Sous la double action des apports migratoires depuis les campagnes et de l'accroissement naturel, la région de Dakar s'est très rapidement développée. Elle est ainsi passée de 400 000 habitants en 1970 à 3,6 millions d'habitants en 2018 soit une augmentation de près de 5 % par an. Métropole macrocéphale, elle accueille la moitié de la population urbaine du pays.
Le nom de Dakar apparaît pour la première fois sur une carte en1750 lorsque le botaniste françaisMichel Adanson effectue un croquis duCap-Vert[5].
Dakar pourrait être la version francisée dendakarou, l'appellation locale, dont l'étymologie reste incertaine, peut-être dérivée de l'expressionwolofdeuk raw signifiant « ce qui s'y installe sera en paix »[6] ou encore dedekk-raw, une association dedekk (pays) etraw (s'échapper)[7]. Selon la même source, il pourrait aussi s'agir du terme wolofdakhar, qui désigne letamarinier, un arbre très présent sur la côte à l'arrivée desLébous auXVIe siècle.
La localité étant évoquée dans certains documents[8] sous le nom de « d'Accard », on a également pu y voir la référence à un négociant ou marin français peu connu de la fin duXVIIe siècle, nommé Accar ou d'Accard.
Dakar ou encore la presqu’île du Cap-Vert a toujours été administrée par un gouvernement de la République lébou depuis 1793[9]. D'ailleurs quand les premiers colons débarquent à Dakar, ils trouvent sur place les Lébous. La République lébou qui existe toujours a fait face aux colons avec courage et détermination pendant des années. Les colons les respectaient de par leur attitude noble. Traditionnellement pêcheurs, agriculteurs, ils étaient aussi de remarquables commerçants.
Les grattoirs, poinçons, haches, colliers de coquillages et autres vestiges découverts sur la côte occidentale de lapresqu’île du Cap-Vert (pointe des Almadies,Ouakam) ou bien à l’est (Hann, Bel-Air) attestent d’une présence humaine sporadique sur la façade atlantique dès lePaléolithique, puis d’un peuplement de l’ensemble de la péninsule auNéolithique.
Les premiers habitants sont desMandingues. Ce sont eux que découvre le navigateur portugaisDinis Dias lorsqu’il débarque sur ces rivages en 1444. À la fin duXVe siècle des pêcheurslébous fuyant leTekrour, un royaume situé au nord-est dufleuve Sénégal, commencent à s’y établir. AuXVIIe siècle, leur village ne comporte qu’une trentaine de huttes[10]. Dans l’intervalle l’île de Gorée toute proche, que Dinis Dias avait d’abord nomméePalma, attise davantage les convoitises. Prise et reprise une quinzaine de fois, par les Hollandais (qui la rebaptisentGoed Reed, bonne rade), les Anglais et les Français, l’île connaît une histoire plus mouvementée. Quant à Dakar, la localité voit son nom matérialisé pour la première fois sur une carte lorsqu’en 1750 le naturaliste françaisMichel Adanson le fait apparaître sur un croquis du cap Vert. En 1843, elle ne comprend toujours, selon le témoignage dePaul Boutet[11] que« plusieurs centaines de cases, toutes construites dans le même genre […], toutes en roseaux, de forme cylindrique et recouvertes à peu près comme les ruches d’abeilles de nos pays ».
Tandis queGorée s'enrichit grâce au commerce de l'arachide dont les notablesmulâtres sont les initiateurs, la démographie galopante fait que ces derniers et leurs épousessignares se sentent bientôt à l'étroit sur la petite île ; c'est la raison pour laquelle, la signareAnna Colas Pépin, son époux François de Saint Jean, maire deGorée, et le conseil municipal de l'île, demandent la création de la ville nouvelle de Dakar à deux reprises le 3 janvier 1846 et le 25 janvier 1848. Les notables mulâtres deGorée ne craignent plus les possibles incursions dudamel duCayor et exigent de l'administration coloniale avant même l'abolition de l'esclavage des terres et une aide financière pour leurs ex-serviteurs ; un certain nombre de nouveaux propriétaires de terrain à Dakar sont ainsi d'ex-serviteurs des Signares[12]. L'idée d'une expansion sur le continent fait son chemin. Sous leSecond Empire, lestroupes françaises, conduites par lecapitaineProtet, prennent possession de la côte en 1857. Un petitfort y est construit, sur lequel lepavillon français est hissé. Dakar reste pourtant un« véritable labyrinthe de rues et d'impasses, de tours et de détours »[13], au milieu de labrousse et desdunes. Malgré la construction de quelques maisons de commerce, labourgade n’est pas encore une vraie ville. Lecolonel dugénieÉmile Pinet-Laprade est son véritable fondateur. Un premierplan cadastral est élaboré en. La construction duphare des Mamelles est lancée en 1859, les travaux duport commencent en 1860. Un nouveau plan d’alignement de la ville est proposé par Pinet-Laprade en.
