La Dordogne conflue avec laGaronne, ce qui forme l'estuaire de la Gironde. Pour cette raison, elle est qualifiée derivière dans les dictionnaires et encyclopédies ainsi que par leSandre[1]. Toutefois, quelques organismes régionaux[5] la qualifient defleuve, considérant que laGironde est un estuaire commun à la Garonne et à la Dordogne, ce qui ferait de la Dordogne le cinquième plus long fleuve de la France métropolitaine.
La divergence de dénomination (alors que ses caractéristiques hydrologiques ne sont pas en cause) renvoie au problème de la définition d'unestuaire : la Gironde est-elle un estuaire commun entre la Dordogne et la Garonne, ou bien la Dordogne est-elle un affluent du fleuve Garonne ? Si le choix reste anodin pour l'appellation du cours d'eau, il implique toutefois une hiérarchisation différente du ou desbassins versants.
Un argument notable qui fait de la Dordogne un fleuve est la présence d'unmascaret puissant résultant de la pénétration du domaine maritime dans le cours d'eau lors des hautes marées. Le mascaret de la Dordogne est très connu et constitue une attraction. Pour la Dordogne, la vague remonte jusqu'àFronsac aux abords deLibourne, soit à une trentaine de kilomètres à l'intérieur. La vague est particulièrement puissante au port de Saint-Pardon sur la commune deVayres[6]. L'influence maritime sur la Dordogne ne se limite pas au seul mascaret : le niveau du cours d'eau est soumis à l'action des marées jusqu'àCastillon-la-Bataille, allant même jusqu'àPessac-sur-Dordogne lors des marées devives-eaux[7]. Ces flux et reflux quotidiens peuvent être aisément visualisés sur le relevé des hauteurs d'eau mesurées à la station hydrologique de Libourne[8].
Contrairement aux apparences, le nom de la Dordogne n'est pas un assemblage récent des noms de laDore et laDogne[a]. Son nom vient d'un ancienDurānius[b], issu vraisemblablement deDoranonia, formé de la racine indo-européenne*dhu-ro-, issue de*dheu-, « courir, couler », et de deux suffixes,-ano- auquel a été adjoint-onia[14].
Débit moyen mensuel (en m3/s) Station hydrologique : P5140010 - La Dordogne àBergerac à 18 m d'altitude pour un bassin versant de 14 040 km2[18] (08/09/2013 sur 54 ans de 1958-2011)
Au total, la Dordogne est un fleuve très abondant. Lalame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 627 millimètres annuellement, ce qui est près de deux fois supérieur à la moyenne française, tous bassins confondus (environ 320 millimètres), et aussi largement supérieur au bassin de laGaronne (384 millimètres auMas-d'Agenais). Ledébit spécifique (ou Qsp) du fleuve atteint19,8 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
La navigation fut longtemps active sur la Dordogne, avec un trafic intense de marchandises de toutes sortes. En dépit de ses dangers et de ses irrégularités, elle fait vivre jusqu'auXIXe siècle tout un peuple de mariniers. Le flottage de bois était une activité importante àSouillac. Lesargentats étaient des bateaux éphémères construits àArgentat dans le même style que lesrambertes pour laLoire. Ils transportaient du bois à brûler et du charbon de bois[19]. Aujourd'hui, seule la Dordogne maritime a conservé un trafic notable. La Dordogne entre l'aval de Bergerac (barrage de Grand-Salvette) et l'estuaire est toujours classée « voie navigable » sous la responsabilité deVoies navigables de France (VNF) et permet une navigation de loisir de qualité (bateaux promenade et bateaux motorisés) en tenant compte dutirant d'eau suivant les débits. L'amont ne porte plus que les barques des pêcheurs, les canoës et quelques gabarres.
