Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Corée du Sud

36° N, 128° E
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirCorée (homonymie).

Drapeau
Drapeau de la Corée du Sud
Blason
Emblème de la Corée du Sud
Deviseencoréen : 홍익인간 (Hongik Ingan, « Profiter largement à l'humanité[1] »), non officielle
Hymneencoréen : 애국가 (Aegukga, « Chant patriotique »)
Fête nationale3 octobre
· Événement commémoré
Fondation mythique du premier État coréenGojoseon parTangun ()
Description de cette image, également commentée ci-après
Territoire contrôlé en vert foncé
Territoire revendiqué mais incontrôlé en vert clair (Corée du Nord)
Description de l'image Korea south map-fr.png.
Administration
Forme de l'ÉtatRépubliqueunitaire àrégime présidentiel
Revendiqué parDrapeau de la Corée du NordCorée du Nord
PrésidentLee Jae-myung
Premier ministreKim Min-seok
ParlementAssemblée nationale
Langues officiellesCoréen etlangue des signes coréenne
CapitaleSéoul
Sejong(administrativede facto)

37° 35′ N, 127° 00′ E

Géographie
Plus grande villeSéoul
Superficie totale100 210 km2
(classé109e)
Superficie en eau0,3 %
Fuseau horaireUTC+09:00
Histoire
Entité précédente
Période Gojoseon et desProto-Trois royaumes (origine légendaire) – 57av. J.-C.
Période des Trois Royaumes57av. J.-C. – 668apr. J.-C.
Période des États duNord et duSud668–926
Trois Royaumes tardifs892–936
Royaume de Goryeo918–1392
Période Joseon1392–1897
Empire coréen1897–1910
Colonisation japonaise1910–1945
Déclaration d'indépendance
Gouvernement provisoire enexil1919–1945
Libération etpartition15 août 1945
Administration américaine au Sud1945–1948
Proclamation de la république de Corée15 août 1948
Guerre de Corée1950–1953
Dernière révision de laConstitution25 février 1988
Démographie
GentiléCoréen, Coréenne
Sud-Coréen, Sud-Coréenne
Population totale(2019[2])51 709 098 hab.
(
classé28e)
Densité516 hab./km2
Économie
PIB nominal(2022)en augmentation 1 804,680 milliards de$
+ 0,34 % (10e)
PIB(PPA)(2022)en augmentation 2 735,870 milliards de$
+ 8,97 % (14e)
PIB nominalpar hab.(2022)en augmentation 34 994,199 $
+ 0,55 % (28e)
PIB(PPA)par hab.(2022)en augmentation 53 050,733$
+ 9,20 % (30e)
Taux de chômage(2022)en diminution 3,5 % de la pop. active
- 2,72 %
Dette publique brute(2022)Nominale :
en augmentation 1 127 099,957 milliards dewons
+ 10,06 %
Relative :
en augmentation 52,043 % duPIB
+ 4,56 %
MonnaieWon sud-coréen (KRW)
Développement
IDH(2021)en augmentation 0,925[3] (très élevé ;19e)
IDHI(2021)en augmentation 0,838[3] (21e)
Coefficient de Gini(2016)31,4 %[4]
Indice d'inégalité de genre(2021)en diminution 0,067[3] (15e)
Indice de performanceenvironnementale(2022)en augmentation 46,9[5] (63e)
Divers
Code ISO 3166-1KOR, KR
Domaine Internet.kr,.한국
Indicatif téléphonique+82
Organisations internationalesBAD,AIIB
CIR
G20
GGGI
CD
OIF

modifier

LaCorée du Sud (encoréen :한국 ;hanja :韓國 ; RR :HangukÉcouter), officiellement larépublique de Corée[6] (encoréen :대한민국 ;hanja :大韓民國 ; RR :Daehan MingukÉcouter), est unÉtat souverain d'Asie de l'Est. Il couvre la moitié sud de lapéninsule coréenne et borde laCorée du Nord le long de lazone coréenne démilitarisée. Sa frontière occidentale est bordée par lamer Jaune, sa frontière orientale par lamer du Japon et sa frontière méridionale par ledétroit de Corée. La république de Corée estime être le seul État légitime de toute laCorée et desîles adjacentes. Elle compte 52,2 millions d'habitants, dont environ la moitié vit dans larégion de la capitale Séoul, qui constitue la quatrièmeaire métropolitaine la plus peuplée au monde. Les autres grandes villes comprennentIncheon,Pusan etDaegu.

La péninsule coréenne était habitée dès lePaléolithique inférieur. Sonpremier royaume a été mentionné dans les archives chinoises au début duVIIe siècle av. J.-C. Après l'unification desTrois Royaumes de Corée enSilla etBalhae à la fin duVIIe siècle, le pays fut unifié en un seul État parGoryeo (918-1392), suivi de la périodeJoseon (1392-1897). L'Empire coréen qui leur succéda (1897-1910) futannexé en1910 à l'empire du Japon. Ladomination japonaise a pris fin en1945 avec lacapitulation du Japon à la fin laSeconde Guerre mondiale, après quoi la Corée a étédivisée en deux zones : une auNord occupée par l'Union soviétique et une auSud occupée par lesÉtats-Unis. Après l'échec des négociations sur laréunification, la zone Sud est devenue la république de Corée enaoût 1948, tandis que la zone Nord est devenue larépublique populaire démocratique de Coréecommuniste le mois suivant.

En1950, uneinvasion nord-coréenne a déclenché laguerre de Corée, qui s'estterminée en1953 après de longs combats impliquant leCommandement des Nations unies dirigé par les États-Unis pour soutenir le Sud et l'Armée populaire volontaire deChine avec l'aide soviétique pour soutenir le Nord. La guerre a fait 3 millions de morts et a laissé l'économie sud-coréenne en ruine. À partir desannées 1960, la Corée du Sud a commencé à se relever en enregistrant lacroissance économique la plus rapide au monde quant auPIB moyen par habitant. Malgré le manque de ressources naturelles, l'État s'est rapidement développé pour devenir l'un desquatre dragons asiatiques basés sur lamondialisation du commerce international et de l'économie, s'intégrant dans l'économie mondiale avec uneindustrialisation orientée vers l'exportation. Lesmanifestations démocratiques de juin1987 ont mis fin aurégime autoritaire et l'État est désormais considéré comme l'une desdémocraties les plus avancées d'Asie.

La Corée du Sud est appréhendée comme unepuissance régionale et possède uneéconomie développée. Elle est classée autreizième rang mondial quant auPIB nominal et auquatorzième rang quant auPIB (PPA). Ces dernières années, elle est confrontée à unepopulation vieillissante et autaux de natalité le plus bas au monde. Les Sud-Coréens bénéficient de l'une des vitesses deconnexion Internet les plus rapides au monde et desréseaux ferroviaires à grande vitesse parmi les plus denses. L'État est leneuvième exportateur et leneuvième importateur mondial. Sesforces armées sont classées parmi les armées les plus puissantes du monde, avec ladeuxième plus grande armée permanente au monde quant au personnel militaire et paramilitaire. AuXXIe siècle, la Corée du Sud est réputée pour saculture populaire influente à l'échelle mondiale, en particulier dans lamusique, lesséries télévisées et lecinéma. Ce phénomène est appelé laHallyu. La Corée du Sud est membre du Comité d'aide au développement de l'OCDE, duG20, de l'IPEF et duclub de Paris.

Étymologie

[modifier |modifier le code]

Le nom que les Sud-Coréens donnent à leur pays estHanguk, qui signifie littéralement « Pays des Han » (enhangeul :한국 ; enhanja :韓國), du nom des populations de laPréhistoire de la Corée qui habitaient le sud de la péninsule (à ne pas confondre avec lesHan chinois).

Le pays est surnommé lePays du matin clair et frais (Joseon, 朝鮮), généralement mal traduit parPays du Matin calme[7].

Daehan Minguk est également utilisé, qui signifie « république de Corée », littéralementRépublique des Grands Han (대한민국 ;大韓民國).

Géographie

[modifier |modifier le code]
Carte topographique de la Corée du sud.
Articles détaillés :Géographie de la Corée du Sud etPéninsule de Corée.
Carte
Carte interactive

La péninsule de Corée est baignée à l'ouest par lamer Jaune, au sud par ledétroit de Corée et à l'est par lamer du Japon (appelée Donhae en Corée qui signifie « mer de l'Est »). La surface de la Corée du Sud couvre environ deux fois et demie celle de laSuisse.

Large en moyenne de 200 km, le territoire sud-coréen est composé à 70 % de montagnes, orientées dans l'axe nord-sud, ce qui rend les communications est-ouest difficiles. Le volcan Halla (Hallasan), sur l'île deJeju, est le point culminant de la Corée du Sud, à 1 950 m d'altitude. Aucun volcanisme n'est actif en Corée, qui ne subit quasiment aucun tremblement de terre, pas même de faible ampleur. Sur le continent, le mont Jiri (Jirisan) à 1 915 m et le mont Seorak (Seoraksan) à 1 708 m sont les points culminants du pays. La chaîne dumont Seorak, très proche de la côte Est, fait barrage aux entrées maritimes depuis lamer du Japon et produit des hivers secs et froids sur le versant Ouest. Le versant Est subit de temps à autre des typhons venus de lamer du Japon. Sur cette face Est, les terrains sont profondément ravinés par les précipitations importantes, des galets constituent les lits des torrents et rivières. Le versant Ouest, peu érodé, présente des collines douces et des plaines agricoles aux sols riches. La côte est très découpée, parsemée de nombreuxîlots etîles. Les plages de la côte Est sont très appréciées ; par ailleurs la rencontre de deux courants marins au large des côtes rend ces eaux très poissonneuses.

Sur le plan géologique, le socle de la péninsule, constitué de gneiss duPrécambrien, est recouvert par les sédiments et le granit duMésozoïque (ère secondaire) et par des sédiments duQuaternaire.

Provinces

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Administration territoriale de la Corée du Sud.

La Corée du Sud est divisée en neuf provinces (do,,), six villes métropolitaines (gwangyeoksi,광역시,廣域市), et deux villes spéciales, la capitaleSéoul etSejong (teukbyeolsi,특별시,特別市). Administrativement, les villes ont le même statut que les provinces. Elles sont marquées par une étoile dans la liste suivante :

NomHangulHanja
Ville spéciale (Teukbyeolsi)
1Séoul서울특별시서울特別市
Ville métropolitaine (Gwangyeoksi)
2Pusan부산광역시釜山廣域市
3Daegu대구광역시大邱廣域市
4Incheon인천광역시仁川廣域市
5Gwangju광주광역시光州廣域市
6Daejeon대전광역시大田廣域市
7Ulsan울산광역시蔚山廣域市
Ville autonome spéciale (Teukbyeoljachisi)
8Sejong세종특별자치시世宗特別自治市
Provinces
9Gyeonggi경기도京畿道
10Chungcheong du Nord충청북도忠淸北道
11Chungcheong du Sud충청남도忠淸南道
12Jeolla du Nord전라북도全羅北道
13Jeolla du Sud전라남도全羅南道
14Gyeongsang du Nord경상북도慶尙北道
15Gyeongsang du Sud경상남도慶尙南道
Province autonome spéciale (Teukbyeoljachi-do)
16Gangwon강원특별자치도江原特別自治道
17Jeju제주특별자치도濟州特別自治道

Principales villes

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Liste de villes de Corée du Sud.

Le niveau de vie a grandement augmenté en Corée du Sud, concomitamment à la croissance du nombre de citadins : 28 % de la population en 1961, 81,6 % en 2016[8].

Sur les50,5 millions de Sud-Coréens[8], la moitié — 25,6 millions — vivent dans la mégapole deSéoul dont 10,3 dans la capitale même[9]. Sonmétro la relie à des villes commeSuwon au sud ouGimpo (aéroport intérieur) et surtoutIncheon à l’ouest (la liaison avec l’aéroport international a été bouclée en 2006).

Si le pays a une densité très élevée, les principales villes se trouvent sur un axe nord-ouest / sud-est, entreSéoul-Incheon etPusan en passant parDaejeon etDaegu. Le quart nord-est du pays ne compte queChuncheon comme grande ville, sans que celle-ci rayonne vraiment sur la région.

Daejeon s’impose comme un nœud de circulation vital : les deux premières lignes detrain à grande vitesse de Corée du Sud, leKTX, inauguré en 2004, passent par cette ville :

Villes ayant plus de 750 000 habitants en 2016 (intra-muros)[10] :

Transports

[modifier |modifier le code]

Plusieurs moyens de transport sont possibles pour se déplacer au centre-ville, comme le taxi, le bus ou le métro[11].

Pour ça, une carte de transport rechargeable a été mise en place[11].

Article détaillé :Transports en Corée du Sud.

Environnement

[modifier |modifier le code]
Cheonggyecheon.
Articles détaillés :Environnement en Corée du Sud etMouvements sud-coréens de défense de l'environnement.

Des mouvements de défense de l'environnement se sont développés en Corée du Sud depuis les années 1980.

