Ledrapeau de la France,drapeau tricolorebleu,blanc,rouge, également appelé « drapeau tricolore », ou simplement « drapeau français », est l'emblème et ledrapeau national de laFrance sans interruption depuis1830. Il a été adopté par les différents empires, monarchies et républiques françaises depuis 1848. Il est mentionné dans l'article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau aux proportions 2 : 3 (« deux tiers », deux pour la hauteur, trois pour la largeur) est composé de trois bandes verticales, bleue, blanche et rouge de hauteur et largeur identiques.
Le drapeau tricolore est le pavillon de marine officiel de la France depuis1794 et le drapeau officiel des armées depuis1812, à l'exception des périodes deRestauration :1814-1815 et1815-1830.
À partir du début de laprésidence de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, une version éclaircie a été utilisée pour les services protocolaires, avec un bleu semblable à celui dudrapeau européen. Cette autre version, qui s'est entre-temps propagée en dehors de cet usage, a été abandonnée par le présidentEmmanuel Macron en 2020.
un étendard royal ou seigneurial, en l'occurrence lesfleurs de lys sur fond bleu, puis lacornette blanche (également adoptée par la flotte) ;
un signe de reconnaissance pour lesfantassins qui fut d'abord la croix rouge sur fond blanc, puis la croix blanche sur fond souvent bleu (comme pour lepavillon de la marine marchande).
La couleurrouge est la couleur de labannière de l'abbaye de Saint-Denis élaborée en 1124 par l’abbéSuger. Ce rouge symbolise lemartyre desaint Denis, premier évêque de Paris[1]. Lescomtes du Vexin la portaient à la guerre en tant qu'avoués de cette abbaye royale dont l’origine remonte au roi mérovingienDagobertIer. Quand, en 1077,PhilippeIer intègre leVexin français au domaine royal, leroi hérite de cette charge de porte-drapeau et de défenseur militaire de l'abbaye. Legonfalon rouge, porté par ledapifer, est par la suite utilisé au côté de labannière du royaume de France. Pendant la guerre de Cent Ans, le roi d’Angleterre Henri VI occupe Saint-Denis et utilise l’oriflamme ainsi que les regalias françaises, afin d’unir les deux couronnes. La bannière de Saint-Denis est ensuite abandonnée parCharlesVII au profit de l'étendard desaint Michel[2].
La bannière de Saint-Denis est appelée dès les alentours de 1170 « oriflamme », du nom de l'étendard que laChanson de Roland attribue àCharlemagne. Plus qu'une légitimité à succéder auxcarolingiens, l'oriflamme de Saint-Denis devient le signe de la mission divine du roicapétien. Une oraison funèbre[3] écrite en 1350, reprise par uneChronique universelle du début duXVe siècle, mentionne la légende queClovis l'a reçue de Dieu[4].
Les Français arborent une croix rouge sur fond blanc pendant lescroisades. En 1283, le drapeau est confisqué auxGallois qui le portent également, puis arboré par lesAnglais.
Undenier deGênes émis à partir de 1139. L'avers, comme sur legenovino, montre l'insignia cruxata comunis Janue, qui figure à partir de 1218 en rouge sur le champ blanc du drapeau de la ville.
Elle est adoptée par plusieurs descommunes qui se développent dans la plaine cisalpine[8] comme signe de la légitimité de leurfranchise face à l'empereur du Saint-Empire.Milan en fait une de ses bannières, sonvexillum publicum, arboré aucarroccio de 1160[9]. Quand, àGisors, lepape la transmet auroiPhilippe, l'intention du premier est donc clairement d'inscrire le second dans ce qui deviendra le partiguelfe. Être en faveur de la croisade, c'est aussi être pour le pape. Les naviresgénois, qui transportent les croisés, arborent la croix de saint Georges. En 1218, l'insignia cruxata comunis Janue (enseigne à la croix de la commune de Gênes), est pavoisée dans la cité deVintimille conquise et devient l'emblème de larépublique maritime.
Le rouge fleurdelysé d'or a été choisi comme étendard des galères royales alors que les vaisseaux royaux arboraient le blanc ou parfois le blanc fleurdelysé d'or.
Sainte Vierge endeuillée dans son manteau cendré -Spolète, fin duXIIe.La même recouvrant les fidèles de son manteau désormais bleu. La tunique est traditionnellement rouge. Memmi,Orvieto, miXIVe.
Dès l'Antiquité, le rejet de latoge pour lepallium (« a togā ad pallium ») signe le vœu de se retirer du monde.Tertullien[12] instaure cette coutume dans la tradition chrétienne. À partir duXIIe siècle, apparaissent de nouveauxpigments, lepastel pour les vêtements, l'outremer véritable pour la peinture, dont l'emploi est un signe de richesse tant sa fabrication est coûteuse. Ce n'est qu'alors que le bleu cosmique est associé au manteau des saints, peut être par opposition à la couleurpourpre de la togeimpériale. L'azur devient un symbole de grandeur spirituelle.
C'est la couleur du manteau de la Vierge, qui abandonne ses vêtements de deuil sombres[1] peints jusqu'alors en noir ou gris foncé. C'est également celle qui est désormais attribuée à lachape desaint Martin.
À l'époque carolingienne, la tradition est déjà établie que cette relique, dont aucune source directe antérieure auXIIe siècle ne précise la teinte[N 1], est utilisée commepalladium parClovis[N 2]. Si elle a été portée par les roismérovingiens dans la guerre quasiment comme un artifice magique[N 3], elle le sera par lesCapétiens au moment dusacre. C'est la raison pour laquelle ils portent un manteau à fond bleu au cours de cette cérémonie.
C'est donc au début du règne desCapétiens que la chape de saint Martin se colore en bleu. Le bleu est ainsi intimement associé auxrois de France et figure très tôt dans leurs armoiries fleurdelisées[13], dont l'usage militaire apparait auXIIe siècle[14]. Revêtir la chape de saint Martin est le symbole de la légitimité que confère l'Église au roi, en particulier au moment dusacre, et réciproquement, de la politique de la France capétienne, « fille aînée de l’Église », s'appuyant sur lesévêques et lepape.
La couleur d'azur est en particulier celle des armes des branches cadettes de la famille royale, par exemple celles deRaoulIer de Vermandois, « échiqueté d'or et d'azur »[15], entre 1135 et 1145.
Lescroisades instaurent la coutume de se distinguer au combat par descroix de couleurs différentes,croix qui pour des raisons pratiques se réduisent bien souvent à des doublessautoirs. À la croix guerrière, est associée la figure desaint Michel « capitaine des armées célestes ». Invoquer pour son camp l'archange combattantSatan est une manière d'insulter son ennemi sinon de l'envoyer symboliquement au diable. À partir de 1300, au cours descampagnes de Flandre, les armées royales prennent l'habitude d'arborer sous l'invocation desaint Michel une croix blanche, d'abord en bande ou en croix latine[16]. À labataille de Mons-en-Pévèle en 1304, la tactique prévaut sur le symbole, la couleur sur la forme, et les chevaliers français se ceignent avant de partir au combat d’écharpes blanches de rencontre pour servir de signe de ralliement juste avant la charge.
Laguerre de Cent Ans est l'occasion d'exalter le symbole de la croix blanche, opposée à lacroix rouge d'Angleterre. En 1355,JeanIer d'Armagnac, exige de ses soldats de porter une croix blanche sur la frontière de Guyenne[17]. Durant l'été 1417, devant la menace des troupes anglaises d'Henri V qui combattent avec l'emblème de la croix rouge, les habitants d'Orléans en état de prendre les armes reçoivent l'ordre de porter notamment uneheuque bleue marquée sur la poitrine d'une croix blanche[18].
Siège de Paris par Jeanne d'Arc (1429) : Français portant la croix blanche.
Siège de Rouen (1449) : étendards français.
