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Seconde guerre des Boers

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Pour les articles homonymes, voirGuerre des Boers.

Seconde guerre des Boers
Description de cette image, également commentée ci-après
Dans le sens des aiguilles d'une montre en partant de la gauche :Les Boers en action à labataille de Colenso, le 17e Lanciers organisant une attaque à Modderfontein, le généralRedvers Buller entrant dans Ladysmith le 27 février 1900, les Boers dans la ville assiégée de Mafeking, les troupes canadiennes pendant labataille de Paardeberg et les Boers avant l'actionà Spion Kop.
Informations générales
DateDu
au
LieuAfrique du Sud,Swaziland
Casus belliKrach des mines d'or sud-africaines à la suite duraid Jameson
IssueVictoire de l'Empire britannique
Traité de Vereeniging
Disparition desrépubliques boers
Belligérants
Drapeau du TransvaalRépublique sud-africaine du Transvaal
Drapeau de l'État Libre d'OrangeÉtat Libre d'Orange
Boers duCap
Volontaires étrangers
Drapeau du Royaume-UniRoyaume-Uni
Drapeau du CanadaCanada
Drapeau de l'AustralieAustralie
Drapeau de la Nouvelle-ZélandeNouvelle-Zélande
Commandants
Drapeau du TransvaalPaul Kruger
Drapeau du TransvaalPiet Joubert
Drapeau du TransvaalLouis Botha
Drapeau du TransvaalJan Smuts
Drapeau du TransvaalPiet Cronje
Drapeau du TransvaalKoos de la Rey

Drapeau de l'État Libre d'OrangeMartinus Steyn

Drapeau de l'État Libre d'OrangeChristiaan de Wet
Drapeau du Royaume-UniLord Milner
Drapeau du Royaume-UniSir Redvers Buller
Drapeau du Royaume-UniLord Kitchener
Drapeau du Royaume-UniLord Roberts
Drapeau du Royaume-UniSir John French
Drapeau du Royaume-UniIan Hamilton
Drapeau du CanadaFrançois-Louis Lessard (en)
Drapeau de l'AustralieWalter Tunbridge (en)
Forces en présence
200 000 hommes450 000 hommes
Pertes
6 000-8 000 morts, nombre inconnu de morts de maladie, 24 000 civils morts6 000-7 000 morts, environ 14 000 morts de maladie

Batailles

Raid Jameson (décembre 1895 -janvier 1896)


Front ouest (octobre 1899 -juin 1900)


Front est (octobre 1899 -août 1900)


Raids et guérillas (mars 1900 -mai 1902)

Données clés

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Laseconde guerre des Boers (enanglais :Second Boer War ; enafrikaans :Tweede Vryheidsoorlog), généralement désignée comme laguerre des Boers ou encore laguerre d'Afrique du Sud (en dehors de l'Afrique du Sud), laseconde guerre anglo-boer (chez de nombreux Sud-Africains) et enafrikaansBoereoorlog ouTweede Vryheidsoorlog (deuxième guerre de Libération), désigne le second conflit intervenu enAfrique du Sud du au, entre lesBritanniques et les habitants des deux principalesrépubliques boers indépendantes. Elle fait suite à lapremière guerre des Boers.

À la fin de ce deuxième conflit, les deux républiques boers, l'État libre d'Orange et larépublique sud-africaine du Transvaal, perdent leur indépendance et sont intégrées à l'Empire britannique. Cependant, d'importantes concessions sont accordées aux deux républiques.

Les Boers sont les descendants des premiers colons d'originesnéerlandaise,allemande etfrançaise, arrivés en Afrique du Sud auxXVIIe et XVIIIe siècles. Le terme deBoer (paysan oufermier en néerlandais), qui désigne principalement les habitants des républiques boers, laisse, auXXe siècle, la place à celui d'Afrikaner pour désigner l'ensemble de cette nation blanche d'Afrique du Sud.

Causes de la seconde guerre des Boers

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Des gisements d'or sont progressivement découverts dans les montagnes à l'est du Transvaal, àPilgrim's Rest (1873),Lydenburg (1873) et dans les environs deBarberton (à partir de 1881), qui attirent rapidement divers aventuriers originaires descolonies britanniques environnantes[Lesquelles ?].

Les Britanniques tentent une première fois de s'approprier leTransvaalen 1880 lors de lapremière guerre des Boers, mais y renoncent à la suite dudésastre de Majuba.

En1887, desprospecteurs découvrent le plus important gisement d'or au monde, situé dans leWitwatersrand (« barrière de l'eau blanche »), une arête montagneuse qui s'étend de 100 kilomètres à l'est jusqu'à 50 kilomètres au sud dePrétoria.En réponse aux perspectives de profit que tous envisageaient à la suite d'une telle découverte, le président du TransvaalPaul Kruger fait cette remarque prémonitoire :« Au lieu de vous réjouir, vous feriez mieux de pleurer, car cet or imbibera notre pays de sang. »

Photo en médaillon de Paul Kruger entouré de drapeaux, surmonté d'une aigle et comportant la devise eendragt maakt magt.
Paul Kruger.

