

Lecouvre-chef est un accessoire de mode qui se porte sur latête. Le motchef ici a le sens detête (du latincaput signifiant tête ou chef).
Il existe deux types principaux de couvre-chefs : avec ou sans bord. Pour chaque type, on distingue deux formes :
La partie du couvre-chef qui se place juste au-dessus de la tête s'appelle unecalotte, il est question decalotte basse pour les bonnets par exemple et decalotte haute pour lehaut-de-forme. La calotte peut aussi désigner une forme :calotte plate pour lecanotier.
Les couvre-chefs destinés aux femmes et ayant une forme de bonnet s'appellent aussi descoiffes.
Les autres formes alternatives sont :
La très grande majorité des couvre-chefs est fabriquée soit enpaille, soit enfeutre.
Les tout premiers couvre-chefs étaient encuir ou en fibres naturelles (lin,laine, feutre).
Les plus luxueux étaient fabriqués en poils decastor [ref. nécessaire] et s'ornaient derubans,joyaux,bijoux,plumes rares,dentelle, etc.
Lesfleurs sont aussi utilisées comme couvre-chef dans certaines cultures.
En France notamment, certaines coiffes, dont d'enfants et souvent de femmes contenaient un petit arceau ou un cercle de fer (au Moyen Âge) dit« arcelet » (de carton, voire de métal) pour les rigidifier. L'arcelet (ouarceletz) pouvait aussi être lui-même une « sorte de parure en forme d'arceau »[1].Quand il était utilisé chez l'enfant en croissance, il pouvait être une source de déformation importante du crâne, qui persistait chez l'adulte[2].
Dans lapréhistoire, il est possible que la queue d'unécureuil ait servi de couvre-chef à un homme préhistorique de cultureépigravettienne (il y a18 000 ans), puisqu'on trouve un os de la vertèbre caudale d'un écureuil près de la tête d'un squelette d'Arene Candide en Italie[3]. Certaines Vénus du paléolithique portent des résilles, des couvre-chefs en forme de panier. des statuettes de Mal'ta enSibérie sont coiffées de capuches. UnCro-Magnon deGabillou porte une sorte d'anorak complété par unecapuche[4].
Pour l'Antiquité, le plus ancien couvre-chef connu est lepilos, il était porté dans l'antiquité pour indiquer le rang social puisque seules certaines classes sociales étaient en droit de le porter. Il avait une forme de bonnet encuir,toile de lin oulaine qui enveloppait la tête et s'arrêtait au niveau des oreilles. Ensuite apparut lepétase qui est une sorte de pilos à bord.
AuMoyen Âge, les hommes ne portaient de couvre-chefs qu'en de rares occasions comme les voyages ; c'étaient des sortes de bonnets en cuir. Les femmes se couvraient la tête defoulards,voiles ou decapuches de manteau parfois, avec unbandeau, unecouronne ou undiadème dessus.
Au début duXIVe siècle, pour les hommes apparaît leliripipion qui est une sorte de capuchon pointu, allongé ; sa pointe va aller en s'allongeant jusqu'à se porter enturban vers la fin du siècle.Le voile des femmes se sophistique de plus en plus, il se rembourre ou s'arme de fil de fer pour lui faire prendre des formes hautes qui finissent par lehennin. À la fin duXIVe siècle, les hennins et autres coiffes ont atteint leur taille maximale et le bonnet plat revient à la mode.
AuXVIe siècle, c'est le chapeaupain de sucre qui est en vogue pour les hommes. Il a une calotte haute, un petit bord et il est savamment décoré deplumes ou de rubans.
À partir de 1690, lestricornes, de forme triangulaire et souvent bordés par une plume d'autruche, apparaissent. Les femmes voient lafontange être à la mode de 1680 à 1720 environ.
LeXVIIIe siècle est dominé par laperruque. Lesbonnets de nuit sont très prisés du fait des crânes rasés pour maintenir les perruques. Dans les années 1770, letricorne passe de mode et lebicorne, ancien couvre-chef équestre, devient en vogue, préfigurant la vogue duhaut-de-forme duXIXe siècle. À partir de 1870, les hauts-de-forme deviennent plus petits et sont parfois appeléstuyaux de poêle.
Pendant leXIXe siècle, lecanotier devient un chapeau populaire enété et influence la mode féminine où le chapeau supplante le bonnet vers 1870.
Après laPremière Guerre mondiale, les hommes ne portent plus le haut-de-forme que pour les grandes occasions et gardent lechapeau melon pour le quotidien. Lepanama remplace le canotier pour l'été. Dans lesannées 1920, c'est lechapeau cloche qui est en vogue pour les femmes ; il est abandonné dans lesannées 1930 pour des modèles à bord plus décorés.
Après laSeconde Guerre mondiale, les hommes abandonnent progressivement le couvre-chef et les femmes découvrent lacoupe à la garçonne privilégiant lecheveu sur lechapeau ; dès le début desannées 1950, la mode du chapeau disparaît et ne retrouvera plus la place qu'elle tenait dans la société auparavant.
Dans lesannées 1970, lacasquette se popularise comme accessoire de mode sous l'impulsion desBeatles.
D'abord utilisé pour symboliser l'autorité, les couvre-chefs ont aussi trouvé un usage religieux, souvent sobres et accentués vers le haut en symbole d'élévation de l'âme vers le ciel.
Ce symbole d'autorité se retrouve dans les coiffes traditionnelles estudiantines où la coiffe n'est acquise qu'après une sorte d’initiation et se couvre de toutes sortes d'objets ou symboles ayant un sens précis à la manière dont les nobles décoraient leurs couvre-chefs pour signifier leur rang.
Sur les autres projets Wikimedia :