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Couserans

42° 59′ 24″ nord, 1° 09′ 00″ est
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Couserans
Image illustrative de l’article Couserans
Les granges deCominac et lemont Valier.

RégionOccitanie
DépartementAriège
Villes principalesSaint-Girons,Saint-Lizier
Coordonnées42° 59′ 24″ nord, 1° 09′ 00″ est
ReliefMontagne et piémont
Géolocalisation sur la carte :Ariège
(Voir situation sur carte : Ariège)
Couserans
Couserans
Géolocalisation sur la carte :région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Couserans
Couserans
Géolocalisation sur la carte :France
(Voir situation sur carte : France)
Couserans
Couserans
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LeCouserans[kuzəʁɑ̃] (autrefoisConserans, etCoserans enoccitan[1]) est une petite province historique desPyrénées, située dans la partie occidentale dudépartement de l'Ariège enFrance. Elle tire son nom desConsoranni, nom donné par les Romains au peuple antique dont la capitale était l'actuelSaint-Lizier. Pays parlant le dialectegascon, songentilé estcouserannais (coseranés dans la graphie de l'IEO etcouseranés dans la graphie traditionnelle). Lacommunauté de communes Couserans - Pyrénées recoupe aujourd'hui le territoire historique de la province.

Géographie

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Le Couserans est un pays de montagne ; son plus haut sommet est lepic du Maubermé à 2 880 m d'altitude. Son territoire s'étend sur une trentaine de kilomètres autour de sa capitaleSaint-Girons, en situation médiane par rapport aux villes deSaint-Gaudens etFoix. Sur la rive droite de laGaronne, il est constitué pour l'essentiel par les vallées duSalat, duVolp, de l'Arize et duLez. Il compte un peu moins de 30 000 habitants (2015), pour 95 communes.

Situation du Couserans dans le département de l'Ariège.
Communes et cantons du Couserans[2]
Canton de Saint-Girons (arrondt de St-Girons)
  1. Alos
  2. Castelnau-Durban
  3. Clermont
  4. Encourtiech
  5. Erp
  6. Esplas-de-Sérou
  7. Eycheil
  8. Lacourt
  9. Lescure
  10. Montégut-en-Couserans
  11. Moulis
  12. Rimont
  13. Rivèrenert
  14. Saint-Girons
Canton de Saint-Lizier (arrondt de St-Girons)
  1. Bastide-du-Salat (la)
  2. Betchat
  3. Caumont
  4. Cazavet
  5. Gajan
  6. Lacave
  7. Lorp-Sentaraille
  8. Mauvezin-de-Prat
  9. Mercenac
  10. Montesquieu-Avantès
  11. Montgauch
  12. Montjoie
  13. Prat-et-Bonrepaux
  14. Saint-Lizier
  15. Taurignan-Castet
  16. Taurignan-Vieux
Canton d'Oust (arrondt de St-Girons)
  1. Aulus-les-Bains
  2. Couflens
  3. Ercé
  4. Oust
  5. Seix
  6. Sentenac-d'Oust
  7. Soueix
  8. Ustou
Canton de Castillon-en-Couserans (arrondt de St-Girons)
  1. Antras
  2. Argein
  3. Arrien
  4. Arrout
  5. Aucazein
  6. Audressein
  7. Augirein
  8. Balacet
  9. Balaguères
  10. Bethmale
  11. Bonac-sur-Lez
  12. Les Bordes-sur-Lez
  13. Buzan
  14. Castillon
  15. Cescau
  16. Engomer
  17. Galey
  18. Illartein
  19. Orgibet
  20. Saint-Jean d'Orgibet
  21. Saint-Lary
  22. Salsein
  23. Sentein
  24. Sor
  25. Uchentein
  26. Villeneuve d'Argein
Canton de Massat (arrondt de St-Girons)
  1. Aleu
  2. Biert
  3. Boussenac
  4. Massat
  5. Port (le)
  6. Soulan
Canton de La Bastide-de-Sérou (arrondt de Foix)
  1. Aigues-Juntes
  2. Allières
  3. Alzen
  4. Bastide-de-Sérou (la)
  5. Cadarcet
  6. Durban
  7. Larbont
  8. Montagagne
  9. Montels
  10. Montseron
  11. Nescus
  12. Sentenac-de-Sérou
  13. Suzan
Canton de Sainte-Croix-Volvestre (arrondt de St-Girons)
  1. Bagert
  2. Barjac
  3. Bédeille
  4. Cérizols
  5. Contrazy
  6. Fabas
  7. Lasserre
  8. Mauvezin-de-Sainte-Croix
  9. Mérigon
  10. Montardit
  11. Sainte-Croix
  12. Tourtouse


 

Du Volvestre à la chaîne frontalière

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Blason de lavicomté de Couserans[3],« D'or à la bordure de gueules ».
Le pont-vieux sur leSalat au centre-ville deSaint-Girons.
LeMont Valier, emblématique du Couserans, et l'étonnantglacier d'Arcouzan dans la partie ombragée.