La nouvelle cité ne se développe pas sans mal. En 1869, une épidémie decholéra fait des ravages et Pinet-Laprade y succombe lui-même le. En 1872, un « statut communal » (dit des « quatre communes ») est accordé à la population, ce qui donne une citoyenneté. Alors que Dakar devient centre d’arrondissement à la place deGorée en1875, des résistances subsistent, comme en témoignent ces observations ducolonel Canard :« Les propriétaires de terrains où l’on pourrait bâtir habitent tous à Gorée et ne paraissent pas disposés à faire construire des maisons à Dakar » (1876) ;« Dakar est toujours très calme, il est même triste. Peu de maisons, peu d’habitants, peu de commerces et pas d’industrie » (1878)[14]. La raison de cette présence faible des notables goréens à Dakar est que la ville deRufisque sur la petite côte connaissait un développement économique important grâce à l'arachide ; ces familles bourgeoises mulâtres et nègres préféraient donc s'installer majoritairement dans cette ville. Ce n'est que lorsque la ville de Dakar eut un quai moderne et que le Warf deRufisque devint obsolète qu'ils s'installèrent massivement à Dakar. Un nouveau plan cadastral est élaboré en 1876 et deux ans plus tard Dakar compte environ 1 600 habitants. Le Dakar devient une commune distincte. Elle ne dépend plus deGorée et Jean Alexandre devient son premier maire le. De gros travaux d’aménagement et d’assainissement sont entrepris. La population de Dakar atteint 8 737 habitants, alors que Gorée n’en compte que 2 100.
En parallèle, notamment avec la construction de lagare et de laligne de chemin de fer, la ville rivalise aussi avec Saint-Louis. Elle l’emporte pourtant en devenant en 1902 la capitale de l’AOF (Afrique-Occidentale française). Son premier gouverneur général,Ernest Roume, lance de gros travaux d’urbanisme, parmi lesquels figurent le Palais du gouverneur, l’actuelPalais présidentiel, ainsi que le marché Kermel.
De 18 500 en 1904, Dakar passe à 25 000 habitants en 1909 et devient le premier port du Sénégal. La reconstruction de la gare ferroviaire est entreprise et l’Hôtel de ville est édifié en 1918.
Le dépôt du chemin de fer vers 1910.
Blaise Diagne qui a obtenu la citoyenneté pleine de tous les habitants desquatre communes en 1916, est élu maire de Dakar en 1920 et le restera jusqu’à sa mort en 1934. En 1921, la capitale compte 32 440 habitants dont 1 661 Européens, alors que l’île se dépeuple progressivement pour se réduire à 700 habitants en 1926.Gorée est finalement rattachée à Dakar en 1929. Pendant cette période on observe une vague d’immigrationlibanaise ; cette immigration libanaise a en réalité commencé dès 1890 à Saint Louis. Dans la capitale ces nouveaux venus s’intègrent le plus souvent dans le petit et moyen commerce. Lacathédrale du Souvenir africain est inaugurée le en présence de nombreuses personnalités dont Blaise Diagne. Une des cloches de la Cathédrale est offerte parArmand-Pierre Angrand et sa famille. À la fin desannées 1930, l'agglomération compte 100 000 habitants.
Pendant laSeconde Guerre mondiale le contrôle de l'AOF constitue un enjeu non négligeable. Une tentative de débarquement desAlliés (Opération Menace) échoue le, au bout d'une lutte fratricide connue sous le nom debataille de Dakar.
En 1947, le présidentVincent Auriol est le premier chef d’État français à se rendre en visite officielle enAfrique noire[15]. À ce moment-là, Dakar compte environ 135 000 habitants. L'essor démographique engendre une pénurie de logements, d'emplois et de matières premières. Le legénéral de Gaulle se rend à son tour à Dakar où il est accueilli fraîchement par des manifestants réclamant l’indépendance du pays[16], qui se concrétisera deux ans plus tard. Dakar devient d'abord la capitale de l'éphémèreFédération du Mali, puis celle de la République du Sénégal le.
