la vallée de la Drôme et leDiois au pied du Vercors (où se situent les plus hauts sommets du département), zone géographique de transition avec le sud ;
Le département très étendu et au relief tourmenté appartient au massif des Alpes occidentales intégrant les Préalpes duVercors, Diois,Dévoluy,Baronnies à l'est et la vallée du Rhône à l'ouest. Le point culminant est situé dans lemassif du Dévoluy à 2 453 m, lerocher Rond.
Leclimat de la Drôme est de type méditerranéen au sud. Au nord de la plaine de Valence, qui marque la transition, il est de type méditerranéen altéré avec des influences océaniques tandis qu'au sud de la plaine de Valence, il est de type méditerranéen franc[2]. Le climat de type montagnard est marqué à l'est du département dans tout l'arrière-pays montagneux, massifs du Vercors, du Diois - et des Baronnies (Préalpes).
Dans la vallée du Rhône, certains locaux et naturalistes fixent ledéfilé de Donzère comme limite de la végétation méditerranéenne[3] mais ce phénomène est en réalité davantage lié à la nature du sol. En effet, à cet endroit la quantité dechênes verts, descistes, desrolliers d'Europe et autres espèces typiquement méditerranéennes devient moins importante. Dans l'arrière-pays Vercors / Diois la limite de végétation entre Alpes du Nord et Alpes du Sud se situe sur la latitude ducol de Rousset et s'exprime par une limite pluie/neige et un ensoleillement plus marqués.
Malgré d'importantes différences intérieures et variabilité d'une année sur l'autre, l'ensoleillement annuel est estimé de 2000 à 2800 heures environ du nord au sud[4]. Il est en moyenne de 2500 heures par an à Valence. En 2020, la Drôme occupe la 8e place des départements les plus ensoleillés de France, entre la Haute-Corse et la Corse-du-Sud[5].
Il existe deux types de vents principaux : le mistral (vent du nord) et le marin (vent de sud). Le mistral assèche l'air tandis que le marin apporte de l'air doux et humide deMéditerranée. Ces vents peuvent être violents, notamment envallée du Rhône.
Lapluviométrie annuelle est assez importante : environ750 à 950mm pour les stations de plaine[6],[7]. Les pluies sont assez bien réparties sur les 12 mois de l'année au nord et prennent de plus en plus d'importance en automne tout en devenant de plus en plus rares l'été et l'hiver (les deux saisons sèches) en allant vers le sud.
Les limites du département furent plusieurs fois modifiées à la suite de l'annexion duComtat Venaissin en1792 puis de la création du département deVaucluse en1793. Les villes deCarpentras etValréas, notamment, firent partie de la Drôme de façon éphémère. Ces modifications créèrent uneenclave de Vaucluse (canton de Valréas) dans la Drôme, une des deux seules enclaves de ce genre persistantes enFrance avec celles du département des Hautes-Pyrénées dans le département des Pyrénées-Atlantiques (mais il en existait beaucoup sous l'Ancien Régime : voir notamment la pageEnclave des papes).
Les habitants de la Drôme sont lesDrômois. En 2023, le département de la Drôme comptait officiellement 524 207 habitants.
En cinq ans, de 2013 à 2018, sapopulation a diminué de près de 4 200 unités, c'est-à-dire de plus ou moins 840 personnes par an. Mais cette variation est différenciée selon les 363 communes que comporte le département.
Évolution de la population [ modifier ], suite (1)
1851
1856
1861
1866
1872
1876
1881
1886
1891
326 846
324 760
326 684
324 231
320 417
321 756
313 763
314 615
306 419
Évolution de la population [ modifier ], suite (2)
1896
1901
1906
1911
1921
1926
1931
1936
1946
303 491
297 321
297 270
290 894
263 509
263 750
267 080
267 281
268 233
Évolution de la population [ modifier ], suite (3)
1954
1962
1968
1975
1982
1990
1999
2006
2011
275 280
304 227
342 891
361 847
389 781
414 072
437 778
468 608
487 993
Évolution de la population [ modifier ], suite (4)
2016
2021
2023
-
-
-
-
-
-
508 006
519 458
524 207
-
-
-
-
-
-
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[11] − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[12] puis population municipale à partir de 2006[13].)
