Debout la France | |
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Présentation | |
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Président | Nicolas Dupont-Aignan |
Fondation | (courant duRPR puis de l’UMP) (Debout la République) (Debout la France) |
Scission de | Union pour un mouvement populaire |
Scission dans | L'Avenir français(2021) |
Siège | 55, rue de Concy 91330Yerres |
Positionnement | Actuel : Droite[1],[2],[3] àextrême droite[4],[5],[6] |
Idéologie | Gaullisme[7] Gaullisme social[8] National-conservatisme[7] Euroscepticisme modéré[9],[10],[11],[12] Populisme de droite[13] Républicanisme[8] Souverainisme[14],[15] Nationalisme[16] Conspirationnisme[17] Antivaccinisme[17] |
Affiliation nationale | Union pour la France (coalition électorale de 2022) |
Affiliation européenne | ADDE(2015-2017) CRE(2019-2020) |
Adhérents | 12 000(revendiqués en 2024) |
Couleurs | Bleu ciel etrouge clair |
Site web | debout-la-france.fr |
Représentation | |
Conseillers régionaux | 3 / 1758 |
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Debout la France (DLF) est unparti politique français fondé parNicolas Dupont-Aignan sous le nom deDebout la République (DLR), renommé en Debout la France en 2014. Se réclamant dugaullisme, il estclassé à ladroite (notamment par leConseil d'État) voire à l'extrême droite de l'échiquier politique.
Entre 1999 et 2008, avant de devenir un parti, Debout la République est un courant duRPR puis de l'UMP. Son président-fondateur, Nicolas Dupont-Aignan, se présente notamment sans succès aucongrès de l’UMP de 2004.
Son président se présente ensuite aux élections présidentiellesde 2012 etde 2017, où il recueille respectivement 1,8 % et 4,7 % des suffrages exprimés. Au second tour du scrutin de 2017, DLF soutientMarine Le Pen, une association qui prend fin après la défaite de celle-ci.
À partir de 2019, Debout la France connaît une crise politique et financière d’ampleur : quelque 80 responsables du parti et de nombreux adhérents font défection, dénonçant son isolement croissant et rejoignant pour la plupart leRassemblement national.
En 2024 Nicolas Dupont-Aignan est battu lors desélections législatives, le parti n'est plus représenté à l'Assemblée nationale.
Debout la République est fondé le parNicolas Dupont-Aignan, en tant que courant« gaulliste authentique » duRPR.
La majorité de ses membres participe à la fondation duRassemblement pour la France, créé à la suite de la listesouverainiste conduite parCharles Pasqua etPhilippe de Villiers auxélections européennes de 1999.
Le courant porté par DLR est relancé une première fois en et devient une passerelle entre lespasquaïens du RPF et lességuinistes du RPR.
Le, DLR est relancé une seconde fois en tant que courant« gaulliste et républicain » de l'UMP, par huit parlementaires[note 1].
Le, les parlementairesJacques Baudot, Nicolas Dupont-Aignan,Patrick Labaune,Lionnel Luca,Étienne Mourrut etFrançois-Xavier Villain présentent les clubs locaux du mouvement. Candidat à la direction de l'UMP en trio« gaulliste et républicain » avec Sylvie Perrin et Christophe Beaudouin, son président Nicolas Dupont-Aignancrée la surprise[réf. nécessaire] au congrès fondateur en obtenant 14,91 % () des suffrages, arrivant deuxième derrière le trio Juppé-Gaudin-Douste-Blazy (79,42 %). Il obtient ensuite 9,10 % au congrès du (deuxième derrièreNicolas Sarkozy (85,09 %). Debout la République est alors représenté au bureau politique de l'UMP par deux des trente membres élus : Nicolas Dupont-Aignan et Sylvie Perrin[note 2], puis par Élisabeth Laithier.
Le, la motion de Debout la République obtient 19,7 % au conseil national de l'UMP sur l'Europe. Le, DLR ne dépose pas de motion défendant le« non » auprojet de Constitution européenne, la motion« L'Europe mérite un « oui » » obtenant 90,8 %.
