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| Origines stylistiques | Gospel Rhythm and blues Blues |
|---|---|
| Origines culturelles | |
| Instruments typiques | Voix, piano, guitare |
| Popularité | 1950 -1963 |
| Scènes régionales | New York -Chicago Los Angeles -Détroit Philadelphie |
Sous-genres
Ballad Doo-Wop - Doo-Wop Uptempo - Novelty - Acappella - Doo Bop - Doo Hop (Rap)
Genres dérivés
Genres associés
« Doo-wop » est uneonomatopée qui sert à désigner un sous-genre durhythm and blues.
Né du mariage des rythmes syncopés africains et des cantiques de la sociétéWASP puritaine au début desannées 1950, le doo-wop est un style vocal fortement influencé par legospel et par les quartets debarbershop (« quatuors de salon de coiffure »).
Interprété à l'origine par des groupes de chanteurs afro-américains, il sera également repris par des groupes de chanteurs blancs au début des années 1960. Le groupe est généralement composé de quatre ou cinq chanteurs : un soliste,ténor léger, chante la mélodie, un autre ténor et unbaryton suivent les accords avec des « Ooh » et des « Aah » interrompus de brèves césures de type « wop-wop » et unbaryton-basse ajoute des « doop-doop ». Certains groupes compteront également une voix enFalsetto, plus aiguë que la voix du ténor. Ils peuvent être accompagnés par une base rythmique piano-guitare-basse-batterie, voire par un saxophone à partir de 1956, et parfois par des violons à partir de 1960. Les mélodies sont généralement des ballades construites sur les quatre accords de l'anatole. Les paroles du doo-wop, généralement sentimentales, peuvent aussi être humoristiques ou à connotation sexuelle.
Les précurseurs de ce style sont leGolden Gate Quartet, lesThe Ink Spots,The Mills Brothers[1] et surtout lesOrioles.

De 1950 à 1960, c'est une véritable explosion : environ 15 000 groupes vocaux sortent au moins un disque de doo-wop, aux États-Unis, durant cette décennie. Quelques-uns font preuve de créativité ou d'originalité et sont alors rapidement imités par les autres. Une véritable surenchère se développe dans la recherche d'onomatopées compliquées (par exemple, le « Eh-toom-ah-ta-toom-ah-ta-toom-ah-to-doh » du morceauWhy Do Fools Fall In Love deFrankie Lymon & The Teenagers. Une autre pratique en vogue dans le doo-wop consiste à donner aux groupes des noms d'oiseaux (bird groups) comme The Orioles (« lesloriots »),The Cardinals (en) (« cardinaux »),The Penguins (« manchots »),The Ravens (« corbeaux »),The Crows (« corneilles »),The Falcons (en) (« faucons »),The Flamingos (« flamants ») ouThe Robins (« merles »).
Parmi les plus gros succès du doo-wop, on peut citerOnly You (1955) etThe Great Pretender (1956) desPlatters,White Christmas (1954) etSave the Last Dance for Me (1960) par lesDrifters,Earth Angel (1954) des Penguins,Sh-Boom (1954) desChords,Work with Me, Annie (1954) desMidnighters,Sincerely (1954) desMoonglows,Smokey Joe's Cafe (1955) desRobins,Come Go with Me (1956) desDel-Vikings,Tears on My Pillow (1958) deLittle Anthony and the Imperials,Speedoo (1955) desCadillacs,Gee (1953) des Crows etA Beggar for Your Kisses (1952) desDiamonds[2].
Le style doo-wop fut extrêmement populaire tout au long desannées 1950, parallèlement aux débuts durock 'n' roll, puis fut supplanté à partir de 1964 par la mode desgirl groups et par les groupes de la « British Invasion » comme lesBeatles.
Entre1960 et1965, des groupes commeThe Isley Brothers,The Drifters,The Dells ou lesContours ont fait le pont stylistique entre doo-wop etsoul, mais beaucoup de groupes blancs commeDion and the Belmonts, lesFour Seasons, lesTokens, les groupes produits parPhil Spector, ou même lesBeach Boys ont fait évoluer le doo-wop sous l'influence de lamusique pop britannique, ce qui donnera le style « West Coast » aux États-Unis et le « Merseybeat » en Angleterre.
De 1965 à 1980, quelques groupes amateurs ont continué à chanter du doo-wop, par exemple lesRubettes. Au début des seventies, portés par une vague de nostalgie des fifties due au succès du film deGeorge LucasAmerican Graffiti ou de la série téléHappy Days, certains groupes commeSha Na Na,Flash Cadillac and the Continental Kids ouRocky Sharpe and the Replays (en) font entrer des titres de doo-wop dans les hit-parades US. Au milieu d'une production rock virtuose ou tapageuse, des artistes commeDavid Bowie signent également des titres aussi rétro queDrive-In Saturday (1973). À la fin des années 1970-80, des solo, groupes de la scènerockabilly, commeRobert Gordon, Tuff Darts,The Blasters ouStray Cats. C'est d'ailleurs à cette période que naît le terme "Doo-wop" : dans les années 1950 et 1960, l'appellation était plutôt "Rock and Roll vocal groups".