Le support DVD est développé parPhilips,Sony,Toshiba etPanasonic. En, dix industriels de la vidéo annoncent leur accord sur un standard commun[1]. Les premierslecteurs DVD sont commercialisés auJapon fin1996, début1997 auxÉtats-Unis et début1998 enFrance. Le DVD s'impose face à lacassetteVHS pour plusieurs raisons. La technologie mise en œuvre facilite l’utilisation et la souplesse d’usage : pas de rembobinage nécessaire. Avec le DVD, il est désormais possible d’accéder directement à un point précis du film, au chapitrage, d'accéder à des bonus, et de voir un film en différentes langues avec ou sans sous-titrage. La qualité de l’image, et surtout la stabilité de cette image, sont très supérieures ; les arrêts sur image sont nets alors que ceux sur VHS sont très vite dégradés. Le DVD contient sept fois plus de données qui peuvent y être stockées (soit 4,70 Go ou 4,38 Gio), et plus encore si le DVD est en double couche (soit 8,50 Go ou 7,91 Gio). Le prix des graveurs et des consommables vierges (le DVD en lui-même) est peu élevé ; la simplicité de fabrication, comparativement à unmagnétoscope et ses consommables, en font des instruments moins dispendieux, plus fiables et plus robustes que leurs prédécesseurs. Par ailleurs, le gain d’espace, s’il n’est pas une raison fondamentale de l’essor du DVD, n’en reste pas moins un avantage pour l’utilisateur ayant une grande collection de DVD. Le supportcassette est abandonné par les distributeurs au profit du DVD.
Le DVD marque le début d’une nouvelle ère dans lecinéma à la maison. Au temps de la VHS, l’amateur cinématographique ne trouvait généralement que le film lui-même sur la cassette et, plus rarement, un nombre très restreint de bonus. Le DVD apporte beaucoup en donnant la possibilité de goûter à la version originale et à la version dans sa langue, avec ou sans sous-titrage. Désormais, on peut trouver en plus du film qui est d’assez bonne qualité, des bandes-annonces, desmaking-of, des entrevues et même parfois des jeux. On trouve aussi sur support DVD des concerts musicaux, des séries télévision, des vidéo-clips, des spectacles d’humoristes, des séances de gym, des documentaires, etc.
EnItalie, les DVD basés sur le temps sont appelés DVD Time et sont distribués par 01 Distribution. La distribution de films en Italie sur ce format commence en2006 avec le filmA History of Violence[2].
Entre-temps, ledisque Blu-ray est présenté comme le successeur du DVD, qui s'impose face au format concurrentHD DVD à partir de. Il s'agit de loger des quantités de données encore plus importantes en balayant les creux et les plages encore plus étroits avec un rayon laser bleu-violet. Ils sont surtout destinés à stocker des contenus vidéo à haute résolution, qui nécessitent une capacité de stockage nettement supérieure à celle que peut offrir un DVD. Pourtant, le disque Blu-ray n'a jamais pu s'imposer face au DVD, comme le montrent les statistiques[3]. Même en2013 (la meilleure année du disque Blu-Ray), le chiffre d'affaires et les ventes du DVD étaient toujours plus de deux fois supérieurs à ceux du disque Blu-ray. Depuis lors, le chiffre d'affaires et les ventes des deux supports sont en baisse. En2018, le net recul du DVD et du Blu-ray se poursuit[4].
Le termeDigitalVideoDisc (« disque vidéo numérique ») a longtemps été employé par la presse. À l'origine, cette traduction provient de laCommission générale de terminologie et de néologie mais a été abandonnée par les industriels impliqués, car elle se limitait au stockage de vidéos. La dénomination officielle est « Digital Versatile Disc » (« disque numérique polyvalent »). Elle précise que ce support convient à tous les types de données numériques ou informatiques. Pour sa part, l'Office québécois de la langue française propose d'utiliser « DVD », « disque DVD » (sigle redondant), « disque numérique universel » ou « disque numérique polyvalent »[5]. L'OQLF suggère de traduire en revanchedigital video disc par « DVD vidéo », « disque vidéonumérique » ou « disque DVD vidéo »[6],[7]. L'usage populaire quasi-universel traite « DVD » comme un nom commun, voire comme une apposition à valeur adjectivale (pour désigner le format, par exemple).
En1999, leDVD Forum regroupant l'ensemble des acteurs impliqués, précise que l'initialisme officiel du format se limite aux trois lettres[8], tout en soulignant que les termesDigital Versatile Disc restent la dénomination officielle du format[9].
Les capacités d’un DVD dépendent de ses spécificités. Il peut être simple ou double face et couche, en version pleine ou mini. Ainsi, les principales capacités et versions sont :
Il existe différents formats de DVD, avec pour chacun, des supports différents :
DVD-ROM : ils sont généralement « pressés » c’est-à-dire qu’il existe une matrice de base qui sert de moule pour les copies, et donc ils ne sont pas enregistrables.
DVD-R : aussi noté -R (pourRecordable : enregistrable) cette norme est la première à avoir vu le jour et était principalement destinée à la vidéo. Les informations sauvegardées sur le support le sont par altération d’une couche inscriptible à l’aide dulaser du graveur.
