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Il est né dans le hameau deKhargerd, dans leKhorasan, mais passe son enfance dans le village voisin de Djam (d'où il tirera son nom — Djâmi, c'est-à-dire « deDjâm, Djâmien »[1]. Il vient d'une famille de dignitaires religieux[2]. Sa famille émigre bientôt à Hérat (Afghanistan actuel), qui était alors une grande ville de culture[3]. Il y étudie d'ailleurs lepéripatéticisme, les mathématiques, lalittérature arabe, lessciences naturelles, et laphilosophie islamique à l'universitéNizamiyyah.
Après quoi, il part pourSamarcande, le plus grand centre d'études scientifiques du monde islamique à l'époque, où il termine ses études. Il devient un soufi de premier plan, au sein de laconfrérie de lanaqshbandiiyya, qui avait été introduite à Hérat[4],[3].
Il passera l'essentiel de sa vie à Hérat, quittant la ville pour unpèlerinage au sanctuaire deMashhad et un autre pèlerinage (hajj) àLa Mecque et àMédine. Il meurt à Hérat, en 1492, honoré par les souverains de l'époque[1].
En tant quecheykh soufi, Jâmi met au point plusieurs voies d'enseignement dusoufisme. De son point de vue, l'amour est la pierre angulaire fondamentale pour bien commencer une journée tournée vers la spiritualité. À l'un de ses élèves qui clamait qu'il n'avait jamais aimé, il dit :« Va d'abord trouver l'amour, ensuite reviens près de moi, je te montrerai le chemin ».
Djami a écrit près de quatre-vingt-sept livres et lettres, dont certains ont été traduits en anglais, en allemand, en russe ou en français. Son œuvre comprend de laprose et de la poésie, et elle touche des sujetsprofanes et religieux. On lui doit également quelques traités historiques.
Sa poésie est inspirée par lesghazals d'Hafez. De son propre aveu, Djami a aussi été influencé par les travaux deNizami. En effet,« Djami était à la fois un poète, écrivain, essayiste mystique et biographe. Trois poètes persans ont eu une influence incontestable sur lui : Nizami par saKhamsè,Saadi par sonGolistan, et Hafez par sonDivan. Les trois divans et les cinq masnavis de Djami sont à l'imitation de laKhamsè de Nizami, leBaharistan à l'imitation duGolestan de Saadi. Pourtant, Djami ne manque absolument pas d'originalité. Sa maîtrise de la littérature persane montre la richesse de son style fin et recherché. Ainsi, Djami est considéré comme le dernier grand poète de l'époque classique de la littérature persane ».
Les plus remarquables de ses nombreux ouvrages sont[5] :
La Chaîne d'or ;
Selman et Absal (c'est-à-direSalomon etAbsalon), traduit par James Madden, 1850 ;
AuXVIe siècle, la poésie de Djami, extrêmement populaire dans lemonde iranien, permet d'enrichir l'art de la peinture de nouveaux thèmes. Cela marque l'apparition du développement de nombreusesécoles artistiques, surtout en Iran.
Le Béharistan, trad. du persan par Henri Massé, Éd. P. Geuthner, 1925
Oïna et Riyâ, poème traduit par Antoine-Léonard de Chézy, 1822, inJournal asiatique. Rééd. in Jean-Baptiste Grangeret de la Grange,La Danse de l'âme, Toulouse, InTexte, coll. « D'Orient et d'Occident », 2006,(ISBN2-9514986-7-5)
Recueil d'odes mystiques et de quatrains des soufis, où l'on trouve aussi une notice sur Djâmi et sonBéhâristân.
Vie des Soufis ou les haleines de la familiarité, Paris, Imprimerie royale, 1831, traduit par le baron Silvestre de Sacy, inNotices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du roi, Tome douzième, 1831
Youssouf et Zouleikha, traduit pour la première fois du persan en français par Auguste Bricteux, Paris,Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1927.
Salaman et Absal, traduit pour la première fois du persan en français, avec une introduction et des notes par Auguste Bricteux, Paris, Charles Carrington, 1911, 218 p.[lire en ligne (page consultée le 10 février 2023)]