En 1418, le dernier fils deCharles VI, devenu ledauphin l'année précédente, adopte, sur ses étendards, l'image desaint Michel armé terrassant le dragon et fait de l'archange le protecteur de la France[19]. L'emblème descombattants français est dès lors appelé la croix blanche de saint Michel (symbole de lumière opposé au rouge sang) et, réciproquement, l'archange fut représenté avec cette croix[20]. Cette opposition entre croix rouge anglaise et croix blanche française s'insinue dans les conflits annexes, commecelui entre Armagnacs et Bourguignons : les seconds, alliés des Anglais, portent lesautoir écoté rouge sur fond blanc, tandis que les premiers, farouchement opposés aux Anglais, reprennent la croix blanche et l'écharpe assortie[19]. En 1449,Mauléon est prise aux partisans desPlantagenêt et ses défenseurs doivent pour leur soumission troquer leurs croix rouges avec des croix blanches[21]. En 1451, la croix blanche de saint Michel apparait dans le ciel deBayonne conquise[22], le 20 août[23], lendemain de bataille, et convainc les vaincus de changer leurs couleurs et rallier le partiValois.
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Dès la naissance de l'héraldique, à la fin duMoyen Âge central, lemétalargent se confond avec l'acier de l'écu, c'est-à-dire une absence de couleur.Lancelot, parce qu'il est de père inconnu, est le « chevalier aux blanches armes ». Cette naissance le place hors des querelles familiales que tranche le combatordalique et en fait un candidat au titre de « champion de Dieu », finalement remporté parPerceval. Lejugement de Dieu ne peut que lui donner la victoire, qu'il remporte à tous coups tant qu'il n'agit pas parpassion pour un intérêt terrestre[réf. souhaitée].
L'étendard dela Pucelle au sacre du « gentil dauphin ».« Il avoit esté a la peine, c'estoit bien raison qu'il fust a l'honneur »[24].
C'est le choix que fait en 1429Jeanne d'Arc pour sa bannière. Sur ordre de voix qu'elle attribue àsainte Marguerite etsainte Catherine, elle fait faire par un peintre deTours un étendard blanc sur lequel figure au milieu Dieu tenant l'orbe entouré de deux anges[24], l'étendard du « Roy du ciel »[24]. Sur le conseil declercs[24], la devisefranciscaine « Jésus Marie » y est inscrite sur le côté[26]. Comme Dieu est censé soutenir le parti français, il est fleurdelysé d'or[26].
Coligny ajoute à sa fonction decolonel général, que leroiHenri II lui confie le, celle de nommer lescapitaines decompagnies[27]. Il crée alors deux « compagnies colonelles », qui sont entièrement recrutées et dirigées par seslieutenants[27]. En 1552,Andelot succède à son aîné nomméAmiral et procède à une réorganisation qui aboutit en 1558, à travers un intérim exercé parMontluc, à la création desrégiments[27]. Ceux-ci sont des réservoirs administratifs rassemblant derrière unecompagnie colonelle commandée par unlieutenant-colonel[27] un nombre debandes variable selon le moment, dont l'ordre de bataille est adapté selon les circonstances. Lesbandes conservent leurs enseignes à l'origine des drapeaux d'ordonnance des régiments et les compagnies colonelles, ou premières compagnies, arborent réglementairement un drapeau blanc[27], le drapeau colonel.
À la différence des régiments decavalerie, qui adopteront le plus souvent sousLouis XIV un motif de soleil d'or, les régiments de troupes de ligne adoptent tous la croix blanche, qui est, avec le drapeau entièrement blanc de leurs colonels, leur seul point commun.
Leblanc est la couleur traditionnellement associée à la monarchie française, à tel point qu'après la Révolution, elle incarnera lemonarchisme traditionnel. Cette association ne date que de la fin duXVIe siècle, même si elle continue une série de traditions plus anciennes. Elle provient de l'adoption parHenri IV de l'écharpe blanche et du fameux panache blanc comme signe distinctif des armées royales par opposition à celles, rouges ou vertes, des Espagnols et desLorrains. Il faisait en fait de la couleur du partihuguenot, auquel il avait appartenu avant son accession au trône, celle de la France. Ses successeurs prendront soin de taire cette origine protestante pour insister au contraire sur son caractère catholique[28].
Après lesguerres de Religion et la décision d'Henri IV d'adopter le blanc huguenot comme couleur de ralliement, l'écharpe puis le drapeau blanc devinrent les symboles du royaume de France. Le blanc était plus spécifiquement la couleur du commandement militaire, les officiers ayant des écharpes plus voyantes afin d'être repérables par leurs hommes. Les colonels des régiments avaient des drapeaux blancs à croix blanche (adaptation des drapeaux d'ordonnance de leur unité où les quartiers de couleur étaient remplacés par des quartiers blancs). Commandant suprême des armées, le roi était accompagné d'un drapeau blanc sur les champs de bataille. Le blanc a ainsi été d'Henri IV à 1790 la couleur du drapeau royal[29] Les successeurs d'Henri IV, luttant contre le particularisme religieux des protestants, turent cette origine pour donner au blanc une nouvelle signification. La couleur humble et pure des huguenots était ainsi remplacée par celle de la vierge Marie,sous la protection de laquelle Louis XIII plaça le royaume[28]
Armes royales de France modernes (à partir de laRenaissance).
Pavillon des navires sur lesquels monte le roi à partir deLouis XIV.
Drapeau utilisé de 1814 à 1830 en présence du Roi ou de la Famille Royale[33].
Un type de drapeau blanc du royaume de France utilisé sous la Restauration tel qu'on peut le voir sur le tableau deLouis-François Lejeune représentant l'entrée deCharles X àParis par la barrière de la Vilette, après son sacre en 1825[34].
Couleur militaire, le blanc fut réservé à partir de1638 aux vaisseaux de guerre de lamarine royale. Les galères utilisaient des pavillons rouges. Les navires marchands devaient se contenter des drapeaux bleus à la croix blanche surnommés alors « ancien pavillon de France ». C'est un de ces anciens pavillons, arboré par le bateau deSamuel de Champlain qui donna naissance audrapeau du Québec.
Naissance du drapeau : l'association des trois couleurs
L'usage d'un drapeau pour représenter une nation comme la France n'existe pas avant leXIXe siècle.
Il existe des bannières qui servent aux armées de signes de ralliement des chevaliers et des hommes d'armes d'un même ban (circonscription territoriale de mobilisation militaire d'un comté, baronnie, ville, diocèse, abbaye). Elles ont une forme et des couleurs qui sont tirées des armoiries du comte ou de la ville.
Au milieu duXIVe siècle,Étienne Marcel (riche drapier devenuprévôt des marchands de Paris) adopta comme couleurs le bleu et le rouge, qui devinrent alors la marque de ses partisans et de l'Échevinage[35]. Maître de la capitale, il profita de la captivité du roiJean le Bon pour tenter d'imposer des réformes au dauphinCharles de manière unilatérale. Le22 février 1358, il prit d'assaut lepalais royal de l'île de la Cité avec ses hommes, qui massacrèrent deux maréchaux du dauphin sous les yeux de celui-ci ; Marcel mit alors son chaperon bleu et rouge sur la tête du jeune régent devenu son otage. Après la mort du prévôt, le bleu et le rouge se confondirent avec les couleurs dublason parisien modifié par le roi (le chef fleurdelysé placé définitivement au-dessus de la nef d'argent à partir du sceau de 1426)[35].
Massacre des conseillers du dauphin par les émeutiers parisiens portant le chaperon bleu et rouge.
Plusieurs rois de France ont utilisé le bleu, le blanc et le rouge associés dans leur livrée. C'est par exemple le cas deCharles V ou deCharles IX. D'autres, commeCharles VII utilisaient des combinaisons proches de celle-ci où le vert remplace le bleu. À partir d'Henri IV (1589-1610), le personnel domestique placé sous l'autorité du roi de France fut habillé d'une livrée blanche ornée de bleu et de rouge. LesGardes-Françaises, créés pour assurer la sécurité du roi, avaient en effet adopté les trois couleurs sur leur uniforme et l'emblème de leur régiment. Elles les conservent après laRévolution, en devenant laGarde nationale.
