Les hameaux de la commune sont : Montmoulard, Le moulin de blanc, Chabannes, Ville verte, Montplaisir, Roudigon, Montlaur ou Montlor (éponyme d'une grande famille féodale ; dont un château de ce nom àMayres), Olpilleres, Espinassac, Le Bouchet, Fredmeysous, Mallevieille et Le Cher.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (30,9 %), forêts (28,4 %), zones agricoles hétérogènes (21,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,1 %), zones urbanisées (2,1 %)[11].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Depuis1990, la localité connaît une évolution importante, marquée par la stabilisation de la population municipale. Les nombreuses résidences secondaires sont, avec la baisse généralisée du temps de travail, de plus en plus occupées dans l’année.
Le nom de Coucouron tient son origine decuc (« pointu ») et deron (« colline »).
La racine indo-européenne *kur- ou * kul- (u est prononcé ou) signifiant sommet, colline (le mot colline est un dérivé de cette racine) est redoublée pour exprimer qu' il s' agit d' une colline importante, ce qui aboutit a *kukur ou *kukul, et elle est renforcée par le suffixe -on du latin -ONE qui a une valeur affective augmentative ou diminutive. On aboutit ainsi à Coucouron prononcé Coucourou en occitan local et non Coucouron. On trouve ailleurs de nombreux exemples de ce redoublement expressif : Coucoulude (rocher d' escalade de Loubaresse), Cocurès en Lozère , Concoules dans le Gard, le grand Cocor près de Val-d-Isère.
Il se peut aussi qu' on ait affaire à une association de deux racines au lieu d' un redoublement expressif. La première racine indo-européenne *kuk- signifiant : haut, gros, hauteur, grosseur, s' associant avec la racine *kur-/ *kul- évoquée précédemment. Le suffixe -on provenant du latin -ONE s' ajoutant à cette composition. La racine indo-européenne *kuk- / *keuk- est très largement représentée dans les langues indo-européennes. Elle aboutit par exemple à l' allemand hoch (haut), ou Hügel (colline) ; kaukas (Bosse) kaukaras (colline) en lituanien, pour n' en rester que là...
Le parler ardéchois de Coucouron a conservé le motron pour désigner une colline ou petite montagne. Exemple : ron de Montmoulard.
Ce mot qui désigne un rocher est bien prononcé ron et non pas rou comme pour Coucouron qui en occitan local se dit Coucourou. Ce « ron » correspond à la pronciation locale de l' occitan ranc (rocher) qui se retrouve dans l' occitan rancàs : gros rocher et dans les noms de famille Ranc.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].
En 2022, la commune comptait 767 habitants[Note 1], en évolution de −5,19 % par rapport à 2016 (Ardèche : +2,48 %,France horsMayotte : +2,11 %).
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)