Pour les cinq communes où passe lecanal de Lalinde, ce plan aborde également le risque de mouvements de terrain aux abords du canal[24] (d'amont vers l'aval :Mauzac-et-Grand-Castang,Lalinde,Baneuil,Saint-Capraise-de-Lalinde etMouleydier). À la date d'approbation de ce plan, aucun mouvement de terrain n'avait été constaté pour les communes des deux extrémités du canal, Mauzac-et-Grand-Castang et Mouleydier ;
Le Fleix, y compris le ruisseau de Peytavit, la partie de la Vieille Gouyne en aval de la route menant de Barrat à la Raufie (les deux derniers kilomètres), et la Gane en aval de Gava (les trois derniers kilomètres)[31],[32] ;
Saint-Pierre-d'Eyraud, y compris l'Eyraud en aval de la route départementale 32 (les deux derniers kilomètres), ainsi que leBarailler (les trois derniers kilomètres, depuis le sud des Gaillardoux) et ses affluents laGouyne (les 900 derniers mètres, depuis le sud de la Raufie) et la Vieille Gouyne (les deux derniers kilomètres, en aval de la route menant de Barrat à la Raufie)[37],[38] ;
ainsi que pour deux communes non baignées par la Dordogne mais dont la partie sud est concernée : àMontcaret autour du ruisseau du Grand Rieu[41],[42] et àVélines[43],[44].
Le 16 mars 2009, une convention a été signée entreEDF qui exploite les barrages, l'Agence de l'eau Adour-Garonne et l'établissement public interdépartemental de la Dordogne (Épidor)[48] concernant l'encadrement des lâchers d'eau pour les trois années à venir, de façon à améliorer à la fois la sécurité, l'environnement et la qualité de l'eau[49].
Le 13 février 2015, un lâcher du barrage de la Bourboule entraîne d'un seul coup une énorme quantité de boue-vase dans la Dordogne entreLa Bourboule et lebarrage de Bort-les-Orgues, anéantissant une partie de la faune et de la flore du cours d'eau sur une vingtaine de kilomètres (asphyxie desfrayères et des micro-organismes, colmatage des caches des poissons…)[50],[51].
En amont se situe un autre site Natura 2000 « vallée de la Dordogne quercynoise », qui s'étend sur5 567hectares et concerne uniquement les vingt communes du département du Lot riveraines de la Dordogne[55],[56].Quatorze espèces animales et une espèce végétale inscrites àl'annexe II de ladirective 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées[57].
« La Dordogne » est unezone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) detype II qui concerne102 communes, essentiellement en Dordogne et en Gironde, et avec une commune du Lot[58],[59], dans laquelle ont été répertoriées huit espèces animales déterminantes et cinquante-sept espèces végétales déterminantes, ainsi que quarante-trois autres espèces animales et trente-neuf autres espèces végétales[60].
Immédiatement en amont de cette ZNIEFF, depuisAstaillac etGagnac-sur-Cère à l'est, se situent deux ZNIEFF :
AuIXe siècle, quand lesVikings ravagent la Dordogne, les habitants de la vallée délaissent leurs villages, réinvestissent les abris de leurs lointains ancêtres. Ils en grattent les parois, ouvrent salles et corridors, pour installer leurs demeures dans ces cavernes qu'ils appellent descluzeaux. Haut perchés, pourvus de guetteurs, ce sont d'excellents refuges pour résister aux envahisseurs.
La mini-série télévisée réalisée parJosée DayanLa Rivière Espérance est une adaptation de l'œuvre de Christian Signol, diffusée en neuf épisodes en 1995.
Le,La Poste a émis un bloc collector de8 timbres à validité permanente pour lettre verte sur le thème « Limousin - Périgord - Terres de rivières » dont deux des timbres représentent la Dordogne : d'une part la confluence de la Dordogne et de la Sumène vue depuis le belvédère de Gratte-Bruyère àSérandon, illustrant les « gorges de la Dordogne en Corrèze », et d'autre part« en Dordogne »[66]. Ce bloc se présente sous deux visuels différents dont l'un représente l'église Notre-Dame de Beaulieu-sur-Dordogne, au bord de la Dordogne, en Corrèze.
↑Carte du site « la Dordogne »,INPN, consulté le.Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
↑Carte du site Natura 2000 « Vallée de la Dordogne quercynoise »,INPN, consulté le.Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
↑Carte de la ZNIEFF « la Dordogne »,INPN, consulté le.Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
↑Carte de la ZNIEFF « Vallée de la Dordogne quercynoise»,INPN, consulté le.Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
↑Carte de la ZNIEFF « La Dordogne quercynoise»,INPN, consulté le.Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux communes, cliquer en haut à droite sur la fenêtre « Couches disponibles », barrer d'abord la couche « Orthophotos » avant de cliquer sur « Fonds de cartes », puis sur la couche « Fonds Cartographique IGN ».
↑Liste_des_jumelages, sur le site de l'association France Québec, consulté le 25 avril 2014.