En janvier 2007, le président de DLR quitte l'UMP et annonce son intention de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2007[18]. Dès lors, DLR se structure sur l’ensemble du territoire et participe à la pré-campagne de Nicolas Dupont-Aignan, ce dernier ne parvenant pas à réunir les parrainages nécessaires. Au premier tour, DLR ne soutient aucun candidat, même si Nicolas Dupont-Aignan envisage de soutenirFrançois Bayrou. Pour le second tour, DLR appelle à voter pour Nicolas Sarkozy[19].
Auxélections législatives suivantes, le parti présente 62 candidats sans alliance avec l'UMP. Cependant celle-ci ne présente pas de candidat face à Nicolas Dupont-Aignan dans la8e circonscription de l'Essonne, ce qui facilite sa réélection au premier tour. Après cette élection, le président de DLR quitte tout de même legroupe UMP et siégera désormais en tant quenon-inscrit. En septembre 2007 DLR accentue la distance prise avec l'UMP en ne se positionnant plus au sein de la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Le congrès fondateur du parti a lieu le. À la Mutualité, lors du meeting qui voit les statuts approuvés et Nicolas Dupont-Aignan être élu président, plus de 1 000 personnes sont présentes, parmi lesquelles des gaullistes et des républicains, mais aussi des anciens duMPF, duMRC et des villepinistes. À cette occasion, le président nouvellement élu annonce qu'il présentera des listes auxélections européennes de 2009.
Le parti participe pour la première fois à une élection en toute indépendance lors desélections européennes de 2009. Une alliance avecLibertas a été repoussée du fait de certaines positionslibérales du parti et ambiguës deDeclan Ganley sur laTurquie enEurope. Nicolas Dupont-Aignan déclare :« J'ai beaucoup d'admiration pour Declan Ganley, qui a fait un immense travail pour faire gagner le non en Irlande. Je l'ai rencontré longuement cet été. Nous n'avons pas «conclu» car il est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Europe, hostile à la PAC et partisan d'un libre-échangisme économique total »[20]. Crédité de 0,5 à 2 % dans les sondages, le parti rassemble 1,77 % des suffrages au niveau national (0,59 à 2,44 % dans les différentes circonscriptions), ce qui ne lui permet pas d'obtenir d'élu. La liste Libertas (MPF-CPNT) recueillera 4,80 % des suffrages et un élu. Auxélections européennes de 2009, pour sa première campagne en tant que parti indépendant, Debout la République présente des listes dans les sept circonscriptions européennes métropolitaines. Le parti réalise un score national de 1,77 %, avec 304 769 voix[21].
Lors de son conseil national du, Debout la République valide les noms des chefs de file pour les élections régionales de mars 2010 et prévoit de présenter des listes dans la moitié des régions seulement, en raison du coût important des campagnes régionales[22]. Le mouvement conclut une alliance avec leCNIP et ne présente finalement des listes que dans trois régions : en Haute-Normandie (1,79 %, aucun élu), en Île-de-France (4,15 %, aucun élu) et en Lorraine où DLR s'allie également avec l'Alliance centriste (2,25 %, aucun élu).
Auxélections régionales de 2010, Debout la République présente des listes dans trois régions :
Aucune liste n'atteint le seuil de 5 % des suffrages exprimés et ne peut donc se qualifier au second tour ni fusionner avec une autre liste. Pour le second tour, Nicolas Dupont-Aignan fait« le choix de l'indépendance » et ne donne aucune consigne de vote[26].
Pour les élections cantonales de 2011, Debout la République présente une centaine de candidats en France. Sept sont élus conseillers généraux.
En pleinecrise grecque, Nicolas Dupont-Aignan se rend à une manifestation àAthènes en juin 2011 pour dénoncer « l’autorité illégitime duFMI et de l’Union européenne »[27].
En,Nicolas Dupont-Aignan annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 lors du deuxième congrès national[28]. Il recueille 708 parrainages de maires[29] et se présente alors pour la première fois à cette élection. Il y pointe l'euro comme la cause de la« misère », des« délocalisations », du« chômage » et de la« pauvreté »[30]. Nicolas Dupont-Aignan est candidat à cette élection au nom de Debout la République. Il totalise 643 907 voix au premier tour, soit 1,79 % des suffrages exprimés[31]. Il arrive septième sur les dix candidats, devançantJacques Cheminade,Nathalie Arthaud etPhilippe Poutou.
En, dans le cadre dufinancement public des partis politiques et de la deuxième tranche pour l'année 2013, deux députés se déclarent rattachés à Debout la République : Nicolas Dupont-Aignan et Lionnel Luca[32],[33].
