De nos jours, la ville de Coudekerque-Branche n'a pas d'accès à lamer du Nord, elle est en revanche traversée par plusieurs canaux.
Lecanal de Bergues est le canal de plus ancien du Dunkerquois, il a été creusé auXVIe siècle et mis en service en1634[3], afin de relier la ville deBergues à l'arrière-port deDunkerque. Son lit suit un axe globalement sud-nord. Il reçoit les eaux ducanal de la Haute-Colme. Le canal rentre dans la ville au niveau de la clinique des Flandres, il croise l'A16, puis il poursuit ensuite sa course jusqu'à la limite entre la ville et Dunkerque où le canal se sépare en deux embranchements, le bras ouest rentre dans Dunkerque tandis que celui oriental sert de frontière entre les deux cités. Le canal est termine sa course aux « 4 Écluses » qui est un « carrefour hydrologique ».
La construction ducanal de Bourbourg a débuté en 1679 et il a été mis en service en 1846[4], sa réalisation est due à la volonté de relier l'Aa au port deDunkerque. Le lit du canal suit globalement un axe sud-ouest - nord-est avant de se diviser en deux parties au niveau de la ville deSpycker à l'ouest-sud-ouest de Coudekerque-Branche. La partie ouest du canal, qui prend la direction du nord, est appelée « dérivation du canal de Bourbourg ». Elle sépareMardyck sur sa rive gauche deGrande-Synthe et se jette dans le bassin duPort autonome de Dunkerque. La partie est du canal conserve le nom de canal de Bourbourg, elle suit une direction globalement ouest-est. Arrivé au niveau de l'usineLesieur, il entre dans Coudekerque-Branche où il croise quelques mètres après l'A16. Le canal sert de limite tout le long de son trajet dans la ville avecPetite-Synthe à Dunkerque. Il se jette dans le canal de jonction.
Le canal des Moëres communiquait autrefois avec les canaux de Bergues et de jonction au niveau des « quatre écluses ». Le premier continuait vers le nord afin de se déverser dans la mer du Nordvia unecunette, le second venant du sud communiquait vers l'est avec le canal de Furnes et le troisième venant de l'ouest communiquait également avec le canal de Furnes. Le carrefour comportait donc quatre écluses, ce qui donna son nom à la zone. Aujourd'hui, le canal des Moëres sépare le cimetière de Dunkerque sur sa rive droite de Coudekerque-Branche avant de passer sous le canal de Furnes puis de se jeter après pompage dans le « canal exutoire ». Il sépare les quartiers du Centre-ville et Sainte-Germaine des 2 Steendams. Le canal des Moëres reçoit également les eaux du canal deCoudekerque-Village qui proviennent des étangs des bois de la ville.
Réseau hydrographique de Coudekerque-Branche[Note 1].
Ces paysages concernent23 communes duNord et duPas-de-Calais avec trois pôles d’attraction que sontCalais à l'ouest etDunkerque à l’est et, dans une moindre mesure,Gravelines au centre où se trouve le delta du fleuve côtier l’Aa. On y distingue trois parallèles : la frange côtière avec son cordon dunaire ; l'ancienneroute nationale 1 et l'Autoroute A16.
Les cultures ne représentent que35 % de ces paysages des dunes de la mer du Nord.
Concernant l'activité humaine, à l’ouest de ces paysages se trouve : la région de Calais, avec letunnel sous la Manche et l'activité portuaire de Calais tournée vers l’Angleterre ; à l’est, la zone urbaine de Dunkerque et ses installations portuaires et, au centre, la zone de Gravelines avec son port de plaisance et sacentrale nucléaire.
Sur le plan de la biodiversité, on y observe de nombreux déplacements d’oiseaux marins, côtiers ou terrestres ainsi que desphoques veau-marin installés sur les bancs de sable[16].
Au, Coudekerque-Branche est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17].Elle appartient à l'unité urbaine de Dunkerque[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant huit communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 5],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune du pôle principal[Note 6],[19]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (63,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (48,2 %),terres arables (23,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,7 %), forêts (7,1 %), prairies (6,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (5,2 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Coudekerque-Branche est à proximité de deux autoroutes, l'A25 deBergues àLille, et l'A16/E40 qui relieL'Isle-Adam dans leVal-d'Oise à la frontière avec laBelgique à la hauteur deBray-Dunes,viaCalais,Boulogne-sur-Mer,Abbeville,Amiens etBeauvais. Plusieurs sorties de l'A16 desservent Coudekerque-Branche : les sorties59 et60 desservent le Vieux Coudekerque, la sortie61 dessert le Centre-Ville et Sainte-Germaine, enfin la sortie62 dessert le Petit Steendam et le Grand Steendam.
L'A25 a été achevée en 1972[23]. Il s'agissait à l'époque de relierLille au port deDunkerque alors en plein essor. Quant à l'A16/E40, elle a été mise en service le, afin de relier les trois ports de l'ex Nord-Pas-de-Calais (Calais,Boulogne-sur-Mer et Dunkerque) ainsi que leTunnel sous la Manche[24].
