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Driss Chraïbi

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Driss Chraibi
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
ValenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière Achouhada(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
الشرايبيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

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Driss Chraïbi (enarabe :إدريس الشرايبي), né le àEl Jadida, auMaroc, et mort le àValence, dans ledépartement de la Drôme, enFrance, est unécrivainmarocain delangue française, auteur d'une vingtaine deromans. Il a également créé des émissions radiophoniques pourFrance Culture pendant 40 ans.

Connu dès son premier romanLe Passé simple, Driss Chraïbi aborde des thèmes variés dans son œuvre:colonialisme,racisme,condition de la femme,société de consommation,islam,Al-Andalus,Tiers monde.

Biographie

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Driss Chraïbi

Né àMazagan, ancien nom d'El Jadida, et issu d'une famillefassie, il y est élevé avant de suivre sa famille àCasablanca à l'âge de cinq ans. Il fréquente l'école coranique avant d'intégrer l'école M'hammed Guessous de Rabat puis lelycée Lyautey de Casablanca[1].

Il vient àParis en 1945 pour étudier lachimie. En 1950, il obtient son diplôme d'ingénieur, puis il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers lalittérature et lejournalisme[1]. Il produit des émissions pourFrance Culture, fréquente des poètes, enseigne lalittérature maghrébine à l'université Laval deQuébec et se consacre à l'écriture. En 1955, il épouse Catherine Birckel avec laquelle il a cinq enfants. En 1978, il épouse Sheena McCallion, d'origine écossaise, avec qui il a une fille et quatre garçons.

Œuvre littéraire

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Il se fait connaître par son premier roman,Le Passé simple (1954) d'une violence brutale, qui engendre une grande polémique auMaroc, alors en lutte pour son indépendance, où le livre est perçu comme une trahison à la cause nationale, avant d'être reconnu à sa juste valeur.

Le Passé simple décrit la révolte d'un jeune homme contre la société patriarcale, les abus de pouvoir incarnés par son père, «le Seigneur», et l’oppression de sa mère, symbolique de la femme marocaine. À travers la bataille introspective du protagoniste, nommé Driss Ferdi, élevé dans une famille traditionnelle, mais aspirant à plus de liberté par sa fréquentation du lycée français, le lecteur assiste à une critique vive du décalage entre l'islam idéal révélé dans leCoran et la pratique hypocrite par la classe bourgeoise du Maroc des années 1940, sous protectorat français. C'est le premier roman marocain moderne, novateur de par son thème et son style, faisant entendre la voix de l'individu, qui brise le carcan étouffant de la société collective. Le récit, organisé à la manière d'une réaction chimique, reflète la formation scientifique de l'auteur.

DansLes Boucs (1955), l'auteur critique le rapport de la France avecses immigrés, travailleurs exploités qu'il qualifie de« promus au sacrifice ». C'est le premier roman marocain à évoquer, dans un langage haché, cru, poignant, le sort fait par le pays desLumières auxNord-Africains, parqués dans les bidonvilles, à la lisière de la société. Le protagoniste, Yalann Waldik, venu de la Kabylie, partage les conditions de vie terribles des travailleurs immigrés, tout en esquissant le plan d'un roman qui s'intituleraLes Boucs.

L'Âne (1956), dans le contexte desindépendances africaines, prédit avant tout le monde leur échec et lesdictatures,« cesocialisme de flics ».

De tous les horizons, (1958) est un recueil de récits, traversés et liés par une voix, celle du père de Driss Chraïbi.

La Foule (1961), est une critique voilée duGénéral de Gaulle. Le héros est un imbécile qui arrive au pouvoir suprême, car, à son grand étonnement, la foule l'acclame dès qu'il ouvre la bouche.