En, ce sont cette fois six députés[note 3],[34] qui se déclarent rattachés financièrement à Debout la République, ainsi que quatre sénateurs[note 4],[35].
Debout la République présente des candidats dans 300 circonscriptions auxlégislatives de 2012[36]. Au total, malgré le manque de moyens souligné parNicolas Dupont-Aignan et une forte abstention, les candidats rassembleront 151 935 voix. Parmi eux, 101 dépasseront le seuil de 1 % des voix. Nicolas Dupont-Aignan est réélu député de l'Essonne avec 61,4 % des voix, tandis queFrançois-Xavier Villain est réélu avec 57,63 % des voix député du Nord.
En 2017, Debout la France présente des candidats dans environ 400 circonscriptions[37]. Les candidats sont opposés à des candidats duFront national malgré l'alliance entre les deux partis entre les deux tours de la présidentielle[38]. Nicolas Dupont-Aignan est le seul à se qualifier pour le second tour. Il est réélu député de l'Essonne avec 52,05 % des voix.
À l'occasion d'un congrès le, Debout la République change de nom et devient Debout la France. Ce changement de nom est validé par 87 % des 1 300 militants présents lors du congrès refondateur[39]. Deux anciens de l'équipe de campagne deJean-Pierre Chevènement de 2002 prononcent les discours argumentaires : l'un en faveur du changement de nom (François Morvan) tandis queClaude Rochet s'y oppose (il quitte le parti en 2014).
Debout la France est membre duparti européen de l'Alliance pour la démocratie directe en Europe, après avoir été membre deEUDemocrats.
Lors du premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan obtient 4,70 % des voix, arrivant en sixième position sur onze candidats.
À l'occasion desélections européennes de 2014, Debout la République présente des listes partout en France, sous l'appellation « Debout la France ! Ni système, ni extrêmes avec Nicolas Dupont-Aignan ». Le parti réalise un score de 3,8 % des voix[40], se plaçant directement après leFront de gauche, qui obtient 6,6 %. Ce score, s'il ne permet pas à Debout la République d'envoyer des députés au Parlement européen, lui assure d'être remboursé de ses frais de campagne dans toutes les circonscriptions électorales[40]. De plus, le parti a gagné 80 000 voix entre l'élection présidentielle et les élections européennes. Il est l'un des rares mouvements à ne pas avoir perdu de voix entre ces deux élections.
En 2014, Debout la République investit 132 listes, bien que Nicolas Dupont-Aignan ait affirmé que« les élections municipales ne sont pas politisées »[41]. Il ajoute également que des listes candidates souhaitant« se revendiquer de [lui] » se présenteront comme sans étiquette, même si elles s'inscrivent en préfecture comme des listes Debout la France[41]. Nicolas Dupont-Aignan est réélu maire deYerres après que sa liste l’a emporté dès le premier tour du scrutin avec 77,1 % des voix exprimées.
Aux départementales de 2015, Debout la France présente des candidats dans 156 cantons, soit moins de 8 % des cantons[42]. Il rallie plusieurs anciens conseillers généraux dont Patrick Bassot,Philippe Olivier ou encore Jean-Luc Manoury, anciens duFN, et Claude Marcou, ex-UMP. Le mouvement recueille 81 981 votes, soit 0,40 % des suffrages exprimés[43].
Auxélections régionales de 2015, Debout la France présente des têtes de liste dans les treize régions métropolitaines et àLa Réunion[44]. Les listes DLF obtiennent 827 262 voix, soit 3,81 % des suffrages exprimés, ce qui est considéré comme un score non négligeable et qui pourrait avoir une influence sur le second tour[45]. Hormis àLa Réunion, enCorse et enProvence-Alpes-Côte d'Azur, DLF obtient partout des scores au-dessus de 2 %, et pouvant aller jusqu'à plus de 6 %. Deux des listes obtiennent plus de 5 % des suffrages exprimés, ce qui leur donne la possibilité de fusionner avec une liste présente au second tour :
On peut également noter, dans d'autres régions, les bons scores deLaurent Jacobelli enAlsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (4,78 %), Alix Penloup enCentre-Val de Loire (4,58 %), Nicolas Calbrix enNormandie (4,14 %), Cécile Bayle de Jessé dans lesPays de la Loire (4,09 %), Damien Lempereur enLanguedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (3,91 %) et Yvon Setze enAquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (3,35 %).