DVD+R : comme pour le -R mais la norme est plus récente et plus adaptée que le -R pour lestockage de données. Il permet la visualisation vidéo à tout moment sur le graveur d'origine sans « finalisation » du disque (cette finalisation peut rester nécessaire pour le lire sur des appareils différents). Il possède aussi de meilleures caractéristiques techniques que son cousin. Il n’existe cependant presque aucune différence« visible » à l’œil nu entre les -R et le +R. Plus récent, le +R était cependant, en 2004, un peu moins compatible avec les lecteurs DVD de salon (sauf ceux dePhilips, promoteur actif du DVD+) et les PC. Leconsortium DVD+RW Alliance est chargé de promouvoir le DVD+R (apparu bien après le DVD+RW). Bien que celui-ci regroupe moins de membres que le DVD-Forum (originellement trois : Philips,Sony,HP), il est jugé comme étant plus « prestigieux ».
DVD-R DL,DVD-RW DL,DVD+R DL etDVD+RW DL, encore peu nombreux sur le marché, apparaissent peu à peu. DL signifiant « Dual Layer » soit « double couche » en anglais, ces DVD offrent une capacité doublée : 8,50 Go. Cependant, on peut noter une légère avance des formats+, car la capacité à graver les « DVD+R\RW DL » a été implémentée bien avant sur les graveurs, la vitesse maximum est également supérieure actuellement.
DVD-RW etDVD+RW : sont les pendants des CD-RW c’est-à-dire les réinscriptibles (ReWritable) avec les mêmes caractéristiques que leurs homologues -R et +R. Les informations sauvées sur le support le sont par réorganisation de la couche enregistrable à l’aide dulaser du graveur. C’est pourquoi un formatage est requis avant d’écrire ou pour effacer le disque. Sur les -RW, la suppression d'enregistrements libère de l'espace pour de nouveaux enregistrements, sur les +RW, les enregistrements peuvent être supprimés, sans libérer d'espace sauf si c'est le dernier enregistrement. Les +RW peuvent être lus sur d'autres appareils après avoir été finalisés, ils peuvent être reformatés avec effacement de la totalité des enregistrements pour de nouveaux enregistrements.
Le DVD-5 : il est composé d’une face et d’une couche de stockage. Sa capacité est de 4,70 Go ou 4,38 Gio.
Le DVD-9 : il est composé d’une face et de deux couches de stockage. Sa capacité est de 8,50 Go ou 7,96 Gio.
Le DVD-10 : il est composé de deux faces et d’une couche par face (il faut retourner le DVD pour pouvoir lire la seconde face). Sa capacité est de 9,4 Go ou 8,76 Gio.
Le DVD-18 : il est composé de deux faces et de deux couches par face. Sa capacité est de 17 Go ou 15,8 Gio[10].
La personnalisation de la face de présentation des DVD a longtemps été laissée à des kits autocollants imprimables, à apposer sur le disque. Certaines imprimantes (Epson,HP et Canon par exemple) permettent aussi d’imprimer directement sur les disques, à condition que ceux-ci soient dotés d’une surface imprimable (blanche ou argentée).
Les constructeurs se sont penchés sur la question d’un matériel unique permettant de répondre à ce besoin. En2000,Yamaha avait tenté le coup duDiscT@2 (PrononcezDiscTatoo) permettant de graver des images sur la surface non utilisée lors de la gravure des données. En2005,HP fait l’annonce de la technologieLightScribe qui permet, en ayant le graveur et les disques compatibles, d’imprimer textes et images sur la face de présentation du disque, sans recourir à de l’encre.NEC propose de son côté une technologie similaire appeléeLabelFlash. Pour l’instant, ces solutions de gravure d’étiquette (oulabellisation) sont toutes uniquementmonochromes. La technologieLightScribe est aujourd’hui la plus répandue. Ces gravures d'étiquette sont toutefois définitives sur chaque disque, même si ces derniers sont réinscriptibles.
Comme pour lesCD oudisques Blu-ray, les DVD vendus dans le commerce étaient toujours, à quelques exceptions près, stockés dans des boîtiers extérieurement de taille identique quel qu'en soit le contenu, films, jeux etc. Ceux-ci étaient également à court terme plus résistants que ceux pourCD qui ont tendance à craquer surtout en cas de transport. Cependant à long terme les boîtiers DVD deviennent de plus en plus fragiles à cause de leur composition en un morceau de plastique unique qui se referme sur lui-même, contrairement à ceux pourCD qui utilisent un systèmepentures.
D'autres variantes existent également, par exemple le boîtier pour les jeux dePlayStation 2, console qui a d'ailleurs grandement contribué à l'implantation du format, incluant généralement un emplacement nommémemory card holder qui permet d'y ranger unecarte mémoire.
DVD-RAM (format de DVD réinscriptible, au même titre que lesDVD+/-RW, dont le principal atout est qu’il permet d’enchaîner aléatoirement lectures et écritures).
Définition d'un DVD usuel vendu en France (au format PAL).