La colonne vertébrale du Couserans est constituée par le bassin versant duSalat, affluent de laGaronne. Au nord, leVolp, également affluent de la Garonne, irrigue leVolvestre ariégeois riverain de la Haute-Garonne.

Le piémont, entre 350 et 700 mètres d'altitude, appartient au domaine des Pré-Pyrénées ouPetites Pyrénées, prolongées à l’est par lePlantaurel, une région calcaire plissée où alternent vallons et lignes de crête.

Structuré en limite à l'Est par la vallée de l'Arize, affluent de la Garonne, le large couloir constitué par la vallée duBaup permet d'atteindreFoix. Le territoire s'étend donc vers l'Est jusqu'àLa Bastide-de-Sérou (entre Saint-Girons et Foix) et au nord-est à proximité duMas-d'Azil.

Au sud de cet ensemble, la montagne s'amplifie progressivement vers lacrête frontalière avec l'Espagne, avec trois lignes de crête parallèles d'orientation est-ouest :

Au pied de ces montagnes, deux cours d'eau, le Salat et le Lez, son principal affluent, qui individualisent les deux grandes parties de la montagne couserannaise : leHaut-Salat et leCastillonnais, reliés par lecol de la Core (1 395 m).

Dans le Castillonnais aux vallées étroites (Biros,Bethmale), les villages sont essentiellement installés sur les soulanes. Dans le Haut-Salat, les bassins intérieurs (Oust-Seix,Massat,Ercé,Ustou) alternent avec les secteurs plus encaissés (gorge de la Ribaute entre Kercabanac etLacourt), tandis que les soulanes, sous forme de plateaux (Soulan,Cominac) ou de collines (Sentenac d'Oust) dominent l'ensemble.

Dans leHaut-Salat, lepic de Montagnol et lavallée d'Angouls ont été classés « Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique », en raison de leurflore de hautes montagnes calcaires avecplantes endémiques ou rares, et de la présence d'une faune de montagne riche.

Géologie

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La dent de Mède et l'étang d'Aubé.
Lecol de la Core en contrebas ducap de Bouirex.
Lecol de Latrape, lieu tracé par un glacier

L'essentiel de ce territoire est constitué de terrainssédimentaires, essentiellementcalcaires,argiles etschistes, et, localement, des terrains granitiques (Erp avec sesgranites pourris, montagnes d'Aulus) ouvolcaniques. Les plus célèbres de ces derniers étant situés, au-dessus deMassat, autour de l'étang de Lers, qui a donné son nom à la roche verdâtre, lalherzolite.

La montagne couserannaise résulte, comme l'ensemble des Pyrénées, du choc de deux plaques continentales, la plaque « ibérique » et la plaque « européenne ». Les roches sédimentaires qui s'étaient formées au fond desmers au cours des périodes précédentes ont alors été portées enaltitude et très vigoureusement redressées, parfois à la verticale. On peut encore voir de nos jours, à quelques kilomètres en aval d'Aulus-les-Bains et balafrant le paysage montagnard, le banc calcaire redressé, témoin de la limite entre les deux plaques.

Mais ce sont des périodes plus proches qui vont contribuer à façonner les paysages du Couserans, tels que nous les connaissons.

D'abord, pendant la longue période du Tertiaire, une intenseérosion réduit considérablement la hauteur de ces montagnes et met en place un premier réseau de vallées entre lesquelles s'étendent des surfaces inclinées, dont l'une se remarque encore de nos jours dans le paysage : elle limite, à l'ouest, le bassin d'Oust, partant du Mont Valier (2 848 m), passant par lecap de Bouirex (1 873 m), pour finir sur les montagnes de Sourroque (1 400 m) qui dominent Saint-Girons.

Le Couserans était célèbre dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge pour certaines de ses nombreuses carrières demarbre àBalacet,Castelnau-Durban,Cazavet,Esplas-de-Sérou,Montégut-en-Couserans,Rivèrenert,Seix (lemarbre vert d'Estours y est à nouveau exploité depuis 2008)... Ainsi, le marbre noir veiné de blanc appelé le grand antique d'Aubert àMoulis est à nouveau exploité depuis 2014 ; Cette carrière a fourni des parements à la basiliqueSainte-Sophie inaugurée par l'empereurJustinien en 537.

