Sur le plan historique et culturel, Dognen fait partie de laprovince duBéarn, qui fut également unÉtat et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[7].
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Au, Dognen est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28].Elle est située hors unité urbaine[2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[2]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[29],[30].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (50,9 %), forêts (22,5 %), zones agricoles hétérogènes (19,3 %), zones urbanisées (6,5 %), prairies (0,7 %)[31]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Dognen.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[35]. 40,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le, en application de laloi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[36].
Le toponymeDognen apparaît[37] sous les formesDonen (1214)[38],Villa de Donenh (1235)[39],Doneng (XIIIe siècle)[40],Sent Johan de Donenh (1384)[41],Donheen (1546)[39] etDoignen (1673)[42].
Le toponymeOrrognen apparaît[37] sous les formesOroreng etOrorenh (XIIIe siècle)[40],lo molii d'Ororenh (1384)[41],l'ostau d'Aurorenh (1385)[43],Oronenh etOronhen (respectivement 1538 et 1571)[39] etOroignen (1655)[37].
Le toponymeSensaudens, manifestement un fauxhagionyme[44], apparaît[37] sous les formesSenct-Saudeng (1267)[45],l'ostau de Sent-Saudenh (1385)[43],Sen-Saudenh (1391)[46],Sent-Saudenh (1385[43] et 1536)[47],Saint-Saudains,Saint-Saudeins etSensaudens (respectivement 1675, 1676 et 1684)[39] etSaint-Saudens (1863)[48].
Paul Raymond[37] note qu'en 1385, Dognen dépendait dubailliage de Navarrenx et comptait 35 feux. Dognen a hébergé quatre châteaux dont :
le château d'Orrognen dont les ruines sont visibles près du pont. Le fief d'Orrognen dépendait dubailliage de Navarrenx et relevait de lavicomté de Béarn. En 1655, il fut érigé enbaronnie, incluantLay, Orrognen et Préchacq-Navarrenx. Orrognen a appartenu[37] à la commune de Lay-Lamidou ;
le château de Sensaudens. Le fief de Saint Saudens était un vassal de la vicomté de Béarn, et dépendait du bailliage de Navarrenx ;
la maison Domecq est aujourd'hui détruite.
Le village a été marqué par la présence ducamp de Gurs, implanté en partie sur ses terres.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[53].
↑Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
↑Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
↑Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).