L'essentiel de l'économie drômoise se situe à l'ouest du département, le long du Rhône. Cette zone, qui concentre la majorité de la population du département, est en outre desservie par des voies de communication majeures comme l'autoroute A7 ainsi que par les lignes ferroviairesLGV Rhône-Alpes etLGV Méditerranée. L'activité économique de la régionvalentinoise a été dynamisée par la mise en service de la gare deValence TGV en2001.
L'agriculture du département est caractérisée par ses nombreuses petites exploitations aux cultures très diverses (fruits et légumes, vigne, plantes aromatiques et médicinales, fruits à noyau, élevage…) sauf dans la plaine de Valence et la Valdaine près du Rhône, où l'on trouve uneagriculture intensive sur de grandes parcelles, dans des territoires déboisés et dénués de chemins de promenade à la différence de la frange est du département et de la Drôme provençale.
L'arboriculture fruitière a beaucoup souffert du virus de lasharka et, à la suite de l'extension de la maladie dans les exploitations environnantes de la station de l'INRA auDomaine de Gotheron (Saint-Marcel-lès-Valence) est née une polémique sur la présence et l'origine de ce virus sur le territoire français. Des producteurs privés ont engagé des poursuites contre l'INRA et l'État.
En mars 2012, le tribunal administratif de Marseille a relevé dans son jugement que l'INRA a importé des milliers d'arbres de plusieurs variétés en provenance de pays d'Europe de l'Est fortement touchés par le virus de la sharka[14].
La Drôme est aussi le deuxième département biologique de France après leVar (17,7 %) avec 16,5 % de sa SAU certifiée[réf. souhaitée]. Chaque année, le département participe au Salon International de l'Agriculture.
Les stations de la Drôme proposent des activités neige l'hiver (ski alpin, ski nordique, chiens de traîneaux, raquettes…) et des activités ludiques et familiales l'été (Dévalkart, trottinettes de descente, luge sur rail…).
En bleu : romand (francoprovençal, arpitan) ; en jaune : occitan.
La Drôme relève de deux anciennes aires linguistiques : la plus grande partie du département, au sud, était dans l'aire de locution de l'occitan et la pointe nord du département dans celle dufrancoprovençal[26] (plus récemment dénommé « romand » ou « arpitan »). Ces deuxlangues minoritaires sont classées parmi leslangues romanes.
L'appellation imprécise de « drômois » est parfois utilisée. Cependant, dans la classificationlinguistique (dialectologique), il n'existe pas un idiome « drômois » qui coïnciderait avec les limites du département. Les parlers de la Drôme sont classés de la manière suivante :
Au nord de la rivière Isère, lefrancoprovençal couvre la Drôme des Collines. On y parlait le dialectedauphinois.
L'occitan de la Drôme appartient au dialectevivaro-alpin, qui s'étend du Vivarais, d'Yssingeaux et de Saint-Bonnet-le-Château à l'ouest jusqu'auxAlpes italiennes à l'est, en passant par la Drôme. Le vivaro-alpin se divise lui-même en deux sous-dialectes :
Le vivaro-dauphinois, qui couvre l'ensemble de la Drôme et le nord du Vivarais (ou nord de l'Ardèche) ainsi que les régions d'Yssingeaux (Haute-Loire) et de Saint-Bonnet-le-Château (Loire).
L'alpin, qui couvre surtout les Alpes du Sud (en France et en Italie) et qui frôle l'est de la Drôme.
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La Drôme est un département à la biodiversité exceptionnelle, à la limite entre les influences méditerranéennes au sud, montagnardes à l'est, et océaniques au nord-ouest. On y rencontre donc une diversité faunistique unique, entre les hauteurs duVercors et les garrigues deMontélimar.
On peut également noter la présence ponctuelle de petites populations plus ou moins naturalisées deDaim européen et deCerf sika dans lesChambarans et l'ouest duVercors. Ces populations sont possiblement éteintes aujourd'hui.