Les glaciers

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Mais c'est surtout la période des glaciations qui va façonner la haute montagne.

Le Couserans a connu, dans sa partie orientale, unglacier relativement important, dans les montagnes qui s'étendent entre Aulus et Ustou, sur le site de l'actuelle station de ski deGuzet et descendant dans les vallées duGarbet et de l'Alet, deuxaffluents du Salat. Entre lepic Rouge de Bassiès et les pics deCertescans - Montabonne (2 840 m), sur une dizaine de kilomètres de longueur, la ligne de crête ne descend jamais en dessous de 2 400 m. En outre, au nord de cette crête, les espaces situés au-dessus de 1 800 m sont relativement vastes : ils s'étendent sur 2 à 3 km au minimum dans le secteur de Guzet, dupic de Séron aupic du Freychet. Certes, ces dimensions semblent modestes, mais, dans ces montagnes des Pyrénées centrales aux versants très raides, de telles configurations sont exceptionnelles. C'est donc là que s'accumulèrent, pendant les périodes les plus froides de cette époque glaciaire qui dura un million d'années, les neiges qui alimentèrent ce glacier. Il en subsiste, vers 1 800 mètres d'altitude, de nombreux lacs fermés par des verrous glaciaires (étangs d'Alet,de la Hilette, d'Aubé, duGarbet) et descirques, dont les plus connus sontCagateille ou le Garbetou, sans oublier, plus à l'ouest, dans la haute vallée du Salat, lecirque d'Anglade dans la commune deCouflens.

Ce gros glacier descendait en une masse compacte entre les actuelles vallées de l'Alet et du Garbet. Arrivé au niveau ducol de Latrape, situé actuellement vers 1 100 m, il se heurtait au chaînon du pic de l'Adosse et se séparait en deux langues vers les deux vallées d'Aulus et d'Ustou, situées actuellement entre 700 et 800 m d'altitude. Les vallées de ces deux villages ont, par endroits, les flancs abrupts des vallées glaciaires en auge.

Les lacs

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Article détaillé :Liste des lacs des Pyrénées#Couserans.

Climat

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Articles détaillés :climat de l'Ariège etclimat des Pyrénées.

Qualité de l'air et consommation énergétique

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Si c'est sans grande surprise que l'Ariège se classe troisième département de France pour la qualité de l'air, le Couserans améliore probablement encore ce constat du fait de sa faible population et de l'absence d'industrie polluante. Selon un diagnostic réalisé pour lacommunauté de communes Couserans-Pyrénées et présenté en 2018, 94 % de la consommation électrique est couverte par la production hydroélectrique et photovoltaïque et 27 % de la chaleur consommée est issue du bois de chauffage[4].

La consommation d'énergie des foyers s'élève à 789 GWh par an pour le Couserans, ce qui correspond à une facture énergétique de 81 millions d'euros/an, soit 2 700 € par an et par habitant.

Démographie

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Après la seconde guerre mondiale, le déclin progressif de l'agriculture familiale, du petit commerce et l'industrie papetière s'est manifesté par une diminution assez nette de la population, partiellement jugulée dès les années 1970 par l'installation denéo-ruraux venus des villes du nord de la France et des pays riverains. Cet apport, en partie conflictuel avec les autochtones et avec de nombreux échecs initiaux d'implantation, s'est progressivement ancré sur le territoire, a fonctionné en réseau et a généré une diversité des initiatives culturelles, associatives et plus tardivement entrepreneuriales[5]. Au XXIe siècle, la population du Couserans s'avère globalement stable et même en légère croissance, à l'inverse de secteurs ruraux de même type dans des départements moins favorisés climatiquement comme leCantal ou laCreuse.

Histoire

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Carte de la Narbonnaise.
Couserans (Consorani) etLugdunum Consoranorum au sud-ouest.

Préhistoire

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Habité depuis fort longtemps comme l'attestent les témoignages laissés par la culture magdalénienne, des trouvailles archéologiques en divers sites pour l'essentiel déposées aumusée Saint-Raymond de Toulouse ne peuvent venir rivaliser avec lesgrottes du Volp, site classé fermé au public, situées àMontesquieu-Avantès dont le patrimoine est d'une richesse exceptionnelle.