Coudekerque-Branche est également sur le trajet de plusieurs l'ex-N1 reliantParis àBray-DunesviaAmiens,Montreuil-sur-Mer,Boulogne-sur-Mer etCalais (la N1 est rebaptisée, en 2005,D 601 dans le département du Nord et cela depuis que sa gestion a été rétrocédée par l'État au département). La route longe le canal de Furnes au nord de la ville.
La ville possède une gare située dans le quartier du Vieux Coudekerque qui est uniquement desservie par lesliaisons TER Dunkerque-Calais et Dunkerque-Lille.
La création en tant que commune autonome de la « Branche » de Coudekerque, par séparation avec ce qui allait devenir Coudekerque-Village, était une des revendications descahiers de doléance établis en vue desÉtats généraux de 1789. Coudekerque-Branche nait au nord-est du village de Coudekerque, au petit Steendam, entre lecanal de Furnes et le canal des Moëres.
En 1793, les terres deSpycker, Coudekerque-branche etArmbouts-Cappel, ont subi des dégâts liés à l'envahissement d'eau salée dans les fossés et watergangs de ces communes. Cela résultait d'une expérience malheureuse visant à faire monter le niveau ducanal de Bergues pour permettre àBergues d'être atteinte par des vaisseaux venant de la mer (vieille revendication berguoise, abandonnée ensuite face à la réalité de Dunkerque mieux placée à cette fin). La solution vint d'une décision prise par les administrateurs dudistrict d'interrompre la navigation sur le canal de Bergues, de le tirer à sec pour faire écouler les eaux salées[25].
Terre essentiellement agricole, la future ville connait une première évolution en 1836 avec l'installation de la filature Dickson au quartier du Vieux Coudekerque, début de l'industrialisation et du développement démographique de Coudekerque-Branche[26].
Arrivent ensuite en 1897 la filature Weill, une usine d'engrais et phosphates, équarrissage Bourgeois en 1903, la construction de logements ouvriers pour le tissage Weill et création d'une usine de teillage de chanvre en 1907, la brasserie Boudenoot en 1908. L'usine Lesieur date de cette époque, d'autres installations suivent les années suivantes à un rythme soutenu. Un service de tramway est ouvert en 1900, l'augmentation de la population amène l'extension ou la création d'écoles, en même temps que la ville se dote d'équipements publics adaptés à cette évolution : hôtel de ville inauguré en 1907, installation de La Poste, construction d'un abattoir municipal[26]. Le maire Gustave Fontaine, maire de 1904 à 1937, joue un grand rôle dans le développement de la ville[26].
Pendant laguerre 1914-1918, la ville est soumise aux bombardements, des abris sont construits place de la République.
La ville est en 1918, prenant la succession dePetite-Synthe, le siège d'un commandement d'étapes, c'est-à-dire un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front. Petite-Synthe,Saint-Pol-sur-Mer,Mardyck,Rosendaël,Malo-les-Bains,Coudekerque-Village,Bergues,Hoymille,Bierne font partie de ce commandement d'étapes et ont donc accueilli des troupes[27]. En 1917-1918, la commune dépendait également du commandement d'étapes deTéteghem[27].
Le, entre 18h et 19h, une torpille allemande a éclaté à Coudekerque-Branche sur la route de Furnes. Elle a déraciné un arbre et creusé un trou sur la chaussée[28].
Le, la gare de triage et ses environs a reçu des torpilles. Deux ont atteint la gare, déplaçant trois voies et détruisant six wagons de ravitaillement, deux sont tombées dans les champs à proximité de la gare de triage. Le bombardement n'a fait ni tués ni blessés[29].
Les 21 et 22 janvier 1918, un bombardement aérien a touché Coudekerque-Branche (6 bombes reçues), Malo-les-Bains (3 bombes), Petite-Synthe (1 bombe), Saint-Pol-sur-Mer (5 bombes). À Coudekerque, des voies de la gare de triage, dont celle doublant la voie principale Dunkerque-Hazebrouck, ont été endommagées, un bâtiment touché (vitres brisées), une bombe est tombée dans un champ, une dans lecanal de Bergues. Il n'y a pas de victimes. À Malo-les-Bains, les trois bombes sont tombées dans le sable, ni victimes, ni dégâts. À Petite-Synthe, une bombe tombée dans une rue, ni victimes, ni dégâts. À Saint-Pol-sur-Mer, cinq bombes ont touché la ville, cinq maisons ont été détériorées, aucune victime[30].
Le, deux torpilles sont tombées sur Couedkerque-Branche, entre le fort Castelnau et la T.S.F. (transmission sans fil). Elles n'ont fait ni dégât ni victime[31].
Les armes de Coudekerque-Branche[32] seblasonnent ainsi : « De sable à un hérisson d'argent couronné d'or. »
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[46],[Note 8].