Plusieurs réformes portant sur la décentralisation et la déconcentration marquent des étapes importantes dans l'évolution de la commune, d’abord en 1972, puis en 1983 et surtout en 1996 lorsque la commune de Dakar est découpée en 19communes d'arrondissement.
Le, leMonument de la Renaissance africaine est inauguré pour le cinquantenaire de l'indépendance sénégalaise. Il est haut de 52 mètres et a été construit par desNord-Coréens. Peu avant son inauguration, des centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Dakar pour demander la démission deAbdoulaye Wade, leprésident du Sénégal, car cette statue a coûté entre 9 milliards[18] et 15 milliards defrancs CFA[19] (15 à 23 millions d'euros) alors que le pays connaît une crise économique et que la moitié de la population vit sous leseuil de pauvreté[20].
L'agglomération dépasse depuis 2010 les trois millions d'habitants et son engorgement croissant (pas facilité par la position géographique de la ville qui lui permet difficilement de s'étendre) constitue un défi majeur pour les transports, le développement et l'environnement, à tel point que la fondation d'une nouvelle capitale administrative est à l'étude depuis cette même année[21].
En, le boulevard Charles de Gaulle est débaptisé, et porte désormais le nom de l'ancien premier ministre sénégalaisMamadou Dia[22].
Dakar est l'une des plus grandes villes d'Afrique, sa croissance démographique est importante et son nombre d'habitants s'élève rapidement. D'une population de 400 000 habitants dans lesannées 1970, l'exode rural l'a fait plus que quadrupler en 20 ans.
Lors du recensement de 2002 la population des 19 communes d'arrondissement s'élevait à environ 955 897 personnes, pour 143 165 ménages et 77 960 concessions.
Au dernier recensement général de la population, de l'habitat, de l'agriculture et de l'élevage (RGPHAE) publié en, Dakar comptait 3 139 325 habitants en 2013, soit près du quart de la population totale du Sénégal (23,2 % - 13 508 715 habitants) sur une superficie représentant seulement 0,3 % de la superficie totale du pays. Avec 3 139 325 personnes, la région se classe parmi les 50 premières villes les plus peuplées d'Afrique.
La qualité de l'air à Dakar est mauvaise en raison des particules fines provenant en partie du désert. À Dakar, comme dans de nombreuses autres villes d'Afrique, la concentration de microparticules toxiques (PM10 et PM2.5)[27] ainsi que le taux de pollution atmosphérique dépasse 7 fois les taux de pollutions autorisés selon les normes internationales[28].
De ce fait, la mairie de Dakar a mis en place plusieurs recommandations sanitaires comme limiter les activités sportives ou encore consulter un médecin si besoin.
Une rue encombrée de détritus, à Dakar.
La ville de Dakar génère également énormément de déchets. Pour lutter contre ce problème, la ville a mis en place la direction de la planification et du développement durable. En effet, la gestion des ordures est problématique car plusieurs acteurs interviennent, dans une cohésion difficile. En 2015, le maire avait proposé que la thématique énergie-climat soit privilégiée.
Les collectivités territoriales sont des acteurs essentiels à l'adaptation au changement climatique (ex. :COP 21). Les collectivités territoriales mobilisent les multiples acteurs locaux pour favoriser les évolutions de comportements des citoyens. Au-delà de la réflexion sur la question climatique, lesséminaristes sont allés à la rencontre de terrains et d'acteurs clés du territoire de Dakar[29].
Depuis le début desannées 2010, les pics de pollution tendraient à s'intensifier[30].
La presqu’île attire rapidement l'attention des premiers navigateurs et les premiers colons savent d’emblée tirer profit de la position stratégique de la ville pour développer les échanges commerciaux, y compris dans le cadre de latraite négrière atlantique. Le climat favorable ainsi qu’une rade en eau profonde des plus sûres constituent autant d’atouts supplémentaires, que l’administration coloniale cultive en construisant notamment un port et une gare. Un chemin de fer est construit, reliant Dakar à Saint-Louis.
Le 21 mars 2022, la ville de Dakar annonce l'acquisition de bus électriques dans l'optique de désengorger la capitale, car les embouteillages coûtent chaque année 152 millions d'euros à la ville[31]. Les premiers bus sont entrés en service au début de 2024[32].
La ville possède un système d'autobus public, leDakar Dem Dikk[33], lancé en 2000. Il compte 45 lignes, 1086 arrêts et transporte plus de 40 millions de passagers annuellement[34].