Henri IV avait même recommandé les trois couleurs (bleu, blanc, rouge) auxambassadeurs desProvinces-Unies, indépendantes de fraîche date, qui en ont fait leur drapeau. Le rouge fut toutefois initialement remplacé par l'orangé, couleur de laMaison d'Orange, avant de réapparaître parmi les couleurs néerlandaises.
À partir d'Henri IV, chaque souverain de la dynastie des Bourbons se titrait « roi de France et de Navarre » et utilisait un écu mi-parti bleu et rouge aux armes des deux royaumes.
SelonMichel Pastoureau, jusqu'en 1789, le bleu et rouge ne représentait que marginalement la ville de Paris, pour laquelle on utilisait beaucoup plus le rouge et tanné (rouge-marron). La combinaison du bleu du blanc et du rouge avait connu un regain de faveur depuis que la France avait aidé les États-Unis à obtenir leur indépendance (lescouleurs de la nouvelle nation reprenantcelles de la Grande-Bretagne). À partir des années 1770 en France et en Europe, tous les sympathisants de la cause des libertés arborèrent du tricolore, tout comme à la cour.
Un siècle plus tard, les insignes des avions britanniques sont copiés sur les cocardes françaises (en inversant les couleurs), tandis que les drapeaux de New York[37] et de certains États s'inspireront du tricolore de l'Hexagone.
Pour autant, la naissance du drapeau français reste un sujet mal étudié et controversé[38].
Le dimanche, dans les jardins duPalais-Royal,Camille Desmoulins prit une feuille verte et la plaça à son chapeau. Il incita la foule à en faire autant : ce geste signifiait une mobilisation générale. Rapidement, on s'aperçut que le vert était la couleur du très impopulairecomte d'Artois (futurCharles X) et on s'empressa de remplacer les cocardes vertes par des cocardes de différentes couleurs, souvent blanches ou rouges. Après laprise de la Bastille, les cocardes bleu et rouge devinrent populaires parce qu'elles étaient celles de la garde municipale parisienne.On[Qui ?] a dit aussi que deuxgardes françaises avaient été portés en triomphe dans tout Paris pour avoir été les premiers à pénétrer dans la Bastille : leur uniforme était tricolore.
Un flou historique plane sur le choix des couleurs de la cocarde tricolore[39]. L'ajout du blanc à la cocarde bicolore de la milice parisienne a été attribuée à Lafayette, au maire Jean Sylvain Bailly, et à Louis XVI lui-même[40]. Cet épisode est censé avoir eu lieu le, à l'occasion de la venue du roi à l’hôtel de ville de Paris. Cependant, il est avéré que la cocarde tricolore a commencé à être portée, par ordre de la ville, à partir du 13 ou du 14[41]. Quoi qu'il en soit, Louis XVI s'est effectivement rendu à l’hôtel de ville de Paris où il reçut la cocarde tricolore au milieu de la Révolution en armes.
Les couleurs bleu, blanc, rouge étaient depuis longtemps employées ensemble ou séparément comme symbole de l'autorité de l'État en France. Mais une cocarde n'était qu'un signe d'appartenance à une unité militaire : ce n'était pas encore un emblème national.
Les trois couleurs bleu, blanc, rouge sont les couleurs dominantes de la plupart des drapeaux de lagarde nationale de Paris en 1789[42].
L’Assemblée nationale dans son décret du décida que« lorsque les officiers municipaux seront en fonction, ils porteront pour marque distinctive uneécharpe aux trois couleurs de la nation : bleu, rouge et blanc »[45].
La cocarde donna spontanément naissance à des drapeaux tricolores, le plus souvent à bandes horizontales, comme ceux blanc-rouge-bleu installés au-dessus de la tribune de laFête de la Fédération le[46], bien que l'ordre des couleurs ne soit pas encore défini[47].
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Autoportrait de Jacques-Louis David (1794) — Musée du Louvre, Paris.
En 1765, les armateurs civils avaient obtenu officiellement le droit de faire flotter sur leurs bateaux le pavillon blanc du roi (celui des vaisseaux de guerre) au lieu de leurs nombreux drapeaux bleu et blanc ; ainsi tous les bâtiments — qu'ils soient marchands ou militaires — purent arborer un même pavillon national[48].
Le baronJacques-Francois de Menou (futur général Abdallah Menou) défendit lui l'idée d'adopter un nouveau pavillon tricolore, et le marquis deMirabeau appuya par principe le choix de ce qui était considéré comme les nouvelles couleurs nationales et celles de la liberté.
Le drapeau tricolore apparut aux armées à l'initiative du comteHenri de Virieu, représentant de la noblesse du Dauphiné aux États généraux. Il proposa à l'Assemblée nationale, le, de charger le pavillon maritime d'un carton bleu, blanc, rouge afin « qu'à la couleur qui fut celle du panache d'Henri IV se joignît celle de la liberté reconquise » ; dans son sillage, le duc de Choiseul-Praslin proposa qu'une cravate analogue fût accrochée aux drapeaux de l'armée de terre[49].
Le[50], l'Assemblée décida que le pavillon national serait blanc avec un quartier tricolore (les détails furent renvoyés au comité de marine). L'ordonnance du[51] créait : unpavillon de beaupré (pour les cérémonies officielles, à l'avant des navires de guerre) à trois bandes verticales rouge blanche et bleue ; un pavillon ordinaire de poupe, ce dernier était blanc, couleur de la France, et il portait un canton à trois bandes verticales rouge, blanche et bleue. Le canton rectangulaire était entouré d'un liseré blanc à l'intérieur et bordé à l'extérieur d'un liseré bleu à la hampe et rouge vers la partie flottante; ce second liseré était destiné à séparer les deux parties blanches du pavillon[48]. C'est le premier emblème national tricolore. Pour la disposition des couleurs, il est décidé d'avoir« rouge près de la hampe, blanc au centre, bande plus large que les autres, bleu à l’extérieur »[46].
C'est pour un second pavillon national tricolore adopté le (décret du 27pluviôsean II) que la disposition actuelle « bleu au mât, blanc au centre, et rouge flottant » a été adoptée. En effet, à cette date, les officiers de laMarine ne veulent plus hisser le drapeau blanc et s'impose aux députés un débat sur l'adoption d'un nouveau pavillon.André Jeanbon a une idée[52]. Il propose à l'Assemblée« l'adoption d'un pavillon formé des trois couleurs nationales […] qu'on ne puisse confondre avec celui d'aucune autre nation ». Immédiatement, cette suggestion est adoptée, précisant que,« disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu, et le rouge flottant des les airs », ainsi inversant la disposition de 1790[53].
L'assemblée chargea le grand peintre nationalJacques-Louis David de« fournir les dessins du nouveau pavillon à la nation ». Ce changement de pavillon devint effectif sur les vaisseaux à partir du (1er prairial[54]).
La Distribution des Aigles (1810), Jacques-Louis David.
Les drapeaux de l'armée de terre dès 1791, comme ceux de lagarde nationale à partir de 1789 (offerts par les quartiers de Paris), portent les trois couleurs, mais de diverses façons fantaisistes selon l'usage de l'époque. Ainsi, à labataille du pont d'Arcole,Napoléon Bonaparte brandit un étendard blanc ayant unfaisceau du licteur doré au centre, et quatrelosanges bleus et rouges dans les angles. Cette variété est conforme à la tradition des drapeaux. Elle est visible dès les origines (une cocarde, dont les couleurs étaient diversement superposées et non accolées dans un ordre uniforme).
Une première uniformisation des drapeaux régimentaires date de 1804 : carré blanc sur la pointe au centre et triangles alternés bleus et rouges dans les coins, inscriptions dorées au centre. Ils portait le nom d'aigles, par référence à celles imitées de l'Empire romain qui couronnaient la hampe.
Le dessin à bandes verticales des pavillons est adopté pour les drapeaux de l'armée de terre en 1812, avec inscriptions dorées sur le blanc.
Exemple de drapeau régimentaire en vigueur entre 1804 et 1812. Ici, la Garde Impériale.
Au revers, la devise de la Grande Armée et l'unité.
En dépit du fait que l'armée et une grande partie du pays répugnaient à abandonner le drapeau tricolore[56], laRestauration rétablit en1814 ledrapeau blanc.
