Cet article est uneébauche concernant laPréhistoire.

Dong Son, ou lacivilisation đôngsơnienne, correspond à une culture de laproto-histoire de lapéninsule indochinoise, nommée d'après le village de Đông Sơn, dans la ville deThanh Hóa, auViêt Nam où l'on en a découvert les vestiges. L’École française d'Extrême-Orient deHanoï a mené dès 1924 une série de fouilles de la nécropole du site de Dông Son[1]. Ce site montre que la culture dubronze est arrivée en Indochine dans le nord, probablement au début duIer millénaire av. J.-C., date des vestiges les plus anciens. Đông Sơn n'était pas seulement une culture du bronze. Les populations travaillaient également le fer en plus du bronze. Mais les objets de bronze, en particulier ses fameux tambours de bronze rituels, sont d'un travail remarquable. Cette culture est présente dans le delta dufleuve Rouge au Nord du Viêt Nam[2].
Les đôngsơniens ont également laissé d'importants monuments de pierre à fonction religieuse, comparables à ceux que l'on trouve enPolynésie.
Riziculteurs, les đôngsơniens ont transformé le delta duFleuve Rouge en une grande région productrice de riz. La culture Đông Sơn est considérée comme la base de la civilisation de cette région. On en trouve des vestiges datant d'une époque aussi récente que leXVIe siècle. Toutefois, l'essentiel de cette culture disparaît avec la conquête de la région par les Chinois auIIe siècle av. J.-C.
Les đôngsơniens avaient des échanges avec d'autres peuples d'Asie du Sud-Est. L'influence de leur art s'étend sur une région qui couvre, outre l'actuel Viêt Nam, leLaos, leCambodge et jusqu'à l'Indonésie. Elle se traduit par une grande diversité d'objets rituels en bronze, souvent décorés de motifs humains et animaux, parmi lesquels des tambours rituels et des haches. Ces objets sont moulés par la méthode de lacire perdue dans laquelle le métal fondu remplace le modèle initial modelé dans la cire, puis enveloppé de terre, après quoi elle est cuite. La cire s'échappant par des évents, la terre cuite devient le moule et les évents servent à y verser le bronze, qui est ensuite retouché. Les tambours de bronze prouvent des liens étroits avec les voisins du Nord, car leur usage est réparti sur les anciens territoires duroyaume de Dian et ceux de la culture Dong Son[3].
Le plus grand tambour de bronze de toute l'Asie (diamètre 1,60 mètre, hauteur 1,86 mètre) est laLune de Pejeng retrouvée dans l'îleindonésienne deBali. Dans la petite île d'Alor, dans la province despetites îles de la Sonde orientales, on trouve des milliers de tambours de bronze appelésmokos, dont l'origine reste encore mystérieuse.
Les haches de bronze cérémonielles présentent des motifs de bateau que l'on retrouve dans les tissages deBornéo etSumatra en Indonésie. La spirale est un autre motif décoratif fréquent de Đông Sơn. La civilisation đôngsơnienne est aussi caractérisée par des poignards votifs en bronze à manche anthropomorphe.
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