La Corée du Sud est le pays de l'OCDE où la qualité environnementale, en particulier la qualité de l'air, est la pire en 2018. L'exposition annuelle aux particules a augmenté en moyenne de 4 % entre 2005 et 2013 à cause des vents de sable et de pollution venant de laChine[12].

Dans le parc national de Sobaeksan en Corée du Sud.

Faune et flore

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Faune de Corée.

Le tigre, qui aurait disparu du sud de la Corée en 1922, a été réintroduit en Corée du Sud en 1986. Par ailleurs, l'hibiscus syriacus (Mugunghwa en coréen) est un des emblèmes du pays, cette fleur étant originaire de la Corée[13].

Catastrophes écologiques

[modifier |modifier le code]

Le 7 décembre 2007, la collision d'une barge appartenant à Samsung Heavy Industries avec un pétrolier hongkongais au mouillage, leHebei Spirit, a causé la plus gravemarée noire qu'ait connue la Corée du Sud.

Histoire

[modifier |modifier le code]
Gyeongbokgung est un palais royal situé au Nord de Séoul en Corée du Sud.
Articles détaillés :Histoire de la Corée du Sud etHistoire de la Corée.

Les premières migrations de peupladesnéolithiques dans la péninsule coréenne remontent auIIIe millénaire av. J.-C.[14],[15]. [Pour le royaume légendaire, voir l'articlePériode Gojoseon]. Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre laChine et leJapon sans toutefois perdre son identité. La Corée garde encore une culture riche qui a son caractère propre.

Article connexe :Conflit coréen.

La division contemporaine de la Corée remonte aux suites del’occupation japonaise commencée à partir de 1905.[réf. nécessaire] À la fin de laSeconde Guerre mondiale en 1945, laCorée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, lesÉtats-Unis et l'URSS. En 1948, le Sud et le Nord se constituèrent chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence américaine. En 1949, l’armée sud-coréenne a réprimé férocement un soulèvement paysan sur l'île deJeju, tuant entre 14 000 et 60 000 personnes[16],[17]. Laguerre de Corée commença en juin 1950, le Sud était soutenu par les États-Unis et le Nord par laChine. L'armistice de Panmunjeom (signé en 1953) met fin aux combats. Mais à ce jour, la guerre n'est toujours pas officiellement terminée. Depuis, la péninsule est divisée par unezone démilitarisée (DMZ) aux alentours du38e parallèle, qui est, paradoxalement, la plus militarisée au monde.

Après la guerre, la république de Corée, régime autoritaire sous le gouvernement autocratique deSyngman Rhee (qui met en place le principe de l'Ilminisme), puis sous la dictature dePark Chung-hee, a connu une croissance économique rapide (à travers lemouvement Saemaul) faisant d'un pays du tiers-monde un desQuatre dragons asiatiques. Park est assassiné le 26 octobre 1979.

C’est dans les années 1980 que des manifestations ont mis fin à la dictature pour installer un pouvoir démocratique. Le 18 mai 1980 àGwangju, des centaines, voire des milliers de manifestants, étudiants, syndicalistes, sont tués pendant lesneuf jours de répression organisés par le régime sud-coréen[18]. La première élection présidentielle au suffrage universel direct se déroule en1987.Élu en 1997,Kim Dae-jung est le premier président symbolisant une véritable alternance démocratique[19].

En 1997[20],comme les autres pays asiatiques, la Corée du Sud fait face à un afflux massif de capitaux étrangers[21] qui se retirent ensuite, déstabilisant la monnaie, puis l'économie du pays[22].

Politique

[modifier |modifier le code]
Gukhoe, l'assemblée sud-coréenne.

Institutions

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Politique en Corée du Sud.

Le chef d'État de la république de Corée est le président, élu par scrutin direct pour une période de5 ans. Premier représentant de la République et chef des armées, le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important ; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État.

Le parlement coréen est appelé Assemblée nationale ouKukhoe ; ses membres sont élus pour quatre ans.Il compte actuellement299 sièges, dont 245 sont pourvus au suffrage direct et les autres distribués proportionnellement parmi les partis ayant cinq sièges ou plus.[Quand ?] L’instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement.

La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le présidentKim Dae-jung et son homologue nord-coréenKim Jong-il, marque le début d'un dialogue entre les deux Corées.

Le Parlement sud-coréen a adopté, le, une motion sans précédent qui suspendait de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour constitutionnelle a infirmé cette destitution le. Le président avait apporté en son soutien auParti Uri (pour les élections d'avril), ce qui est une infraction au code électoral. Voirl’affaire de la destitution de février 2004.

Fin, la Cour constitutionnelle déclarait que la localisation de la capitale nationale àSéoul était implicitement du domaine constitutionnel en raison de plusieurs centaines d'années de tradition. Par conséquent, la loi de délocalisation de la capitale Séoul vers la province deChungcheong du Sud (au centre du pays) votée en par leparti Uri du président Roh et l'opposition duGPN dePark Geun-hye était invalidée[23]. Il faudrait pour que la délocalisation soit effective que l'amendement de délocalisation soit voté comme une modification constitutionnelle sanctionnée d'une part par un vote à la majorité des deux tiers à l'Assemblée, d'autre part par unréférendum national. Après de long débats, un compromis est adopté fin 2010 prévoyant le déménagement de 36 ministères etagences publiques et la création de la ville spéciale deSejong, à 120 km au sud deSéoul[24]. La capitale administrative est inaugurée le et les premiers ministères déménagent en septembre 2012[25].

Dans un contexte de forte impopularité du chef de l'État, les élections locales (municipales et provinciales) du 31 mai 2006 se sont traduites par un fort recul de la majorité gouvernementale, au profit de l'opposition conservatrice duGrand parti national, alors que l'abstention a été très élevée (près de 49 %).

Lee Myung-bak (grand parti national, GPN) a été éluprésident de la république de Corée en, lors de laseizième élection présidentielle avec 48,7 % des voix face àChung Dong-young (26,1 %) dunouveau parti démocratique uni (NPDU) et son adversaireLee Hoi-chang (15,1 %) qui était également membre duGPN. Il a pris ses fonctions le. En,Park Geun-hye duGPN est élue présidente avec 51,6 % des voix[26]. Après un scandale et d'énormes manifestations, cette dernière démissionne etMoon Jae-in est élu à la présidence de la République en 2017.

En, l'ancien procureur généralYoon Suk-yeol est élu président de la République[27]. Le, il déclare l'instauration de laloi martiale dans le pays ainsi que l'interdiction des activités de l'Assemblée nationale et de toute activité politique[28],[29]. Cette instauration n'est finalement pas actée après les manifestations et la réaction des pouvoirs en place.

Défense

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Forces armées de la république de Corée etMinistère de la Défense nationale (Corée du Sud).

Puissance militaire et spatiale

[modifier |modifier le code]

L’armée sud-coréenne est en 2019 l'une des plus puissantes d’Asie, avec lesarméeschinoise,japonaise etnord-coréenne. Ses effectifs sont de 672 000 hommes en armée d’active, et de 4 500 000 hommes en réserve, après avoir été d’un très modeste effectif à sa création.

Leservice militaire est obligatoire pour une durée d'au minimum21 mois. L'homosexualité y est interdite et peut conduire à une peine allant jusqu’à deux ans de prison[30].

Lebudget de la Défense demandé pour 2010 est de 30 800 milliards dewons (24 milliards de dollars US), soit 2,8 % duProduit intérieur brut[31].

Selon l’Institut de recherches international pour la paix de Stockholm, les dépenses militaires de la Corée du Sud ont atteint 21,9 milliards dedollars US en 2006, la classant au onzième rang mondial[32]. En 2003, la Corée du Sud avait consacré 14,5 milliards de dollars à son budget de défense, soit environ 15 % du budget global de l’État (en comparaison, laFrance dépensait, à la même époque, 45,2 milliards de dollars US pour sa défense, soit 2,5 % du PIB).

L’industrie de l’armement de ce pays s’est développée et diversifiée depuis les années 1970 et pourvoit à une large part des besoins nationaux.

L’Institut coréen de recherche aérospatiale ou KARI (Korea Aerospace Research Institute) développe depuis 2002 une famille de lanceurs KSLV (Korea Space Launch Vehicle), en collaboration avec laRussie et a, en 2009, lancé dix satellites artificiels mis en orbite par des lanceurs étrangers.

Le vol inaugural dulanceur de base, le KSLV-1, qui a eu lieu le 25 août 2009 a été un échec, le satelliteSTSAT-2A ne s'étant pas détaché du deuxième étage de la fusée[33]. Une seconde tentative a eu lieu le 10 juin 2010, mais la fusée a explosé après deux minutes de vol, Russes et Coréens se rejetant la faute[34]. Le3e lancement, le 30 janvier 2013, a finalement été couronné de succès, réussissant la mise à poste du satellite[35]. Il intervenait après plusieurs reports pour des anomalies techniques, et sous la pression du succès du1er tir de la Corée du Nord, intervenu le 12 décembre 2012.

Alliance militaire avec les États-Unis

[modifier |modifier le code]

Environ 30 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de laguerre de Corée. Le nombre de soldats américains en Corée a diminué à 25 000 en 2008 dans le cadre d’un redéploiement des forces. En cas deguerre, les États-Unis exerceraient le commandement militaire en Corée du Sud. Cette subordination militaire auxÉtats-Unis découle de l’accord de défense mutuelle entre les deux États signé le[36]. À la suite de négociations terminées en 2007, un accord prévoit que le, date qui a été repoussée à décembre 2015 lors du sommet du G20 à Toronto le 26 juin 2010, le commandement des forces combinées en cas de conflit passe sous la responsabilité de la Corée du Sud[37].

Avec l'Accord de statut des forces (SOFA) en vigueur, les soldats américains bénéficient d’un privilège d’extraterritorialité : les affaires judiciaires impliquant des soldats américains basés en Corée du Sud pour des actes commis en Corée sont jugés par des tribunaux américains, et non par des tribunaux coréens, de même que les actes délictueux d'éventuels militaires sud-coréens aux États-Unis sont également couverts par le même statut. Ce statut a été critiqué lorsque des soldats américains ont été à plusieurs reprises impliqués dans des affaires de viol ou de mort de Sud-Coréens (tués accidentellement par des conducteurs de véhicules), pourtant, les SOFA établis par la Corée du Sud avec d'autres pays prévoient le même statut, comme c'est le cas de la majorité des accords de ce type entre États.

La Corée du Sud est aussi un élément important du dispositif d’endiguement maritime de la Chine par lesÉtats-Unis[38] ; 28 500 soldats américains y sont stationnés de manière permanente. Le projet de déploiement dubouclier antimissiles américain sur le sol coréen estactuellement[Quand ?] source de grandes tensions entre la Corée du Sud, la Chine et la Corée du Nord[39].

Diplomatie

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Politique étrangère de la Corée du Sud etministère des Affaires étrangères (Corée du Sud).

Relations intercoréennes

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

La politique extérieure de la Corée du Sud reste dominée par la question des relations intercoréennes et de laréunification de la Corée. La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le présidentKim Dae-jung et son homologue nord-coréenKim Jong-il, a marqué l'approfondissement du dialogue entre les deux Corée.

Un second sommet intercoréen, entre le dirigeant du NordKim Jong-il et le président sud-coréenRoh Moo-hyun, initialement prévu àPyongyang du 28 au 30 août 2007[40],[41], a été reporté du 2 au 4 octobre[42] après que les plus gravesinondations en Corée du Nord depuis quarante ans ont entraîné600 morts et disparus et touché un million de personnes[43]. L'accord intercoréen signé le 4 octobre 2007 a souligné l'engagement commun des deux États pour promouvoir la paix et la prospérité économique dans la péninsule[44].

En 2008, la situation était toujours extrêmement tendue entre les deux Corée. Exemple avec la menace d'« attaque préventive » proférée par la Corée du Nord le 24 décembre 2008[45] et le torpillage d'une corvette sud-coréenne par un submersible nord-coréen. La Corée du Sud propose un milliard de wons (815 000 euros) de récompense aux Nord-Coréens qui feraient défection et livreraient des informations sensibles[46],[47]Le 27 avril 2018 semble marquer l'arrivée d'une nouvelle page dans l'histoire de la péninsule coréenne, le dirigeant suprême nord-coréen Kim Jong-un et le président de la république de Corée Moon Jae-in se rencontrent sur le sol sud-coréen. Cette rencontre est historique dans la mesure où aucun dirigeant se trouvant de part et d'autre de la péninsule ne s'était rencontré depuis la guerre de Corée (1950-1953). Depuis d'autres rencontres ont eu lieu, le but principal affiché étant un retour à la paix sur la péninsule, ce dernier passant par la dénucléarisation de la Corée du Nord[48].

Alliance avec les États-Unis

[modifier |modifier le code]
Le président sud-coréen Moon Jae-in et le président américain Biden
Article détaillé :Relations entre la Corée du Sud et les États-Unis.

Par ailleurs, la Corée du Sud est un allié desÉtats-Unis dont environ 30 000 soldats stationnent sur son territoire. La Corée du Sud a apporté le plus important contingent étranger, après celui des États-Unis, lors de laguerre du Viêt Nam.