En 1793, les couleurs dites nationales (bleu foncé, blanc et rouge) remplacent l'habit de l'infanterie de ligne. Voulant rompre avec les souvenirs napoléoniens, Louis XVIII, le supprime les régiments, crée deslégions départementales qu'il habille en blanc et abolit la conscription. L'ordonnance du transforme les légions en 60 régiments de ligne et 20 légers et rend au fantassin l'habit bleu. Avec un pantalon bleu, l'infanterie combat en Espagne et en Morée. En 1829, est adopté le pantalon rouge pour débarquer à Alger en 1830.Louis-Philippe, qui a combattu àValmy et àJemappes, restaure en 1830 sous lamonarchie de Juillet ledrapeau tricolore (ainsi que la cocarde). La hampe s'orne d'uncoq.
Larévolution de 1848 pencha un moment pour ledrapeau rouge, en référence au drapeau rouge arboré par la garde nationale en cas d’instauration de laloi martiale, invention de la Révolution française. Le drapeau rouge signe de laloi martiale fut utilisé le quand laGarde nationale ouvrit le feu sur unemanifestation auChamp-de-Mars. Le drapeau symbole de la répression du peuple insurgé est repris par celui-ci comme emblème. Cette inversion de sens du drapeau rouge relève d’un processus classique de la création et de l’appropriation des symboles. Le groupe ou la population en question prend comme emblème le symbole même de sa répression. Le drapeau rouge a par la suite été choisi par les résistants aucoup d’État de 1851, puis par laCommune de Paris en 1871 et par lesbolchéviques lors de larévolution de 1917.
Cependant, le poèteLamartine (né le jour de l'adoption du nouveau pavillon) impose le drapeau tricolore comme drapeau de laSeconde République issue de la révolution de 1848. Dans une harangue à la foule en 1848, le poète défendit le drapeau bleu-blanc-rouge, arguant qu'il « a fait le tour du monde avec la République et l'Empire, alors que le drapeau rouge n'a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple ». Le coq ornant la hampe est abandonné pour le fer de lance, toujours repris depuis.
En 1873, le retour à la royauté échoua à cause du refus intransigeant du prétendantlégitimiste au trône de France,Henri d'Artois, comte de Chambord, d’accepter le drapeau tricolore. Il exigeait au contraire le retour au drapeau blanc de l’Ancien Régime. Par lemanifeste du drapeau blanc du réitéré par lettre le, il refuse d'abandonner ledrapeau blanc pour le drapeau tricolore, héritage de laRévolution, ruinant les espoirs d'une restauration monarchique rapide (« Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV »).Charles Maurras écrira plus tard :« il a été prêtre et pape de la royauté plutôt que roi. » EnVendée, région de tradition royaliste (légitimiste), il fallut attendre 1916 pour que le drapeau tricolore fût admis dans l'enceinte des églises (voirUnion sacrée etClaire Ferchaud).
H. F. E. Philippoteaux :Lamartine repoussant le drapeau rouge à l’hôtel de ville, le.
L'avènement deLouis-PhilippeIer, devant l'hôtel de ville de Paris, le.
La Fayette donne l'accolade au duc d'Orléans au balcon de l'hôtel de ville.
Il n'existe pas de drapeau national, mais des armoiries royales qui servent de marques sur tout ce qui est royal (bâtiments, publications, sceaux, monnaies, etc.) avec une forme moderne qui ne comporte que trois fleurs de lys sur fonds d'azur. Chaque régiment a ses propres bannières, enseignes et livrées tirées qui en reprennent les couleurs.
Dans l'armée, des patrons généraux s'imposent dans la pratique autour du drapeau blanc. Les colonels des régiments utilisent des drapeaux blancs à croix blanche. La marine de guerre a un pavillon constitué des armes royales portées par deux anges, différent de celui de la marine marchande.
Décret des 21-23 octobre 1790 : Le pavillon de marine portera les trois couleurs nationales, suivant les dispositions et la forme que l'Assemblée nationale charge son comité de la Marine de lui proposer.
Décret de l'Assemblée constituante des 24- : est fixée la disposition des couleurs dans les différents pavillons des vaisseaux de guerre et des bâtiments de commerce : le rouge tenant au bâton, le blanc au milieu et le bleu à l'extrémité[57].
Décret du : l'art. 16 prescrit à tout homme résidant ou voyageant en France de porter la cocarde nationale ; toute autre cocarde est considérée comme un signe de rébellion, et tout individu qui s'est revêtu à dessein d'un signe de rébellion est puni de mort.
Décret du 27 pluviôse an II () : « Le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, posées verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu, et le rouge flottant dans les airs. »
Acte du Gouvernement provisoire du : « Le Gouvernement provisoire, ouï le rapport du commissaire provisoire du département de la marine, arrête, le pavillon blanc et la cocarde blanche seront arborés sur les bâtiments de guerre et sur les navires du commerce. »
Décret du : rétablissement du pavillon tricolore. Décret du 13- : abolition de la cocarde blanche, de la décoration du Lis, les ordres de Saint-Louis, du Saint-Esprit et de Saint-Michel. Ordonne d'arborer la cocarde nationale et le drapeau tricolore.
Décret des 9- : toute personne convaincue d'avoir enlevé le drapeau tricolore placé sur un monument public est punie conformément à l'art. 257 c. pén. (art. 4), et les communes qui ne se sont point opposées à cet enlèvement seront poursuivies en exécution de la loi du 10 vend. an 4, relatif à la responsabilité des communes (art. 5).
Ordonnance du : rétablissement des couleurs nationales.
Article 67 de laCharte constitutionnelle du. - « La France reprend ses couleurs. À l'avenir, il ne sera plus porté d'autre cocarde que la cocarde tricolore ».
Décret du 25 février 1848 : le drapeau tricolore est le drapeau national et les couleurs en seront rétablies dans l'ordre qu'avait adopté la République française.
Arrêté du, signé du délégué de la République au Département de la Police,Marc Caussidière : « Le drapeau bleu-rouge-blanc doit être arboré sans délai sur les monuments et établissements publics ». Cet ordre des couleurs est celui de la fête de la Fédération et des cocardes de l'Empire[58].
Décret du : « Le pavillon, ainsi que le drapeau national, sont rétablis tels qu'ils ont été fixés par le décret de la Convention nationale du 27 pluviôse an II… En conséquence, les trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, seront, à l'avenir, rangées dans l'ordre suivant : le bleu attaché à la hampe, le blanc au milieu et le rouge flottant à l'extrémité ».
Un pavillon est défini une première fois par l'Assemblée constituante, puis par le décret de laConvention nationale du 27 pluviôse an II (le 15 février 1794)[60] qui« supprime le pavillon décrété par l'Assemblée constituante » pour en mettre en place un nouveau à partir, dit-on, des dessins du peintreJacques-Louis David[61]. L'article 2 prévoit que« Le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, posées verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu, et le rouge flottant dans les airs. »[53], puis que« Les pavillons de beaupré et le pavillon ordinaire de poupe seront disposés de la même manière, en observant les proportions des grandeurs établies par l'usage. » et que« La flamme sera pareillement formée des trois couleurs, dont un cinquième bleu, un cinquième blanc, et les trois cinquièmes rouges. ». Cette disposition a été confirmée ensuite auXIXe siècle (notamment en 1836 par l'Amiral Duperré, ministre de la Marine), soit pour le pavillon : bleu 30 %, blanc 33 %, rouge 37 % ; et pour la flamme : bleu 20 %, blanc 20 % et rouge 60 %[62].Le grand pavillon qui surmonte l’ancienhôtel de la Marine,place de la Concorde, constitue une référence pour les autres édifices publics.[réf. nécessaire]
Spécification gouvernementale des couleurs du la drapeau.
Les nuances de couleurs à utiliser pour le drapeau français n'ont jamais été réglementées[63]. Elles sont toutefois définies dans les cahiers des charges des appels d'offres passés par les institutions françaises[63],[64].