Avec ces découvertes majeures d'or au Transvaal, des milliers de colons britanniques arrivent de lacolonie du Cap[1].Johannesburg devint une ville champignon pratiquement du jour au lendemain, au fur et à mesure de l'installation desuitlanders (mot néerlandais signifiant étranger, désignant les Britanniques venant s'installer dans le Transvaal), près des mines. Lesuitlanders dépassent rapidement en nombre les Boers surle gisement[Lequel ?], bien que restant une minorité dans le Transvaal lui-même. Les Boers, agacés par la présence desuitlanders, leur refusent le droit de vote et taxent lourdement l'industrie aurifère.En réponse, lesuitlanders exercent une pression sur les autorités britanniques, en vue d'obtenir le renversement du gouvernement boer.En1895,Cecil Rhodes appuie une tentative decoup d'État par une action militaire (leraid Jameson) qui échoue à la suite de labataille de Doornkop.

Le plan de Rhodes consistait à simuler une révolte desuitlanders, qui se jugeraient mis à l'écart des affaires politiques par les Boers[pas clair]. Les Britanniques interviennent alors pour éviter une guerre civile et en profitent pour placer les territoires boers sous leur autorité. L'échec de cette tentative de gagner des droits pour les citoyens britanniques est utilisé pour justifier une opération militaire majeure à partir du Cap, d'autant que lechemin de fer envisagé par Rhodes entre Le Cap et Le Caire doit nécessairement traverser le territoire des Boers. Plusieurs autres dirigeants coloniaux britanniques se prononcent en faveur de l'annexion des républiques boers. On retrouve parmi ces dirigeants le gouverneur de la colonie du Cap, SirAlfred Milner, le ministre des ColoniesJoseph Chamberlain et les dirigeants d'associations de prospecteurs (lesgold bugs) tels qu'Alfred Beit,Barney Barnato etLionel Phillips (en). Mais Kruger est au courant ducomplot[Lequel ?] et mobilise seskommandos. Rhodes décide alors de mettre fin à son projet mais Jameson le maintient malgré le désaccord de son commandant et est encerclé le àKrugersdorp. Sûrs que les Boers seraient rapidement vaincus,ils[Qui ?] tentèrent de précipiter la guerre.

Le meurtre de l'uitlanderTom Edgar en par un des membres de la police du Transvaal à la suite d'une bagarre est monté en épingle et débouche finalement sur des pétitions demandant l'intervention de la Grande-Bretagne pour protéger les Britanniques présents au Transvaal. Le présidentMarthinus Steyn de l'État libre d'Orange inviteAlfred Milner et Kruger à une conférence àBloemfontein, qui débute le. Les négociations sont rapidement interrompues. Kruger déclare notamment au cours de cette conférence aux Britanniques :« C'est notre pays que vous voulez. » En,Joseph Chamberlain envoie un ultimatum exigeant la complète égalité de droits pour les citoyens britanniques résidant au Transvaal. Les conditions demandées par les Britanniques se révèlent inacceptables pour les Boers, lesuitlanders étant en nombre tel au Transvaal que le droit de vote donné à ces personnes aurait menacé à terme l'existence même de la nation boer.

Le, Kruger lance son propre ultimatum avant même d'avoir reçu celui de Chamberlain. Il donne 48 heures aux Britanniques pour évacuer leurs troupes des frontières du Transvaal ou la guerre leur serait déclarée en accord avec leur allié, l'État libre d'Orange.

La première phase : l'offensive des Boers ( à)

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Contingent canadien défilant àQuébec en 1899 avant de partir à la guerre.

La guerre est déclarée le et les Boers attaquent les premiers en envahissant lacolonie du Cap et lacolonie du Natal entre et. À l'ouest, dans la colonie du Cap, la première confrontation intervient le àKraaipan, remportée par les Boers sur la route deKimberley. La première bataille au Natal se tient àTalana Hill le et se conclut par une victoire illusoire des Britanniques. Il s'ensuit quelques succès militaires des Boers contre le généralRedvers Buller.

Les Britanniques, croyant mettre fin à cette guerre rapidement, se laissent surprendre par les premières attaques boers. Trop peu nombreux, trop isolés et mal commandés, ils trouvent face à eux d'excellents cavaliers qui connaissent parfaitement le terrain et font régulièrement preuve d'imagination et d'innovations tactiques. De plus, les Boers sont aidés par l'Allemagne deGuillaumeII, qui les soutient et leur a fourni des armes. Ils assiégèrent ainsi les villes deDundee,Ladysmith,Mafeking (défendue par des troupes sous les ordres deRobert Baden-Powell) etKimberley.

Hôtel de ville deLadysmithen 1900 durant le siège de la ville.