Elle a également envoyé des troupes enIrak ; le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé son intention de diminuer de moitié (de 2 300 à 1 200 hommes) la taille du contingent alors présent en Irak[49]. Les forces sud-coréennes ont quitté ce pays lors de la fin du mandat de lacoalition militaire en Irak en décembre 2008[50].

Relations entre la Corée du Sud et le Japon

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Relations entre la Corée et le Japon.

Après la fin de l’occupation japonaise en 1945, la Corée du Sud et leJapon, où réside toujours uneminorité coréenne de 600 000 personnes, n’ont établi de relations diplomatiques qu’en 1965[51]. L’accord du, signé sous l’impulsion du présidentPark Chung-hee avec les encouragements des États-Unis, malgré d’importantes manifestations d’opposition en Corée du Sud, a entraîné le versement d’une aide économique pendant dix ans (1965-1975) du Japon à la Corée du Sud, dont la majeure partie sous forme de dons[52].

Toutefois, l’ensemble des contentieux historiques liés à l’occupation japonaise restent présents dans les relations entreCoréens etJaponais, ces tensions ayant des conséquences sur les relations diplomatiques. Ainsi, des initiatives ont été prises pour que le gouvernement japonais reconnaisse l’esclavage sexuel desfemmes de réconfort pendant laSeconde Guerre mondiale. Lerévisionnisme au Japon, s’agissant notamment de la présentation de l’occupation japonaise dans les manuels d’histoire japonais, est très fortement ressenti par l’opinion sud-coréenne. Enfin, les visites de l'ancien Premier ministre japonaisJun'ichirō Koizumi au sanctuaire deYasukuni-jinja, sur les tombes des victimes japonaises de laSeconde Guerre mondiale, ont fait peser des risques d’annulation des sommets bilatéraux entre les deux États, à l’automne 2005.

La souveraineté desRochers Liancourt en mer du Japon (Donhae en coréen qui signifie mer de l'Est) est un sujet de contentieux entre les deux pays. Pour la Corée, c'était un territoire coréen avant d’être incorporé à la préfecture de Shimane (Japon) en 1905, précédant l'annexion totale du pays par le Japon. Les rochers Liancourt sont expressément maintenus comme territoire japonais lors de la préparation dutraité de San Francisco[53] et ce, reconfirmé clairement, en 1951, à l'ambassadeur coréen parDean Rusk, sous-secrétaire d'Etat américain. Le Japon estime qu'il a établi sa souveraineté vers le milieu duXVIIe siècle[54]. La république de Corée occupe militairement les rochers depuis 1954. VoirContentieux sur les rochers Liancourt.

La Corée du Sud se bat de plus contre l’appellation « mer du Japon » et souhaite qu’elle soit changée en « mer de l’Est », traduction de leur appellation Donhae. Selon les Coréens, l’appellation « mer du Japon » est un vestige inacceptable de l’impérialisme japonais[55]. Le Japon soutient de son côté que l’appellation provient des cartographes occidentaux — plus de 2 000 cartes duXIXe siècle, utilisent l’appellation « mer du Japon » — bien avant que le Japon ne devienne une puissance impériale[56]. VoirSea of Japan naming dispute (en). De nombreux Coréens sont de même persuadés que si la traduction en anglais de « Corée » estKorea et nonCorea, c’est à cause de la volonté du Japon d’apparaître en premier dans l’ordre alphabétique[57].

Rôle de la Corée du Sud aux Nations unies

[modifier |modifier le code]

La désignation de l’ancien ministre des affaires étrangèresBan Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations unies, depuis le, a constitué un succès pour ladiplomatie sud-coréenne. La Corée du Sud participe aussi activement aux missions de maintien de la paix de l’ONU : le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé que400 soldats seraient déployés auLiban sous mandat de l’ONU[58].

Essor des échanges sino-coréens et nippo-coréens

[modifier |modifier le code]

LaChine et la république de Corée ont établi des relations diplomatiques en 1992.

Alors que la Chine est devenue un des principaux partenaires commerciaux de la Corée du Sud, la rencontre du présidentRoh Moo-hyun avec son homologue chinoisHu Jintao, en septembre 2005, a témoigné d'une communauté de vues dans le domaine diplomatique. Le président sud-coréen a alors salué les démarches accomplies par la Chine pour promouvoir le dialogue intercoréen[59].

Le 14 janvier 2007, àCebu (Philippines), en marge du forum de l'ASEAN, s'est tenue la septième rencontre trilatérale entre les chefs d'État et de gouvernement chinois, japonais et sud-coréen. Ces échanges doivent approfondir la coopération entre les trois États sur des questions d'intérêt commun, notamment dans les domaines économique, culturel et de protection de l'environnement[60].

Diversification des relations extérieures

[modifier |modifier le code]
Relations franco-sud-coréennes
[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Relations entre la Corée du Sud et la France.

Les premières relations diplomatiques entre la France et la Corée ont été établies en 1886. Des cérémonies ont été organisées en 2006 enFrance et en Corée du Sud pour célébrer le120e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

En 2016, la Corée du Sud adhère à l'OIF et devient, ainsi, le vingt-septième État-membre observateur[61].

Relations africano-sud-coréennes
[modifier |modifier le code]

Souhaitant diversifier ses relations extérieures, la Corée du Sud s'est engagée, en, à tripler son aide à l'Afrique[62]. En particulier, la Corée du Sud doit financer en 2007 un projet de lutte contre laméningite enCôte d'Ivoire qui concerne un million de personnes[63].

Économie

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Économie de la Corée du Sud.

Le plus grand desquatre dragons asiatiques quant au poids économique, la Corée du Sud a connu unephase spectaculaire de croissance et d’intégration dans l’économie mondiale moderne. Dans les années 1960, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique et de l’Asie à la suite de la guerre de Corée entre le nord et le sud qui a complètement rasé le pays. Le pays a subi la pire destruction matérielle et humaine de son histoire. En 2019, son PIB par habitant àparité de pouvoir d'achat (PPA), à 44 740 dollars[64], le place devant l'Italie, au même niveau que le Japon, et légèrement inférieur à l'Allemagne, pays membres de l'Union européenne. Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce à des liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries et une politique d’endettement massif. Le gouvernement a favorisé l’importation de matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l’épargne et l’investissement au détriment de la consommation. Il s’explique aussi par une très importante quantité de travail demandé aux ouvriers. En 1980, la semaine de travail d'un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde entier et celui-ci ne représente que 50 % du coût salarial d'un ouvrier mexicain. Les syndicats sont alors illégaux[65].

La Corée du Sud fait partie de laCoopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC), de l'ASEAN+3 incluant les pays membres de l'ASEAN ainsi que la Chine, le Japon et la Corée du Sud, et duG20.

La dette des ménages en Corée du Sud, la plus élevée d’Asie, dépasse 100 % du PIB (données de 2021). Les familles accumulent des crédits pour payer leur logement, en particulier par le système dujeonce[66], et financer les études de leurs enfants. L’endettement est la principale cause de suicide dans le pays[67].

Leschaebol sont parfois considérés comme des « colosses aux pieds d'argile » ; surendettés, ils ne survivent que par un soutien sans faille du système bancaire et du gouvernement. Cette collusion entreprises-gouvernement-hauts fonctionnaires a généré une très grande corruption. Ainsi, le généralRoh Tae-woo (au pouvoir de 1988 à 1993), a bénéficié de650 millions de dollars de pots-de-vin et lescandale Choi Soon-sil provoque la chute du gouvernement en 2016. En outre, les chaebol sont handicapés par leur dépendance technologique à l'égard des pays étrangers, les conduisant à pratiquer une politique systématique deveille et d’espionnage technologique et industriel.

Voir aussi :Liste des plus grandes entreprises sud-coréennes.

La Corée du Sud a un faible taux de chômage mais l'un des taux de stress au travail les plus élevés de l'OCDE, et plus de 30 % des employés ont un travail qui ne répond pas à leurs qualifications[68].

Historique

[modifier |modifier le code]

À partir des années 1960, la Corée du Sud a suivi une politique économique protectionniste. La plupart des produits d'importation sont interdits, le système financier est nationalisé, des plans quinquennaux sont adoptés, l’État n'emprunte que très peu et les investissements étrangers ne sont pas favorisés. Une réforme agraire conduit à l'expropriation sans compensation des grandes propriétés japonaises et les terres ont été divisées en petites parcelles. Les paysans sont cependant obligés par la loi de vendre leur production à bas prix, ce qui les laisse dans la pauvreté[69].

Du fait du contexte deguerre froide et de sa situation géographique, la Corée du Sud fut particulièrement privilégiée par lesÉtats-Unis qui lui apportèrent une forte aide économique annuelle. Le fer de lance de la politique gouvernementale fut la création deschaebol ; ces conglomérats familiaux (Hyundai,Samsung,LG Group, etc) bénéficièrent de subventions publiques, de protection face à la concurrence internationale, des terrains mis à leur disposition, d'une faible fiscalité et de normes spécifiques. Le gouvernement ne reconnait pas de salaire minimum ou de congé hebdomadaire, impose des périodes de travail gratuit à son bénéfice et les journées de travail sont d'une durée de douze heures. En outre, les syndicats et les grèves sont interdits. Dans les années 1980, la semaine de travail d'un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde[69].

Lacrise économique asiatique de 1997 a exposé des faiblesses anciennes du modèle de développement de la Corée du Sud, y compris des ratios dettes/capitaux propres élevés, la dépendance vis-à-vis de prêts étrangers massifs, le manque de rigueur du secteur financier. La croissance a chuté de 6,6 % en 1998, puis a fortement récupéré : 10,8 % en 1999 et 9,2 % en 2000. La croissance est tombée de nouveau à 3,3 % en 2001 en raison du ralentissement global de l’économie, qui entraîne des baisses d’exportation, et de la perception que les réformes tant nécessaires ont stagné. Menée par l’industrie et la construction, la croissance en 2002 a retrouvé un taux dynamique de 5,8 % en dépit de la croissance globale anémique. En 2007, l'économie de la Corée du Sud a continué sur une croissance de 5 %.

Place dans le monde

[modifier |modifier le code]

En 2008, la Corée du Sud est devenue la13e puissance économique mondiale avec un PIB de 1 024 milliards de dollars américain[70]. Au niveau des échanges, en 2007, il s'agit de la11e et13e puissance commerciale mondiale respectivement quant à l'exportation et l'importation de marchandises. Si l'on exclut les échanges intra-Union européenne, la Corée du Sud devient respectivement la6e et la7e puissance exportatrice et importatrice de biens[71].

Ayant fait le choix d’un modèle d’économie tournée vers les exportations, la Corée du Sud, qui s'est longtemps concentrée sur le marché nord-américain, arécemment[Quand ?] diversifié ses partenariats commerciaux. En 2007, la Corée du Sud est devenu le troisième pays fournisseur de laChine, à hauteur de 10,9 % de l'importation totale, après leJapon et l'Union européenne. Le marché de laChine a représenté d'ailleurs plus de 22 % de l'exportation totale de la Corée, devant celui de l'Union européenne (15,1 %) et lesÉtats-Unis (12,4 %)[71]. Les récents traités de libre-échange en vigueur établis avec le Chili (entré en vigueur le), Singapour (depuis mars 2006) et les pays de l'ASEAN (depuis juin 2007 pour les produits manufacturiers et depuis mai 2009 pour les services), ainsi que ceux en attente de promulgation établis avec lesÉtats-Unis (traité conclu en avril 2007), l'Union européenne (en phase de conclusion en août 2009) et la récente conclusion de l'accord de partenariat économique global avec l'Inde (août 2008) permettraient de maintenir à terme une croissance relativement élevée comparée aux autres pays développés. Parmi les points faibles de son agriculture, le pays était ainsiquatrième au palmarès des importateurs mondiaux de céréales au milieu des années 2010. En 2025, la Corée du Sud est classée en4e position pour l'indice mondial de l'innovation[72].

Problématiques sociales

[modifier |modifier le code]

Les inégalités sociales sont croissantes et très élevées. En 2014, un rapport de laBanque asiatique de développement souligne que : « la rapidité de la détérioration des inégalités de revenu en Corée du Sud au cours des vingt dernières années a été la cinquième plus importante sur vingt-huit pays asiatiques »[73].

Le taux de pauvreté s’établit à 17 % et grimpe à 43 % pour les personnes âgées de plus de65 ans[74].

La durée hebdomadaire légale du travail est ramenée de68 heures à52 heures en 2018 sous l'administration deMoon Jae-in. Certaines catégories de travailleurs, comme les indépendants, ne sont cependant pas protégées par la loi[75].

Collusion entre la politique et le protestantisme sud-coréen

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Droits LGBT en Corée du Sud.

Les deux principaux partis politiques sud-coréens (lePouvoir au peuple et leParti démocrate (Corée du Sud)) sont très attentifs aux votes des électeurs protestants sud-coréens. De ce fait, la politique sud-coréenne néglige les droits des personnes LGBT et se montre réticente à adopter des lois contre la discrimination.