Concernant le bleu, à partir du Second empire au moins, il semble d'usage d'avoir recours à une teinte « bleu marine » se rapprochant du « bleu nuit », comme en témoignent les publications officielles au sujet du pavillon de laMarine nationale depuis 1858[63],[N 4].
En 1974, une nouvelle teinte éclaircie « bleu roi », plus proche de celle dudrapeau européen, commence à être utilisée par la présidence de la République sousValéry Giscard d’Estaing[65],[66],[67]. Le rouge est également éclairci[67]. Le bleu marine continue à être utilisée par la Marine nationale[64].
Comparaison entre le drapeau bleu nuit (en bas) et la version éclaircie (en haut) utilisée notamment entre 1974 et 2020.
Les fabricants de drapeaux proposent alors deux versions différentes, et la variante éclaircie se répand sur les mairies et autres bâtiments publics[64]. En 2021, pour le bleu du drapeau, un fournisseurs des municipalités déclare utiliser le Pantone Reflex Blue pour la version éclaircie, et le Pantone 281 pour la version marine[64].
Les couleurs plus claires ont servi à l'élaboration de lacharte graphique de la communication gouvernementale mise en place en 1999. Il y est précisé que le bleu est lePantone Reflex Blue (identique à celui du drapeau européen) et que le rouge est le Pantone 032[68]. Elle est remplacée en 2020 par une charte utilisant des couleurs plus proches de celles du drapeau original (tout en restant toutefois plus vives)[69]. En 2024, une nouvelle charte graphique revient aux tons vifs, le« bleu France », #000091 enRVB hexadécimal, côtoyant le blanc #FFFFFF et le« rouge Marianne » #E1000F[70].
Dès la fin de l'année 2018, le présidentEmmanuel Macron, encouragé par le directeur des opérations de l'Élysée Arnaud Jolens, décide de cesser d'utiliser la version éclaircie pour ses allocutions télévisées. À partir de, le drapeau bleu marine est déployé sur tous les bâtiments de la présidence[71]. Ce retour des couleurs historiques, notamment lors des interventions du chef de l'État pendant près de trois ans, est passé relativement inaperçu jusqu'à la fin 2021 à la suite de la publication d'un livre relatant les coulisses del'Élysée[72],[73],[74],[N 5].
Ces couleurs sont depuis 2009 présentes dans la normeCouleurs de la défense nationale (NORMEDEF 0001) du ministère de la Défense qui traite notamment de la couleur des articles dont la réalisation est obtenue par teinture ou impression (dont les textiles)[75]. Elle évoque, pour les couleurs du « symbole national » : le bleu-violet sombre A503 (qui correspond à un « bleu éteint » spécifique aux drapeaux et étendards des unités), le bleu-violet foncé A535 (qui correspond au « bleu sombre » du pavillon et du drapeau), le blanc A665, et le rouge-orangé vif A805.
Dans les dernières éditions de l'Album des pavillons nationaux et marques distinctives éditées par leservice hydrographique et océanographique de la marine[76],[77], ces couleurs sont traduites approximativement comme étant, pour le bleu, la nuancePantone 282 C, et pour le rouge, le Pantone 186 C[N 6].
Les proportions du drapeau national ont un rapport de 2 : 3, soit 50 % plus long (le battant) que haut (le guindant) et les bandes des trois couleurs sont de largeurs égales[65]. Le drapeau de cérémonie est carré, les bandes des trois couleurs étant également de même largeur. Il comporte des franges, des inscriptions en or et une cravate tricolore avec une frange en or. Le pavillon national a également des proportion de 2 : 3, mais les bandes des couleurs ont des largeurs respectives de 30 %, 33 % et 37 % du battant (ce qui permet de les percevoir comme d'égales dimensions lorsque le pavillon flotte au vent)[65].
Le drapeau qui flotte sous l'Arc de triomphe, à Paris, est le plus grand : il est de taille 1, soit 9 m au guindant sur 13,50 m au battant[78]. Un drapeau de taille 2 est deux fois plus petit, un drapeau de taille 13, treize fois plus petit : c'est la taille la plus courante utilisée dans les administrations et armées. Seize tailles de pavillons sont répertoriés dans la marine.
Drapeau français souvent utilisé pour les interventions télévisées.
Parfois, à la télévision française, la bande blanche du drapeau placée derrière un locuteur est nettement plus étroite que les bandes colorées. Cela est fait pour compenser un cadrage resserré qui, sinon, ne laisserait voir que du blanc à l'écran[79],[80] (pendant les allocutions du président de la République par exemple).
Il y a souvent confusion entre drapeau et pavillon. Lepavillon, terme de marine, est toujours « frappé » sur unedrisse et les trois couleurs ne sont pas de même largeur ; ledrapeau peut être fixé à demeure sur une hampe ou être frappé sur une drisse et les trois couleurs sont de même largeur.
Ces règles sont communément admises au niveau international. Le drapeau tricolore flotte sur tous les bâtiments publics[85]. Traditionnellement sur les façades des grandes mairies françaises, il flotte auprès des drapeaux européen et régional. Les honneurs lui sont rendus selon un cérémonial très précis. Lorsque leprésident de la République s'exprime publiquement, le drapeau français est souvent placé derrière lui. En fonction des circonstances, on trouve aussi le drapeau européen ou le drapeau d'un autre pays. En,Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, fait introduire le drapeau français au sein de l'hémicycle, derrière le perchoir. Dans les mois qui suivent, son successeur,Bernard Accoyer, inscrit à l'ordre du jour du bureau l'ajout du drapeau européen, suscitant des divisions[86].Nicolas Sarkozy est le premier président français à poser avec le drapeau européen pour sa photographie officielle[86].
Le drapeau français sur la façade d'un bâtiment public.
Le drapeau est déployé dans la plupart des cérémonies officielles, qu'elles soient civiles ou militaires, lors des commémorations nationales. La soprano américaineJessye Norman, fréquemment appelée à se produire lors d'événements publics ou de cérémonies, a célébré en juillet 1989 le bicentenaire de laRévolution française sur laplace de la Concorde à Paris, en chantantLa Marseillaise, drapée dans une robe aux couleurs du drapeau français imaginée par le styliste d'avant-gardeJean-Paul Goude.
Le drapeau est hissé jusqu'en haut du mât, puis abaissé de l'équivalent de la hauteur du drapeau (comme si le drapeau invisible du défunt était fixé au-dessus du drapeau), quand on abaisse le drapeau on fait de même, c'est-à-dire que l'on remonte le drapeau jusqu'en haut avant de le descendre[85]. À l'intérieur, avec une hampe trop courte pour permettre lamise en berne, ou si drapeau est porté, on met une boucle de crêpe noir - une cravate - fixée au sommet de la hampe, et dont les volants tombent vers le sol.
En, un accord a été donné par le ministre de l’Intérieur,Jean-Pierre Chevènement, pour l'extension de ce privilège aux titulaires de la médaille de la Reconnaissance de la Nation[88] (ex. TRN). Par ailleurs, il a été décidé de conférer le même honneur aux anciens réfractaires auService du travail obligatoire (STO).
La famille du défunt doit le signaler à l'entreprise de pompes funèbres qui se chargera, de fournir et poser le drapeau tricolore sur le cercueil et éventuellement le coussin pour les décorations. Elle doit aussi contacter l'association, dont le défunt était adhérent, afin qu'elle envoie une délégation et le porte-drapeau.
Le drapeau de la France doit toujours être mis tête en haut.[Comment ?] Le faire tenir à l'envers est un signe de détresse (en mer par exemple) ou est considéré comme une marque d'irrespect.