Les sièges causent d'importantes pertes humaines parmi les défenseurs et les civils dans les villes de Mafeking, Ladysmith et Kimberley quand la nourriture commence à se faire rare après quelques semaines. À Mafeking,Sol Plaatje écrit :« J'ai vu de la viande de cheval pour la première fois traitée comme de la nourriture. »

Les villes assiégées subissent également des tirs d'artillerie nourris, rendant les rues dangereuses à traverser. À la fin du siège deKimberley, supposant une intensification des bombardements, une annonce encourage la population à se réfugier dans les mines pour se protéger. La population panique et les gens s'engouffrent pendant 12 heures dans les mines. Les bombardements n'eurent jamais lieu, ce qui ne réduisit en rien la détresse éprouvée par les civils.

Sur le front est, après avoir mis le siège autour deDundee puisLadysmith,Louis Botha etPiet Joubert décident d'un raid vers le sud, qui est mené du au. Divers engagements sont menés, dont le principal fut labataille de Willow Grange (af) le. Ils capturent notamment le jeuneWinston Churchill au cours d'une attaque de train le. Mais ils décident finalement de reprendre leurs positions plutôt que de continuer jusqu'àDurban. Une grave chute de cheval de Joubert précipite sa décision de retraite, le commandement du front étant désormais dévolu à Botha.

La carte politique de la région au début de la guerre : laRépublique sud-africaine du Transvaal (vert), l'État libre d'Orange (orange), lacolonie du Cap (bleu), et leNatal (rouge).

À la mi-décembre, au cours d'une période connue sous le nom de Semaine noire, du au, les Britanniques subissent de nombreuses pertes àMagersfontein,Stormberg etColenso.

À Magersfontein, le commandant boerKoos de la Rey élabore un plan pour creuser des tranchées devant une colline et non pas dessus, pour à la fois tromper les Britanniques et donner à ses hommes un meilleur angle de tir. Son plan fonctionne parfaitement et ils défont les Britanniques, arrivés de nuit, qui perdent près de 1 000 hommes sur le terrain.

La deuxième phase : l'offensive britannique ( à)

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Graffitis dans une ruine reconquise lors de l'offensive britannique : « Don't forget Majuba, Boys » (« N'oubliez pasMajuba, les gars ») par les Boers, « No fear, Boojers, no fear » (« Pas peur, les p'tits Boers, pas peur ») par les Britanniques.

Après encore une nouvelle défaite dans leur tentative de briser le siège deLadysmith lors de labataille de Spion Kop, les troupes britanniques, commandées parLord Roberts, ne reprirent l'initiative qu'avec l'arrivée de renforts le. Ces hommes provenaient pour la plupart d'un régiment de soldats volontaires financé par la ville deLondres (City Imperial Volunteers (en)). En effet, les échos de la guerre étaient retentissants dans la capitale britannique, où il y avait un engouement de la population, qui se sentait très concernée. Le siège de Ladysmith futfinalement levé le.

Georges de Villebois-Mareuil rejoignit les Boers auTransvaal et commanda lalégion des étrangers qui participa à la guerre contre les Britanniques. Il fut nommé général par le présidentPaul Kruger en, mais dès le àBoshof, dans l'État libre d'Orange, le petit détachement qu'il commandait fut encerclé et exterminé par lesBritanniques.

Boers en campagne.

Sur le front ouest, après la levée dusiège de Kimberley qui fut à l'origine de célébrations au Royaume-Uni qui débouchèrent sur des émeutes, les Britanniques parvinrent à forcer la reddition du GénéralPiet Cronjé et de 4 000 de ses combattants après labataille de Paardeberg le et à affaiblir le reste des troupes boers. Ils avancèrent alors au cœur des deux républiques, prenant la capitale de l'État libre d'Orange (Bloemfontein) le et la capitale du Transvaal (Prétoria) le.Johannesburg fut prise le, le commandant boerFritz Krause ayant négocié le départ de ses troupes contre la remise intacte des mines d'or àLord Roberts. Lesiège de Mafeking fut levé le. L'essentiel de l'armée orangiste (commandée par le généralMarthinus Prinsloo) se rendit cependant vers la fin juillet, piégée aux environs deBrandriver Basin aux confins de l'État libre d'Orange, du Transvaal et duBasutoland.Christiaan de Wet parvint malgré tout à rejoindre le Transvaal avec 2 000 hommes et 400 chariots. Ils parvinrent à échapper aux 2 500 hommes deLord Kitchener à leur poursuite au début d'août dans les environs de Prétoria en abandonnant prisonniers et chariots[2].

De nombreux observateurs britanniques pensaient la guerre terminée après la capture des deux capitales. Mais dès le, les Boers se réunirent enkrygsraad (« conseil de guerre ») en une nouvelle capitale orangiste (Kroonstad) etChristiaan de Wet proposa une stratégie inédite de guérilla àPiet Joubert :

  • laisser un congé aux hommes deskommandos jusqu'au. Tous ne reviendraient pas, mais bien les plus motivés, ce qui permettrait de disposer d'une force d'élite ;
  • accroître la mobilité des armées en abandonnant les chariots ;
  • étant donné la grande supériorité numérique des Britanniques, abandonner les batailles régulières pour desraids, ainsi qu'il en avait été pour les 180 chariots capturés à Waterval Drift le en marge de labataille de Paardeberg.