Période antique

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Le Couserans passe sous l'autorité de Rome en 121 avant Jésus-Christ. La cité antique desConsoranni,Lugdunum Consoranorum ouCivitas Consorannorum, bâtie sur un promontoire dominant le Salat, la principale rivière du Couserans, a peut-être été fondée avant Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand de Comminges), parPompée à son retour d’Espagne, en 72 avant Jésus-Christ. La cité connaît alors un essor parallèle à Lugdunum Convenarum, l’autre ville importante du territoire dominé par les Consoranni avant la conquête romaine du Sud de la Gaule. Durant l'antiquité romaine, le Couserans faisait partie de la vasteGaule narbonnaise qui sera ensuite divisée auIVe siècle, sous latétrarchie. Le Couserans deviendra constituant de la Narbonnaise première.

La christianisation précoce du Couserans, auIVe siècle est attribuée à Valerius, le premierévêque de la cité. La montagne emblématique du Couserans porte son nom : leMont Valier.

Période médiévale

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Durant les temps troublés du haut Moyen Âge, les invasions se succèdent autour du piémont pyrénéen, entre barbares venus du nord etMaures du sud. Lugdunum Consoranum est plusieurs fois attaquée. Elle doit d’ailleurs son nouveau nom de Saint-Lizier à l’un de ses défenseurs, un certain Licerius, évêque d’origine portugaise, auVIe siècle.

L'expressioncomté de Couserans est très ancienne, sans qu'on puisse la dater exactement.Bernard Roger de Foix († vers 1036/1038),comte de Foix, s'intitulecomte de Couserans à partir de 1012, le territoire dépend donc du Languedoc, sous dominationfuxéenne. Les descendants de Bernard Roger sont comtes de Couserans, même si le titre n'est plus utilisé à partir duXIIe siècle (d'autant que vers 1126-1130 le comteBernardIer de Comminges s'empare du hautSalat[6]) :

De leur côté, lescomtes de Comminges, de plus en plus présents, créent unevicomté de Couserans, ouvrant une période de domination gasconne : ainsi, Roger de Comminges, fils cadet ducomte de Comminges et sgr. deSamatan Bernard III Dodon († 1176 ; époux d'une fille d'Alphonse Jourdainde Toulouse), devient RogerIer vicomte de Couserans vers 1180, et fonde les vicomtes de Couserans de la Maison de Comminges-Couserans. Pour établir un lien du sang (fort probable au demeurant, à cause de la vicomté de Carcassonne), RogerIer de Couserans, aussivicomte de Carcassonne, est souvent présenté comme un gendre deRoger BernardIer de Foix etCécileTrencavel ; mais on peut aussi imaginer que Roger devient simplement vicomte de Couserans en 1176 par le partage des biens paternels avec son frère aînéBernard IV de Comminges. Il meurt en 1211, laissant la vicomté à son fils (voir « Filiation »)

Filiation des seigneurs de Couserans[8]
 

Le Couserans n'a pas échappé au vaste mouvement de création debastides, villes neuves comme ce fut le cas essentiellement dans le sud-ouest. Ce fut successivementLa-Bastide-de-Sérou (1252), Le quartier Villefranche deSaint-Girons (1256),Montjoie (1268),Rimont (1272),Montesquieu-Avantès (1272),Lacave (1273) etLa-Bastide-du-Salat (1273).

Comme partout dans le massif pyrénéen auMoyen Âge, l’évêché du Couserans affronte les convoitises et les ambitions des puissants féodaux voisins, lescomtes de Comminges,de Foix, oude Pallars. Mais les évêques parviennent à maintenir l’unité de ce petit pays, et favorisent la construction et l’ornementation des édifices religieux, dès l’époque romane et tout au long des siècles jusqu’à la suppression du diocèse à la Révolution. À partir ducomté de Carcassonne a été créé le comté de Foix, lequel a généré le comté de Couserans.

Si leXIIIe siècle fut opulent, le siècle suivant se caractérise par un fort recul démographique dû à lagrande famine des années 1310, initiée ou amplifiée par les prémices duPetit Âge glaciaire, puis lapeste noire en 1348 avant que ne survienne laguerre de Cent ans précédée par des pillages ponctuels commis par desRoutiers, comme ce fut par exemple le cas àSainte-Croix Volvestre.

Période de la Renaissance

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Lors duserment du Plan-d'Arem, le 22 avril 1513, réuni àFos pour renouveler solennellement le traité delies et passeries entre les vallées des Pyrénées centrales, étaient présents des représentants de la châtellenie de Castillon, de lavicomté de Couserans et des villes de Saint-Lizier et de Saint-Girons.

Temps modernes

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Révolution française

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Les députés du Couserans dans le cadre du Pays de Couserans assemblé à Saint-Girons, pour l'Assemblée constituante sontLouis Joseph de la Boëssière de Chambors pour le Tiers-État,Louis-Marie de Panetier de Miglos pour la noblesse etDominique de Lastic de Fournels pour le clergé.