Debout la France choisit de ne pas fusionner ses listes là où il a obtenu plus de 5 % des voix et ne donne aucune consigne de vote au niveau national pour le second tour desélections régionales de 2015[46].
Le, éliminé au premier tour, Nicolas Dupont-Aignan annonce son soutien à la candidature deMarine Le Pen en vue du second tour, ce qui provoque notamment le départ du parti de trois des quatre vice-présidents de son parti (Dominique Jamet, Anne Boissel et François Morvan), ainsi que d'Éric Anceau, responsable du projet, etOlivier Clodong, délégué national aux élections et premier adjoint de Dupont-Aignan à Yerres[47]. Cette union avait été facilitée par l'entremise de l'ancien conseiller de Nicolas SarkozyPatrick Buisson, du maire de BéziersRobert Ménard etPhilippe Olivier beau-frère de Marine Le Pen et ancien de DLF[48].
Auxélections législatives de 2017, aucun accord programmatique ou de répartition descirconscriptions n'ayant pu être conclu avec le FN, Debout la France présente 577 candidatures autonomes[49]. Nicolas Dupont-Aignan enregistre en retour quelques défections comme celles de son porte-paroleLaurent Jacobelli, qui est investi par le FN aux législatives, et de son directeur adjoint de son cabinet, Maxime Thiébaut, également investi par le FN aux législatives, nommé vice-président de l’association Les Patriotes fondée parFlorian Philippot[48]. Il affirme que Debout la France a enregistré plus de 2 000 adhésions dans l'entre-deux-tours[50].
Le, en vue desélections européennes de 2019, Nicolas Dupont-Aignan lance la plateforme « Amoureux de la France » (ADLF) sous la forme d'un site internet participatif[51],[52]. Après un changement de ses statuts, ADLF devient juridiquement un parti politique en novembre 2018[53]. Il se compose alors de DLF, duCentre national des indépendants et paysans (CNIP) et duParti chrétien-démocrate (PCD).
Des tensions apparaissant au sein de l’alliance à quelques mois desélections européennes de 2019 entre les composantes des Amoureux de la France. En vue du scrutin, Nicolas Dupont-Aignan écarte Emmanuelle Gave en raison de tweets polémiques, ainsi que son père,Charles Gave, qui finançait sa campagne[54]. Il peine ensuite à constituer sa liste et se voit critiqué pour sa stratégie et ses coups d’éclat médiatiques[55]. Contrairement aux attentes, le Parti chrétien-démocrate n’est pas représenté sur la liste, son président,Jean-Frédéric Poisson, ayant été écarté[56]. Également un temps pressentis, les députés européens sortantsBernard Monot,Sylvie Goddyn ouJoëlle Bergeron ne figurent pas sur la liste. Donnée à 8 % à la fin de l’année 2018, juste derrière la liste deLR[57],[58], la liste des ADLF voit lesintentions de vote passer sous les 5 % en mars 2019[57].
Après le retrait du PCD, la liste devient« Le courage de défendre les Français, avec Nicolas Dupont-Aignan ». Elle obtient 3,51 % des suffrages, se plaçant en septième position et échouant à atteindre le seuil des 5 % pour avoir des élus[59].
En, le seul vice-président resté fidèle, Patrick Mignon, démissionne, dénonçant l'« ego surdimensionné » de Dupont-Aignan[60]. Cécile Bayle de Jessé,Anne-Sophie Frigout, Gerbert Rambaud et Philippe Torre sont alors nommés à sa place[60].
L’ancien porte-parole et numéro 2 du partiJean-Philippe Tanguy et d'autres membres annoncent en leur ralliement à la candidature à l'Élysée de Marine Le Pen pour 2022, en critiquant une stratégie de « l’isolement » qui conduit dans une « impasse ». Le suivant, une soixantaine de cadres du parti, dont notamment Anne-Sophie Frigout etAlexandre Sabatou, président des jeunes DLF, annoncent leur départ[61].
En, Alexandre Loubet commente auprès deCapital :« Depuis et l’échec des élections européennes (Debout la France avait réuni 3,5% des suffrages), nous assistons à l’agonie de notre parti, qui ne compterait plus que 3 000 adhérents, à cause de la stratégie incohérente du président qui refuse systématiquement toutes les alliances à même de faire gagner les idées patriotes. Nous ne pouvions plus nous taire ! »[62].