Cette stratégie fut acceptée par les généraux boers, mais Joubert s'étonna du « congé » donné aux combattants boers :« Vous m'expliquez que vous allez donner un coup de main aux Anglais en envoyant vos hommes en vacances ? »« Je ne peux attraper un lièvre, Général, avec des chiens fatigués », lui réponditDe Wet[3].Piet Joubert mourut 10 jours plus tard etBotha prit le commandement militaire du Transvaal.

La première attaque de ce type eut lieu àSanna's Post le, peu après la prise deBloemfontein, avec pour objectif l'approvisionnement en eau de la ville occupée et en proie à uneépidémie defièvre typhoïde. La dernière bataille régulière se tint en revanche àBergendal le face à la dernière grande armée boer, sous les ordres deLouis Botha.

La troisième phase : la guerre de guérilla ( à)

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Unblockhaus près deWolseley (en) en Afrique du Sud. Ces constructions avaient pour vocation la surveillance des voies de communication contre les raids boers.

La guérilla boer commença à attaquer leschemins de fer et les lignes télégraphiques de l'armée britannique. Leur nouvelle tactique changea la physionomie de la guerre et rendit les formations militaires britanniques traditionnelles inefficaces.

Le nouveau dirigeant de l'armée britannique,Lord Kitchener, réagit en construisant des postes fortifiés, des petites constructions de pierre entourées de fils barbelés, afin de protéger les voies de chemin de fer. Puis il décida d'étendre ce dispositif afin de tisser une toile à travers leveld pour réduire les mouvements des groupes de guérilla en de petites zones où ils pouvaient être battus. Desfils de fer barbelés étaient tirés jusqu'au poste fortifié suivant, distant d'environ 1 000 verges. Ces clôtures étaient agrémentées de cloches, deboîtes de conserve et d'autres matériaux bruyants, et parfois de fusils chargés en direction des fils pour servir d'alarme.

Entre et la fin de la guerre, environ 8 000 postes fortifiés composaient cette toile de près de 6 000 kilomètres. Chaque poste fortifié était tenu par unsous-officier et six autres soldats, avec unlieutenant commandant trois ou quatre postes fortifiés. Les Britanniques avaient environ 450 000 hommes (Britanniques et troupes coloniales) stationnés dans la région.

Les postes fortifiés permirent en effet de réduire les mouvements des guérillas, mais ne pouvaient à eux seuls les battre. Kitchener forma de nouveaux régiments de troupes irrégulières de cavalerie légère, y compris descarabiniers Bushveldt, qui parcoururent les territoires contrôlés par les Boers, traquant les groupes de combattants.

La politique de terre brûlée pratiquée contre les fermes des Boers par les soldats britanniques.

En, les Britanniques adoptèrent une stratégie systématique de laterre brûlée, initiée un an plus tôt sur le front ouest (Buller y était alors opposé), et se mirent à vider les campagnes de tout ce qui pouvait être utile aux guérillas boers. Ils firent saisir les réserves de vivres, brûler les récoltes et lesfermes et évacuèrent les familles qui vivaient là vers descamps de concentration. Mais dès, les généraux boers s'étaient retrouvés àCypherfontein (à mi-chemin entreMafeking etPrétoria) et décidèrent de raids dans lacolonie du Cap dont les Britanniques ne pourraient brûler fermes et récoltes. Ils pensaient pouvoir susciter de nouvelles rébellions, telle celle déclenchée àPrieska, les campagnes de la colonie du Cap étant majoritairement peuplées d'Afrikaners. Attaquer les mines des environs deJohannesburg fut également envisagé.

La stratégie britannique mena à la destruction d'environ 30 000 fermes et d'une quarantaine de petites villes[réf. nécessaire].En tout, 116 572 Boers furent envoyés dans des camps, soit à peu près un quart de la population, auxquels s'ajoutaient encore quelque 114 000 Africains noirs[réf. nécessaire][4].

Ces nouvelles tactiques de combat brisèrent rapidement le moral et les lignes de ravitaillement des combattants boers. En, de nombreux camps furent vidés et nombre de libérés rejoignirent deux nouveaux régiments combattant aux côtés des Britanniques : lesTransvaal National Scouts (Éclaireurs nationaux du Transvaal) et lesOrange River Volunteers (Volontaires de la rivière Orange) pour aider à mettre fin à la guerre.Piet de Wet (af) notamment (le frère deChristiaan) combattit au sein desTransvaal National Scouts durant les derniers mois de la guerre. Certains, tels queFritz Joubert Duquesne, profitèrent aussi de ces recrutements pour continuer le combat en tant qu'espions.

Les lignes de barbelés furent achevées le, mais elle n'empêchèrent notamment pas de dernières défaites, telle celle de labataille de Groenkloof, et certains dirigeants boers, tel Christiaan de Wet, demeurèrent insaisissables.