Les grands prédateurs sont également bien présents sur le territoire drômois. LeLoup gris y est de retour depuis la fin des années 1990. Le département abrite une population aujourd'hui[Quand ?] assez importante, avec au moins une vingtaine de meutes[réf. souhaitée]. L'espèce est présente au moins ponctuellement dans tout le département, mais plus commune dans l'est, dans leVercors, leDiois et lesBaronnies. La présence duLynx boréal est soupçonnée dans le nord-est du département, principalement dans leVercors. Ce dernier massif a également abrité les derniersOurs bruns des Alpes françaises, qui s'y sont éteints au milieu duXXe siècle.
Les petits prédateurs sont également diversifiés dans le département. LeRenard roux, leBlaireau européen, laFouine et laBelette pygmée sont présents à peu près dans tout le département. Les zones de montagne, à l'est, abritent également desHermines et desMartres des pins. Enfin, dans les secteurs à affinité méditerranéenne, laGenette commune est bien présente. La présence discrète duChat forestier dans le nord et l'est du département semble de plus en plus crédible depuis quelques années et divers retours d'observations. LeChacal doré n'a pas encore été observé dans le département, mais sa présence y est soupçonnée, notamment dans l'est. La présence deVisons d'Amérique a été notée ponctuellement le long de laDrôme, issus d'individus échappés d'une ferme d'élevage, sans que le statut de cette population ne soit connu actuellement.
Le long des cours d'eau, fleuves et rivières, on rencontre communément leCastor d'Eurasie. Certains secteurs sont également occupés par desRagondins et desRats musqués, deux espèces invasives originaires d'Amérique. Depuis quelques années, laLoutre d'Europe a fait son retour naturel sur les zones humides du département et est désormais présente sur la plupart des cours d'eau desBaronnies provençales, duDiois et duVercors.
Le département de la Drôme offre une diversité exceptionnelle de chiroptères (chauves-souris). 32 espèces y sont connues, sur les 36 référencées en France. On y trouve aussi bien leMurin de Capaccini, dans le sud, que l'Oreillard montagnard, dans l'est.
La diversité ornithologique de la Drôme est également particulièrement importante. Plus de 200 espèces d'oiseaux y ont été observées, dont environ 130 sont nicheuses.
Les 4 espèces de vautours françaises y sont nicheuses, pour la plupart issues de programmes de réintroduction menés dans lesBaronnies provençales et le sud duVercors. On y trouve donc leGypaète barbu (2 couples en 2023), leVautour fauve (env. 500 couples en 2023), leVautour moine (env. 12 couples en 2023) et lePercnoptère d'Égypte (1 couple en 2023). LeVautour de Rüppell y est également observé ponctuellement, principalement sur les placettes d'équarrissage naturel.
L'Aigle royal est bien représenté dans le département avec environ 10% de la population française, soit plus d'une quarantaine de couples connus en 2023. Il occupe toutes les zones de montagne et de collines de l'est du département. L'Aigle de Bonelli est observé tous les ans, principalement dans lesBaronnies provençales et leDiois, bien qu'aucun couple n'y soit connu pour le moment.
LeFaucon pèlerin et leFaucon crécerelle sont communs sur les falaises et dans les villes du département. LeFaucon hobereau niche le long des principaux cours d'eau, et lesFaucons émerillon etkobez sont présents en migration. Ils sont notamment observables sur les terrains de l'aérodrome deChabeuil par exemple.
Le sud du département accueille la seule population d'Auvergne-Rhône-Alpes d'Outarde canepetière dans le secteur deSuze-la-Rousse. 16 mâles chanteurs y étaient connus en 2016. L'Oedicnème criard occupe les mêmes genres de milieux, mais est nettement plus commun et largement réparti dans les zones basses du département.
Les cours d'eau du nord-est du département accueillent quelques couples deHarles bièvres, renforcés en hiver par des effectifs nordiques. Peu d'espèces de canards nichent dans le département. Cependant, des effectifs intéressants d'hivernants sont observables sur les gravières le long duRhône et de laDrôme. On y observe communément leCanard colvert, leCanard chipeau, laSarcelle d'hiver, leFuligule morillon, leFuligule milouin et leFuligule nyroca (en petit nombre au milieu des autres espèces).