LeBRT de Dakar (Bus Rapid Transit) est une ligne deBHNS dont les travaux ont commencés en 2020 et qui a été inaugurée en janvier 2024 par le président du SénégalMacky Sall. Elle relie le centre-ville de Dakar jusqu'àGuédiawaye et doit permettre, grâce à ses 121 bus entièrement électriques, de transporter 300 000 passagers par jour, avec l'objectif de désengorger les rues de la capitale[32].
LeTER de Dakar, similaire à unRER, est en service depuis le entre lagare de Dakar etDiamniadio. D'une longueur de plus de 36km, il peut aller jusqu'à une vitesse de 160km/h et transporte 60 000 passagers par jour. Il compte 13 stations.
Le réseau de transports en commun à Dakar est très dense, avec divers types de véhicules utilisés, comme leNdiaga Ndiaye ou encore les minicars. L'image de la ville est indissociable de ses taxis jaunes et noirs et de ses « cars rapides » hauts en couleur et parés d'inscriptions (Alhamdulillah le plus souvent), auxquels s'ajoutent aujourd'hui des minibus blancs privés. Les embouteillages sont fréquents, notamment à l'entrée de l'agglomération, de même que les chantiers de construction et de travaux publics.
Dakar compte un réseau de voies rapides et de routes principales. On y trouve la première autoroute du Sénégal,l'Autoroute A1, ainsi que la futureautoroute A3. La ville est le centre névralgique du réseau routier du pays, et on y trouve plusieurs routes nationales, comme laN1 ou laN2.
Dakar trouve aussi sa place dans l’histoire de l’aviation. La première liaisonaéropostaleToulouse-Dakar est établie en 1925. Le, l'un des deux premiers vols supersoniques commerciaux, par avionsConcorde, est celui d'Air France, sur la ligneParis-Dakar-Rio de Janeiro[36].
De plus en plus peuplée, la ville-département a été découpée en 1996 en 19communes d'arrondissement (regroupées en quatre arrondissements départementaux), avant qu'elles soient toutes érigées en communes de plein exercice depuis 2013.
La plus étendue estYoff, au nord, mais c'est àDakar-Plateau, dans la pointe sud, que se concentrent l'activité économique et la plupart des institutions : Dakar-Plateau est le chef-lieu deson arrondissement, dudépartement de Dakar, de larégion de Dakar et la capitale du pays. Diverses institutions nationales ou ambassades et bureaux d'organisations internationales se répartissent toutefois sur les communes de ses quatre arrondissements.
Après la révocation deKhalifa Sall le, la première adjointeSoham El Wardini assure provisoirement l'interim[37], puis est élue maire de Dakar depuis le[38].Barthélémy Dias lui succède le. Il est démis de ses fonctions le[39]. Il est remplacé à titre intérimaire par la première adjointe, Ngoné Mbengue[40], puis parAbass Fall, élu en.
En 2021, 95 pays sont représentés à Dakar, par 75 ambassades, trois consulats généraux et 14 consulats pour les principales puissances et pays voisins notamment l'Arabie Saoudite, les États-Unis, la Chine, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, le Brésil, le Maroc, le Mali, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Gambie[50].
Le secteur industriel[51], traditionnellement orienté vers les industries alimentaires, chimiques ou textiles, le secteur du bois et de l’ameublement ainsi que leraffinage, rencontre aujourd’hui des difficultés. Comme ailleurs, l’industrie textile souffre des importations chinoises. LesIndustries chimiques du Sénégal (ICS) traversent une grave crise depuis trois ans. L'industrie des matériaux de construction est présente dans la ville avec l'usine de ciment et de granulats du groupe françaisVicat.
Le tourisme, notamment le tourisme d’affaires, prend de l’importance, stimulé par des événements de portée internationale tels que leRallye Dakar ou laBiennale d’Art contemporain. La notoriété de Gorée fait de la capitale un passage obligé.Présent dans tout le pays, lesecteur informel est particulièrement actif à Dakar, notamment dans le commerce, les transports, la construction et même l'artisanat (par exemple avec leSoweto Village).
