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Donnacona (chef iroquoien)

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Pour les articles homonymes, voirDonnacona.

Donnacona
Illustration.
Rencontre entre Jacques Cartier et Donnacona en 1535
Fonctions
Agouhanna deStadaconé
Roi deCanada[1]
Inconnu –
PrédécesseurInconnu
SuccesseurAgona
Biographie
Date de naissanceVers 1480
Lieu de naissanceCanada
Date de décès (à environ 60 ans)
Lieu de décèsParis (Royaume de France)
EnfantsDomagaya,
Taignoagny
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Donnacona, né vers 1480 auCanada et mort en 1539 àParis, est un chefiroquoien. Il est l'agouhanna deStadaconé jusqu'en mai1536. Les dernières années de sa vie seront marquées par les expéditions françaises menées au Canada parJacques Cartier ainsi que par une période de captivité en France.

Biographie

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Origines

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Il serait né vers 1480, car on lui donne la mi-cinquantaine au moment de sa rencontre avec Jacques Cartier en 1534. Il grandit dans une sociétématriarcale. Établi àStadaconé, à l'emplacement actuel de la ville deQuébec, il est l'un des nombreuxchefs héréditaires à l'intérieur de la province iroquoienne duCanada. On le décrit avec une chevelure presque entièrement rasée et vêtu d'une vieille peau d'ours noir. Il est vraisemblable qu'il soit au fait des différentes incursions européennes dans legolfe du Saint-Laurent survenant depuis la fin duXVe siècle[2].

Premier voyage de Cartier

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Labaie de Gaspé où Donnacona rencontreJacques Cartier pour la première fois en 1534.

En juillet 1534, Donnacona et environ trois cents Iroquoiens deStadaconé sont en expédition de pêche aumaquereau dans labaie de Gaspé. C'est là qu'ils rencontrent la première expédition française menée par l'explorateurJacques Cartier.

Quand Cartier érige lacroix de Gaspé le 24 juillet, Donnacona, trois de ses fils ainsi que son frère s'approchent d'eux. Irrité, Donnacona sermonne Cartier de vouloir s'approprier la terre. Les Français font semblant de vouloir lui troquer sa peau contre une hache pour le faire monter à bord de leur navire. Au terme de l'échange, deux de ses fils,Domagaya etTaignoagny, sont prêtés aux Français jusqu'à une prochaine visite[3].

Deuxième voyage de Cartier

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Manoeuvres des Stadaconéens pour dissuader Cartier d'avancer vers Hochelaga.

Cartier revient en Amérique l'été suivant, en 1535, ramenant les deux fils de Donnacona chez eux àStadaconé. Ceux-ci informent leur père sur la culture des Français et leurs intentions de pénétrer davantage le pays jusqu'àHochelaga. Les Stadaconéens s'emploient à dissuader Cartier par des tours de sorcellerie et des présents, sans succès. Après avoir visité Hochelaga, Cartier revient vers Stadaconné. En route, le chef d'Achelacy l'avise que Donnacona et ses fils sont fâchés. Les relations reprennent toutefois le 5 novembre et les Français passeront l'hiver à Stadaconé. Conscient de l'intérêt des Français pour les richesses et les ressources, Donnacona fait miroiter à Cartier l'existence duroyaume du Saguenay[2],[4].

Au printemps 1536, une querelle politique éclate entre Donnacona etAgona. Pour se rapprocher de Donnacona, Cartier feint d'accepter un complot contre Agona. Lorsque Cartier invite Donnacona pour lafête de l’Invention de la Sainte Croix, celui-ci se sent obligé d'accepter. Il est alors capturé, de même que Domagaya, Taignoagny, sept autres stadaconéens et une fillette d'Achelacy[5]. Quand ils quittent le 6 mai pour la France, Agona prend la place de Donnacona comme chef.

En France

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Donnacona arrive àSaint-Malo le 16 juillet 1536. Il se fait désigner sous le vocable de « roi deCanada ». Lui et ses compagnons vivent aux frais du roi. Il se fait interroger devant unnotaire sur ses voyages. Le moine-historienAndré Thevet affirme avoir discuté longuement avec lui. Il est présenté à lacour de France. Le roiFrançoisIer le rencontre à plusieurs reprises, intrigué par le royaume du Saguenay vanté par Donnacona. Il rencontre égalementFrançois Rabelais[2]. Il crée un mouvement considérable en France, influençant le roi au point de projeter l'implantation d'une colonie française, en 1541, àCharlesbourg-Royal (aujourd'huiCap-Rouge). Selon l'anthropologueSerge Bouchard, Donnacona « entretient le rêve stadaconéen d'être la plus grande puissance canadienne parmi ses peuples voisins ». Ses contes fabuleux, pris pour des réalités par les Français, sont même venus aux oreilles des Espagnols qui dépêchèrent desconquistadors vers le nord, à partir de laFloride et duTexas[2].

Il est converti auchristianisme et fait possiblement partie des « trois des indigènes qu’avait ramenés Cartier » de sexe masculin ayant reçu lebaptême le 25 mars 1539[4]. Il meurt cette année-là à l'âge approximatif de 60 ans. Le 23 août 1541, lors de son troisième et dernier voyage, Cartier annonce aux Iroquoiens le décès de Donnacona. La disparition de Donnacona et des autres autochtones capturés en 1535 augmentera la méfiance iroquoienne vis-à-vis des Français. Cette animosité sera l'une des raisons de l'échec de la première tentative decolonisation française des Amériques.

Donnacona pourrait avoir été enterré dans une fosse commune,rue Pavée-d'Andouilles àParis, si l'on croit ce queRabelais fait dire à son personnagePantagruel dansLe Quart Livre[6].

Hommages

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Monument commémoratif aulieu historique national Cartier-Brébeuf.

Notes et références

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  1. Les Français le nommeront sous ce titre lors de sa captivité en France.
  2. abc etd[vidéo] « Donnacona, le chef iroquois voyageur, guerrier et diplomate », Serge Bouchard, dansDe remarquables oubliés - Les Premières Nations surICI Radio-Canada Première,, 54 min
  3. Relation originale du voyage de Jacques Cartier au Canada en 1534  : documents inédits sur Jacques Cartier et le Canada, Paris, Henri Michelant et Alfred Ramé,(lire en ligne),p. 40-42
  4. a etbMarcel Trudel, « Donnacona », surDictionnaire biographique du Canada,
  5. « Donnacona | l'Encyclopédie Canadienne », surthecanadianencyclopedia.ca(consulté le).
  6. Caroline Montpetit, « «Ils étaient l’Amérique»: ils nous ont accueillis en Amérique... »,Le Devoir,‎(lire en ligne)
  7. « Donnacona », surCommission de toponymie(consulté le)
  8. « Requête « Donnacona » », surCommission de toponymie(consulté le)
  9. https://www.canada.ca/en/navy/services/history/ships-histories/donnacona.html

Bibliographie et média

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  • Gilles Havard et Cécile Vidal,Histoire de l'Amérique française; Barcelone, Flammarion, 2003 (Ed revue et augmenté 2008)
  • Donnacona, roi canadian, par Serge Bouchard, dans l'Actualité, juillet 2008.
  • Serge Bouchard, « Donnacona »,De remarquables oubliés, surici.radio-canada.ca, Radio-Canada,(consulté le)
  • L'Annedda, L'arbre de vie, par Jacques Mathieu, Septentrion, 2009
  • Stéphane Bardon,Le Royaume de Saguenay, Complicités Eds, 2021(ISBN 978-2351203309)

Liens externes

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