En effet, la Corée du Sud a adopté un système descrutin majoritaire uninominal sans deux tours pour ses élections à l'Assemblée nationale. Ceci est avantageux pour les protestants sud-coréens conservateurs, qui peuvent tirer parti de leur forte unité pour faire avancer leur programme. Notamment dans des régions comme leGyeonggi etSéoul, où les marges de victoire peuvent être aussi faibles que 1 %, 2 % ou 3 %, les groupes protestants sud-coréens sont très organisés et puissants. Par conséquent, toute campagne visant à faire battre un candidat mettrait inévitablement en péril leur propre carrière politique, les obligeant à adopter une position passive. Cependant, le protestantisme auxÉtats-Unis, berceau du protestantisme sud-coréen, a évolué depuis longtemps. Aux États-Unis, de nombreux séminaires théologique accueillent des étudiants, des professeurs, des doyens et d'autres personnes LGBT+, en harmonie avec les églises. Cette position anti-LGBT et homophobe du protestantisme sud-coréen est conforme à celle de l'Église orthodoxe russe[76].

De plus, elle contribue au retard de l'éducation sexuelle en Corée du Sud. Les groupes conservateurs et chrétiens sud-coréens s'opposent à l'éducation sexuelle complète, arguant qu'elle pourrait encourager la sexualisation précoce(조기 성애화,jogi seongaehwa)[77]. Cependant, aucune preuve ne vient étayer leurs affirmations[78]. C'est pourquoi le problème des mères adolescentes célibataires, dues à desgrossesses non désirées, est grave en Corée du Sud[79].

Médias

[modifier |modifier le code]

La presse écrite est dominée par troisquotidiens de sensibilité conservatrice : leChosun Ilbo, leDong-a Ilbo et leJoong-ang Ilbo. Les autres principaux titres sont leHankook Ilbo, leHankyoreh, leKyunghyang Shinmun, le journal financierHanguk Kyeongje Sinmun et, en langue anglaise,The Korea Herald etThe Korea Times. Trois magazines d'opinion jouent un rôle important : leSisajonol, leNews and People et leHangyore 21.

Les trois principales chaînes de télévision sont laKorean Broadcasting System (KBS, publique), laMunhwa Broadcasting Corporation (acronyme anglais : MBC, publique) et laSeoul Broadcasting System (SBS, privée).

La Corée du Sud est un des pays les mieux connectés à Internet au monde et le siteOhmyNews y est influent[80].

Lemoteur de recherche InternetNaver domine le marché sud-coréen. Il est utilisé par 77 % des internautes sud-coréens, alors queYahoo! atteint 4,5 %,Daum un autre moteur de recherche coréen arrive en deuxième place.Google a moins de 2 %.

Démographie

[modifier |modifier le code]
Évolution de la démographie entre 1800 et 2021 (chiffre de laOur World in Data, 2022).
Article détaillé :Démographie de la Corée du Sud.

La population coréenne est l'une des plus homogènes du monde, ethniquement et linguistiquement. Dans les années 1970, la seule minorité était une petite communauté chinoise (21 000). Depuis lors, le nombre de citoyens étrangers a augmenté et a dépassé un million en 2007 et2 millions en 2016[81],[82]. Cependant, beaucoup d'entre eux sont desCoréens ethniques ayant une citoyenneté étrangère. De nombreux résidents deChine, desÉtats post-soviétiques, desÉtats-Unis et duJapon sont en fait des Coréens ethniques rapatriés (étiquetés « Coréens d'outre-mer ») qui peuvent répondre aux critères d'acquisition accélérée de la citoyenneté sud-coréenne[83]. Par exemple, les migrants en provenance de Chine (RPC) représentent 56,5 % des ressortissants étrangers, mais environ 70 % d'entre-eux sont desJoseonjok (조선족), des citoyens chinois de nationalité coréenne[84].

Des Coréens ont vécu enMandchourie pendant de nombreux siècles, et constituent maintenant une minorité enChine.Joseph Staline a envoyé des milliers de Coréens, contre leur volonté, enAsie centrale (ancienne Union soviétique) depuisVladivostok etKhabarovsk. La majorité de la population coréenne auJapon s'y trouve depuis la période coloniale.

Letaux de fécondité en Corée du Sud est le plus bas du monde (hors Vatican) : 0,88 enfant par femme. L’effondrement de la natalité s’expliquerait par un système économique qui multiplie les exclus, une société de plus en plus solitaire et le manque de confiance en l'avenir[85]. Selon les données publiées par l’agence Statistique Corée (KOSTAT) (en) mercredi, le taux de natalité a connu une hausse au printemps en Corée du Sud. Une embellie remarquée dans le pays qui enregistre le taux de natalité le plus bas au monde. Cette hausse semble pourtant conjoncturelle, en dépit d’une politique ambitieuse de relance[86],[87].

L'instabilité politique, sociale et économique en Corée du Sud ont conduit beaucoup de Sud-Coréens à émigrer à l'étranger, principalement auxÉtats-Unis ou auCanada.

Article détaillé :Diaspora coréenne.

La ville deSéoul est une des plus grandes zones métropolitaines du monde. Sa densité lui a permis de devenir l'une des villes les plus « numériques » dans l'économie globalisée d'aujourd'hui.

Langues

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Langues en Corée du Sud etLangues coréaniques.

La languecoréenne était tenue pour unisolat[88], mais elle est désormais considérée comme faisant partie deslangues coréaniques, dont elle est, avec lejeju, la seule survivante. Le système d'écriture coréen, han'gû ouhangeul, ou hangul a été inventé en 1443 par le roiSejong le Grand pour faciliter l'éducation de ses sujets — en effet, les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen — par la proclamation royale deHunmin jeongeum (훈민정음, 訓民正音), qui signifie littéralement « les sons appropriés pour enseigner au peuple ». Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est fondé sur la phonétique coréenne.

Durant les siècles qui suivirent l’invention de l’alphabet coréen, la connaissance des sinogrammes était synonyme d’érudition ; l’alphabet étant réservé aux classes sociales non éduquées. Avant 1912, l’alphabet s’appelait en effet le « eonmun », ce qui signifie « écriture vulgaire ». Il se nomme aujourd’hui « hangeul », ce qui signifie « écriture (des) Han », en référence à l’ethnie coréenne Han, à ne pas confondre avec l’ethnie chinoise Han. L’adoption massive de l’alphabet comme moyen d’écriture débute durant la période duprotectorat japonais et prend toute son ampleur à la fin de laSeconde Guerre mondiale.

De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés auchinois et au japonais via leshanja, et les Coréens plus âgés préfèrent toujours écrire des mots enhanja, identiques auxsinogrammes chinois et auxkanji japonais,car il était strictement interdit d'étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise[réf. nécessaire].

Romanisation

[modifier |modifier le code]

Il existe principalement deux méthodes concurrentes de romanisation du coréen en Corée du Sud.

  • Laromanisation McCune-Reischauer, dont une variante fut utilisée en Corée du Sud de 1984 à 2000 et dont une version modifiée est officiellement utilisée en Corée du Nord. Exemple : le mot « 조선 », qui signifie « Pays du matin frais » et dont la prononciation est /t͡ɕo̞sʰʌ̹n/ donne en romanisation McCune-Reischauer : « Chosŏn » et en romanisation nord-coréenne : « Choson ».
  • Laromanisation révisée, développée par l’Institut national de la langue coréenne à la demande du gouvernement en 1995, a pour but principal de n’employer que des caractèresASCII. Elle est adoptée officiellement par la Corée du Sud en l’an 2000. Le changement de romanisation a été critiqué, la prononciation des mots coréens transcrits en romanisation révisée pouvant être parfois contre-intuitive pour un locuteur habitué aux prononciations occidentales[89],[90][réf. incomplète]. Exemple : le mot « 조선 » devient en romanisation révisée : « Joseon ».

Les noms des personnes et des entreprises utilisent la plupart du temps un autre système de transcription adapté aux règles de prononciation de l'anglais.

Langues secondaires en Corée du Sud

[modifier |modifier le code]

On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée durant deux ans le chinois, lejaponais, lefrançais, l'allemand ou l'espagnol. Concernant le français, la Corée du Sud a pris le statut d'"État observateur" au sein de l'Organisation Internationale de la Francophonie[91].

En raison de la colonisation japonaise de 1910 à 1945, certaines personnes âgées comprennent, ou parlent le japonais[92]. Il existe une petite minorité dont le japonais est la langue maternelle, mais ces locuteurs sont généralement bilingues japonais et coréen.

Différences avec la Corée du Nord

[modifier |modifier le code]
Appellation
[modifier |modifier le code]

Le coréen de Corée du Nord s'appelle officiellement 조선말Josŏnmal, littéralement la parole de Corée, (le nom du pays étant 조선Josŏn) ou encore 문화어Munhwaŏ, « la langue culturelle » pour sa version standard. Le coréen de Corée du Sud s'appelle officiellement 한국어Hangugeo, littéralement la langue coréenne, le pays étant appelé du nom de 한 韓Han, et 표준어Pyojuneo "la langue standard" pour, comme son nom l'indique, sa forme standard.

Le Munhwaŏ et le Pyojuneo utilisent le même alphabet issu duHunmin Jeongeum, appelé 조선글Josŏngŭl en Corée du Nord et 한글Hangeul en Corée du Sud[93].

Orthographe
[modifier |modifier le code]

Il existe deux facteurs à l'origine des différences orthographiques entre leMunhwaŏ et lePyojuneo. Le Coréen est une langue agglutinante qui emploie des particules qui viennent se souder aux mots.

Le Pyojuneo emploie des espaces entre les différents termes faisant partie d'un groupe nominal, ce qui n'est pas le cas en Munhwaŏ. Par exemple le nom officiel de la Corée du Nord enMunhwaŏ s'écrit 조선민주주의인민공화국. EnPyojuneo il s'écrirait 조선 민주주의 인민 공화국 (mais dans les faits, c'est le terme de 북한Bukhan "Corée du Nord", voire simplement 北Buk "le Nord", qui est utilisé).

Certaines lettres de l'alphabet coréen se prononcent différemment en Corée du Nord et en Corée du Sud. Cette dernière a adapté l'orthographe afin qu'elle se rapproche davantage de la prononciation standardisée sud-coréenne. Par exemple, le nom de l'ex-président sud-coréenRoh Moo-hyun s'écrit 노무현No Muhyeon au sud, tandis qu'au Nord il s'écrirait 로무현Ro Mu Hyŏn. Les Sud-coréens trouvant la prononciation du R en début de mot difficile, ont peu à peu modifié l'orthographe et ont remplacé les R par des N[93].

Vocabulaire
[modifier |modifier le code]

Depuis la mise en place de l'idéologieJuche en Corée du Nord, le régime maintient une ligne politique pro-coréenne et proscrit donc tout ce qui est étranger, mettant en avant ce qui est coréen. La Corée du Sud qui est restée longtemps sous la tutelle des États-Unis et qui entretient encore aujourd'hui des relations importantes notamment sur le plan militaire avec ce pays a très vite intégré des mots d'anglais. Par ailleurs, comme les autres pays voisins de la Chine, elle a absorbé au cours de l'histoire beaucoup de vocabulaire dit sino-coréen, originaire des caractères chinois utilisés par la Corée avant l'invention du système alphabétique coréen par le roiSejong le Grand. La Corée du Nord a donc inventé de nouveaux mots pour se débarrasser des mots sino-coréens et anglais.

Exemple : œsophage se dit 식도sikdo en sud-coréen et provient des caractères chinois 食道 et signifie littéralement le trajet/la route (do) de la nourriture (sik). Les Nord-Coréens ont créé le mot 밥길papkil, de sens littéral identique: le trajet/la route (kil) de la nourriture (pap).

Certains nouveaux mots ainsi créés eurent du succès, d'autres ne furent finalement pas utilisés, jugés peu élégants[93].

Religions

[modifier |modifier le code]
Articles détaillés :Bouddhisme coréen,chamanisme coréen,christianisme en Corée du Sud etCheondoïsme.

Lechristianisme (27,6 % de la population, dont 19,7 % deprotestants et 7,9 % decatholiques) et lebouddhisme (15,5 % des croyants) sont les deux religions dominantes de la Corée du Sud. On estime en outre que 56,9 % des Sud-Coréens sont sans religion[94].

Bien que seulement 3 % de la population se déclareconfucianiste, la société est fortement imprégnée des valeurs et croyancesconfucéennes. Le restant des Coréens pratique lechamanisme (culte traditionnel de l’esprit) et lecheondoïsme (« manière divine »), une religion traditionnelle, encore populaire.

Bouddhisme

[modifier |modifier le code]

Le bouddhisme apparut sur le continent indien auVe siècle av. J.-C. et fut introduit en Corée auIVe siècle après J.-C. via la Chine. DuXe au XIVe siècle, le bouddhisme prit une grande ampleur en Corée et devint la religion d'État du Royaume deGoryeo. Le bouddhisme était alors inscrit dans les rites et les cultes civils subventionnés par l'État.

Catholicisme

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Catholicisme en Corée du Sud.