Selon un article duMonde de Franck Johannès publié en, le parti« doit cette année 250 000 euros à ses fournisseurs, et 750 000 euros à son imprimeur, payables par tranche tous les mois de mars jusqu’en 2023. Les cotisations des adhérents – 12 000 selon le président, moins de 3 000 selon les dissidents – devraient rapporter 75 000 euros en 2020, contre 195 000 euros en 2018, et les dons 245 000 euros, contre 617 000 en 2017 ». Debout la France a en outre perdu près de quatre-vingts responsables, pour la plupart partis soutenir leRassemblement national au sein de L'Avenir français[63],[64].
En, le directeur de la communication et la conseillère du président de Debout la France démissionnent[65]. En janvier 2022, le porte-parole de DLF démissionne également, se plaignant de la campagne électorale de Nicolas Dupont-Aignan qu'il juge trop centrée sur l'opposition au vaccin[66]. D'aprèsL'Opinion, suivant la concentration de Dupont-Aignan sur les thèmes anti-vaccins et anti-passe sanitaire,« une lassitude du sujetCovid s’est fait sentir » au sein des équipes du parti[65].
Nicolas Dupont-Aignan obtient durant la campagne le soutien deFlorian Philippot, président desPatriotes, et de Charles-Henri Gallois, président de Génération Frexit (scission de l'UPR). Les trois formations politiques forment une coalition auxélections législatives qui suivent. Selon Philippot, DLF et les Patriotes obtiennent chacune près de 230 circonscriptions et Génération Frexit une dizaine[17].
Lors de l’élection présidentielle de 2012, le parti se définit comme faisant partie du courant dugaullisme social et une alternative au clivage gauche-droite[67].
Nicolas Dupont-Aignan dénonce en 2013 ce qu'il nomme le « système », qu'il nomme l'« UMPS » et qui diffuserait la « pensée unique » : il s’agit des partis politiques majoritaires, qu’il accuse d'avoir « échoué lamentablement ». Il refuse également l'alternative duFront national, ensemble qu'il dénomme un « trio infernal »[68]. Il n’exclut cependant pas un rapprochement avec le FN qui partage sa lignesouverainiste et le vocable de l'opposition à « l'UMPS », le dernier obstacle étant pour lui qu'il soit un parti d'extrême droite dontJean-Marie Le Pen est président d'honneur. SelonLe HuffPost, « Debout la République et le Front national demeurent les deux principales formations politiques souverainistes et critiquent, souvent avec les mêmes termes, l'euro, l'Union européenne et la porosité des frontières. Comme Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan estime que le clivage gauche-droite est aujourd'hui terminé et revendique une opposition des patriotes contre les mondialistes »[69].
Sur le plan sociétal, DLF est plutôtconservateur[70] : opposition à l’euthanasie, à laPMA, à laGPA et à l'adoption homoparentale. Le parti souhaite également réduire très fortement l'immigration en France[71].
Debout la France est généralement considéré comme un parti dedroite[1],[2],[3], de droite « dure »[72], voire d'extrême droite[4],[5]. Cependant, le, leConseil d'État contraint le ministre de l’Intérieur à retirer Debout la France du bloc de clivage « extrême droite » dans sa circulaire relative aux élections municipales de 2020 au motif qu'elle « méconnaît le principe d'impartialité »[73],[74].
Prônant un« protectionnisme intelligent »[75] et le « produire français »[76], Debout la France propose des mesures dont l'objectif est derelocaliser un million d'emplois sur cinq ans. Il défend l'accord d'un bonus fiscal à destination des entreprises qui produisent et embauchent sur le territoire français[77]. Le parti entend également mettre en place desdroits de douane et quotas dont le produit serait affecté au financement de laprotection sociale[75].
Debout la France se prononce pour le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, mais souhaite passer à unsystème de points[78],[79].
Nicolas Dupont-Aignan est partisan d’un « État-stratège », qui puisse organiser des coopérations (voiture propre, panneau photovoltaïque de nouvelle génération, géant du numérique, recherche scientifique…) avec des partenaires européens, dans le cadre d'une « Europe des nations et des projets »[80],[81].
