| Diocèse de Foligno Dioecesis Fulginatensis | |
Lacathédrale de Foligno. | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Pays | |
| Évêque | Felice Accrocca (en) |
| Superficie | 350 km2 |
| Création dudiocèse | Ier siècle |
| Patron | Félicien de Foligno |
| Archidiocèsemétropolitain | Archidiocèse de Pérouse-Città della Pieve |
| Adresse | Piazza Mons. Michele Faloci Pulignani 3, 06034 Foligno |
| Site officiel | site officiel |
| Statistiques | |
| Population | 66 000(2023) |
| Population catholique | 59 700 |
| Pourcentage de catholiques | 90,5 % |
| Nombre deparoisses | 38 |
| Nombre deprêtres | 55 |
| Nombre de religieux | 28 |
| Nombre de religieuses | 103 |
| (en) Notice surwww.catholic-hierarchy.org | |
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Lediocèse de Foligno (enlatin :Dioecesis Fulginatensis ; enitalien :Diocesi di Foligno) est undiocèse de l'Église catholique enItalie,suffragant de l'archidiocèse de Pérouse-Città della Pieve et appartenant à larégion ecclésiastique d'Ombrie.
Le diocèse comprend la ville et la majeure partie de la municipalité deFoligno, à l’exception desfraziones de Verchiano, Curasci, Roccafranca, Colle, Camino, Croce di Verchiano, Croce di Roccafranca, Crescenti, Ali, Caposomiggiale, Tito, Paraonda et la moitié de la frazione de Vionica qui sont gérés par l'archidiocèse de Spolète-Norcia. Il a aussi sous sa juridiction les municipalités deSpello,Valtopina et Armenzano (frazione d'Assise). Le diocèse est situé sur une partie de laprovince de Pérouse ; l'autre partie de cette province étant partagée par l'archidiocèse de Spolète-Norcia et les diocèses d'Orvieto-Todi, d'Assise-Nocera Umbra-Gualdo Tadino, deGubbio et deCittà di Castello. Son territoire a une superficie de 350 km2 divisé en 39paroisses regroupées en 5archidiaconés. L'évêché à Foligno où se trouve lacathédrale Saint-Félicien. Dans la même ville se trouve l'église Saint-François qui conserve le corps de sainteAngèle de Foligno.
La tradition, résumée auXVIIe siècle par le prêtre historienLudovico Jacobilli, attribue la fondation du diocèse à saintChryspolite, envoyé pour évangéliser l'Italie par l'apôtrePierre. D'autres évêques sont traditionnellement attribués à Foligno, notamment saintFélicien, qui a vécu dans la première moitié duIIIe siècle, que de nombreux historiens indiquent comme premier évêque dudiocèse de Foro Flaminio (it), évangélisateur de presque toute la région environnante et mort à Foligno.
Du point de vue historique, peu d'évêques peuvent être attribués avec certitude à Foligno pendant les premiers siècles du christianisme. Le premier est Urbain, qui participe auconcile de Latran organisé par le papeFélix III en487 et qui fait l'objet d'une enquête par le papeGélase Ier (492-496) mais décède avant la fin de celle-ci. C'est Fortunat qui lui succède, qui participe aux conciles tenus à l'époque du papeSymmaque en 499, en 501 et 502. L'évêque Floro, assiste auconcile de Rome organisé par le papeAgathon en 680 pour condamner lemonothélisme ; Domenico, assiste aux conciles de Pavie en 850 et de Rome de 853 ; et Argisio, fait partie des pères du concile convoqué par le papeNicolas Ier en 861. Entre leVIIe et le VIIIe siècle, Foligno absorbe le diocèse voisin de Foro Flaminio dont le dernier évêque documenté est Decenzio, qui, avec Floro de Foligno, est présent au concile de 680.
Le siège épiscopal primitif se trouvait dans la ville romaine deFulginium située dans les collines près de Santa Maria in Campis ; après l'invasion barbare, il est transféré à Civita, près de l'actuel Miglio San Paolo. Le castrum Sancti Feliciani se développe autour de la tombe de saint Félicien au début duMoyen Âge, où l'évêché de Foligno se déplace vers la fin duXIe siècle.