Sur ces mêmes zones, ainsi que sur les autres zones humides du département, on observe à l'année, en migration ou en période de nidification desHérons cendrés etpourprés, desAigrettes garzettes, desHérons garde-boeuf, desCrabiers chevelus et desBlongios nains, bien que les deux derniers soient assez rares. L'Ibis falcinelle ne niche pas dans le département à ce jour mais est observé annuellement. Ces dernières années, quelquesIbis chauves issus des programmes de réintroduction suisses et allemands sont observés en migration.
Le belvédère de Pierre-Aiguille, sur la commune deCrozes-Hermitage, situé sur un rétrécissement de lavallée du Rhône, est un site majeur de suivi de migration en France. Les observateurs y enregistrent chaque année plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux de passage, notamment plusieurs milliers deCigognes blanches, des centaines deGrues cendrées et quelques dizaines deCigognes noires.
Zone de rencontre entre plusieurs influences, la Drôme est également riche d'une importante diversité en amphibiens, avec 14 espèces connues à ce jour.
Au même titre que pour les amphibiens, le positionnement de la Drôme en fait un département particulièrement riche en reptiles, avec 23 espèces connues à ce jour.
Le sud du département accueille une des deux seules populations connues à l'est duRhône deLézards catalans. On y trouve également une petite population introduite deLézards siciliens, découverte en 2022.
Le geckoTarente de Maurétanie est présent dans une grande partie du département, probablement favorisé par les changements climatiques en cours.
L'Apron du Rhône a fait l'objet d'un programme de réintroduction sur laDrôme, et est désormais présent sur une quarantaine de kilomètres de linéaires, deDie àLoriol-sur-Drôme principalement.
Certaines espèces appartenant au groupe des papillons de nuit sont paradoxalement souvent observées de jour. On peut ainsi croiser dans la Drôme l'Ecaille chinée ou de nombreuxzygènes dont certaines menacées comme laZygène de la Vésubie ou laZygène de la coronille.
La flore de la Drôme subit les influences méditerranéennes au sud et dans une bonne partie de lavallée du Rhône, montagnardes dans leVercors et leHauts-Diois, et océaniques dans le nord-ouest du département.
Du fait de toutes les influences climatiques et de la diversité d'habitats présents, la Drôme présente une diversité exceptionnelle d'orchidées, avec près de 120 espèces observées dans le département.
Afin de protéger ce patrimoine naturel exceptionnel, de nombreux espaces naturels ont été classés ou protégés dans le département de la Drôme.
Une règlementation spécifique s'applique dans ces espaces. Leschiens peuvent y être interdits ou uniquement autorisés en laisse durant tout ou partie de l'année. Le feu y est interdit, de même que dans et à proximité de tous les massifs forestiers du département, la circulation desVTT et véhicules à moteur peut y être limitée ou interdite. Il est recommandé de se renseigner au préalable sur la règlementation spécifique de chacun de ces espaces avant de s'y rendre.
Drôme 1 : « écartelé, au premier d'or, au dauphin vif d'azur, crêté, oreillé et barbelé degueules ; au deuxième d'azur, à six besants d'argent, posés 3, 2 et 1, au chef d'or ; au troisième d'azur à trois bandes d'or ; au quatrième d'hermines, au chef d'or chaussé de gueules »
Drôme 2 : « Coupé ondé, en 1 d'or au dauphin d'azur crêté, barbé, loré, peautré de gueules, en 2 d'azur à la fasce ondée d'argent »
Noms officiels des communes : nous avons la dernière circulaire[1] qui rappelle que les noms officiels des communes de France sont ceux duCode officiel géographique (COG).
Élections municipales de 2020 : site du ministère de l'Intérieur[2].
Culture et patrimoine :Le patrimoine architectural et mobilier des communes sur le site officiel duministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région Rhône-Alpes].