Une page se tourne avec la mort de son père, Haj Fatmi Chraïbi, en1957. L'écrivain, en exil en France, dépasse la révolte contre son père et établit un nouveau dialogue avec lui par-delà la tombe et l'océan dansSuccession ouverte (1962), deuxième roman du cycle de la famille. Le même protagoniste, Driss Ferdi, rendu malade par le schisme entre son identité de Marocain et son statut d'immigré en France, se voit obligé de retourner à sa terre natale pour enterrer «le Seigneur», feu son père. C'est une critique plus douce, presque mélancolique, que propose cette fois Chraïbi, mettant en relief la nouvelle réalité française du protagoniste et la reconquête d'un Maroc quitté il y a si longtemps.Succession ouverte pose la question qui hantera l'écrivain jusqu'à ses derniers jours :« Cet homme était mes tenants et mes aboutissants. Aurons-nous un jour un autre avenir que notre passé ? » Question qu'il étend ensuite à l'ensemble dumonde musulman[2].

Le roman suivant,Un ami viendra vous voir (1967), déroute la critique, qui n'y voit aucun lien avec les préoccupations des Marocains. Et pourtant, les affres de la société de consommation et de la télé-réalité vont gagner aussi le Maroc. Encore une fois, Driss Chraïbi se révèle devancier.

Il renoue avec la séquence des "romans de famille" à traversLa Civilisation, ma Mère!... (1972), tentant d'apporter une réponse aux interrogations sur le rôle de la femme marocaine. Deux fils vont aider leur mère à se libérer du carcan de lasociété patriarcale et à trouver sa propre voie. C'est la première fois que laquestion de la femme est évoquée dans lalittérature marocaine.

Changement de thématique à nouveau avecMort au Canada (1975), un roman intimiste bâti comme une symphonie musicale. Le temps de cette partition, le protagoniste n'est point écrivain, mais musicien.

Le retour au Maroc s'annonce avecUne enquête au pays (1981), où son héros et alter-ego, l'Inspecteur Ali, fait sa première apparition. Ici, il part en mission officielle ... au fin fond de l'Atlas marocain! Deux mondes que tout oppose: ville et montagne, l'appareil de l'État et la fière tribu berbère.

Viennent ensuiteLa Mère du printemps (1982) etNaissance à l'aube (1986). Driss Chraïbi y narre la chevauchée des cavaliers arabes venus apporter l'islam en Ifrikiya, le Maghreb d'antan. Si lesBerbères vont adopter l'islam, ils sauront aussi préserver leur identité, à travers leur chef, Azwaw Aït Yafelman. Lequel, sous le nom de l'Iman Filali, va être témoin de la conquête de l'Andalousie par le général Tariq Ibn Ziyad. Un monde oùArabes, Berbères,Juifs vivent côte à côte à la recherche de l'idéal. Mais cette ère utopique ne va pas perdurer.

L’inspecteur Ali (1991), rédigé après un séjour au Maroc de 1986 à 1988, raconte, de façon humoristique, la rencontre de deux cultures, vue à travers le narrateur, Brahim O'Rourke, qui reçoit ses beaux-parents, venus d’Écosse. Écrivain de polars à succès, dont le héros n'est autre que l'omniprésent Inspecteur Ali, Brahim aspire à écrire un roman plus profond, "Le deuxième Passé simple". Une réflexion sur le processus et le sens même de l'écriture.

Après dix ans de gestation, Driss Chraïbi publie, en effet,L'Homme du Livre (1994), ouvrage qu'il décrit comme« l'œuvre de sa vie ». Le héros n'est autre que leprophète de l'Islam, Mohammed, pendant les trois jours qui ont précédé laRévélation. Ici, leroman côtoie la poésie et le sacré. On voit un homme seul face à lui-même, luttant pour accéder à laVérité. Le livre s'achève au moment où la Révélation s'annonce.

Retour à la série policière des enquêtes ayant pour héros l'inspecteur Ali, qui se poursuit avecUne place au soleil (1993),L’Inspecteur Ali à Trinity College (1996) etL'Inspecteur Ali et la C.I.A. (1997). L'inspecteur continue à mener ses enquêtes décapantes, hors normes, au Maroc, puis à l'étranger. Ainsi, à travers ce qui semble être des polars, l'auteur dénonce les travers du Maroc et de l'Occident sur un ton plusironique.