Les DVD vidéo ont connu un énorme succès dès la fin des années 1990. Ils ont progressivement remplacé les cassettesVHS en offrant un certain nombre d’avantages.
La qualité d’image est nettement améliorée, d’autant plus qu’elle ne se détériore pas au fil des lectures, contrairement aux cassettes vidéo. Bien que beaucoup de définitions et de formats soient supportés, la plupart des DVD au détail utilisent un format compresséMPEG-2, stocké à une définition de 720×480 (zone 1, 3 et 4 de rapport 1,5) ou 720×576 (zone 2, 5 et 6 de rapport 1,25). Ces deux rapports sontrétrocompatibles avec les normes analogiques de leurs régions, respectivement leNTSC et lePAL/SÉCAM, ce qui permet aux consommateurs de conserver le mêmetéléviseur pour afficher les deux technologies.
Le DVD supporte plusieurscodecs audio (PCM, MPEG Multichannel,Dolby Digital ouDTS) et lecodage audiophonique, contrairement auVHS qui enregistre le son enmodulation de fréquence sur deux pistes. Souvent, les DVD vidéo proposent également le choix entre plusieurs pistes audio permettant de voir un film dans différenteslangues et permettent souvent l’accès à des fonctions jusqu’ici inédites telles que le choix entre plusieurssous-titrages, l’accès à des bonus (scènes coupées, commentaires du réalisateur, coulisses du tournage) et même parfois le choix entre plusieurs angles sur certains films. Cette fonction a été utilisée pour proposer un angle de vue différent (dans les enregistrements de concerts et defilms pornographiques essentiellement) mais aussi pour proposer différentes versions d'un même texte (par exemple dans le générique d'ouverture deStar Wars) ou différentes versions d'une même scène (avec et sans les effets spéciaux). Par rapport à la cassette, une des innovations les plus notables est le passage direct à une séquence précise : plus besoin de rembobiner ou de chercher une séquence comme avec une bande : l’appui direct sur une ou plusieurs touches permet d’accéder à un contenu ou à un chapitre immédiatement.
Apparus plus récemment, dans la succession auCD audio : deux formats, le DVD audio et le SACD (Super Audio CD). Il est nécessaire de posséder une platine spécifiquement adaptée à l’un de ces formats. Pour l’instant, aucun des deux supports concurrents n’arrive à prendre une part significative du marché pour succéder au CD audio. Apparemment, pour le grand public, la différence de qualité à l’écoute n’a pas été suffisamment significative pour justifier de nouveaux investissements.
À la création du format DVD, deux systèmes étaient censés enempêcher la copie. Ils incluent le systèmeMacrovision, interdisant la copie d’un DVD vers unmagnétoscope, et le systèmeCSS interdisant la copie de données d’un DVD vers unordinateur. Contrairement auxBlu-ray, la protection CSS n'est pas obligatoire sur les DVD.
Ces systèmes de protection ont été vite cassés et il existe aujourd’hui une multitude de logiciels permettant d'extraire un DVD vers un PC pour le copier soit au format original (qualité identique mais nécessite une place du même ordre sur ledisque dur), au formatDivX (un codec vidéo suivant la normeMPEG-4) ouVCD, qui permet alors de le copier sur un simple CD classique avec la possibilité d'ajuster le rapport qualité/taille. La plupart des lecteurs DVD sont « compatibles DivX », ce qui signifie qu'ils peuvent lire aussi bien des DVD vidéo que des CD ou DVD contenant les vidéos compressées au format DivX (un DVD peut contenir plusieurs films DivX).
Les industriels ont également conçu un système de zones servant principalement à limiter les exportations de disques en dehors des régions désignées, ce qui permet aux éditeurs de garder le contrôle sur le prix de vente et la date de sortie individuellement sur chaque région du globe.
zone 7 : non définie (réservée à l'origine aux hôpitaux et aux bases militaires)
zone 8 : lieux internationaux (avions, bateaux de croisières, etc.)
Rapidement, des lecteurs pouvant lire des disques de toutes les zones sont apparus. C’est notamment le cas de la plupart des lecteurs de DVD pour ordinateur. Pour ne pas avoir besoin de plusieurs lecteurs, il est possible de « dézoner » (rendre universel) son lecteur à l'aide d'une manipulation spécifique[11].
Les logiciels de création de DVD-Vidéo incluent notamment : DVD Studio Pro etiDVD (pourMac OS X) ; DVD lab de mediachance, Adobe Encore CS6, AVStoDVD, DeVeDe, DVD Flick, DVD Styler, DVD It, Spruce, DVD Maestro, DVD Architect de Sony et Nero (pour Windows) ; et DVD-Author, DVDStyler, DeVeDe, ManDVD et Tovidgui (pourLinux). Enfin, sur les appareils dotés d'une sortie compatible, pour véhiculer les signaux sonores, il convient d'utiliser la fonction HDMI ARC ouAudio Return Channel.
Avec l'arrivée de l'« ultra haute définition » avec 3840 × 2160pixels, soit plus de 20 fois plus que la définition d'un DVD usuel vendu enFrance, un successeur est vite devenu nécessaire pour pouvoir stocker jusqu'à plusieurs dizaines de Go de données.