Lecatholicisme fut introduit en Corée auXVIIIe siècle via la Chine. Bénéficiant d'un statut spécial à la cour chinoise, les occidentaux et missionnaires y dispensaient leurs sciences ainsi que le catholicisme[95]. Cela permit la diffusion de ce dernier en Corée malgré la politique hostile duRoyaume de Joseon à son égard. Les missionnaires ainsi que les personnes converties furent chassés et persécutés[96].

En 2023, lepape François a annoncé que l'édition 2027 desJournées mondiales de la jeunesse aura lieu à Séoul[97]. Le choix d'organiser des JMJ dans ce pays n'est pas une surprise[98]. Le catholicisme est en pleine expansion en Corée du Sud. En 2020, un rapport de l'Institut pastoral catholique de Corée du Sud (CPIK) établissait que le nombre de catholique dans ce pays était passé d'un peu moins de 4 millions en 1999 à 5,9 millions en 2018[99]. La population du pays n'avait dans le même temps augmenté que de 21,6 %, analysaitCourrier international[100]. La minorité catholique, qui représente actuellement (2024) environ 10 % de la population, exerce une forte influence dans la société et a notamment contribué à la fin de la dictature militaire dans les années 1980[101],[102].

La préparation des prochaines JMJ a officiellement démarré le. Il s'agit d'un défi logistique pour la Corée du Sud, d'autant plus que leJamboree mondial de 2023 qui s'est également tenu dans le pays a été affecté par d'importants problèmes d'organisation[103].

Témoignage

Arrivé en Corée du Sud en 1954,René Dupont a vu, au plus près, la transformation du pays du matin calme et de son Église[104]. Dernierévêque français de Corée du Sud, son parcours de foi s’est mêlé à l’histoire tumultueuse du pays d’Asie de l’Est[105].

Protestantisme

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Histoire des missions protestantes#Les missions protestantes en Corée et la méthode Nevius.

À partir de 1885, les missions protestantes s’établirent en Corée sous l’impulsion de missionnaires britanniques et américains. Les plus présents étaient lespresbytériens et lesméthodistes. Ils développèrent le christianisme à travers un réseau d’écoles, d’hôpitaux et d’œuvres de bienfaisance. Les missions protestantes bénéficièrent ainsi d’une image positive auprès de la population coréenne. En parallèle, ils cherchèrent à adapter l’évangile à la culture coréenne[106]. C’est ainsi que le missionnaire écossaisJohn Ross (en) traduisit la Bible en coréen en 1887, et avoir été le premier à introduire l’espacement dans la ponctuation coréenne[107].

Nouvelles religions d’origine chrétienne

[modifier |modifier le code]

Culture et société

[modifier |modifier le code]
Une musicienne jouant dugayageum.
Dano-je.
Articles détaillés :Culture de la Corée du Sud,céramique coréenne,cinéma sud-coréen,cuisine coréenne,littérature coréenne,musique coréenne,peinture en Corée etarchitecture coréenne.

La Corée du Sud partage sa culture traditionnelle avec celle de laCorée du Nord. La culture coréenne a été fortement influencée parcelle de la Chine, tout en restant distincte[109]. L'influence chinoise sur la culture coréenne (en) remonte à la périodeKoguryo ; ces influences peuvent être démontrées dans les peintures murales de la tombe de Koguryeo[110]. Tout au long de son histoire, la Corée a été grandement influencée par la culture chinoise, empruntant à la Chine la langue écrite, les arts, les religions, la philosophie et les modèles d'administration gouvernementale et, ce faisant, transformant ces traditions empruntées en formes distinctement coréennes[111].

Laculture coréenne a influencé celle du Japon et à l'inverse laculture japonaise a influencé celle de la Corée (en). La culture traditionnelle coréenne est profondément marquée par leconfucianisme, letaoïsme et lebouddhisme. Depuis la division de la Corée en deux États séparés, la culture contemporaine coréenne s'est ramifiée en deux formes distinctes.

La culture riche et dynamique de la Corée du Sud a laissé 21 éléments classés aupatrimoine culturel immatériel de l'UNESCO[112], le quatrième plus grand patrimoine culturel immatériel national au monde de ce point de vue, ainsi que15 sites du patrimoine mondial. Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme encourage activement les arts traditionnels, ainsi que les formes modernes, par le biais de programmes de financement et d'éducation[113].

On peut aussi constater que la culture populaire sud-coréenne occupe une place importante dans la société contemporaine et contribue à la diffusion internationale du pays. Il y a donc ce qu'on appelle les dramas noté séries télévisées sud-coréennes qui se caractérisent souvent par un format court, des récits centrés sur les relations humaines notamment les relations sentimentales, amoureuses et la vie quotidienne en Corée du Sud ainsi qu'un style visuel soigné[114].

Selon leclassement mondial 2023 de la liberté de la presse, la Corée du Sud possède le deuxième plus haut niveau de liberté de la presse enAsie, derrièreTaïwan[115].

Les deux principauxsyndicats sont laFédération des syndicats coréens (FKTU) et laConfédération coréenne des syndicats (KCTU) (voir aussi l’article détaillésyndicalisme en Corée du Sud).

Les Sud-Coréens doivent recevoir la permission de leur gouvernement pour visiter laCorée du Nord ; à défaut, ils peuvent être emprisonnés à leur retour, en application de laLoi de sécurité nationale.

Fêtes et jours fériés

[modifier |modifier le code]
Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
Jour de l'an새해 (Saehae)
Janvier-févrierNouvel an lunaire설날 (Seollal)Premier jour du premier mois lunaire, ainsi que le jour précédent et le suivant
Jour du Mouvement d’Indépendance삼일절;三一節 (Samiljeol)Commémore le départ d’un mouvement d’indépendance de tout le pays s’opposant à la colonisationjaponaise, le, lors des funérailles du dernier empereur coréen,Gojong
5 avrilJour des arbres식목일;植木日 (Singmogil)
5 maiJour des enfants어린이날 (Eorininal)
Avril - MaiNaissance deBouddha부처님오신날 (Bucheonim osinnal)Huitième jour du quatrième mois lunaire
6 juinCommémoration des morts pour la patrie현충일;顯忠日 (Hyeonchungil)
17 juilletJour de la Constitution제헌절;制憲節 (Jeheonjeol)
15 aoûtJour de l’Indépendance (libération)광복절;光復節 (Gwangbokjeol)
Septembre-octobreRécoltes추석;秋夕 (Chuseok)Quatorzième, quinzième et seizième jours du huitième mois lunaire
3 octobreFête nationale개천절;開天節 (Gaecheonjeol)Anniversaire de la fondation légendaire de la Corée en 2333av. J.-C.
9 octobreJour du hangeul한글날 (Hangeulnal)Anniversaire de la promulgation duHunminjeongeum le 9 octobre 1446.
25 décembreNoël크리스마스/성탄절 (Keuriseumaseu)/(seong-tan-jeol)Transcription en phonétique coréenne de l'anglaisChristmas.

Patrimoine culturel et tourisme

[modifier |modifier le code]
Lesanctuaire de Jongmyo, classé aupatrimoine mondial de l'UNESCO.
Article détaillé :Tourisme en Corée du Sud.

Plusieurs sites sud-coréens sont inscrits auPatrimoine mondial de l’UNESCO[116]. Ils sont au nombre de quinze, dont quatorze en 2021[117] :

Sur le plan national, les objets et les bâtiments possédant une valeur historique et artistique exceptionnelle ont été regroupés dans la liste destrésors nationaux.

Arts

[modifier |modifier le code]
An Jung-sik (1861-1919).Hymne parmi les arbres, encre sur papier, 1910.
Pansori.
Articles détaillés :Art coréen,céramique coréenne,musique coréenne,littérature coréenne,peinture en Corée etcinéma sud-coréen.

L'art coréen a été fortement influencé par lebouddhisme et leconfucianisme, comme en témoignent les nombreuses peintures, sculptures, céramiques et arts du spectacle traditionnels[118]. Effectivement, le bouddhisme aurait connu des temps glorieux surtout de 668 à 935. Puis sous la dynastie Koryo, cette religion influence beaucoup l'art. Malgré le fait qu'elle n'a pas pu s'ancrer dans cette société, le bouddhisme est encore une grande source d'inspiration dans l'art[119]. Lapoterie et la porcelaine coréennes, telles que lebaekja et lebuncheong deJoseon, ainsi que lecéladon deGoryeo, sont bien connues dans le monde entier[120]. Lacérémonie coréenne du thé (en), lepansori, letalchum et lebuchaechum sont également des arts du spectacle coréens remarquables.

L'art coréen moderne d'après-guerre a commencé à prospérer dans lesannées 1960 et1970, lorsque les artistes sud-coréens se sont intéressés aux formes géométriques et aux sujets intangibles. Établir une harmonie entre l'Homme et la nature était aussi une des priorités de cette époque. En raison de l'instabilité sociale, les questions sociales sont apparues comme des sujets majeurs dans lesannées 1980. L'art a été influencé par divers événements et expositions internationaux en Corée, qui ont apporté plus de diversité sur le plan artistique[121]. Leparc olympique de Séoul en 1988, la transposition de l'édition 1993 de labiennale de Whitney àSéoul, la création de labiennale de Gwangju et le Pavillon coréen à labiennale de Venise en 1995 constituent des évènements remarquables[122],[123],[124].

Architecture

[modifier |modifier le code]
Le Hall Injeongjeon dupalais de Changdeokgung, àSéoul.
Article détaillé :Architecture coréenne.

L'architecture traditionnelle coréenne se caractérise par son harmonie avec la nature. Les architectes anciens ont adopté lesystème de supports caractérisé par destoits de chaume et des planchers chauffants appeléondol[125]. Les gens des classes supérieures ont construit des maisons plus grandes avec des toits de tuiles élégamment incurvés et des avant-toits relevables. L'architecture traditionnelle peut être vue dans les palais et les temples, les vieilles maisons préservées appeléeshanok et les sites spéciaux comme le village folklorique deHahoe, le village historique deYangdong et levillage folklorique coréen[126]. L'architecture traditionnelle peut également être vue sur plusieurs sites dupatrimoine mondial de l'UNESCO[127].

L'architecture occidentale a été introduite pour la première fois à la fin duXIXe siècle. Des églises, des bureaux de législation étrangère, des écoles et des bâtiments universitaires furent construits dans des styles nouveaux. Avec l'annexion par le Japon en 1910, le régime colonial est intervenu dans le patrimoine architectural coréen et l'architecture moderne destyle japonais s'est imposée. Le sentiment anti-japonais et laguerre de Corée ont conduit à la destruction de la plupart des bâtiments construits à cette époque[128].

Letemple de Beopju,patrimoine mondial de l'UNESCO.

L'architecture coréenne moderne est entrée dans une nouvelle phase de développement lors de la reconstruction après la guerre de Corée, intégrant les tendances et les styles architecturaux modernes. Stimulé par la croissance économique des années 1970 et 1980, le réaménagement actif a ouvert de nouveaux horizons dans la conception architecturale. Au lendemain des Jeux olympiques de Séoul de 1988, la Corée du Sud a connu une grande diversité de styles dans son paysage architectural avec l'ouverture du marché aux architectes étrangers[129]. Les efforts architecturaux contemporains ont tenté d'équilibrer la philosophie traditionnelle de « l'harmonie avec la nature » et l'urbanisation rapide que le pays a traversée ces dernières années[130].

En raison de l'histoire tumultueuse de la Corée, la construction et la destruction se sont répétées sans cesse, ce qui a donné lieu à un mélange intéressant de styles et de conceptions architecturales[131].

Cuisine

[modifier |modifier le code]
Bibimbap.
Bulgogi accompagné de légumes et debanchan.
Article détaillé :Cuisine coréenne.

La cuisine coréenne,hanguk yori (한국요리; 韓國料理), ouhansik (한식; 韓食), a évolué à travers des siècles de changements sociaux et politiques. Les ingrédients et les plats varient selon la province. Il existe de nombreux plats régionaux importants qui ont proliféré sous différentes variantes à travers le pays de nos jours. Lacuisine de la cour royale coréenne (en) rassemblait autrefois toutes les spécialités régionales uniques pour la famille royale. Les repas consommés à la fois par la famille royale et par les citoyens ordinaires ont été réglementés par une culture unique de l'étiquette.

La cuisine coréenne est en grande partie basée sur leriz, lesnouilles, letofu, leslégumes, lepoisson et lesviandes. Les plats traditionnels se distinguent par le nombre de plats d'accompagnement,banchan (반찬), qui accompagnent le riz à grains courts cuit à la vapeur. Chaque repas est accompagné de nombreuxbanchan. Lekimchi (김치), un plat de légumes fermentés généralement épicés, est couramment servi à chaque repas et est l'un des plats les plus connus. La cuisine coréenne implique généralement un assaisonnement intense avec de l'huile de sésame, dudoenjang (된장, un type de pâte de soja fermentée), de la saucesoja, dusel, de l'ail, dugingembre et dugochujang (고추장, une pâte de piment). D'autres plats bien connus sont lebulgogi (불고기), du bœuf mariné grillé ;gimbap (김밥); et letteokbokki (떡볶이), une collation épicée composée d'un gâteau de riz assaisonné de gochujang ou d'une pâte de piment épicée.

