Son nom latiniséDurius, dériverait d'une racine hydronymique*dur- pré-indo-européenne ou pré-celtique selon les cas.Albert Dauzat a rattaché ce nom de rivière à une racine hydronymique pré-celtique*dor- qui est bien attestée en Europe occidentale en FranceDoire,Doron,Douron, etc. et en ItalieDora[1]. Le sens de cet élément est cependant inconnu[1].
Remarque : parétymologie populaire, on analyseDouro end'ouro >de ouro « d’or », le rio Douro serait la « rivière d’or ».
De nos jours, on s'attache à tirer parti de la précieuse réserve d'énergie, que représente le bassin du Douro pour lePortugal et aussi l'Espagne, grâce à la construction de nombreuxbarrages. Les lacs de retenue permettent de pallier les très faibles débits de juillet à septembre et d'assurer l'irrigation d'environ 11 000 ha de terres cultivables. Le système d'écluses dont sont pourvus les barrages a permis la reprise de la navigation sur le Douro, favorisant ainsi l'exploitation des nombreuses ressources du sous-sol.
Le fleuve possède en Espagne et au Portugal, différents barrages exploités par descentrales hydrauliques
Avec la création de barrages hydroélectriques, le canal du Douro est devenu un lieu de navigation fluvial et maritime. Ces barrages ont par ailleurs, servi à la création de plages fluviales attirant locaux et touristes.
Ce fleuve est totalement ouvert à la voie maritime depuis 1990 au Portugal.
Les croisières fluviales sont donc très nombreuses dans cette région (en 2017, de nouveaux bateaux se sont implantées dans la région, offrant une visite du fleuve beaucoup plus luxueuse, avec hôtel à disposition)[3].
Et depuis 2015, on peut par ailleurs, en plus de visiter ce fleuve par voie maritime et terrestre (grâce aux trains), le traverser par hélicoptère[4].
Nombreuses sont les espèces animales présentent tout au long du fleuve, ce qui donne une diversité visuelle aux personnes réalisant des croisières. De plus les paysages sont différents les uns des autres, entre les vignobles, et les montagnes, en passant par les vallées de ce fleuve pour finir avec l'estuaire de Porto. C'est aussi un fleuve de pêche et une zone industrielle, avec les grands groupes de vins qui au moment des vendanges accueillent des centaines de travailleurs pour fabriquer le célèbre vin de Porto depuis plus de 2000 ans. La longue tradition de la viticulture a produit un paysage culturel d'une beauté exceptionnelle reflétant ainsi ses développements technologiques, sociaux et économiques.