L’évêque le plus important duXIe siècle est saintBonfils. En 1096, il part pour lapremière croisade ; présumé mort, le pape nomme à sa place l'évêque André vers 1100 ; de retour chez lui en 1104, il démissionne de son poste d'évêque et se retire commeermite à Storaco puis à Fara, près deCingoli où il meurt le. À la même époque, Mainard, moine de l'abbaye de Santa Maria di Sitria (it), fonde l'abbaye de Sassovivo (it) qui est la plus importante de la région. En 1133, une nouvelle cathédrale est construite par l'évêque Marc, comme en témoigne une inscription sur la façade de l'édifice. Elle est consacrée en 1145 par l'évêque Benoît à l'occasion de la célébration à Foligno d'un concile. Par labulleIncomprehensibilis et ineffabilis du, le papeInnocent II confirme les limites du diocèse de Foligno dont le territoire appartenait à l'ancien diocèse de Foro Flaminio ainsi qu'une partie dudiocèse supprimé de Plestia (de).
AuXIIIe siècle, la ville se range aux côtés de l'empereurFrédéric II dans sa lutte contre la papauté. C'est pour cette raison qu'elle perd sa dignité épiscopale en 1243, qui lui est rendue le par la bulleSicut du papeClément IV. Entre leXIIIe et le XIVe siècle, d'éminentes figures ascétiques illustrent l'Église de Foligno comme sainteAngèle de Foligno dont la spiritualité est imprégnée dechristocentrisme, le bienheureuxPierre Crisci (it) (†1323), lebienheureux Tomassuccio (†1377), Le bienheureuxPaul Trinci (it) (†1391) et la bienheureuseAngélique de Marsciano (†1435), fondatrice destertiaires régulières de saint François.
AuXVIe siècle, Foligno voit naître une série d'initiatives visant à réformer la vie du clergé et des laïcs, liées de diverses manières à la figure deMgrIsidoro Chiari (1547-1555), qui réalise une importante action de renouveau spirituel dans le diocèse, promouvant une visite pastorale du diocèse et organisant quatresynodes diocésains. Ces initiatives comprennent la naissance de l’oratoire de Buon Gesù par Giovan Battista Vitelli (1538-1621) pour aider les mourants ; la société de saint Martin pour l'éducation de la jeunesse et diverses œuvres caritatives et la fondation du conservatoire de Sant'Orsola par Paola de Meo pour l'éducation des filles.
Leséminaire diocésain est érigé en 1649 pendant l'épiscopat d'Antonio Montecatini (1642-1668). Ce n’est qu’au début duXVIIIe siècle que les évêques prennent des mesures pour appliquer les décrets duconcile de Trente. Parmi ceux-ci, il convient de mentionner l'évêque Giosafat Battistelli (1717-1735) qui crée des institutions importantes, telles que les écoles pies, l’œuvre pieuse de la doctrine chrétienne, l’œuvre des missions sacrées et desexercices spirituels pour le clergé et la réforme du séminaire diocésain. Le synode diocésain est publié en 1724 comme point de référence et reste en vigueur jusqu'au synode deMgr Siro Silvestri (1955-1975), célébré en 1959. Le, le papeClément XIV sépare le territoire de l'anciendiocèse de Spello (it) du diocèse de Spolète et l’agrège à celui de Foligno.
En 1937, la paroisse d'Annifo, frazione de Foligno, est séparée du diocèse de Nocera Umbra et de Gualdo Tadino et cédée au diocèse de Foligno. Le, le diocèse, qui est jusqu'alorsimmédiatement soumis au Saint-Siège, est intégré à la région ecclésiastique d'Ombrie. Dans la seconde moitié duXXe siècle, le diocèse doit faire face au dépeuplement des zones de montagne et au transfert de population vers la ville, ce qui entraîne un déracinement des traditions des paroisses rurales, aujourd'hui presque désertes.