Les soupes font également partie intégrante d'un repas et sont servies dans le cadre du plat principal plutôt qu'au début ou à la fin du repas. Les soupes connues sous le nom deguk (국) sont souvent préparées avec de la viande, des crustacés et des légumes. Semblable au guk, letang (탕; 湯) contient moins d'eau et est plus souvent servi dans les restaurants. Un autre type est lejjigae (찌개), un ragoût généralement fortement assaisonné de piment et servi bouillant.

Les boissons alcoolisées coréennes populaires comprennent leSoju, leMakgeolli et leBokbunja ju. La Corée est le seul pays de lasphère culturelle chinoise à utiliser desbaguettes métalliques. Des baguettes en métal ont été découvertes sur les sites archéologiques deKoguryo[132].

Sport

[modifier |modifier le code]
Taekwondo.
LesDiables rouges, supporters officiels de l'équipe de Corée du Sud de football, lors de lacoupe du monde 2018.

LesJeux olympiques d'été de 1988 ont été organisés àSéoul et lesJeux olympiques d'hiver de 2018 sont organisés àPyeongchang.

Lebaseball a été introduit en 1905[133], et en 1982 l’Organisation coréenne de baseball a été formée. L’équipe nationale a gagné la petite finale de laClassique mondiale de baseball en 2004.

Lehandball a obtenu de très bons résultats à l'échelle internationale, en particulier l'équipe nationale féminine qui est double championne olympique (1988 et1992), une fois championne du monde (1995) et onze foischampionne d'Asie. De plus, trois Sud-Coréens ont été élusmeilleur handballeur de l'année, les joueusesKim Hyun-mee etLim O-kyeong, puis le joueurYoon Kyung-shin qui a également été élu sportif sud-coréen duXXe siècle.

La Corée du Sud, associée auJapon, a accueilli lacoupe du monde de football 2002 ; au cours de cette compétition, les résultats de l’équipe nationale ont entraîné un engouement sans précédent de la population pour lefootball. En effet, la Corée du Sud a atteint la demi-finale en battant laPologne, lePortugal, l’Italie et l’Espagne, avant d’être éliminée par l’Allemagne. Elle est éliminée au premier tour lors de lacoupe du monde 2006 et en huitième de finale lors de lacoupe du monde 2010. La Corée du Sud accueille également lesJeux asiatiques de 2002. Elle remporte 260 médailles lors de cette compétition.

Lors des cérémonies d’ouverture desJeux olympiques de2000,2004 et2006, les deux Corée ont défilé ensemble sans toutefois concourir sous un même drapeau lors des épreuves. Elles ne sont plus parvenues à se mettre d'accord depuis 2008.

La Corée du Sud est également connue pour la patineuseKim Yuna, championne du monde en 2009 et championne olympique auxJeux olympiques de Vancouver en 2010. Parmi les sportifs sud-coréens célèbres, il y a :Son Heung-min,Park Tae-hwan,Lee Yong-dae,Shin A-lam,Kim Yuna,Park Ji-sung… EnFormule 1, lecircuit international de Yeongam a été construit dans la banlieue deMokpo pour accueillir leGrand prix de Corée du Sud de 2010 à 2013. Parmi les sports les plus importants du pays, il y a aussi letaekwondo et lesport électronique, ce dernier étant le deuxième sport le plus regardé[134],[135], après le baseball. Lors desJeux olympiques d'été de 2012, la Corée du Sud finit à la5e place auclassement des médailles. Entir à l'arc, la Corée du Sud est la nation dominante auxJeux Olympiques, elle détient le record du nombre de médailles gagnées pour un pays depuis 1972 avec 39 médailles, dont la plupart sont en or.

Loisirs

[modifier |modifier le code]

L’accès des Sud-Coréens à lasociété de consommation s’est traduit par une diversification des loisirs : alors que les promenades dans les parcs restent un des passe-temps favoris en fin de semaine, les jeunes Sud-Coréens apprécient les sorties au café ou au cinéma, tandis que le taux d’accès à Internet compte parmi les plus élevés au monde.

Outre la pratique des sports coréens traditionnels (comme le tir à l’arc ou letaekwondo), lefootball et lebaseball sont particulièrement populaires[136].

Une autre passion est la pratique desjeux vidéo. On trouve en Corée du Sud de véritablescompétitions très médiatisées, notamment deStarCraft 2: Wings of Liberty. En effet, des chaînes de télévisions retransmettent les événements, qui sont parfois entrecoupés par des concerts deK-pop. On trouve également beaucoup d'adeptes deMMO en particulier pour jouer à des jeux tels queAion dans lesPC-bangs[134].

La Corée du Sud est aussi connue pour avoir de nombreux joueurs professionnels deGo commeLee Sedol. C'est un loisir en plein essor et les joueurs coréens occupent le devant de la scène internationale.

La Corée du Sud est le premier marché au monde pour les produitscosmétiques masculins[137].

Éducation

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Système éducatif en Corée du Sud.

Le système scolaire coréen est semblable à celui duJapon. En effet, il est divisé en 5 niveaux : école maternelle, école primaire, collège, lycée et université. Les enfants sont scolarisés à partir de l'âge de6 ans.

SelonCIA World Factbook, le taux d'alphabétisation des personnes âgées de plus de15 ans en Corée du Sud est 97,9 % en 2012 (soit 99,2 % pour les hommes et 96,6 % pour les femmes)[138]. Depuis la partition de la Corée, l'anticommunisme tient une place importante dans l’enseignement moral et civique[139].

Immigration

[modifier |modifier le code]

L'immigration en Corée du Sud est faible en raison des politiques d'immigration restrictives résultant de la forte opposition des Coréens aux immigrants[140]. Cependant, ces dernières années, avec l'assouplissement de la loi, l'afflux d'immigrants en Corée du Sud a augmenté, les résidents étrangers représentant 4,9 % de la population totale en 2022 (2 245 912 résidents étrangers)[82]. Cependant, beaucoup d'entre eux sont desCoréens ethniques ayant une citoyenneté étrangère. De nombreux résidents deChine, desÉtats post-soviétiques, desÉtats-Unis et duJapon sont en fait des Coréens ethniques rapatriés qui peuvent répondre aux critères d'acquisition accélérée de la citoyenneté sud-coréenne[83]. Par exemple, les migrants en provenance de Chine (RPC) représentent 56,5 % des ressortissants étrangers, mais environ 70 % d'entre-eux sont desJoseonjok (조선족), des citoyens chinois de nationalité coréenne[84]. Sur l'ensemble des ressortissants étrangers, 557 057 étaient des résidents de courte durée avec des contrats de travail à durée déterminée[141].

Problèmes sociétaux

[modifier |modifier le code]

Parmi les États industrialisés membres de l'OCDE, la Corée du Sud est le pays où le taux desuicides (28,1 suicides pour 100 000 personnes en 2018[69]) est le plus élevé : le suicide est la première cause de décès entre 20 et40 ans[142]. En quatre ans (2018-2022), le taux de suicide dans le pays a connu une hausse de 32 %, particulièrement chez les jeunes femmes[143]. La société sud-coréenne est décrite comme «:hyper-compétitive où les pressions et le stress sont constants », expliquant en partie le taux de suicide très élevé du pays[144].

L'adultère est dépénalisé par la Cour constitutionnelle en 2015. Depuis 1953, près de 100 000 personnes ont été condamnées à des peines de prison pour cette raison[145]. La Corée du Sud est l'un des rares pays industrialisés à interdire l'avortement. Toutefois, la Cour Constitutionnelle demande en 2018 une modification de la législation.Actuellement, les femmes qui se font avorter sont passibles d'un an d'emprisonnement et d'une amende.[Quand ?] Les médecins encourent deux ans d'emprisonnement[146].

Les enfants et adolescents sans-abri seraient environ 250 000 dans toute la Corée du Sud[147]. Les loyers représentent 50 % dessalaires des Sud-Coréens, mais de nombreusesmaisons sont « si petites que même avec seulement un ou deux résidents, elles sont déjà surpeuplées », selon le rapporteur spécial desNations unies sur le logement[68].

Les Sud-Coréens et plus particulièrement les jeunes générations semblent peu confiants en l'avenir. Selon un sondage réalisé en 2019, 72 % des hommes et 79 % des femmes âgés de 19 à 34 ans souhaitent émigrer, 8 personnes sur 10 âgés de 19 à 34 ans voient la situation actuelle du pays comme un« enfer », tandis que le chiffre est plus bas chez les personnes plus âgées de 35 à 59 ans, avec 6,5 personnes sur 10 voyant la situation actuelle du pays comme un« enfer ». L'analyse a été faite à partir de 5000 Sud-Coréens[148],[68]. Depuis lesannées 2000, les jeunes Sud-Coréens ont le sentiment que les inégalités de conditions sont devenus trop fortes, que les classes moyennes et supérieures ont monopolisé les bonnes universités les bonnes écoles et l'accès aux bonnes œuvres. Dans une enquête publiée parThe Hankyoreh, 85 % des jeunes étaient d'accord avec l'affirmation suivante : « Les gens nés pauvres ne pourront jamais rivaliser avec ceux qui sont nés riches »[68].

La Corée du Sud compte plus de 350 000 résidents étrangers en situation irrégulière en 2019[149]. Quand les autorités arrêtent des étrangers en situation irrégulière, elles emprisonnent avec eux leurs enfants, même si ceux-ci sont en bas âge. Cette pratique est dénoncée par les ONG de défense des droits de l’homme, mais jusqu'à présent sans succès. L’ONGWorld Vision Korea rappelle que la Corée du Sud viole les conventions internationales sur les droits de l’enfant qu’elle a pourtant signées[149].

La Corée du Sud importe une partie de sa main d’œuvre de l’étranger, en général d'Asie du Sud-Est. Mais elle reste méfiante et plutôt xénophobe à l'égard de ces derniers. Ces ouvriers migrants occupent souvent des emplois mal payés et dangereux, souffrent souvent de mauvaises conditions de travail et d'employeurs abusifs. Ils ne peuvent changer d’emploi sans l’autorisation de leur patron. Les accidents du travail sont nombreux, de même que les descentes de police, arrestations et expulsions lorsque leur visas arrivent à leur terme[149].

Hiérarchie des âges résultant de la domination coloniale japonaise

[modifier |modifier le code]

La société sud-coréenne est marquée par de graves coutumes hiérarchiques liées à l'âge. Même leJapon, langue dont le systême honorifique est aussi développé que celui du coréen, n'atteint pas la même niveau que la Corée du Sud. Voilà pourquoi les non-Coréens ont des difficultés à vivre en Corée du Sud[150].

En Corée du Sud, quelle que soit petit degré d'écart d'âge, si l'année de naissance n'est pas la même, la hiérarchie est établie comme suit :Hyeong (형),Oppa (오빠) (signifiant tous deux « grand frère »),Nuna (누나),Eonni (언니) (signifiant tous deux « grande sœur »),Dongsaeng (동생, signifiant « petit frère/petite sœur »), et ils ne sont pas considérés comme des amis communs. (Cette expression ne se limite pas aux liens familiaux en Corée.)[151] Même, la personne qui a au moins un an de moins que l'autre doit employer des formules de politesse ou deshonorifiques linguistiques, si la relation n'est pas très étroite. Par conséquent, contrairement à d'autres pays, il est courant en Corée du Sud et en Corée du Nord de demander fréquemment aux gens leur âge[152]. Dans les pays et régions hors de Corée, il est courant de ne pas tenir compte des différences d'âge lorsqu'on se fait des amis[153].[style à revoir]

Beaucoup pensent qu'il s'agit d'une coutume duconfucianisme, mais c'est inexact. Jusqu'à lapériode Joseon, contrairement à aujourd'hui, dans la péninsule coréenne, l'âge n'était pas considéré comme un critère déterminant ; il était donc courant de nouer des amitiés avec des personnes ayant peu d'écart d'âge[154].

En réalité, le système éducatif durégime colonial japonais a influencé la société sud-coréenne comtemporaine. Les écoles normales (師範学校shihan gakkou) de l'Empire du Japon sont à l'origine même de la hiérarchie des âges en Corée du Sud[155].

Les écoles normales de l'Empire du Japon adoptèrent une méthode éducative qui combinait l'enseignement scolaire moderne de style occidental et l'enseignement de style militaire afin de former des sujets qui se soumettraient volontairement à l'Empereur du Japon. Il s'agit d'une structure où les supérieurs hiérarchiques contrôlent les subordonnés de manière quasi militaire. Ce système a également été introduit dansla péninsule coréenne lors de la domination coloniale japonaise. L'école normale de Gyeongseong (Keijō) (경성사범학교), établie dans la péninsule coréenne pendant la domination coloniale japonaise, a également adopté un système disciplinaire dans lequel les élèves plus âgés pouvaient contrôler les élèves plus jeunes et même leur infliger des châtiments corporels. Les élèves coréens plus âgés étaient même autorisés à infliger des châtiments corporels aux élèves japonais plus jeunes. Sachant que les Coréens ont subi l'oppression et la discrimination de la part des Japonais, dugouverneur-général de Corée et du gouvernement japonais pendant la période coloniale, ce cas illustre l'influence considérable de la hiérarchie fondée sur l'âge dans les écoles japonaises modernes avant 1945[156].

