| Dardoup | |
Drapeau | |
| Administration | |
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| Pays | |
| Capitale historique | Châteauneuf-du-Faou |
| Démographie | |
| Langue(s) | français -breton |
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Le paysDardoup, enbretonBro-Dardoup, est un pays traditionnel deBasse-Bretagne, aujourd'hui situé dans le département duFinistère. Ses limites sont souvent mal définies, mais on le fait souvent coïncider avec celles de l'ancien canton deChâteauneuf-du-Faou. Les habitants du pays Dardoup sont par-là même appelésDardoup(-ed) pour les hommes,Dardoupez(-ed) pour les femmes.
Les paroisses les plus communément reconnues comme étantdardoup sontChâteauneuf-du-Faou,Plonévez-du-Faou etCollorec. Le pays Dardoup inclurait aussi partiellement les communes deLandeleau,Laz,Saint-Thois etSaint-Goazec, voireTrégourez.
Au Nord, on place habituellement la frontière au pied desmonts d'Arrée et des communes dePlouyé etLoqueffret. Les frontières méridionales et orientales sont assez floues et la mode vestimentaire des Dardoups s'y est parfois mélangée avec celles duPays Glazik ou duPoher. Seule sa frontière occidentale, avec le paysBidar, semble unanimement reconnue comme étant la rivière Goanez, appelé localement enbretonar Stêr Gozh.Saint-Thois etGouézec forme parfois un pays à part, laGiz Gouezeg[1].
Dans le mensuelLe Peuple breton, le musicienYann Le Meur explique que « « Dardoup » est un terme assez péjoratif qui provient peut-être du surnom dont nous affublaient les voisins plus riches, qualifiant les vêtements sobres debardoù paisan (frusques de paysans). Le pays Dardoup se trouve au sud-ouest du terroir de la Montagne, situé entre les monts d’Arrée et lesmontagnes Noires. S’y rattachent Châteauneuf, Plonévez, Collorec, Saint-Goazec, Laz et la moitié de Saint-Thois. On y danse lagavotte de la Montagne en chaîne ouverte et non en rond, comme àPoullaouen ouHuelgoat »[2].
L'origine du mot "dardoup" reste encore mystérieux. Le nom fait peut-être référence à la coiffe portée autrefois par les femmes, remarquable à son filet et à ses rubans. Selon René Creston, cette coiffe était également appelée "Bardoupeizant" en breton[3]. La plus ancienne mention connue du terme remonte à 1915 selon leDevri[4]. L'écrivainYeun ar Gow note une courte expression rimée en 1955 :Un dardoup / Pa vramm ra proup ("Un Dardoup, quand il pète il fait proup")[5].
Selon Yann Le Meur, les Dardoups sont desépicuriens ayant le sens de la fête ; « tout le temps que duraient lesfoires et le grandpardon de Notre-Dame-des-Portes, lebiniou et labombarde résonnaient tous les soirs sous les halles. Et lecidre coulait à flot ». Le pays Dardoup a été au cœur du renouveau desfestou-noz dans la décennie 1950 ; puis, dans la décennie 1970 a été créé le "Printemps de Châteauneuf-du-Faou"[6] qui attire les meilleurs artistes bretons[7].
Lagavotte Dardoup est une gavotte en rond, qui se danse à 4 ou 8 participants[8].
Yann Le Meur, musicien et écrivain breton.
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.