Lorsque plusieurs drapeaux sont montés avec celui français, ce dernier doit toujours être à la place d'honneur. Avec deux drapeaux : sur des hampes croisées, le drapeau qui se trouve à la place d'honneur est situé à droite (à gauche de l'observateur). L'autre drapeau est à gauche (à droite de l'observateur). Avec trois drapeaux : la place d'honneur est au centre. Avec quatre drapeaux : le drapeau français est le premier à gauche de l'observateur. Enfin, avec plus de quatre drapeaux : ils sont disposés en file indienne sur des mâts distincts et d'égale hauteur. La place d'honneur est au bout de la file, à la gauche de l'observateur, puis les autres drapeaux se présentant dans l'ordre alphabétique de leur nom s'ils sont de même rang. Si les mâts sont disposés de telle façon que celui du centre est plus haut, le drapeau d'honneur y sera hissé. Il en va de même sur une façade, sur un toit. Dans le cas où cinq drapeaux ou plus sont présents dans une rangée, le drapeau français doit être doublé à chaque extrémité de la ligne[85].
Deux drapeaux ne sont jamais arborés sur un même mât, l'un au-dessus de l'autre[89].
Le drapeau national tricolore a lapréséance sur tous les autres sur le territoire de la République française[85].
Les grands ensembles n'ont pas forcément préséance : les drapeaux de même rang ont droit aux mêmes marques d'honneur. Ils doivent être de dimensions identiques et être hissés à la même hauteur.
Les drapeaux actuels ont toujours préséance sur les drapeaux historiques, y compris dans un lieu historique précis.
dans une salle ou lors d'une réunion : à l'intérieur ou à l'extérieur, le drapeau doit être fixé au mur à une hauteur convenable, soit à l'arrière ou au-dessus du président, du conférencier, soit à l'endroit le plus honorifique. Le côté que l'on fixe à la drisse se place à la gauche de l'observateur ou au-dessus ; le canton d'honneur est à la gauche de l'observateur, que le drapeau soit déployé horizontalement ou verticalement ;
attaché à une hampe : à l'intérieur, le drapeau est le plus souvent attaché à une hampe posée sur un piédestal, à une hauteur suffisante pour l'empêcher de toucher le sol. Cela s'applique aussi pour le déploiement dans les défilés ;
en travers d'une rue ou d'une salle : au-dessus d'une rue, le drapeau est suspendu au centre. Le côté que l'on fixe à la drisse se trouve en haut, le canton d'honneur orienté vers le nord dans les rues allant de l'est à l'ouest, et vers l'est dans les rues allant du nord au sud. Au-dessus d'un trottoir, le canton d'honneur doit être orienté vers la rue ;
sur les véhicules : le drapeau doit être placé à droite du véhicule ;
sur les fuselages : c'est le revers qui doit apparaître sur côté tribord, et l'avers sur le côté bâbord, comme si c'était l'arête de la dérive qui faisait office de hampe ;
sur les habits : si le drapeau est cousu sur les manches, c'est le revers qui doit apparaître sur la manche droite, et l'avers sur la manche gauche (comme si c'était l'avant du corps qui faisait office de hampe).
Il existe un diplôme d'honneur de porte-drapeau régi par un arrêté du[90],[91].
Le drapeau ne peut être incliné (mis à l'horizontale) par le porte-drapeau que lors de la « sonnerie aux morts », devant lePrésident de la République[92] et pendant une messe catholique, devant leSaint-Sacrement, en particulier devant l'élévation de l'eucharistie.
Le, lors d'un match France-Algérie au stade de France,La Marseillaise a été sifflée, en présence du Premier ministreLionel Jospin. À la suite de cet incident, le délit d'outrage au drapeau tricolore ou à l'hymne national a été introduit à l'article 433-5-1 du Code pénal par une loi du relative à la « sécurité intérieure ».
À Toulouse, après la victoire de l'Algérie face à l'Égypte dans un match joué au Soudan pour les qualifications du Mondial 2010, le drapeau tricolore de la mairie a été arraché et remplacé par le drapeau algérien[93].
En, le quotidienMétro a diffusé une photographie montrant un jeune s'essuyant les fesses avec le drapeau tricolore. Le gouvernement a alors décidé de compléter les textes réprimant l'outrage au drapeau français : cela a abouti au décret du (voir plus haut) punissant même les actes privés si leur auteur leur donne une diffusion publique.
Après lesattentats du 13 novembre 2015 en France, le gouvernement demande aux citoyens de pavoiser leurs maisons à l'occasion de l'hommage rendu aux victimes aux Invalides le.
Variations du drapeau tricolore : cas particuliers
Le pavillon particulier[94] apparaît pour la première fois avec le décret du qui précise : « Le bâtiment monté par le président de la République arbore au grand mât le pavillon carré aux couleurs nationales, au centre duquel ses lettres initiales sont brodées en or. Toute autre marque distinctive est alors rentrée. L’embarcation montée par le président de la République porte le même pavillon à l’avant et le pavillon national à la poupe. »
Pendant laSeconde Guerre mondiale,Philippe Pétain fait ainsi frapper le blanc de son pavillon personnel de son bâton demaréchal, orné d’uneFrancisque et surmontant ses sept étoiles de maréchal[94]. Mais le drapeau de la France pendant lerégime de Vichy est le drapeau tricolore sans marque distinctive particulière[59].
Le généralde Gaulle choisit de prendre comme symbole de laFrance libre le drapeau français orné d’unecroix de Lorraine. Ce drapeau est le symbole de laRésistance française et de laLibération. Il est plus tard utilisé comme fanion de voiture par Charles de Gaulle, en tant que président de la République.
Les documents officiels suivants définissent certains usages relatifs aux drapeaux dans l'armée française :
la circulaire 249/DEF/CEMM[97] du, définit, pour la marine, par référence aux textes interarmées, les unités qui peuvent se voir attribuer un drapeau ;
Le régiment ayant le plus d'inscriptions sur son drapeau est celui du2e régiment d'infanterie de marine. Il porte 15 noms de batailles dans ses plis ainsi que l'inscriptionA.F.N. .
Pavillon de la Marine nationale. Dimensions 30/33/37 - Ratio 2 : 3.
En mer, depuis leSecond Empire, les bateaux français, civils ou militaires, arborent un pavillon national un peu différent du drapeau. Les proportions des couleurs nationales du pavillon français sont alors : 30/33/37. La bande bleue est légèrement plus étroite que la bande blanche et la blanche légèrement plus étroite que la bande rouge. Ainsi, en flottant, les trois bandes paraissent égales[100]. Ce type de dessin, corrigeant uneffet d'optique dû au mouvement du drapeau ou du pavillon, se retrouve enScandinavie, enFinlande (croix décalée), auJapon (anciens drapeaux et drapeau de la marine de guerre), auPortugal, auBangladesh, àPalau et auGroenland.
À la mer, le pavillon national est hissé en permanence soit au mât de pavillon à la poupe, soit dans la mature à la corne la plus à l'arrière. Au mouillage sur rade foraine ou à quai, le pavillon national est hissé au mât de pavillon à la poupe. À l'étrave (la proue), un pavillon plus petit ou une marque distinctive est hissé au mât de beaupré. Les couleurs sont battantes du lever du soleil au lieu où l'on se trouve et au plus tôt à 8 heures, jusqu'à l'heure du coucher du soleil et au plus tard à 20 heures. Les couleurs sontenvoyées le matin à l'assemblée en présence de tout l'équipage qui se découvre, contrairement aux autres armées où l'on salue. Le soir, elles sontrentrées en présence du personnel de service qui se découvre.
Dans le cadre des commémorations de laPremière Guerre mondiale, certaines fleurs utilisées comme symboles sont parfois associées aux couleurs du drapeau national. Lebleuet pour le bleu, lelys ou la marguerite pour le blanc et le coquelicot pour le rouge[101],[102],[103].
Dans d'autres symboles officiels de la République française
La France n'a pas d'armoiries officielles car elles ont été considérées comme liées à la royauté. Aux fenêtres et balcons des édifices publics comme les mairies ou les préfectures, les drapeaux sont souvent soutenus par un porte-drapeau, généralement orné d'un écusson tricolore avec le sigle « RF » et des palmes.
Elle est composée des trois couleurs du drapeau de la France, avec le bleu au centre, le blanc ensuite et le rouge à l'extérieur. Lescocardes des aéronefs britanniques ont été dessinées en utilisant les couleurs françaises mises à l'envers : rouge-blanc-bleu.
De même que les insurgés de 1789 arboraient des cocardes tricolores, lesFFI de 1944 portaient des brassards bleu-blanc-rouge.
