| le Dessoubre | |
La vallée du Dessoubre peu après sa source. | |
Cours du Dessoubre (carte interactive du bassin du Doubs) | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 33,3 km[1] |
| Bassin | 615 km2[2] |
| Bassin collecteur | leRhône |
| Débit moyen | 13,8 m3/s (Saint-Hippolyte)[2] |
| Nombre de Strahler | 3 |
| Organisme gestionnaire | smix-dessoubre.fr etEPTB Doubs Saône[3] |
| Régime | pluvio-nival |
| Cours | |
| Source | source |
| · Localisation | Consolation-Maisonnettes |
| · Altitude | 623 m |
| · Coordonnées | 47° 09′ 12″ N, 6° 36′ 06″ E |
| Confluence | leDoubs |
| · Localisation | Saint-Hippolyte |
| · Altitude | 370 m |
| · Coordonnées | 47° 19′ 08″ N, 6° 48′ 40″ E |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | laReverotte, bief du Vau |
| · Rive droite | Bief du Vau |
| Pays traversés | |
| Département | Doubs |
| Arrondissement | Pontarlier,Montbéliard |
| Cantons | Valdahon,Morteau,Maîche |
| Régions traversées | Bourgogne-Franche-Comté |
| Sources :SANDRE« U2210500 »,Géoportail,OpenStreetMap | |
| modifier | |
LeDessoubre est unerivièrefrançaise dans ledépartement duDoubs, enrégionBourgogne-Franche-Comté, et unaffluent duDoubs, donc un sous-affluent duRhône par laSaône.
Il s'écoule ducirque de Consolation sur le territoire deConsolation-Maisonnettes àSaint-Hippolyte suivant une combe parallèle aux gorges du Doubs.

De 33,3 km de longueur[1], le Dessoubre est alimenté par de nombreusesrésurgenceskarstiques des hauts et moyens plateaux duDoubs.
Il nait au fond ducirque de Consolation, à 623 mètres d'altitude[4], où il recueille dans ce même lieu les eaux de plusieurs sources : le Lançot, le Tabourot et la Source Noire. Il s'écoule ensuite vers le nord[5] jusqu'à Gigot où il est rejoint par laReverotte en rive gauche puis il s'oriente au nord-est dans une vallée très encaissée jusqu'àSaint-Hippolyte où il se jette dans leDoubs en rive gauche, à 370 mètres d'altitude[6].
Dans le seul département du Doubs, Le Dessoubre traverse les treize communes suivantes, de l'amont vers l'aval, deConsolation-Maisonnettes (source),Laval-le-Prieuré,Plaimbois-du-Miroir,Bretonvillers,Rosureux,Battenans-Varin,Vaucluse,Cour-Saint-Maurice,Orgeans-Blanchefontaine,Vauclusotte,Valoreille,Fleurey etSaint-Hippolyte (confluence).
Soit en termes de cantons, le Dessoubre prend source dans lecanton de Valdahon, traverse lecanton de Morteau, conflue dans lecanton de Maîche, dans les arrondissements dePontarlier et deMontbéliard, dans lesintercommunalitéscommunauté de communes des Portes du Haut-Doubs,communauté de communes du Plateau du Russey,communauté de communes du Pays de Maîche.
Le Dessoubre traverse trois zones hydrographiques« La Dessoubre » (U221) de 515 km2 de superficie,« Le Doubs de la Dessoubre à l'Allan » (U222) et« Le Doubs de la combe de Seigne incluse à la Dessoubre » (U220)[1],[note 1].
Les cours d'eau voisins sont leDoubs au nord, au nord-est, à l'est, au sud-est et au sud, laLoue au sud-ouest, laClauge à l'ouest, leCusancin au nord-ouest.
L'organisme gestionnaire est syndicat mixte d'aménagement du Dessoubre et de valorisation du bassin versant sis àMaîche[7],[8], épaulé par l'EPTB Doubs Saône[3].
Le Dessoubre a septtronçons affluents référencés dans la baseSANDRE[1] (de l'amont vers l'aval) :
Lerang de Strahler du Dessoubre est donc detrois par la Reverotte.

Le Dessoubre est une rivière très abondante, à l'instar de ses proches voisines de la région dumassif du Jura. Sonrégime hydrologique est ditpluvio-nival.
Son débit a été observé depuis le(70 ans), àSaint-Hippolyte, à 380 m d'altitude, localité du département duDoubs située à saconfluence avec leDoubs[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 615 km2 (soit la presque totalité du bassin versant[réf. nécessaire]).
Lemodule de la rivière à Saint-Hippolyte est de 13,6 m3/s[2].

Le Dessoubre présente des fluctuations saisonnières de débit assez peu marquées, avec des hautes eaux d'hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 15,5 et 20,7 m3/s, de novembre à avril inclus (avec deux sommets : en décembre et en mars), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 6,51 m3/s au mois d'août[2]. Mais ces moyennes mensuelles ne sont que des moyennes et occultent des fluctuations bien plus prononcées sur de courtes périodes.
Aux étiages, leVCN3 peut chuter jusque 0,58 m3/s, en cas de période quinquennale sèche[2], ce qui est assez sévère, mais fréquent dans les régions de l'est de la France.
Les crues peuvent être assez importantes. Ainsi le débit instantané maximal enregistré a été de 175 m3/s le 15 février 1990, tandis que la valeur journalière maximale était de 168 m3/s le même jour. LeQIX 10 est de 170 m3/s, le QIX 20 de 180 m3/s et le QIX 50 de 200 m3/s. Les QIX 2 et QIX 5 valent quant à eux respectivement 130 et 150 m3/s[2]. Il ressort que les crues de février 1990, dont il a été question plus haut, étaient à peine d'ordre vicennal, et donc nullement exceptionnelles.
Le Dessoubre est une rivière très abondante malgré la taille assez modeste de son bassin. Elle est alimentée par des précipitations elles aussi très abondantes dans la région du Jura. Lalame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 780 millimètres annuellement, ce qui est fort élevé, plus de deux fois supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, et largement supérieur à la totalité du bassin de laSaône (501 millimètres/an à Lyon). Ledébit spécifique (ou Qsp) atteint 24,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].
Le Dessoubre est une des rivières les plus cotées pour lapêche à la mouche. L'état de la rivière et la qualité de l'eau sont ainsi l'objet de l'attention de nombreuses associations.Début 2014 la faune piscicole connaît de très importantes mortalités. Après les autres rivières de Franche-Comté, le Dessoubre est atteint à son tour.
Sur son cours on trouve les lieux-dits Gué, le Lac, l'Engoulot, le Château, leMoulin de Girardot, la Chamoiserie, le Moulin de Belvoir, le Cerneux du Mont, le Val, le Frénais, le Gué, le moulin du Dessus, le moulin du Milieu, le moulin du Bas, le Pont Neuf, la Cascade, la Voyèze, la Nitrière, le Pont de Fleurey, un élevage piscicole au Bief de Bran, Neuf Gouffre, les Vieux Moulins[5].
La vallée du Dessoubre fait l"objet d'uneZNIEFF 430007813, de type II, Vallée du Dessoubre et ses falaises attenantes, pour une superficie de7 346 ha sur vingt-six communes[9].
Les vallées du Dessoubre, de la Réverotte et du Doubs font l'objet d'une zone NATURA 2000 FR4301298 pour une superficie de16 271 ha[10].
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