Après avoir défendu la fin de l’euro[82], le parti appelle en 2017 à un compromis sur cette question en gardant les « bons côtés » avec une « coordination monétaire » mais aussi de la « souplesse »[83]. Il souhaite donner la possibilité à laBanque de France demonétiser la dette publique[84] et permettre à l'État d'emprunter à taux zéro auprès de la Banque de France[85].
La nationalisation des autoroutes fait partie de ses propositions[86].
DLF entend réduire lesniches fiscales et combattre lafraude fiscale[87],[88]. La lanceuse d'alerteStéphanie Gibaud, impliquée dans l'affaireUBS, est candidate sur laliste de DLF auxélections européennes de 2019[89].
Le parti demande la création d'un « impôt de citoyenneté » pour lesFrançais établis hors de France[90] et d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu à 50 % pour les revenus les plus élevés[91]. De plus, il réclame l'alignement de la fiscalité des revenus ducapital sur celle des revenus du travail[92].
DLF soutient la création d'unetaxe Tobin d’au moins 0,1 % sur toutes les transactions financières avec les États européens volontaires[93].
En vue de l'élection présidentielle de 2012, Dupont-Aignan promet la tenue de cinq référendums : sur la sortie de l'euro, sur une réforme de politique pénale, sur une réforme territoriale, sur une réforme de l'Éducation nationale et sur le contrôle des frontières et la régulation de l'immigration[94].
Pour ce qui est de l'organisation territoriale de l'État, le parti souhaite un modèle État-département-commune[95] : il veut donc supprimer lesintercommunalités et lesconseils régionaux[96]. Il se montre hostile au renforcement de ladécentralisation.
DLF demande l'instauration d'une dose deproportionnelle auxélections législatives[97] et duvote obligatoire en contrepartie d'une reconnaissance duvote blanc[98],[99]. Le parti est favorable aucumul des mandats[100]. Il appelle à ce que les personnalités reconnues coupables decorruption soientinéligibles à vie[101].
Le parti demande la restauration des aides directes aux agriculteurs[102] en supprimant lapolitique agricole commune (PAC) accordée par l'Union européenne[103].
En matière sociétale, le parti adopte une ligne assezconservatrice, s'opposant à la légalisation de laPMA (du moinsen-dehors des couples hétérosexuels)[104], de laGPA[105], de l'euthanasie active et de l'aide au suicide (sans remise en cause de laloi Leonetti) ou de l'adoption homoparentale[106]. Néanmoins, Nicolas Dupont-Aignan est partisan de la possibilité d'uneunion civile comme lePACS entre deux personnes de même sexe — plutôt que dumariage pour tous, auquel il manifeste son opposition en2013[107].
Le parti ne se réclame pas duféminisme. Il se dit hostile à la création d'un ministère du Droit des femmes, idée que Nicolas Dupont-Aignan juge « dégradante », et à la loi sur laparité. Il se donne cependant pour objectif l'égalité salariale entre les hommes et les femmes mais veut ainsi supprimer les exonérations de cotisations des entreprises pour letemps partiel[108].
DLF réclame (ce qui est maintenant le cas) que chaque main courante deviolences conjugales soit automatiquement communiquée au procureur[109]. De plus, il souhaite que, dans la pratique, il y ait des ouvertures de centres d'hébergement pour les femmes victimes de violences conjugales dans chaqueintercommunalité[110].
Il dénonce régulièrement un « laxisme » vis-à-vis des criminels[111]. Face auterrorisme, Nicolas Dupont-Aignan demande la réouverture dubagne de Cayenne[112]. Il défend en 2017 l'isolement des détenus radicalisés auxîles Kerguelen[113] et s'oppose au rapatriement des djihadistes de nationalité française[114].
Nicolas Dupont-Aignan demande la fermeture descentrales nucléaires « vieillissantes » situées dans des zones sismiques et le renforcement de la recherche sur les centrales de quatrième génération. Il souhaite un rééquilibrage de la filière énergétique en fonction du coût, de la sûreté et du respect de l’environnement en développant lesénergies renouvelables (notamment le solaire)[115]. Le parti demande ainsi la réquisition deTotal pour mieux réguler le prix del'essence et pour qu’une partie de ses bénéfices soit consacrée à latransition énergétique[116]. Il propose aussi unbonus-malus afin de lutter contre les « comportements pollueurs »[117].