Avec la défaite de l'Empire du Japon en 1945 et l'établissement du commandement suprême des forces alliées (GHQ) au Japon, la dissolution de l'armée japonaise et la refonte complète du système éducatif japonais, l'ordre hiérarchique dans la société japonaise s'est affaibli et la hiérarchie fondée sur l'âge est devenue plus légère, voire a disparu[157],[158].

Cependant, depuis quePark Chung-hee, qui a servi dans l'armée duMandchoukouo, un État fantoche de l'Empire du Japon, est devenu président, la Corée du Sud a renforcé cette hiérarchie de type militaire de l'Empire du Japon dans toute la société. À titre d'exemple, l'administration dePark Chung-hee a publié et diffusé le Programme national d'éducation (국민교육헌장), qui s'inspirait du Rescrit impérial sur l'éducation du Japon. Ce programme, conjugué à la tradition confucéenne du respect de l'ancienneté et à sa perversion, a engendré la hiérarchie d'âge rigide et d'autres pratiques hiérarchiques néfastes que l'on observe actuellement en Corée du Sud. De ce fait, le calcul de l'âge tel qu'il est pratiqué à l'échelle internationale est peu répandu en Corée du Sud, et l'« [[Âge (système coréen)|âge coréen]] » y reste prédominant, contrairement aux pays voisins d'Asie de l'Est. Parce-que une différence d'à peine un an peut déterminer la hiérarchie sociale en Corée du Sud[159],[160].