L'économie numérique n'est pas en reste et commence à trouver son modèle entre secteur formel (surtout constitué par les opérateurs télécoms et beaucoup de TPE) et informel (une myriade de prestataires de services et auto-entrepreneurs). En effet, depuis 2010, la ville monde Dakar voit de nouvelles initiatives innovantes se lancer comme le premier espace decoworking d'Afrique et action tank, qui depuis s'étend en France (à Nanterre), au Mali (Bamako), au Burkina Faso (Ouagadougou)… et relié à plus de 200 espaces dans le monde, créant ainsi une nouvelle dynamique pour les entrepreneurs de l'économie créative et permettant aux talents qui s'expriment souvent dans le secteur informel de se mettre en réseau et s'internationaliser différemment[53].
En résumé, Dakar est une ville qui participe pleinement au concert des nations, pour citer le présidentSenghor, notamment économique au regard de son rôle de plateforme pour les échanges avec la région Afrique de l'Ouest.
Rattaché à l'Institut fondamental d'Afrique noire, lemusée Théodore-Monod d'art africain se consacre aujourd'hui aux arts et traditions de l'Afrique de l'Ouest, présentant en permanence environ 300 des 9 000 pièces qui constituent ses collections, tandis que des expositions temporaires mettent l'accent sur des thématiques particulières.
Le Thiossane, la discothèque deYoussou N'Dour, et Metissacana, le cybercafé de la stylisteOumou Sy, sont d'autres lieux qui comptent dans la vie culturelle dakaroise.
LeFestival mondial des Arts nègres, organisé dans la capitale à l'initiative deLéopold Sédar Senghor en 1966 et relancé en 2010, se voulait un événement sans précédent dans l'histoire culturelle, une affirmation solennelle et festive de lanégritude.
Créé en 1999, leFestival international du film de quartier tente de redynamiser le Septième Art. C'est une vitrine pour les jeunes réalisateurs et le premier marché pour le cinéma, la télévision et le multimédia.
Le Festival international de toutes les dansesKaay Fecc, lancé en 2001, est dédié à l'expression chorégraphique.
Lewolof, l'une des six langues nationales du Sénégal, est très répandu à Dakar et est largement utilisé dans les activités quotidiennes[55]. C'est lalangue véhiculaire de la ville[56] et elle est en situation d'expansion au détriment des autres langues nationales et du français[57].
L'anglais, simple langue étrangère récemment enseignée, ne remplit pas de rôle social particulier, mais des mouvements d'opinion se sont exprimés dans la presse pour demander son accès au rang de langue officielle afin d'être de plain-pied dans la mondialisation[57].
Comme d'autres, le secteur de l'éducation doit faire face à l'explosion démographique de la capitale, une croissance qui, pour les plus favorisés, fait parfois la part belle à l'enseignement privé.
Dakar abrite une quinzaine d’établissements d’enseignement secondaire. Les lycées publics sont le lycée Blaise-Diagne, le lycée Lamine-Guèye (anciennement Van Vollenhoven), le lycée Seydina Limamou Laye, le lycée John-Fitzgerald-Kennedy destiné aux jeunes filles mais ce n'est pas la seule école destinée aux jeunes filles, le lycée des Parcelles Assainies, le récent lycée Moderne de Dakar (LMD), le lycée Thierno Saïdou Nourou Tall (connu auparavant sous le nom de lycée d’application), le lycée Galandou Diouf, le Lycée de Pikine, le Lycée Banque Islamique ainsi que le lycée Maurice-Delafosse qui prépare également aux carrières industrielles ou commerciales. Il y a des écoles bilingues et anglophones comme : W.A.C.A. (West African College of the Atlantic), S.A.B.S. (Senegalese American Bilingual School), E.A.B. (École Actuelle Bilingue).Il faut y ajouter lelycée français Jean-Mermoz àOuakam, qui reçoit la plupart des enfants d'expatriés. Plusieurs écoles catholiques privées telles que le très cosmopoliteCours Sainte-Marie de Hann, l'Institution Notre-Dame de Dakar, le Collège de laCathédrale le Collège Sacré Cœur, le Complexe Saint Michel ou l’Institution Sainte Jeanne d’Arc sont aussi présentes dans la capitale. Nombre de ces établissements comportent aussi des classes primaires.
Le Centre africain d'études supérieures en gestion (Cesag), une grande école publique, a mis sur pied unMBA avec les universités deParisI et de Paris Dauphine[60].
De 1978 à 2008, leRallye Dakar a fait connaître la ville aux équipages et aux téléspectateurs du monde entier. À la suite de la délocalisation de l'épreuve en Amérique du Sud, l'Africa Eco Race reprend le concept de la course depuis 2009.
Les Dakarois eux-mêmes ne sont pas en reste : il n'est pas rare de les voir courir ou jouer au ballon sur les plages.
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