La commune de Cousance est située à l’extrême sud-ouest du département du Jura, à moins de 50 km de lafrontière franco-suisse, sur les premières pentes dumassif jurassien — au seuil de laPetite Montagne — là où les contreforts duRevermont rencontrent la plaine de laBresse. Son territoire d’environ 6,4 km² s’étage jusqu’à 330 m d’altitude.
La partie orientale de la commune, qui regroupe le bourg et l’essentiel de l’agglomération, occupe ces premières pentes, au pied dupremier plateau jurassien. Vers l’ouest, le relief s’adoucit rapidement : le finage déborde alors sur la plaine de la Bresse, offrant de larges espaces agricoles. La commune est traversée d’est en ouest par laGizia, affluent duSolnan.
Les grandes villes de plus de 100 000 habitants les plus proches sontGenève, deuxième ville la plus peuplée deSuisse, située à 60 kmà vol d'oiseau vers le sud-est,Dijon (préfecture deCôte-d’Or) etBesançon (préfecture duDoubs) situées à 92 km au nord, etLyon, troisième ville de France, distante de 93 km au sud.Paris, lacapitale, se trouve à 350 km au nord-ouest.
Bian, Boisdel Jacquereau, les Bretellières, le Buchet, Château de Mussy, les Commercières, en Dartois, Fléria, le Griffet, Grusillonne, la Mare, Moulin Darbonnière, Pré Devant, les Rafours, les Relasses, Rongeon, Tourgousou.
Cousance est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[10],[11],[12].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lons-le-Saunier, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 139 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (66,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (26 %),terres arables (19,6 %), zones agricoles hétérogènes (19,4 %), zones urbanisées (18,2 %), forêts (16,8 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le principal axe routier qui traverse la commune est laroute départementale 1083, ancienne route nationale déclassée en1972 qui permet de relierLons-le-Saunier au nord etSaint-Amour etBourg-en-Bresse au sud. Cette route passait autrefois en plein cœur de la ville jusqu'à l'inauguration d'une déviation. Les échangeurs autoroutiers les plus proches sont : la sortie n°9Le Miroir de l'A39 dite l'autoroute verte (Dijon—Bourg-en-Bresse) qui se trouve à 6 km et 8 minutes de route à l'ouest ; et d'autre part l'échangeur entre l'A39 et l'A40, reliantMâcon àPassy (Haute-Savoie) en passant parGenève (Suisse), situé à 40 km et 30 minutes de route au sud.
Les premières mentions de Cousance apparaissent dès leXIIe siècle : un manuscrit cite alors l’existence d’un moulin, tandis que l’église, édifiée à la même époque, conserve encore quelques éléments de son architecture gothique primitive.
Durant tout leMoyen Âge, Cousance est le chef-lieu de labaronnie de Chevreaux. Les habitants, tenanciers mainmortables, vivent sous la dépendance directe des seigneurs dont le château domine toujours le bourg ; la justice se rend alors sous les anciennes halles de la place. Malgré cette sujétion, le village devient progressivement le principal centre économique de la baronnie grâce à ses marchés et à ses foires.
LeXIXe siècle laisse l’empreinte la plus visible dans le village : fontaines publiques, halle aux grains, nouvelles halles de la place du Marché, hospice de Bian, école communale, bureau de poste, puis gare ferroviaire où le train marque trois arrêts quotidiens en 1869, ouvrant Cousance versLyon etParis. Sur la Gizia, six moulins jalonnaient autrefois le cours d’eau ; deux subsistent aujourd’hui, témoins vivants de l’histoire de la commune[18].
La commune de Cousance faisant partie duCanton de Saint-Amour place le binôme de Christian Buchot et Marie-Laure Perrin (DVD), en tête, dès le 1er tour desÉlections départementales de 2021 dans le Jura, avec 66,12 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau ce binôme en tête, avec cette fois-ci, près de 67,23 % des suffrages. Devant l'autre binôme menée par Sylvie-Elisabeth Brignone et Philippe Chavanne (DVG) qui obtient 32,77 %. Il est important de souligner une abstention record lors de ces élections qui n'ont pas épargné la commune de Cousance avec lors du premier tour 77,42 % d'abstention et au second, 71,84 %.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].
En 2023, la commune comptait 1 287 habitants[Note 4], en évolution de −1,61 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Les principaux titres de lapresse écrite couvrant les actualités de la commune sont lesquotidiensLe Progrès (édition deLons et Jura Sud), diffusé à 140 000 exemplaires et dont le siège est à Lyon[23], etLa Voix du Jura, diffusé à 8 000 exemplaires et basé àLons-le-Saunier[24], ainsi que l’hebdomadaireHebdo 39[25]. La municipalité édite un bulletin annuel intituléCousance Mag[26].
La chaîne de télévisionFrance 3 Franche-Comté dont le siège se trouve àBesançon couvre l'information locale de Cousance et ses environs.
Louis Lautrey, né le 24 juillet 1864 à Cousance ; écrivain, traducteur, historien, il est l'auteur de la vie du capitaine La Cuson (Lacuzon) paru en 1913.
Max Arbez, né à Cousance le 2 décembre 1901 ;Juste parmi les nations. Hôtelier-restaurateur, résistant et « passeur » qui s'est illustré durant la Seconde Guerre mondiale. Grâce à son établissement, l'hôtelL'Arbézie, situé à cheval sur la frontière franco-suisse, àLa Cure (Saint-Cergue,Suisse), il aida des centaines de Juifs et résistants à regagner tantôt la zone libre, tantôt la Suisse[31].
Octave Cordier dit Frère Maurice (1883 - 1944), moine de l'abbaye Notre-Dame-des-Dombes, assassiné par lesnazis le 19 mai 1944, est né à Cousance[32].
Renée Villancher, née à Cousance (scolarisée àOrbagna) se marie à 19 ans avec un Russe et va s'établir enURSS à la suite de l'appel deJoseph Staline. Comme des milliers de français, elle sera ensuite bloquée là bas sans pouvoir revenir en France. Son histoire a fait l'objet du documentaire ''Une vie volée, 57 ans sans voir la France'' ainsi que de l'essai ''Renée Villancher : ma vie volée''[33],[34].
↑Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).