En France, l’écharpe tricolore est un symbole des élusdéputés,sénateurs,maires et dans certains cas, adjoints et conseillers municipaux. Le port et l'usage de l'écharpe tricolore est régi par le décretno 2000-1250 du (Journal officiel du).
Brièvement, le port de l’écharpe par tous les élus s’effectue sur l’épaule droite au côté gauche. Pour les parlementaires, le bord rouge doit être près du col (formant ainsi, lues de gauche à droite, les couleurs bleu-blanc-rouge). À l’inverse, les élus communaux (les maires, leurs adjoints et les conseillers municipaux) portent l’écharpe avec le bord bleu près du col.
Cette différenciation présente l’avantage de distinguer d’un simple coup d'œil un parlementaire d’un maire, sachant qu'en cas de cumul de mandat (député-maire, sénateur-maire) c’est le mandat national qui prévaut.
Deux autres catégories portent à l’occasion de l'exercice de certaines de leurs prérogatives, une écharpe tricolore, les commissaires de police en leur qualité de magistrats civils et les officiers de police judiciaire notamment en matière de maintien de l’ordre.
Legouvernement français s'est doté en, sous legouvernement Jospin, d'unlogotype rappelant le drapeau du pays sous la forme d'un rectangle allongé où la partie blanche prend la forme d'une effigie deMarianne vue de profil etcontournée, c'est-à-dire regardant vers la droite. Sous le rectangle figure la devise de la République« Liberté • Égalité • Fraternité » et sous une deuxième ligne la mentionRépublique Française.
De nombreuses nations (d'anciennes colonies africaines par exemple) ont adopté le modèle tricolore vertical (la norme auparavant était le drapeau horizontal)[104].
En 1831, laBelgique indépendante desPays-Bas adopte la disposition enbandes verticales en référence aux couleurs du duché de Brabant. La mythologie patriotique belge veut que ce drapeau tricolore, repris en1830, ait déjà été celui de la révolution brabançonne de 1787-1790.De 1830 à 1831, les couleurs étaient horizontales. Les couleurs horizontales ont été d'usage jusqu'en 1832.
L'État libre d'Irlande fait un usage officiel du modèle tricolore à partir de sa création en 1922. Il est confirmé comme drapeau officiel dans la constitution de décembre 1937. L'usage des trois couleurs estattesté depuis 1830[réf. souhaitée], quand des patriotes irlandais fêtent le retour au drapeau tricolore en France après lesTrois Glorieuses. Le drapeau dans sa disposition actuelle est déployé pour la première fois de manière certaine en 1848 par le mouvement « Jeune Irlande » ; il est possible qu'il ait été utilisé quelques années plus tôt. Il flotte sur laPoste centrale de Dublin et sur les positions tenues par les troupes républicaines lors de l'insurrection de Pâques 1916 quand est proclamée laRépublique irlandaise. Il reste le drapeau officiel quand l'Irlande devient une république en 1949. Il a été longtemps interdit dans lesSix Comtés du Nord, sous souveraineté britannique.
Lesdrapeaux de la Roumanie et de la Moldavie reprennent les couleurs historiques des anciennes principautés (attestées bien avant la révolution française) mais dans une disposition verticale adoptée en 1848/1866 et peut-être influencée par le modèle français.
LaCôte d'Ivoire, leSénégal et leMali se sont inspirés du drapeau tricolore français pour leurs drapeaux. Les couleurs dudrapeau du Tchad ont été choisies par le dernier gouverneur français, sur le modèle du drapeau français.
Ledrapeau de la Thaïlande, adopté en 1917 par le roi thaïlandaisRama VI, est influencé par le graphisme moderne des drapeaux européens qui étaient presque tous composés de bandes horizontales ou verticales. Le drapeau comporte des bandes rouges, blanches et bleue symbolisant respectivement la nation, la religion et la monarchie (le bleu était la couleur du roi Rama VI). Selon Sylvie Bednar dans son ouvrageLes Drapeaux du monde expliqués aux enfants[106] les bandes colorées du drapeau sont un hommage auxForces alliées : Français, Britanniques, Américains et Russes qui possèdent tous les quatre ces couleurs sur leurs drapeaux respectifs[réf. à confirmer].
La couleur bleue de la croix ajoutée auDannebrog danois a été choisie par lesNorvégiens notamment pour faire référence aux couleurs françaises (et américaines), symbole de liberté à l'époque[réf. nécessaire].
L'Iowa, État du centre desÉtats-Unis, possède un drapeau tricolore. LesFilles de la révolution américaine sont à l'origine de ce drapeau où l'on voit unpygargue à tête blanche tenant dans son bec une banderole portant la devise de l'État. Le bleu et le rouge furent ajoutés à la ratification du drapeau en 1921, de sorte que les couleurs de ce dernier devinrent celles du drapeau tricolore français, pour commémorer le passé de l'Iowa dans l'Amérique du Nord française.
Ledrapeau de New York créé en 1915 reprend le modèle français mais avec les anciennes couleurs des Pays-Bas.
À l'exception de celui de laPolynésie française, lesdrapeaux des outre-mer sont non officiels. LaNouvelle-Calédonie utilise le drapeau français et le drapeau kanak, bien que cet usage n'ait pas été acté par une loi de pays. Le drapeau des îlesWallis-et-Futuna, archipel de l'océan Pacifique, ne dispose pas de statut officiel. Le drapeau tricolore, placé dans le haut à gauche et séparé du reste du drapeau par une fine ligne blanche, fut ajouté en 1959, lorsque les îles optèrent pour le statut deterritoire d'outre-mer. Le carré, formé par quatre triangles isocèles congrus, représente les rois des trois principales îles — Uvea (Wallis), Futuna et Alofi — et la France.
Le drapeau français porté par un supporteur auStade de France.
Les couleurs de la tenue des équipes nationales françaises de différents sports font référence à celle du drapeau. C'est en raison de la couleur de leur maillot que les sportifs des équipes de France sont maintenant surnommés « les Bleus ». Auparavant, ils étaient appelés « les Tricolores ».
Le drapeau est régulièrement utilisé à des fins de communication ou de publicité, soit en entier, soit de manière partielle, ou comme une simple évocation par l'intermédiaire de ses couleurs. Nombre de fédérations françaises de sport ont ainsi un logo comportant une référence au drapeau, par exemple la FFE (Fédération française d'équitation).
Comme pour les fédérations françaises de sport, nombre de compagnies commerciales françaises ont des logos comportant une référence au drapeau :
Air France : le logo, basé sur les couleurs nationales, reproduit sur l'empennage et le fuselage des avions, souligne "non seulement l'identité française, mais également les valeurs et l'histoire de la Compagnie qui fête ses 75 ans : le bleu marine, prédominant depuis la naissance d'Air France, évoque le capital historique de la marque et l'efficacité de la Compagnie ; le blanc, couleur de l'exigence, suggère le bien-être et l'art du voyage à la française ; l'accent rouge vif, ponctue et dynamise la marque, soulignant à la fois le chic français et l'attention portée aux clients d'Air France par le personnel de la Compagnie, en aéroport et en vol. (Extrait du communiqué Air France, du mercredi)
TF1, première chaîne de télévision généraliste française privée. Le logo adopté depuis 1990 représente le sigle TF1 inscrit en blanc dans un rectangle partagé en deux couleurs : le bleu et le rouge.
Française des jeux, entreprise publique française détenue à 72 % par l'État qui lui a confié le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur tout le territoire national. Le logo représente un trèfle blanc à quatre feuilles sur fond bleu. L'une des feuilles possède un carré rouge.
FRAM,voyagiste français indépendant fondé en 1949. Leur logo, composé de trois cocotiers, a été abandonné en 2006.