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. (en) Hea Ran Won, « 홍익인간 (Hong Yik In Gan) », Gwangju International Center,‎.
  2. (en) « KOSIS KOrean Statistical Information Service », surkosis.kr(consulté le).
  3. ab etcRapport sur le développement humain 2021/2022 : Temps incertains, vies bouleversées : façonner notre avenir dans un monde en mutation,New York,Programme des Nations unies pour le développement,, 337 p.(ISBN 978-92-1-126452-4,lire en ligne).
  4. (en) « Gini Index coefficient - distribution of family income », surThe World Factbook,Central Intelligence Agency(consulté le).
  5. (en) Martin J. Wolf, John W. Emerson, Daniel C. Esty, Alex de Sherbinin, Zachary A. Wendlinget al.,2022 Environmental Performance Index, New Haven, Connecticut, États-Unis, Yale Center for Environmental Law & Policy,, 192 p.(lire en ligne[PDF]).
  6. Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique,Pays, territoires et villes du monde juillet 2021,, 34 p.(présentation en ligne,lire en ligne[PDF]),p. 8
  7. Emmanuelle Grisez, « La Corée,"Pays du matin clair et frais" », surclio.fr,.
  8. a etb(en) « South Korea Population (2018) - Worldometers », surworldometers.info(consulté le).
  9. (en) « Seoul Population 2025 », surWorld Population Review,(consulté le)
  10. (en) « South Korea Population 2018 (Demographics, Maps, Graphs) », surworldpopulationreview.com(consulté le).
  11. a etbJulia, « Transports en Corée du Sud : Les meilleures options pour voyager », surKorean Coffee Break,(consulté le)
  12. « La Corée du Sud, dernière du classement de l'OCDE pour l'environnement », surlepetitjournal.com(consulté le)
  13. « Plantyfolia : Portail communautaire pour échanger autour des plantes et du jardin », surwww.plantyfolia.com(consulté le)
  14. Voir pages xiv et xv inHistorical Dictionary of the Republic of Korea, Andrew C. Nahm et James Hoarem, Scarecrow Press, 2004
  15. Les premiers États attestés se constituent lors de la période des proto-Trois Royaumes alors que les quatre commanderies de la dynastie chinoise des Han s'installent dans le nord de la péninsule en 108 AEC. La période des Trois Royaumes qui s'étend duIer siècle av. J.-C. auVIIe siècle voit émerger les royaumes de Koguryŏ, de Paekche, de Silla, et la confédération de Kaya.
  16. ChalmersJohnson,Blowback: The Costs and Consequences of American Empire, Owl Book,, 2000, rev. 2004 éd.,99–101(ISBN 0-8050-6239-4,lire en ligne) L'auteur y explique que les habitants de cette île très éloignée de la côte méridionale de la Corée du Sud commémoraient le départ du Japon, fête qui a été réprimée, laquelle répression a engendré des protestations contre la police ainsi que contre les autorités sud-coréennes. Ces protestations ont à leur tour fait l'objet d'une répression encore plus meurtrière.
  17. (en) « Ghosts Of Cheju », surNewsweek,(consulté le)
  18. Reuters, « Le président sud-coréen à une commémoration contre la dictature », surChallenges,(consulté le)
  19. « Kim Dae-Jung »Accès payant, surEncyclopaedia Universalis(consulté le).
  20. (en) Philippe F. Delhaise,Asia in Crisis : The Implosion of the Banking and Finance Systems, Willey,(ISBN 0-471-83450-5), page 123.
  21. Pieter Van Dijk, « Flux financiers et marchés émergents en Asie »,Revue d'économie financière,‎(lire en ligne).
  22. "Globalisation in Question", par Paul Hirst et Grahame Thompson, seconde édition, Cambridge, Polity Press (1999),p. 134-162.
  23. Lee Daehee, « Ville de Sejong : une géopolitique de l'aménagement du territoire »,Hérodote,vol. 2,no 14,‎,p. 174-182(ISSN 0338-487X,DOI 10.3917/her.141.0174,lire en ligne).
  24. Frédéric Ojardias, « Pourquoi la Corée du Sud bâtit une nouvelle capitale dont personne ne veut »,La Tribune.fr,‎(lire en ligne).
  25. « Sejong « la ville heureuse », le pari d'une nouvelle capitale administrative pour la Corée du Sud »,Radio France internationale,.
  26. avec AFP, « Une femme élue à la tête de la Corée du Sud »,Le Soir.fr,‎(lire en ligne).
  27. « Yoon Suk-yeol, le président antiféministe qui veut ramener la Corée du Sud dans la "norme conservatrice" », surFranceinfo,(consulté le)
  28. « Le président de la Corée du Sud proclame la loi martiale, et accuse l'opposition de chercher à "renverser le régime" », surFranceinfo,(consulté le)
  29. Oh Jeong-hun, « Le commandement de la loi martiale interdit toutes les activités de l'Assemblée nationale, des partis politiques et des assemblées locales », surYonhap,(consulté le)
  30. « En Corée du sud, des militaires homosexuels dans le viseur », surAmnesty France(consulté le)
  31. « La Corée du Sud veut augmenter son budget militaire pour dissuader Pyongyang », surwww.spyworld-actu.com(consulté le)
  32. Source : Infomag, revue de la Chambre européenne de commerce en Corée,no 74, juillet 2007,p. 16.
  33. « YONHAP NEWS »[archive du1er octobre 2018], surenglish.yonhapnews.co.kr(consulté le)
  34. « South Korea rocket crashes in second straight failure »,Reuters,‎(lire en ligne[archive du], consulté le)
  35. « Vidéo. La Corée du Sud lance sa première fusée spatiale »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne, consulté le)
  36. « États-Unis d'Amérique et Corée Traité de défense mutuelle. Signé à Washington, le1er octobre 1953 »[PDF], surCollection des Traités des Nations unies(consulté le).
  37. « U.S. Forces, Korea / Combined Forces Command », surwww.globalsecurity.org(consulté le)
  38. Lina Sankari, « Etats-Unis-Chine, la nouvelle guerre du Pacifique »,L'Humanité,‎(lire en ligne).
  39. avec AFP, « Visite de députés sud-coréens en Chine »,Le Figaro.fr,‎(lire en ligne).
  40. (en-US) JooheeCho, « S. Koreans Divided Over North-South Summit »,www.washingtonpost.com,‎(ISSN 0190-8286,lire en ligne, consulté le)
  41. « Lire le communiqué commun Nord-Sud, sur le site de l'agence nord-coréenne KCNA », surwww.kcna.co.jp(consulté le)
  42. (en) Jack Kim, « Koreas put off summit due to floods in North »,Reuters.com,‎(lire en ligne).
  43. Philippe Pons, « Mobilisation internationale pour aider Pyongyang »,Le Monde,‎(lire en ligne).
  44. avec AFP, « Les deux Corées s'engagent sur la paix et la prospérité économique »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne).
  45. « La RPDC menace d'une "attaque préemptive" contre la Corée du Sud et les États-Unis »(consulté le)
  46. « Défections nord-coréennes: Séoul augmente le montant de l'enveloppe », surL'Orient-Le Jour,(consulté le)
  47. « Sommet de Panmunjeom: rencontre historique entre Kim Jong-un et Moon Jae-in », surRFI,(consulté le).
  48. « Sommet des Corées : une "nouvelle histoire" s'ouvre entre Séoul et Pyongyang », surFrance 24,(consulté le)
  49. Association d'amitiéfranco-coréenne, « Retour des derniers soldats sud-coréens déployés en Irak », surAssociation d'amitié franco-coréenne(consulté le)
  50. « Agenda du 20 décembre 2008 »(consulté le)
  51. « Déclaration du ministre japonais des affaires étrangères Tarō Asō à l’occasion du quarantième anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques, sur le site de l’ambassade du Japon en France », suremb-japan.go.jp(consulté le).
  52. « La Corée du Sud et le miracle démasqué », "Le Japon passe un accord de dix ans (1965-1975) qui prévoit une aide économique de 500 millions de dollars dont 300 millions sous forme de dons.", surcadtm.org(consulté le).
  53. « Traité de San Francisco », surtreaties.un.org(consulté le)
  54. « Problème de Takeshima », "De nombreux documents et cartes démontrent clairement que le Japon connaissait depuis des siècles l'existence des rochers Liancourt. Au début duXVIIe siècle des marchands japonais reçurent du gouvernement japonais l'autorisation de se rendre sur l'île d'Ulleungdo. Ils utilisèrent alors les rochers Liancourt comme point de repère, ainsi que de terrain de chasse pour les lions de mer et d'autres ressources marines. Le Japon établit sa souveraineté sur les rochers Liancourt vers le milieu duXVIIe siècle." (le nom Takeshima remplacé par rochers Liancourt, et île d'Utsuryô par île d'Ulleungdo.), suremb-japan.go.jp.
  55. (ko)Ministry of Foreign Affairs, Republic of Korea, « Policy Issues > Issues in Focus > East Sea »,Ministry of Foreign Affairs, Republic of Korea,‎(lire en ligne[archive du], consulté le)
  56. (en-US)« The Issue of the Name of the Sea of Japan »[archive du], surMinistry of Foreign Affairs of Japan(consulté le)
  57. (en-US) « A 'C' Change in Spelling Sought for the Koreas », surLos Angeles Times,(consulté le)
  58. « La Corée du Sud enverra 400 hommes au Liban sous casque bleu »[archive du], surLibnanews(consulté le)
  59. « Hu Jintao rencontre Roh Moo Hyun Les deux parties ont eu un échange approfondi des vues sur les questions d'intérêt commun », surdz.china-embassy.org(consulté le).
  60. « Agence chinoise Xinhua », surxinhuanet.com(version du surInternet Archive).
  61. « Portail de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) », surOrganisation internationale de la Francophonie(consulté le)
  62. Agence de presse Xinhua.La Corée du Sud s'est engagée mercredi à renforcer sa coopération avec les pays africains, et à tripler son aide au développement de l'Afrique d'ici 2008., 9 novembre 2006 (lire en ligne, consulté le 14 février 2007).
  63. Marcelline Gneproust, « Cote d'Ivoire: Lutte contre la méningite, la Corée donne plus de 248 millions de FCFA »,.
  64. « World Economic Outlook Database April 2009 », surwww.imf.org(consulté le)
  65. EricToussaint, « La Corée du Sud et le miracle démasqué », surCADTM,(consulté le)
  66. « En Corée du Sud, les escroqueries au « jeonse », système d’accès au logement typique du pays, virent au casse-tête politique »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne, consulté le)
  67. « Derrière « Squid Game », la violence sociale en Corée du Sud »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le)
  68. abc etd(es) « ¿Es Corea del Sur un país tan desigual como retrata la película "Parasite"? », surBBC News Mundo(consulté le).
  69. ab etcJuliánVarsavsky, « Corea del Sur no es un milagro », surPagina12,.
  70. « International Monetary Fund (IMF), Principal Global Indicators, current prices »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  71. a etb« Trade Profiles », surstat.wto.org(consulté le).
  72. « Indice mondial de l’innovation 2025 : Quelles sont les économies les plus innovantes en 2025? », surOrganisation mondiale de la propriété intellectuelle,(consulté le)
  73. (en) SungIlkwon, « The candle revolution », surLe Monde diplomatique,(consulté le)
  74. « Quand les bidonvilles de Séoul deviennent une “version miniature” de “Squid Game” », surCourrier international,(consulté le)
  75. « « C’est sans fin, je suis vraiment épuisé » : en Corée du Sud, des livreurs meurent littéralement de surmenage »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne)
  76. (ko) « [스트레이트] 성소수자 저주·혐오하는 보수 개신교 », surMBC NEWS,‎
  77. (ko) « 덴마크와 50년의 '시차', 한국 성교육의 시간은 거꾸로 흐른다 », surKyunghyang Shinmun,‎
  78. (ko) « 성교육이 청소년에게 조기성애화를 부추긴다고? [배정원의 핫한 시대] », sursisajournal.com,‎
  79. (ko) « "콘돔 끼세요" 이게 전부인 성교육...10대 엄마는 죄인이 됐다 », surJoongAng Ilbo,‎
  80. « Corée du Sud , Les médias - BiblioMonde »[archive du], surwww.bibliomonde.com(consulté le)
  81. « (Focus)L'immigration grandissante pousse la Corée du Sud vers la diversité », surAgence de presse Yonhap,(version du surInternet Archive)
  82. a etb« Foreign population in Korea tops 2.5 million », surkoreatimes,.
  83. a etb(en) Jessie Yeung, JakeKwon, « They left South Korea for the American Dream. Now their children are moving back », surCNN,(consulté le)
  84. a etb« More Than 1 Million Foreigners Live in Korea (According to the article, approximately 443,566 people are considered to be Chinese residents in South Korea with Korean ethnicity.) »,The Chosun Ilbo,‎(lire en ligne[archive du], consulté le)
  85. FredericOjardias, « Trop de compétition et trop de machisme... les Sud-Coréens ne font plus d’enfants », surMediapart,(consulté le)
  86. La-Croix.com, « Corée du Sud : les naissances en hausse, une première en huit ans », surLa Croix,(consulté le)
  87. « Population Projections for Korea »,Statistics Korea,‎(lire en ligne).
  88. (en) Sanchez-Mazas, Blench, Ross, Lin et Pejros,Human migrations in continental East Asia and Taiwan : genetic, linguistic and archaeological evidence,Taylor & Francis,.
  89. (en-US) « Korean romanization — again | Pinyin News »,(consulté le)
  90. « Wayback Machine »[archive du], surwww.koreamosaic.net(consulté le)
  91. « Portail de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) »,Organisation internationale de la Francophonie,‎(lire en ligne[archive du], consulté le)
  92. Yae Nakamura, « The Current Situation of Japanese-language Education in South Korea: Based on Cases That the Author Experienced in Three Universities »(consulté le)
  93. ab etc« Préambule explicatif », surFocus,(consulté le).
  94. (en)« Korea, South », dansThe World Factbook, Central Intelligence Agency,(lire en ligne)
  95. « Le développement de la religion catholique en Corée – Sous le ciel de Corée »,(consulté le)
  96. « Rapport sénatorial (France) 1997/1998 no 18 », surSénat,(consulté le)
  97. « JMJ de Lisbonne : homélie du pape, ferveur des jeunes, Séoul en 2027… Revivez la messe de clôture », surLa Croix,(ISSN 0242-6056, consulté le).
  98. « Séoul, la capitale sud-coréenne, accueillera les JMJ en 2027 - Vatican News », surwww.vaticannews.va,(consulté le)
  99. La-Croix.com, « En vingt ans en Corée du Sud, 50 % de catholiques en plus », surLa Croix,(consulté le)
  100. « Infographie. Les églises font le plein en Corée », surCourrier international,(consulté le)
  101. korea, « L'histoire de la dictature en Corée du Sud », surplanète Corée,(consulté le)
  102. La-Croix.com, « En Corée, le bouleversant travail d’un photographe sur les traces des catholiques martyrs », surLa Croix,(consulté le)
  103. La-Croix.com, « Corée du Sud : la préparation des JMJ 2027 officiellement lancée », surLa Croix,(consulté le)
  104. « Le diocèse d’Andong célèbre les 70 ans de sacerdoce de Mgr René Dupont », surMissions Étrangères de Paris(consulté le)
  105. « Un ancien évêque français raconte un bout d’histoire de la Corée du Sud »,La Croix,‎(lire en ligne, consulté le).
  106. Ann-Marie B. Bahr,Christianisme : Guide illustré de 2000 ans de foi chrétienne, Ullmann,, 414-415 p.
  107. KirsteenKim, « L'ESPRIT ET LES ESPRITS: La question terminologique en Asie et ses implications pour une théologie du Saint-Esprit »,Revue de Théologie et de Philosophie,vol. 147,no 1,‎,p. 67–87(ISSN 0035-1784,lire en ligne, consulté le)
  108. « Qu'est-ce que L'Église de Dieu de la société missionnaire mondiale? Croyances et pratiques de ce culte | El Festival »[archive du], surfestivalegiptoenbarcelona.com(consulté le)
  109. Fairbank, John K., Reischauer, Edwin O. et Craig, Albert M.,East Asia: Tradition & Transformation, Boston, Houghton Mifflin,(ISBN 978-0-395-25812-5)
  110. The Korea Foundation, « What's Cooking ? THE KOREAN KITCHEN From Clay Stoves to Virtual Reality »,Korean Foundation,vol. 31,no 3,‎(ISBN 9791156042365,lire en ligne[archive du], consulté le)
  111. Charles K.Armstrong,« Central Themes for a Unit on Korea »[archive du], surColumbia University "Asia for Educators",Columbia University,(consulté le) :« Through much of its history Korea has been greatly influenced by Chinese civilization, borrowing the written language, arts, religions, and models of government administration from China, and, in the process, transforming these borrowed traditions into distinctly Korean forms. ».
  112. « UNESCO - Republic of Korea »[archive du], surich.unesco.org(consulté le).
  113. « Associated Organisations »[archive du], MCT(consulté le) Voir aussi« Mission and Goal »[archive du], Korea Cultural Administration(consulté le).
  114. DaphnéeGuerdin, « Puissance et persistance du mélodrame dans le cinéma sud-coréen : se raconter pour se réinventer »,theses.hal.science, Université de Strasbourg,‎(lire en ligne, consulté le)
  115. « Index 2023 – Global score », surReporters Without Borders(consulté le).
  116. « Patrimoine de l'UNESCO en Corée », surfrench.korea.net(consulté le).
  117. UNESCO Centre du patrimoinemondial, « République de Corée - UNESCO Convention du patrimoine mondial », surUNESCO Centre du patrimoine mondial(consulté le)
  118. Runckel andAssociates,« Korean Art »[archive du1er octobre 2019], surwww.asia-art.net(consulté le)
  119. Terre d'Asie : la collection Sam et Myrna Myers, Canada, Musée Pointes-à-Callières,, 64 p.(ISBN 978-2-921718-61-5),p. 34
  120. « Korean Pottery and Celadon », sur/www.armkor.com(consulté le)
  121. « Contemporary Korean Art in 1990s Contemporary Korean Art in 1990s », surapexart.org,(version du surInternet Archive)
  122. (ko) « 휘트니 비엔날레 내년 서울서 열린다 », sur서울신문,‎(consulté le)
  123. « Gwangju Biennale »[archive du], Gwangju Biennale(consulté le).
  124. « Korean Pavilion, 52nd International Art Exhibition, La Biennale di Venezia », surweb.archive.org,(consulté le)
  125. (en) Chung Ah-young (March 31, 2010),« Exhibit Focuses on Traditional Architecture », surThe Korea Times,(version du surInternet Archive)
  126. « Traditional Korean Houses », surata.hannam.ac.kr(consulté le)
  127. « UNESCO World Heritage: Republic of Korea », Unesco(consulté le).
  128. « MODERN ARCHITECTURE OF KOREA -1 »[archive du], surnongae.gsnu.ac.kr(consulté le)
  129. « Korean Contemporary Architecture », surwww.asianinfo.org(consulté le)
  130. (en)« Korean buildings that captivate world »[archive du],Asia News, January 15, 2010; Lee Hoo-nam (April 16, 2009)."Still, slow waters of Korean architecture",Joongang Daily (Seoul). Retrieved July 10, 2010.
  131. « Modern Period of Korean Architecture », surwww.asianinfo.org(consulté le)
  132. (kr)« 재미있는 동양3국의 젓가락 문화비교 », surArticle.joins.com,(version du surInternet Archive)
  133. (en) Andrew Wong,« History of Korean Baseball », surasianbb.sabr.org(version du surInternet Archive).
  134. a etbNacim Chikh, « Corée du sud : Bienvenue au pays du "sport électronique" »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne).
  135. (en) Omar Gaber, « KJC », surkjc.bike,(consulté le)
  136. Source du paragraphe : Rob Bowden, "Leisure Time", inCountries of the World. South Korea, Facts on File Inc., New York, 2005,p. 48-49.
  137. Frédéric Ojardias, « Corée du Sud : «à l’armée, notre discussion tournait souvent autour des produits cosmétiques !» [Vidéo] »,RFI.fr,‎(lire en ligne).
  138. « Corée du Sud Taux d'alphabétisation - Population », surindexmundi.com(consulté le).
  139. Pierre-LouisGauthier, « L’éducation en Corée du Sud, laboratoire du néo-libéralisme »,Revue internationale d'éducation de Sèvres,no 30,‎1er septembre 2002,p. 125–132(ISSN 1254-4590 et2261-4265,DOI 10.4000/ries.1948,lire en ligne, consulté le).
  140. Brian ReynoldsMyers, « On the Demolition of the North-South Liaison Office », surSthele Press,(consulté le) :« [I]n South Korea, where support for social welfare and public health care is virtually universal, as is opposition to mass immigration, it’s largely one's attitude to North Korea that decides whether one counts as 'progressive' or 'conservative.' ».
  141. (ko) « 경기도 과천시 관문로 위치. 전자민원, 준법 운동, 여성포럼, 인권 광장. », surmoj.go.kr(consulté le)
  142. Burt Herman,« Le suicide, un fléau en Corée du Sud », surcyberpresse.ca,(version du surInternet Archive).
  143. « Quand cyberharcèlement et masculinisme coûtent des vies en Corée du Sud », surFrance Culture.
  144. « En Corée du Sud, les cyber-harceleurs poussent impunément leurs victimes au suicide », surCourrier international(consulté le)
  145. « L’adultère n’est plus un crime en Corée du Sud »,Le Monde,‎(lire en ligne, consulté le)
  146. « Corée du Sud : l'interdiction de l'avortement jugée contraire à la Constitution », surFranceinfo,(consulté le).
  147. « En Corée du Sud, des bus pour les enfants des rues », surLe Monde.fr,(consulté le).
  148. « 75% of younger S. Koreans want to leave country », surHankyoreh,.
  149. ab etc« En Corée du Sud, des bébés et des enfants sans papiers détenus en prison », surRFI,(consulté le).
  150. (ko) « 외국인 유학생 최대 난제는 '한국의 서열문화'...설문 결과 », suryna.co.kr,‎
  151. (en) « Oppa, Hyung, Noona, Unnie – Korean Titles Explained », surwww.90daykorean.com,
  152. (ko) « 조선 유교 사회…나이 서열? 오히려 없었다 », surwww.mk.co.kr,‎
  153. (ko) « 우정에도 나이가 있나요? », surnews.cauon.net,‎
  154. (ko) « 조선 유교 사회...나이 서열? 오히려 없었다 », surwww.mk.co.kr,‎
  155. (ko) « [사설]복잡한 K-나이, '만 나이' 일원화 좋다 », surm.joongdo.co.kr,‎
  156. (ko) « 모두를 위한 '연령주의'는 없다 », sursnujin.com
  157. (ko) « '신민' 만들기가 '국민' 만들기로... 일본도 버린 '잔재' 여전히 답습 », sur민족문제연구소,‎
  158. (ko) « "왜 일본에서는 나보다 나이가 어린 사람이 반말을 쓸까?!" 이해하기 힘든 일본문화! », surlivejapan.com,‎
  159. (ko) « 7살 꼬마도, 70살 교수도 "너 몇 살인데?"…나이가 만든 '계급' », surSBS NEWS,‎
  160. (ko) « [사설]복잡한 K-나이, '만 나이' 일원화 좋다 », surm.joongdo.co.kr,‎

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]
Unecatégorie est consacrée à ce sujet :Corée du Sud.

v ·m
  • 1 Partiellement européen
  • 2 Partiellement africain
  • 3 Partiellement océanien
v ·m
v ·m
v ·m
FonctionnementEmblème des Nations unies
Membres permanents (droit de veto)
Au Conseil jusqu’au
Au Conseil jusqu’au
Organes subsidiaire duConseil de sécurité
v ·m
Reconnu par l’ONU mais pas
par au moins un autre État
Membres de l'ONU
Non membres de l'ONUDrapeau de la PalestineÉtat de Palestine
Non reconnu
par l'ONU
Reconnu par au moins un État
membre de l’ONU
Reconnu seulement par des États
non membres de l’ONU
Aucune reconnaissance
Voir également
v ·m
Accords
Membres
Observateurs
Invités
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Corée_du_Sud&oldid=233062662 ».
Catégorie :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp