reste inconnu. En690, Du Shenyan occupe un poste à Lintai[9]. En693, il est nommé adjoint du district de Jiangyin dans la préfecture de Changzhou. Entre le printemps et l’été, il quitte ce poste. Quatre ans plus tard (697), il est transféré comme adjoint du district deLuoyang dans la préfecture de Luo[9].
En698, il est condamné et rétrogradé au poste de conseiller administratif à Jizhou pour avoir commis une faute[5].L’année suivante, toujours pendant son service à Jizhou, Du Shenyan offense l’assistant administratif Guo Ruone et le commandant Zhou Jizhong. Ces deux derniers conspirent pour l’accuser à tort et Du Shenyan est condamné à mort. Le fils de Du Shenyan, Du Bing, âgé de seize ans, voulant venger son père, s’introduit dans la résidence du commandant et tue Zhou Jizhong, lui-même étant tué sur-le-champ par la garde[10]. Du Shenyan n’est pas exécuté, mais il est destitué et il retourne à Luoyang, la capitale orientale.
En702, l’impératriceWu Zetian convoque Du Shenyan et le nomme assistant au bureau des archives (著作佐郎). L’année suivante, il est promu assistant du département des repas impériaux[6].
En705, après la révolution de Shenlong où l'impératrice Wu Zetian est renversée, Du Shenyan est rétrogradé et exilé à Fengzhou[a 3], dans la région du Lingnan[5],[11] pour avoir soutenu les frères Zhang Yizhi et Zhang Changzong, favoris de l'impératrice. Deux ans plus tard, (en707), Du Shenyan bénéficie d’une amnistie et rentre vers le nord. Il est nommé greffier principal au Collège impérial et académicien du pavillon Xiuwen[1]. L’année suivante, en708, il meurt de maladie à un peu plus de soixante ans[12]p.2550. Il reçoit à titre posthume le titre de « gentilhomme des œuvres littéraires » (著作郎)[9].
Talentueux, mais extrêmement imbu de lui-même, l'arrogance de Du Shenyan le pousse souvent à mépriser ses contemporains[2]. À cause de cette attitude, il n’est pas apprécié dans la bureaucratie et il reste confiné à des postes subalternes[13]. Plusieurs contemporains déclarent que Du Shenyan a été hautain jusqu’à la fin[a 4].
À son époque, la poésie de Du Shenyan est déjà très appréciée[5]. La plupart de ses œuvres qui existent encore aujourd’hui sont des poèmes réguliers à cinq caractères. Il faut savoir qu’au début des Tang, il n’y avait pas de poème régulier à sept caractères et ceux à cinq caractères n’avaient pas encore atteint l’excellence; pour la beauté de ces deux formes, Du Shenyan est vraiment le premier à les promouvoir[6].Les thèmes abordés dans ses poèmes sont des : adieux aux frontières, paysages, lamentations, échanges poétiques, sentiments du voyageur en exil. Il a aussi écrit des poèmes appartenant au genrepoésie de frontière. Après avoir été reçu par l’impératrice Wu en702, il compose surtout des poèmes de cour qui sont des louanges et pièces de circonstance pour la cour.