Fin 1789 est envisagée la création d'un département du Couserans. Jean de Lingua de Saint-Blanquat (1741-1813), éphémère député de la noblesse de la province, refuse et se rend à Paris avec une délégation pour plaider cette cause. Le pays sera jugé trop pauvre pour subvenir aux besoins d'une administration. L'alternative était alors entre la futureAriège ou à la futureHaute-Garonne sans omettre le rôle considérable de l'appaméenMarc-Guillaume-Alexis Vadier (1737-1841). Le13 décembre 1789, les députés duTiers état Vadier etGeorges Bergasse de Laziroules (1763-1827) écrivent que « Pamiers et Foix doivent se réunir sans perdre de temps pour faire les démarches convenables auprès des villes de Saint-Girons et de Mirepoix et autres pour la formation du département[9] ». Finalement, le Couserans préféra s'adjoindre à l'Ariège et le 18 janvier 1790, les représentants du pays de Foix et ceux du Couserans se réunirent pour signer un protocole d'accord acceptant la création du département de Foix et du Couserans. L'Assemblée nationale entérina ce choix le 27 janvier 1790 avec la création de l'Ariège[10].

Dans lecahier de doléances de la noblesse de la sénéchaussée de Couserans, la question descolonies et de l'esclavage apparaît. S'il n'est pas question d'abolir l'esclavage mais de donner une représentativité aux habitants des colonies dans l'Assemblée des Etats généraux et de « prendre en considération le sort des nègres de nos colonies »[1].

Époque contemporaine

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Article détaillé :Histoire de l'Ariège.

Économie

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Terre d'échanges

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Au Moyen Âge, le territoire du Couserans situé à la convergence ducomté de Comminges, ducomté de Foix et avec des enclaves languedociennes a raisonnablement bénéficié de cette position géographique et de la création debastides auXIIIe siècle. Plus tard, le territoire s'est progressivement fragilisé par rapport aux territoires voisins du Comminges, de Foix, de Pamiers... du fait d'une montagne assez rude. L'économie agro-pastorale y était précaire, la population trop nombreuse et la révolution industrielle a oublié ce coin de France qui a cependant valorisé quelques mines, du marbre et de la papeterie au fil de l'eau. La production fromagère a généré une production appréciée au-delà du territoire en constituant la seule distinction agricole.

AuXXIe siècle

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Territoire relativement enclavé, diverses initiatives conduites à la fin duXXe siècle voulues par les collectivités locales regroupées ont permis l'émergence d'un tissu d'entreprises concentré le long de la RD 117 de Saint-Girons à Caumont et principalement sur la zone industrielle du Couserans à Lorp-Sentaraille alors que la tendance était déjà à la désindustrialisation, laquelle a concerné les papeteries locales.

Au1er janvier 2017, la constitution de la vastecommunauté de communes Couserans-Pyrénées laisse entrevoir des perspectives mieux coordonnées et davantage déconcentrées[11].

Culture

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Articles détaillés :Folklore en Couserans etCulture dans l'Ariège.

Notes et références

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  1. a etb(fr + oc) « Calandreta deth Coserans », surcalandreta-deth-coserans.jimdofree.com ; site officiel de l'école Calandreta du Couserans (Calendreta deth Coserans),Saint-Girons,.
  2. « Les communes des cantons du Couserans », sursalat09.free.fr(consulté en).
  3. « Blason du Couserans », surphilippe.cabau.pagesperso-orange.fr(consulté le).
  4. « Plan climat : des retours encourageants »,La Dépêche du midi,‎(lire en ligne)
  5. Virginie Sanchez, « Ariège : la population se renouvelle en grande partie »,La dépêche du midi,‎(lire en ligne)
  6. Thibaut Lasnier,« Les fortifications médiévales en Couserans »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)[PDF],(consulté le).
  7. « Roger Ier de Comminges-Couserans », surMedLands.
  8. Dans le détail, les Comminges-Couserans ne sont pas parfaitement connus, et il existe bien des variantes au schéma généalogique que nous donnons ici, inspiré surtout des sitesMedLands : Comminges-Couserans etMedLands : Pallars Subira.
  9. Gaston Arnaud,thèse présentée à la Faculté des lettres de l'Université de Paris,, Librairie Édouard Privat,, 670 pages (voir page 144)(présentation en ligne,lire en ligne)
  10. « Le Couserans, pris en étau entre Saint-Gaudens et Foix »,La Dépêche du midi,‎(lire en ligne)
  11. « En 2019, 7,5 millions d’euros investis avec les communes »,La Dépêche du midi,‎(lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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