Transvaal occidental

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Horatio Herbert Kitchener.

Les commandos boers du Transvaal occidental furent particulièrement actifs après. Plusieurs batailles importantes se tinrent entre et. À Moedwil le, et également àDriefontein le, les forces du GénéralKoos de la Rey attaquèrent les Britanniques mais durent se retirer devant la résistance britannique.

S'ensuivit une période relativement calme dans le Transvaal occidental. La bataille d'importance suivante dans la région se déroula en. Le, Koos de la Rey attaqua une colonne britannique commandée par lelieutenant-colonel S. B. von Donop àYsterspruit près deWolmaransstad (en). Koos de la Rey réussit à capturer de nombreux hommes ainsi que des stocks de munitions. L'attaque boer forçaLord Methuen, le second du commandant en chefLord Kitchener, à déplacer ses forces deVryburg jusqu'àKlerksdorp pour affronterKoos de la Rey. Le matin du, les Boers attaquèrent l'arrière-garde de la colonne de Methuen àTweebosch. La confusion gagna les Britanniques et Methuen fut blessé et capturé par les Boers.

Les victoires boers dans la région conduisirent à un renforcement des forces britanniques. À la mi-mars,Ian Hamilton arriva avec des forces considérables. L'opportunité recherchée par les Britanniques arriva le au cours de labataille de Rooiwal, lorsqu'un commando dirigé par le général Kemp et le commandant Potgieter attaquèrent une force britannique supérieure en nombre dirigée par Kekewich. Les soldats britanniques étaient bien positionnés à flanc d'une colline, et infligèrent de solides pertes à une charge des Boers montés sur leurs chevaux. Ce fut la fin de la guerre dans le Transvaal occidental et la dernière bataille majeure de la guerre.

Transvaal oriental

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Louis Botha.

Deux forces boers étaient actives dans cette région montagneuse : celle deLouis Botha au sud-est et celle deBen Viljoen (en) au nord-est dans les environs deLydenburg (et notammentPilgrim's Rest). Les forces de Botha furent les plus dynamiques, attaquant les chemins de fer et les convois britanniques d'approvisionnement, et montèrent même une nouvelle invasion duNatal en. Après avoir battu l'infanterie britannique au cours de labataille de Bloedrivier Poort près deDundee, Botha dut se retirer, les fortes pluies rendant les mouvements difficiles et affaiblissant les chevaux. De retour au Transvaal aux environs deVryheid, Botha attaqua une force britannique àBakenlaagte en charge montée. Une des meilleures unités britanniques fut détruite à cette occasion, ce qui fit de Botha la cible numéro un des colonnes britanniques, toujours plus nombreuses et utilisant de nombreux éclaireurs. Botha dut abandonner le HautVeld et se retira vers une enclave proche de la frontière duSwaziland.

Au nord, Ben Viljoen était moins actif. Il lança comparativement moins d'attaques, et finit par se retrouver confiné dans les environs de Lydenburg. Il fut finalement capturé par les Britanniques.

État libre d'Orange

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Christiaan de Wet fut considéré comme le meilleur dirigeant des guérillas boers. Il parvint à de nombreuses occasions à échapper aux pièges tendus par les Britanniques et participa aux négociations menant à la fin de la guerre.

Alors que les Britanniques avaient occupéPrétoria, les combattants boers de l'État libre d'Orange se retirèrent vers le nord-est de la République dans une zone fertile connue sous le nom deBrandwater Basin. Ceci leur offrit un sanctuaire temporaire, car les Britanniques s'emparèrent rapidement ducol de montagne qui donnait accès à la région, piégeant ainsi les Boers. Une armée menée par le généralArchibald Hunter, venu deBloemfontein, obtint la reddition des forces boers fin. Les meilleurs combattants boers, menés parChristiaan de Wet, en compagnie du Président Steyn, parvinrent cependant à s'échapper. Ceux qui restèrent piégés se rendirent dans la confusion. 4 500 hommes se livrèrent progressivement aux Britanniques, qui s'emparèrent ainsi d'importants équipements. Mais cette prise eut peu de conséquences, et les combattants boers les meilleurs et les plus déterminés restaient libres.

Depuis leBasin,De Wet se dirigea vers l'ouest. Pourchassé par les colonnes britanniques, il parvint à passer la rivièreVaal et pénétra dans le Transvaal occidental, pour permettre à Steyn de rencontrer les autres dirigeants boers du Transvaal. De retour dans l'État libre d'Orange,De Wet organisa une série d'attaques victorieuses dans l'Ouest de la République, mais subit une défaite importante àBothaville en. De nombreux Boers qui étaient revenus dans leur ferme, avec une éventuelle allégeance formelle aux Britanniques, retournèrent parfois au combat. Fin,De Wet lança une nouvelle invasion de lacolonie du Cap. Cette tentative fut peu fructueuse, car les combattants boers ne parvinrent pas à soulever une rébellion parmi la population boer locale, et furent pourchassés incessamment par les Britanniques sous des conditions météorologiques épouvantables, et avec peu d'équipement. Ils s'échappèrent finalement en traversant larivière Orange.

Dès lors et jusqu'à la fin de la guerre,De Wet fut relativement peu actif, notamment parce que lapolitique de la terre brûlée menée par les Britanniques limitait leurs mouvements.Fin 1901,De Wet parvint à isoler un détachement britannique àGroenkop, leur infligeant une solide défaite. Ceci décida Kitchener à lancer la première poursuitenouveau modèle contre lui.De Wet parvint à s'échapper mais perdit 300 hommes : ce fut une lourde perte, mais les tentatives suivantes de le piéger dans le système de lignes deblockhaus furent maladroitement menées et il réussit chaque fois à s'échapper.

Colonie du Cap

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Arrivée àGraaff-Reinet de Lötter après sa capture.

Dans certaines parties de lacolonie du Cap, en particulier la région des Midlands à l'est où les Boers formaient la majorité de la population, les Britanniques avaient toujours craint une rébellion d'importance. Une telle rébellion ne se produisit pas, même dans les premiers jours de la guerre lorsque deskommandos traversèrent lefleuve Orange. Les stratégies prudentes des vieux généraux boers de l'État libre d'Orange décourageaient les initiatives des colons boers en ce sens. Il y eut cependant toujours une sympathie pro-boer.

Après son échappée en traversant la rivière Orange en,De Wet avait laissé des forces sous le commandement des rebelles du Cap deKritzinger (af) etScheepers (af) pour maintenir une campagne de guérilla dans les Midlands. Cette campagne fut l'une des moins chevaleresques de la guerre, avec des intimidations de part et d'autre envers les sympathisants civils respectifs. Au cours de l'une des nombreuses escarmouches, le petitkommando du commandantLötter (af) fut pris en chasse par une force britannique largement supérieure en nombre, et anéanti lors de labataille de Groenkloof. Plusieurs rebelles capturés, dont Scheepers lui-même (à ce moment atteint d'une crise d'appendicite) et Lötter, furent exécutés pour trahison ou crimes dont le meurtre de prisonniers ou de civils désarmés. Certaines exécutions se déroulèrent en public, pour servir d'exemple. Comme la colonie du Cap faisait partie du territoire de l'Empire, il fut interdit aux armées britanniques de brûler les fermes et de déporter les populations dans des camps de concentration.

De nouvelles troupes boers sous commandement deJan Christiaan Smuts, rejointes par les rebelles survivants de Kritzinger, lancèrent une nouvelle attaque sur la colonie en. Elles furent harcelées par les colonnes britanniques, mais parvinrent finalement à leur échapper lors de labataille d'Elands River où elles s'emparèrent d'équipement britannique. Jusqu'à la fin de la guerre, Smuts augmenta ses effectifs qui totalisèrent jusqu'à 3 000 hommes. Cependant, il n'y eut pas de soulèvement général dans la colonie, et la situation n'évolua pas en faveur des insurgés.

L'intervention du Canada

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Lord Strathcona's Horse.

Au cours de la guerre, les colons firent appel aux forces de l'Empire britannique, et leCanada fut alors sollicité.7 000 à 8 000 hommes et 16 infirmières participèrent au conflit. 244 morts furent enregistrés[5]. Cette guerre fut un événement de première importance pour les Canadiens[6].

Cette guerre fut l'occasion pour le premier ministreWilfrid Laurier de prouver sa fidélité aux Britanniques. Bien que les élites et la presse canadiennes-françaises s'y opposassent fermement au départ, ils se rangèrent néanmoins derrière Laurier. En invoquant la justesse de la cause sur le plan des droits humains fondamentaux, en promettant de n'envoyer que des volontaires et en assurant que la participation du Canada à cette guerre ne constituait pas un précédent pour sa participation à des guerres ultérieures, Laurier réussit à rallier la majeure partie de la population francophone, opposée à la guerre et sympathique à la cause de la population boer.

Camp de concentration boer vers 1900.
Femmes et enfants boers internés dans le camp de concentration deNylstroom,c. 1901.
Lizzie van Zyl, enfant boer internée et morte dans le camp de concentration de Bloemfontein.

Certaines élites, dont des dirigeants politiques, militaires, religieux, économiques et intellectuels du Québec, l'appuyèrent même vigoureusement. Bien que l'opposition d'Henri Bourassa demeure le plus célèbre signe d'opposition à Laurier et à la guerre(quoique seulement 10 Canadiens françaissur 70 soutinssent sa proposition voulant que ce soit le Parlement canadien qui décide désormais des futures interventions militaires du Canada)[réf. souhaitée], une analyse de la presse canadienne-française de l'époque fait état d'une acceptation étonnante de la décision d'Ottawa à l'automne 1899 : au total, de septembre à, la presse publia 35 articles favorables aux Britanniques, contre 7 défavorables.

LesCanadiens français qui étaient défavorables à l'intervention britannique évoquaient la similarité de l'histoire desBoers et celle des Canadiens français[7] et de leur appartenance à une seule et même race en opposition aux populations noires et autochtones sud-africaines qu'ils ont souvent qualifiées de « sauvages », de « nègres », de« cafres », d'« animaux » ou de« classe de subordonnés »[8],[9],[10].

Par contre, devant les attaques répétées desJingoscanadiens-anglais, qui qualifiaient de trahison la relative indifférence des Canadiens français pour cette guerre lointaine, l'appui de ces derniers pour la guerre diminua substantiellement, et on a aujourd'hui davantage le souvenir de l'opposition des Canadiens français à la guerre en oubliant le fait qu'ils s'étaient majoritairement rangés derrière la décision de Laurier[11].

Les camps de concentration

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Article détaillé :Camps de concentration britanniques en Afrique du Sud.

À l'origine, lescamps de concentration étaient destinés à interner les familles boers dont les fermes avaient été détruites lors de l'application de la « politique de la terre brûlée » menée par les troupes britanniques. Il y eut au total 45 camps de tentes construits pour enfermer ces civils ainsi que 64 autres pour les Noirs (garçons de fermes, bergers, etc.) qui avaient vécu auprès des Boers.

Les camps de Boers abritaient essentiellement des personnes âgées, des femmes et des enfants pour un total d'environ 120 000 personnes ; 25 630 d'entre eux furent déportés à l'étranger.

Emily Hobhouse.
Melrose House àPrétoria où fut signé letraité de Vereeniging.

Les conditions de vie dans ces camps étaient particulièrement insalubres et les rations alimentaires réduites. Les épouses et les enfants de soldats combattants se voyaient imposés d'encore plus faibles rations. Le régime alimentaire pauvre et le manque d'hygiène furent à l'origine de l'apparition de maladies contagieuses telles larougeole, lafièvre typhoïde et ladysenterie. Combinée avec des manques en matériel et en fournitures médicales, la situation provoqua de nombreux décès — un rapport postérieur à la guerre estima à 27 927 le nombre de Boers morts (parmi lesquels 22 074 enfants de moins de 16 ans) et 14 154 Noirs, morts defamine, demaladies et d'exposition au soleil. En tout, environ 25 % des Boers et 12 % des Noirs moururent (des recherches récentes suggèrent une sous-estimation des pertes africaines, qui monteraient en fait à environ 20 000 victimes). Après avoir été forcés d'évacuer les territoires boers, les Noirs ne furent pas considérés comme hostiles aux Britanniques et servirent de main-d'œuvre salariée. Des camps de détentions furent également installés auxBermudes, enInde, àSainte-Hélène et àCeylan[12].

Emily Hobhouse, une Britannique à la direction de la branche féminine de la Commission de conciliation sud-africaine, créée afin de venir en aide aux femmes et aux enfants victimes du conflit, fit beaucoup pour améliorer les conditions de vie des détenus après avoir visité des camps dans l'État libre d'Orange. Son rapport de quinze pages suscita l'indignation et conduisit à l'envoi d'une commission gouvernementale (la commissionFawcett) qui visita les camps d'août à et confirma les faits mentionnés dans le rapport. La commission fut extrêmement critique à l'égard des camps et formula de nombreuses recommandations telles que l'amélioration du régime alimentaire et des équipements médicaux.

En, letaux de mortalité annuel tomba de 6,9 % à 2 %.

La fin de la guerre

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Pretoria Day, Yonge Street Toronto. Célébration de la fin de la guerre des Boers.

Au total, la guerre coûta environ 75 000 vies — 22 000 soldats britanniques (7 792 au cours d'affrontements, 14 000 de maladies dont 8 000 detyphoïde, 5 774 de blessures et d'accidents[13]), 4 000 soldats boers[13],20 000 à 28 000 civils boers et sans doute 20 000 Noirs.[réf. nécessaire]

Les derniers Boers se rendirent en et la guerre se termina officiellement avec letraité de Vereeniging le même mois. Au prix de lourdes pertes et d'uneffort de guerre important, les Britanniques sortirent victorieux du conflit. En effet, le traité avalisait la fin de l'existence du Transvaal et de l'État libre d'Orange en tant que républiques boers et les plaçait sous contrôle de l'Empire britannique. Toutefois, les deux anciennes républiques convinrent de se soumettre à la souveraineté britannique uniquement sous conditions. La plus notable fut l'instauration d'un gouvernement civil et d'une représentation au Transvaal et dans l'État libre d'Orange, avec à terme une autogouvernance (qui sera effectiveen 1906 pour le Transvaal eten 1907 pour l'État libre d'Orange). Les Britanniques durent en outre verser la somme de 3 millions delivres sterling aux Boers à titre de compensation[14].

Les Boers évoquent cette guerre sous le terme deGuerre de la liberté (enafrikaans :Vryheidsoorlog).

Une enquête du Comité de la détérioration physique sur la petite taille des conscrits (due à la sous-alimentation des enfants issus de laclasse ouvrière et à leur travail dans les usines) exprima des inquiétudes sur la capacité future de la Grande-Bretagne à entreprendre des guerres. Le gouvernement libéral réagit en introduisant des repas gratuits dans les écoles, la première initiative allant dans le sens de ce qui sera plus tard appelé« protection sociale »[15].

Chronologie

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Commandos boers armés de canons britanniques.
L'adieu des femmes à leurs maris partis combattre les Britanniques (seconde guerre des Boers) — statue deDanie de Jager située au « Anglo-Boer War Museum » àBloemfontein.
La statue équestre du combattant jusqu'au-boutiste (« Die Bittereinder »).

Dans les arts et la culture poplaire

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Notes et références

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  1. « Le Canada et la guerre d’Afrique du Sud (Guerre des Boers) », surthecanadianencyclopedia.ca(consulté le).
  2. (en) ThomasPakenham,The Boer War, New York,Random House,, 450 p.(ISBN 978-0-380-72001-9).
  3. (en) ThomasPakenham,The Boer War, Johannesburg et Cape Town, Jonathan Ball Publishers,,2e éd.(ISBN 1-86842-037-X).
  4. (en) Stephen A. Royle, « St Helena as a Boer prisoner of war camp, 1900–2: information from the Alice Stopford Green papers »,Journal of Historical Geography,no 24(1),‎,p. 53-68(DOI https://doi.org/10.1006/jhge.1997.0076).
  5. « De colonie à pays – Guerre des Boers », surcollectionscanada.gc.ca(version du surInternet Archive).
  6. Annuaire statistique du Canada, éditions de 1899, 1902 et 1903.
  7. Jules Vernier, « Anglais, Canadiens et Boers »,Les Débats,no 1,‎,p. 1-2(lire en ligne) :

    « Et d'abord, constatons que depuis l'ouverture des hostilités, nous n'avons pas rencontré un seul Canadien français qui ne se réjouisse plus ou moins bruyamment du succès des Boers ; c'est un fait incontestable. D'où provient cette sympathie non déguisée à leur endroit ? Provient-elle des liens de consanguinité qui existent entre eux et nous, de la similitude de leurs destinées avec la nôtre ? Est-ce de intérêt que tous les cœurs généreux portent au faible, à l'innocent, victime de la force brutale et injuste ? Ces motifs y ont certainement contribué pour beaucoup, mais le véritable, c’est dans notre histoire même que nous le trouverons. »

  8. Léon Ledieu, « Entre-Nous »,Le Monde illustré,no 807,‎,p. 386-387(lire en ligne) :

    « Jean-Baptiste, ne t'emballe pas, ces Boërs ne sont ni des nègres, ni des peaux rouges, ce sont des bons « habitants », dont plus d'un, gardant son nom d'origine française, s'appelle Duplessis, Leblanc, Mercier, Normand, etc., etc., des gens dont les pères habitaient la Saintonge, la Normandie, l'Auvergne, le pays Basque tout comme les ancêtres des bons Canadiens. »

  9. « La loyauté des Canadiens français »,L'Événement,no 807,‎,p. 1(lire en ligne) — Suppressions de Daniel Gay :

    « […] en devenant sujets anglais, nous n'avons, Dieu merci ! ni perdu ni abdiqué le caractère libre qui nous distingue des peuplades mercenaires […]. Nous ne sommes ni de ces cafres ni de ces zoulous dont un officier anglais […] a dit qu'ils étaient « a set of fine animals », […] nous ne sommes pas de cette classe de subordonnés. »

  10. Daniel Gay,Les Noirs du Québec : 1629-1900, Septentrion,coll. « Cahier des Amériques »,, 514 p.(ISBN 978-2-89448-397-8,lire en ligne),p. 364.
  11. JohnMacFarlane, « La longue marche de l’Afrique du Sud : en mémoire des Canadiens français qui ont participé à la première intervention militaire du Canada au XXe siècle »,Mens : revue d'histoire intellectuelle de l’Amérique française,vol. 7,no 2,‎,p. 197-240(ISSN 1492-8647 et1927-9299,DOI 10.7202/1024124ar,lire en ligne, consulté le).
  12. François-XavierFauvelle-Aymar,Histoire de l'Afrique du Sud, Paris,Éditions du Seuil,, 468 p.(ISBN 978-2-020-48003-1 et978-2-020-48003-1,OCLC 70240882),p. 326-327.
  13. a etbFrançois-XavierFauvelle-Aymar,Histoire de l’Afrique du Sud, Paris,Le Seuil,, 468 p.(ISBN 2-02-048003-4),p. 326.
  14. (en) « The Boer War », surSpartacus Educational(consulté le).
  15. ChrisHarman (trad. de l'anglais par Jean-Marie Guerlin),Une histoire populaire de l'humanité : de l'âge de pierre au nouveau millénaire, la Découverte,coll. « La Découverte-poche »,(ISBN 978-2-7071-8532-7),p. 420.

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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