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| Diège ruisseau de Villevaleix, ruisseau de Langlade | |
La Diège en amont du barrage des Chaumettes. | |
Cours de la Diège (carte interactive). | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 54,4 km |
| Bassin | 502 km2 |
| Bassin collecteur | Dordogne |
| Débit moyen | 4,82 m3/s (Chaveroche) |
| Régime | pluvio-nival |
| Cours | |
| Source | Saint-Setiers |
| · Localisation | nord deVillemonteix |
| · Altitude | vers 800 m |
| · Coordonnées | 45° 43′ 40″ N, 2° 08′ 15″ E |
| Confluence | Dordogne |
| · Localisation | Roche-le-Peyroux,Sarroux - Saint Julien |
| · Altitude | 458 m |
| · Coordonnées | 45° 24′ 49″ N, 2° 22′ 51″ E |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
| Département | Corrèze |
| Principales localités | Ussel |
| Sources :Sandre,Géoportail, Banque Hydro | |
| modifier | |
LaDiège (ou ruisseau de Villevaleix et ruisseau de Langlade dans sa partie amont) est unerivière française duMassif central, affluent en rive droite de laDordogne.
Il ne faut pas la confondre avec son homonyme située plus au sud, laDiège, affluent duLot et sous-affluent de laGaronne.
Pour leSandre, la Diège est une rivière dont la partie amont porte deux autres noms : d'abord le ruisseau de Villevaleix, puis le ruisseau de Langlade.
Au cœur duparc naturel régional de Millevaches en Limousin, le ruisseau de Villevaleix prend sa source vers 800 m d’altitude enNouvelle-Aquitaine dans le département de laCorrèze, sur la commune deSaint-Setiers, au nord du lieu-ditVillemonteix, à, quelques dizaines de mètres du département de laCreuse. D'abord retenu dans deux étangs, il passe sous la route départementale (RD) 174E1 et prend le nom de ruisseau de Langlade. Après avoir reçu sur sa gauche le ruisseau de Ganeyma, le cours d'eau prend le nom de Diège, passant sous la RD 174. La Diège est ensuite franchie par la RD 21, à l'ouest du village deSornac, puis par la RD 172, se séparant en deux bras sur un kilomètre environ[1]. Elle reçoit le ruisseau de Rochefort en rive droite, contourne le village deSaint-Germain-Lavolps par le nord-est, se séparant à nouveau en deux bras sur plus d'un kilomètre[2] et passant sous la RD 30E3. Elle est grossie sur sa gauche par laLiège puis passe sous les RD 49 et 67.
Elle passe sous laligne ferroviaire Meymac-Ussel puis borde la ville d'Ussel à l'ouest, passant sous laRD 1089. Elle est ensuite franchie par laRD 982 puis l'autoroute A89, en contrebas de l'aire de repos de la Loutre, et reçoit aussitôt sur sa gauche laSarsonne.
Elle passe sous laRD 979 au pont Rouge et est retenue aubarrage des Chaumettes qui forme un lac de cinq kilomètres de long dans lequel se jette laGane en rive gauche. Elle s'écoule ensuite dans des gorges hautes de cinquante à plus de cent cinquante mètres sur les sept derniers kilomètres de son parcours, passant sous la RD 20 au pont de Rotabourg.
Elle se jette dans laDordogne en rive droite dans la retenue dubarrage de Marèges à 408 m d’altitude, en limite des communes deRoche-le-Peyroux et deSarroux - Saint Julien, à proximité du site de Saint-Nazaire.
L'ensemble ruisseau de Villevaleix-ruisseau de Langlade-Diège est long de 54,4 km[3] pour unbassin versant de 502 km2[4].
En amont d'Ussel, la rivière est comprise dans leparc naturel régional de Millevaches en Limousin.
Depuis les deux ponts de la RD 172 au sud deSornac jusqu'à la RD 67 au nord deChaveroche, la Diège fait partie d'unezone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I[5], remarquable pour sa flore et sa faune typiques deslandes humides et tourbeuses[6].
Depuis le pont de laRD 982, au nord de l'autoroute A89, jusqu'à sa confluence avec laDordogne, la Diège fait partie d'une ZNIEFF de type II[7]. La rivière s'y écoule dans une vallée aux rives encaissées favorisant la présence de plantes rares au niveau régional. Côté faune, desmoules perlières (Margaritifera margaritifera) s'y développent et la vallée abrite desloutres communes (Lutra lutra)[8].
Parmi les 34 affluents[9] répertoriés par leSandre[3], les quatre plus longs sont, d'amont vers l'aval :
Le débit de la Diège a été observé sur une période de 56 ans (1959-2014), à lastation hydrologique deChaveroche. À cet endroit, lebassin versant représente 225 km2, soit seulement 45 % de celui de la totalité du cours d'eau[14].
À Chaveroche, la Diège présente des fluctuations saisonnières de débit, avec une période de hautes eaux caractérisée par un débit mensuel moyen évoluant dans une fourchette de 5,41 à 7,73 m3/s, de décembre à mai inclus (avec un maximum en janvier). La période des basses eaux a lieu de juillet à octobre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 1,86 m3/s au mois d'août. Cependant ces chiffres ne sont que des moyennes et les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

À l'étiage leVCN3 peut chuter jusque 0,64 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 640 litres par seconde.
Les crues peuvent cependant s'avérer importantes. LesQJX 2 et QJ 5 valent respectivement 26 et 35 m3/s. Le QJX 10 est de 41 m3/s, le QJX 20 de 47 m3/s, tandis que le QJX 50 se monte à 55 m3/s.
Le débit journalier maximal enregistré à la station de Chaveroche durant cette période a été de 79 m3/s le 4 octobre 1960. Si l'on compare cette valeur à l'échelle des QJX de la rivière, cette crue, très largement au-delà du QJX 50, était statistiquement reproductible sur une période bien supérieure à cinquante ans[14].
La Diège est un cours d'eau abondant. Lalame d'eau écoulée dans son bassin versant y est de 678 millimètres annuellement, ce qui est deux fois supérieur à la moyenne de la France entière, tous bassins confondus (320 millimètres). Ledébit spécifique (ou Qsp) de la Diège atteint ainsi à Chaveroche le chiffre de21,4 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[14].
Le parcours de la Diège s'effectue intégralement à l'intérieur du département de laCorrèze, en régionNouvelle-Aquitaine. Elle arrose seize communes[3] :
Un ouvrage hydraulique, lebarrage des Chaumettes, a été aménagé sur le cours de la Diège[15]. Établi entre les communes deRoche-le-Peyroux etSaint-Victour, il a été mis en service en 1927. Sa retenue, d’une superficie de75 hectares, borde cinq autres communes.
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