Nicolas Dupont-Aignan se présente en partisan desdroits des animaux[118]. En revanche, il défend le maintien de lachasse[119]. Il reçoit le soutien deBrigitte Bardot pour avoir demandé que le cheval soit reconnu commeanimal de compagnie[120]. Selon le sitepolitique-animaux.fr, Debout la France est le seul parti de la droite française à se positionner « pour les animaux » sur les thématiques les concernant[121].
Pour DLF, la France doit sortir de l'OTAN afin de retrouver une politique militaire souveraine[122]. Nicolas Dupont-Aignan s’est opposé à l'intervention de la France enAfghanistan[123], enIrak et enLibye[124],[125].
Il est à noter que DLF ne tient pas des positions pro-israéliennes dans le cadre duconflit israélo-palestinien. En 2014, le parti a soutenu lareconnaissance de l’État de Palestine et a condamné lesopérations militaires israéliennes contre le Hamas[126].
Concernant laRussie et laguerre en Ukraine, le parti, quoique n'entretenant pas les liens avec le Kremlin duRassemblement national, appelle à ne pas entrer en guerre contre la Russie et à se mobiliser pour éviter cette situation[127]. Il différencie cependant cela du soutien à l'Ukraine[128], mais ne défend pas une attitude de mobilisation militaire directe et souhaite un apaisement et un resserrement desrelations diplomatiques franco-russes, affirmant la nécessité d'une grande alliance, en faveur de la paix[129]. Nicolas Dupont-Aignan se déclare« totalement neutre » concernantVladimir Poutine le[130].
Sur le plan européen, il est l'allié de l'UKIP deNigel Farage en Grande-Bretagne, desGrecs indépendants du ministre de la DéfensePános Kamménos en Grèce[132]. En, son parti tient un meeting sur l'Europe regroupant des personnalités eurosceptiques (Nigel Farage,Timo Soini,Slavi Binev) issus : de l'UKIP, desVrais Finlandais, de l'Union nationale Attaque[133].
Par la suite, il a toujours tenu à marquer sa différence avec leFN, évoquant même de possibles listes d'union avec leMRC auxélections européennes de 2014[134]. Debout la République se présentera cependant seul, toutefois allié au niveau européen avec l'UKIP, parti eurocritique[135].
Le parti soutient en 2014 la candidature deRobert Ménard à la mairie deBéziers où ses membres figurent sur sa liste, aux côtés[136]. À l'occasion des européennes de 2014,Nicolas Dupont-Aignan se rapproche d'Éric Zemmour à qui il propose d'être candidat dans la région Ile-de-France avant que ce dernier refuse[137].
Depuis 2014, DLF entretient des liens avec laLigue du Sud, parti localisteidentitaire présidé par le député-maire d'OrangeJacques Bompard. Ce dernier s'étant rattaché à la formation souverainiste pour des raisons financières, Dupont-Aignan a voulu nuancer le positionnement de cet ancien membre du bureau politique du FN : « Bompard n’est pas d’extrême droite, il est de droite »[34]. Lors desdépartementales de 2015, DLF et la Ligue du Sud ont présenté plusieurs binômes communs dans leVaucluse et lesAlpes-de-Haute-Provence[138].
Après la victoire deSYRIZA en Grèce en 2015,Nicolas Dupont-Aignan n'écarte pas l'hypothèse de participer à un gouvernement mené par leFront de gauche « si c'est pour sauver la France »[139].
Nicolas Dupont-Aignan refuse de participer à laprimaire de la droite et du centre dont il qualifie le scénario d'« écrit d'avance »[140]. Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017, Nicolas Dupont-Aignan conclut une alliance avec Marine Le Pen, qui indique qu'il sera son Premier ministre en cas de victoire. Un accord est également annoncé à cette occasion en vue deslégislatives : portant d'abord sur 120 circonscriptions, il se réduit rapidement à 50 avant d'être abandonné. Néanmoins, plusieurs cadres de DLF se présentent sous les couleurs du FN à cette occasion :Le Figaro estime que le parti« a été noyauté par des cadres pro-FN », en particulier par une jeune garde proche de celle deFlorian Philippot[141]. Ce choix stratégique entérinant un nouveau rapprochement vers l'extrême-droite et le FN et ranchant avec les anciennes déclarations de Dupont-Aignan fustigeant le caractère divisionnaire du FN et opposé à sa volonté de rassembler les Français, ne semble pas avoir d'influence sur les effectifs des adhérents : en janvier 2018, Nicolas Dupont-Aignan indique avoir reçu 5 000 nouvelles adhésions depuis mai 2017,« pour seulement 222 cartes d’adhérent renvoyées »[142].
Le,Nicolas Dupont-Aignan nomme un nouveau bureau national pour Debout la France Les vice-présidents sont Gerbert Rambaud, Anne-Sophie Frigout, Philippe Torre et Cécile Bayle de Jessé. Claude Lévy est nommé trésorier, et Benjamin Cauchy et Jean-Philippe Tanguy sont nommés porte-paroles[143]. À cette équipe viennent s'ajouter les secrétaires et les délégués nationaux ainsi que le président des Jeunes de Debout la France[144],[145].
Le, Dupont-Aignan est réélu président du parti, avec 97,6 % des voix, sans opposition. Lesbulletins blancs représent 1,7 % des votes et lesnuls 0,7 %. Les électeurs sont au nombre de 8 183, pour 15 632 inscrits[146].
Le parti revendique 15 632 adhérents en, soit 4 500 de moins que l'année précédente[146].
En, Alexandre Loubet commente auprès deCapital :« notre parti »« ne compterait plus que 3 000 adhérents »[62].
Debout les jeunes (DLJ) est le mouvement jeune de Debout la France. Son assemblée générale fondatrice a lieu le, aux universités de rentrées de Debout La République, àDourdan dans l'Essonne.
Dates | Nom |
---|---|
2009-2011 | Laurent Seurot |
2011-2012 | Bruno Potier[147] |
2012-2015 | Nicolas Calbrix[148] |
2015-2018 | Alexandre Loubet[149] |
2018-2019 | Valentin Rebuffat |
2020 | Alexandre Sabatou |
2020 | Nicolas Dalmasso |
2020-2021 | Marian de Gueiffier |
Depuis 2021 | Yann Poinsenet |
Durant la législature 2017-2022, le parti possède deux députés :Nicolas Dupont-Aignan etJosé Évrard[150] de 2020 à 2022.Marie-France Lorho, de laLigue du Sud, y est quant à elle rattachée[151].
Année | Candidat | 1er tour | ||
---|---|---|---|---|
Voix | % | Rang | ||
2012 | Nicolas Dupont-Aignan | 643 907 | 1,79 | 7e |
2017 | 1 695 000 | 4,70 | 6e | |
2022 | 725 176 | 2,06 | 9e |
Année | 1er tour | 2e tour | Sièges | Gouvernement | ||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||
2012 | 151 935 | 0,59 | 14e | 54 530 | 0,24 | 2 / 577 | Opposition | |
2017 | 265 451 | 1,17 | 13e | 17 344 | 0,10 | 16e | 1 / 577 | Opposition |
2022a | 122 780 | 0,54 | 20e | 19 306 | 0,09 | 38e | 1 / 577 | Opposition |
2024 | 88 432 | 0,28 | 20e | 18 672 | 0,07 | 49e | 0 / 577 | Extra-parlementaire |
Année | 1er tour | Conseillers | Présidents | |
---|---|---|---|---|
Voix | % | |||
2010 | 144 942 | 0,74 | 0 / 1749 | 0 / 26 |
2015 | 827 262 | 3,81 | 0 / 1757 | 0 / 17 |
2021 | 94 937 | 0,65 | 2 / 1757 | 0 / 17 |
Année | 1er tour | 2d tour | Conseillers | Présidents | ||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||
2011 | NC | NC[réf. nécessaire] | NC[réf. nécessaire] | NC | NC[réf. nécessaire] | NC[réf. nécessaire] | 7 / 2026 | 0 / 101 |
2015[43] | NC | 0,40 | 13e | NC | 0,05 | 17e | 5 / 4042 | 0 / 101 |
Année | Voix | % | Rang | Sièges | Tête de liste |
---|---|---|---|---|---|
2009 | 304 585 | 1,77 | 10e | 0 / 72 | Circonscriptions interrégionales |
2014 | 724 441 | 3,82 | 7e | 0 / 74 | |
2019 | 795 508 | 3,51 | 7e | 0 / 79 | Nicolas Dupont-Aignan |
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