ECF (École de conduite française)
Crédit immobilier de France : spécialiste du crédit à l'habitat indépendant. Son logo représente une clé sur un fond bleu de forme carrée. En ce qui concerne la clé : l'anneau et la tige sont blanches, le panneton est rouge.
la Fédération duScoutisme français dispose d'un logo basé sur les couleurs du drapeau tricolore. La plupart des équipes nationales des associations membres portent un foulard scout déclinant les couleurs du drapeau français ;
laSociété française de vexillologie (association des passionnés de drapeaux, représentante de la France au sein de laFédération internationale des associations vexillologiques) possède un drapeau créée par son fondateur, le baronPinoteau, conçu sur le modèle des drapeaux militaires d'ancien régime et associant ainsi les trois couleurs dans une disposition historique (Croix blanche délimitée par un filet alternativement rouge et bleu. Ces filets sont séparés des cantons écartelés bleus et rouges par un filet blanc. Proportions 9-1-1-5-1-1-9).
l'Union pour un mouvement populaire (UMP). Son logo représente un arbre de la liberté blanc inscrit au milieu d'un rectangle partagé en deux par deux couleurs : le bleu et le rouge ;
leFront national (FN). Son logo représente une flamme composée de trois flammèches de couleurs différentes : le bleu, le blanc et le rouge. Le FN organise également laFête des Bleu-blanc-rouge en référence au drapeau national.
LeParti radical, parti le plus ancien de France (fondé en 1901). Son logo représenteMarianne en bleu et blanc sur un fond rouge de formehexagonale en référence à la France.
la médaille dumeilleur ouvrier de France décernée par la Société des meilleurs ouvriers de France est composée d'un ruban tricolore. L'ouvrier a le droit de porter une veste blanche au col tricolore. L'ouvrier récompensé conserve son titre à vie avec l'indication de sa promotion (l'année d'obtention).
À la suite desattentats meurtriers commis à Paris le vendredi 13 novembre 2015, de nombreux monuments emblématiques à l'étranger ont été illuminés aux couleurs du drapeau de la France : le nouveau Word Trade Center à New York, le Christ rédempteur à Rio de Janeiro, la tour CN de Toronto (Canada), un immeuble à Taipei (Taïwan), l'opéra de Sydney (Australie), la Tour « Oriental Pearl TV » à Shangaï (Chine) ou encore le Sénat mexicain[113].
Œuvres littéraires, artistiques et prouesses techniques
Tricolore, le drapeau est très rarement représenté sur les pièces de monnaie, unicolores par définition (ou bicolores gris-jaune depuis 1988). Il figure cependant en bonne place sur la face nationale des pièces de10[114],[115],20[116],[117] et50[118],[119] centimes d'euros ainsi que sur la pièce de 10 euros à l'Hercule[120] gravée parJoaquin Jimenez (en argent, émise en 2012, elle a cours légal en France). Comme en héraldique, les couleurs sont représentées par des hachures conventionnelles ; tout l'arrière-plan, derrière les personnages, représente les trois couleurs : des hachures horizontales pour le bleu sur le tiers gauche, un fond uni pour le blanc sur le tiers médian, des hachures verticales pour le rouge sur le tiers droit.
Alphonse de Lamartine dans son discours du 25 février 1848 a déclaré : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en91 et93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ! »
↑Grégoire de Tours, décrivant les événements qui précèdent labataille de Vouillé, dit bien que ClovisIer s'est rendu à labasilique Saint-Martin de Tours pour y recevoir un signe, mais ne parle pas de la chape. En revanche, il indique que le roi franc reçoit de l'empereurAnastaseIer la pourpre (manteau carmin-violet) de consul impérial (Histoire des Francs, livre II).
↑Notamment le gendarme Étienne-Claude Bénéton de Moranges, dans sonTraité des Enseignes militaires (1750), cité parJean Rey,Histoire des drapeaux, des couleurs et des insignes de la monarchie française,vol. 2, Paris, Techener,,p. 417).
↑Cf.Chroniques de Saint-Gall :« les rois de France avaient coutume d'appeler du nom de chapelle(sancta sua) à cause de la chape de Saint Martin, qu'il portaient ordinairement à la guerre pour leur défense et ruine de leurs ennemis » (Chron. Lib. II, de rebus Caroli Magni) ; Walafrid Strabon :« Anciennement, les chapelains ont été ainsi appelés à cause de la chape de Saint Martin, laquelle les rois de France portaient pour secours et pour la victoire aux guerres ; et ceux qui la portaient et gardaient avec les autres reliques des saints ont été appelés chapelains. » (capit. ultimode exordiis et incrementis rerum ecclesiasticarum) ; Honoré d'Autun :« La chape de Saint Martin, était portée devant les rois de France allant à la guerre pour étendard, et par le moyen d'icelle remportaient la victoire, et surmontaient leurs ennemis ». (In speculo ecclesiæ; sermone de Marino episcopo). Ces trois citations sont tirées deConstant Leber,Des cérémonies du sacre, ou Recherches historiques et critiques sur les mœurs... dans l'ancienne monarchie, Paris, Baudoin Fr.,,p. 145.
↑Même si les premières éditions desAlbums des pavillons publiés par la Marine nationale ne précisent pas de nuances.
↑On peut notamment y lire ce verbatim d'Arnaud Jolens : « Giscard avait changé ce bleu pour des questions esthétiques lors du rapprochement avec l’Europe, mais le drapeau que tous les présidents se traînaient depuis n’était pas le vrai drapeau français. »
↑Les nuancesPantone correspondant elles-mêmes à un procédé spécifique d'impression, les équivalents pour l'impression enquadrichromie (CMYK) donnés dans l'album (100-70-0-50 pour le bleu et 0-90-80-5 pour le rouge) le sont approximativement et correspondent à une interprétation parmi d'autres.
↑G. Pagani,Cenno storico dello stemma di Milano. Dedicato all'onorevole consiglio comunale della città di Milano,p. 12, Enrico Reggiani impr.,Milan, 1903.
↑Geoffroi Maleterre,De rebus gestis Rogerii Calabriae et Siciliae comitis et Roberti Guiscardi ducis fratris eius., II, 33,Mileto, 1099.
↑Ph. Contamine,Prodige et propagande. Vendredi 20 août 1451, de 7 h à 8 h du matin : le ciel de Bayonne, in B. Ribémont,Observer, lire, écrire le ciel au Moyen Âge,p. 63-86, Paris, 1991.
↑abc etdJeanne d'Arc citée par le greffier duroi Guillaume Manchon,BNF, côte ms. lat. 8838., Sixième interrogatoire privé du procès d'office, Prison du château deRouen, 17 mars 1431, in E. O'Reilly,Les deux procès de condamnation, les enquêtes et la sentence de réhabilitation de Jeanne d'Arc, t. I,Plon,Paris, 1868.
↑a etbJeanne d'Arc citée par le greffier duroi Guillaume Manchon,BNF, côte ms. lat. 8838., Sixième interrogatoire privé du procès d'office, Prison du château deRouen, 27 février 1431, in E. O'Reilly,Les deux procès de condamnation, les enquêtes et la sentence de réhabilitation de Jeanne d'Arc, t. I,Plon,Paris, 1868.
↑« Projet de décret du comité militaire sur la forme du pavillon national, lors de la séance du 24 octobre 1790 »,Archives Parlementaires de la Révolution Française, 1 (1787-1799),t. 20,,p. 16(lire en ligne)
↑Emmanuel de Waresquiel,Talleyrand : Le Prince immobile, Fayard, 2003,p. 455
↑Décret sur la forme du pavillon national, lors de la séance du 24 octobre 1790. In: Archives Parlementaires de 1787 à 1860 - Première série (1787-1799) Tome XX - Du 23 octobre au 26 novembre 1790. Paris : Librairie Administrative P. Dupont, 1885.p. 16-17.
Bernard Richard,Petite histoire du drapeau français, CNRS éditions, 2017, 156 pages.
Hervé Pinoteau,Le Chaos français et ses Signes. Étude sur la symbolique de l'État français depuis la Révolution de 1789. Loudun, PSR, 1998; 516 pages et 10 planches.
Bernard Richard,Les Emblèmes de la République, Paris,CNRS Éditions, 2012, chap. V, pages 169 à 195 : « Le drapeau tricolore et ses principaux rivaux, le blanc et le rouge »(ISBN9782271072993).