Enfin viennent les Mémoires.Vu, lu, entendu (1998) décrit l'enfance de l'écrivain au Maroc[1], lecolonialisme, lelycée français, laDeuxième Guerre mondiale, l'arrivée des Américains àCasablanca pour s'achever sur son arrivée en France. Il en profite pour remettre les pendules à l'heure concernant la relation avec son père qu'une certaine lecture à sens unique duPassé simple a toujours supposé et enseigné. Dans le deuxième volet des Mémoires,Le Monde à côté (2001), il raconte sa vie d'écrivain et sa vie privée d'une façon apaisée.

Son ultime livre,L'Homme qui venait du passé (2004), est une nouvelle enquête de l'inspecteur Ali, sur la mort imaginée d'Oussama Ben Laden àMarrakech, dont les ramifications seront à l'échelle planétaire. Il y tente une dernière fois de répondre à sa question fondamentale:« Aurons-nous un jour un autre avenir que notre passé ? » Le livre s'achève en forme de question ouverte. Qui, de l'auteur ou de l'inspecteur Ali, aurait tué l'autre ?

Driss Chraïbi s'éteint à 80 ans, le dimanche, dans laDrôme, où il résidait depuis 1988. Il emporte avec lui le secret du livre qu'il était en train d'écrire. Il repose désormais àCasablanca, au Cimetière desChouhada, à côté de son père comme il le souhaitait.

Romans

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  • Le Passé simple,Denoël,1954, Gallimard Folio, 1986
  • Les Boucs, Denoël, 1955, Folio, 1989
  • L'Âne, Denoël, 1956, Folio, 2012
  • De tous les horizons, Denoël, 1958, réed. La Croisée des Chemins, Casablanca, 2015.D'autres voix, Soden, 1986
  • La Foule, Denoël, 1961, rééd. 2016
  • Succession ouverte, Denoël, 1962, Folio, 1979
  • Un ami viendra vous voir, Denoël 1967
  • La Civilisation, ma Mère !..., Denoël, 1972, Folio, 1988
  • Mort au Canada, Denoël, 1975
  • Une enquête au pays, Seuil 1981,Points, 1982(ISBN 2-02-006240-2)
  • La Mère du printemps, Seuil, 1982, Points, 1986
  • Naissance à l'aube, Seuil, 1986, Points, 1999
  • L’inspecteur Ali, Denoël, 1991, Folio, 1993
  • Une place au soleil, Denoël, 1993, Points, 2012
  • L’Homme du Livre, Eddif - Balland, 1994, réed. Denoël, 2011
  • L’Inspecteur Ali à Trinity College, Denoël, 1996, Points, 2016
  • L'Inspecteur Ali et la C.I.A., Denoël, 1997, Points, 2011
  • L'homme qui venait du passé, Denoël, 2004, Folio, 2006

Mémoires

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  • Vu, lu, entendu, Denoël, 1998. Folio, 2001
  • Le Monde à côté, Denoël, 2001. Folio, 2003

Entretiens

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  • Une vie sans concessions, Tarik- Zellige, 2008 (Entretiens réalisés par Abdeslam Kadiri

Ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse

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Textes radiophoniques

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  • L'Homme qui était mort,France Culture, avril 1979
  • D'autres voix, France Culture, 1981
  • La Greffe, France Culture, 26 juin 1966; avec une présentation de Kacem Basfao, Alger, éditions El Kalima, collection Petits Inédits Maghrébins, 2020, 128 p.

Prix littéraires et distinctions

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Driss Chraïbi a reçu de nombreux prix littéraires, dont celui de l'Afrique méditerranéenne pour l'ensemble de son oeuvre en 1973, leprix de l'Amitié franco-arabe en 1981 et leprix Mondello pour la traduction deNaissance à l'aube en Italie. Nascita all'alba, Edizioni Lavoro, 1987[3].

Il fut nommé Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres, le 10 février 1986, en reconnaissance de sa contribution à la culture francophone[4].

Notes et références

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  1. ab etcDriss Chraïbi, écrivain marocain, lemonde.fr, 4 avril 2007
  2. « Littérature », surrfi.fr(consulté le).
  3. « Driss Chraïbi, écrivain marocain »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne, consulté le)
  4. « Driss CHraibi »

Source primaire : Ayants droit de Driss Chraïbi

Réf :https://www.zulma.fr/contributeurs/sheena-chraibi/

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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