En 2023, la commune comptait 20 787 habitants[Note 9], en évolution de −1,64 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 35,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 26,3 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 9 689 hommes pour 11 236 femmes, soit un taux de 53,7 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[49]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,4
90 ou +
1,5
6,2
75-89 ans
10,4
16,5
60-74 ans
17,1
21,7
45-59 ans
20,4
18,8
30-44 ans
16,7
18,2
15-29 ans
16,2
18,1
0-14 ans
17,6
Pyramide des âges du département duNord en 2022 en pourcentage[50]
En1789, François-Louis Daudruy est nommé maître de laposte aux chevaux deDunkerque. C'est un service de messageries reliant Dunkerque àCalais,Lille etOstende, avec de nombreux véhicules et chevaux.Pour développer le relais postal, F.L. Daudruy annexe un hôtel,L'Hôtel des Flandres de Dunkerque, pour les passagers et achète une exploitation agricole à Coudekerque-Branche.
La ferme Daudruy
Le maître de poste loue puis achète une petite ferme, ou « censelette », au bord du canal des Moëres. Les bâtiments sont rebâtis en forme de U vers1830. Des terres sont achetées et bientôt l'exploitation produit du blé, de l'avoine pour les chevaux, du colza... Les Daudruy obtiennent de nombreux prix dans les concours agricoles.
La fin d'une institution
La construction de la voie ferrée Dunkerque-Lille donne un coup d'arrêt au service postal à cheval en1848.L'Hôtel des Flandres est vendu. La famille Daudry se tourne alors vers l'exploitation agricole coudekerquoise. Le domaine est démantelé en1910 et les bâtiments de la ferme sont vendus aux époux Taccoen qui y exploitent un laiterie.
Racheté et entièrement rénovée par la ville, le bâtiment voyageur a été mis à disposition gratuitement en 2002 par la municipalité au profit de l'association Rail Modélisme Coudekerquois.
L'ancienne mairie
Les voyageurs accèdent donc aujourd’hui directement aux quais de la halte de laSNCF, un point d'arrêt non géré (PANG) à accès libre desservi par des trainsTER Hauts-de-France.
Unelocomotive électriqueBB 22398 est baptisée Coudekerque-Branche, avec le blason de la ville apposé sur ses flancs.
L'ancienne maison communale, aujourd’hui située dans le quartier du « Vieux Coudekerque » a elle aussi étérécemment[C'est-à-dire ?] rénovée. Elle sert aujourd’hui de mairie de quartier. Pour des raisons de travaux à l'hôtel de ville, l'ancienne mairie se voit de nouveau utilisée, trente ans après, comme salle des mariages.
Troisième église construite par les Chantiers du diocèse de Lille, elle est édifiée en 1960 sous la direction d'Emmanuel Maes, architecte. Le terrain est offert à l'association diocésaine par un ancien officier de marine qui demande que l'église soit dédiée à Saint-Pierre.
Le ministère des Sports a décompté 66 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[55].
Un circuit pédestre de 6 km « Circuit du Bois des Forts »se propose de faire découvrir le passé fortifié et une partie des espaces verts de la ville[56].
Depuis plus de trente ans, le premier week-end de septembre avait lieu à Coudekerque-Branche la « Fête de la Nature et de la Flandre ». Cette fête à la dimension régionale est devenue au fil des années une tradition. Cette fête a lieu aujourd’hui le deuxième week-end de septembre.La première édition de lafête de la soupe s'est déroulée en juin 2009 et n'a plus eu lieu depuis.
L'espace Jean-Vilar.
Coudekerque-Branche dispose d'un complexe culturel pouvant accueillir des expositions, conférences, assemblées, projections cinématographies mais aussi concerts, spectacles et galas. L'Espace Jean-Vilar est composé de quatre salles (Brueghel, Molière, Desrousseaux et Simons). Parmi les artistes ayant pu profiter de cet espace figurentAmel Bent,Michael Jones,Arthur.
La ville de Coudekerque-Branche dispose de six établissements de prêts (six bibliothèques).
↑La DREAL distingue, dans la régionNord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent21 grands paysages régionaux.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Dunkerque comprend une ville-centre et sept communes de banlieue.
↑Pour éviter une trop forte concentration des scrutins, la loi du 22 février 2021 a reporté les élections régionales et départementales de juin 2027 à mars 2028[34].
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑« Fiche du canal de Bergues », surprojetbabel.org, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France(consulté le).
↑« Fiche du canal de Bourbourg », surprojetbabel.org, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France(consulté le).
↑« Fiche du canal de Furnes », surprojetbabel.org, Histoire & Patrimoine des rivières et canaux de France(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Loi du 22 février 2021 portant report, de mars à juin 2021, du renouvellement général des conseils départementaux, des conseils régionaux et des assemblées de Corse, de Guyane et de Martinique.