Le nom que les Sud-Coréens donnent à leur pays estHanguk, qui signifie littéralement « Pays des Han » (enhangeul :한국 ; enhanja :韓國), du nom des populations de laPréhistoire de la Corée qui habitaient le sud de la péninsule (à ne pas confondre avec lesHan chinois).
Le pays est surnommé lePays du matin clair et frais (Joseon, 朝鮮), généralement mal traduit parPays du Matin calme[7].
Daehan Minguk est également utilisé, qui signifie « république de Corée », littéralementRépublique des Grands Han (대한민국 ;大韓民國).
La péninsule de Corée est baignée à l'ouest par lamer Jaune, au sud par ledétroit de Corée et à l'est par lamer du Japon (appelée Donhae en Corée qui signifie « mer de l'Est »). La surface de la Corée du Sud couvre environ deux fois et demie celle de laSuisse.
Sur le plan géologique, le socle de la péninsule, constitué de gneiss duPrécambrien, est recouvert par les sédiments et le granit duMésozoïque (ère secondaire) et par des sédiments duQuaternaire.
La Corée du Sud est divisée en neuf provinces (do,도,道), six villes métropolitaines (gwangyeoksi,광역시,廣域市), et deux villes spéciales, la capitaleSéoul etSejong (teukbyeolsi,특별시,特別市). Administrativement, les villes ont le même statut que les provinces. Elles sont marquées par une étoile dans la liste suivante :
Le niveau de vie a grandement augmenté en Corée du Sud, concomitamment à la croissance du nombre de citadins : 28 % de la population en 1961, 81,6 % en 2016[8].
Sur les50,5 millions de Sud-Coréens[8], la moitié — 25,6 millions — vivent dans la mégapole deSéoul dont 10,3 dans la capitale même[9]. Sonmétro la relie à des villes commeSuwon au sud ouGimpo (aéroport intérieur) et surtoutIncheon à l’ouest (la liaison avec l’aéroport international a été bouclée en 2006).
Si le pays a une densité très élevée, les principales villes se trouvent sur un axe nord-ouest / sud-est, entreSéoul-Incheon etPusan en passant parDaejeon etDaegu. Le quart nord-est du pays ne compte queChuncheon comme grande ville, sans que celle-ci rayonne vraiment sur la région.
Daejeon s’impose comme un nœud de circulation vital : les deux premières lignes detrain à grande vitesse de Corée du Sud, leKTX, inauguré en 2004, passent par cette ville :
Des mouvements de défense de l'environnement se sont développés en Corée du Sud depuis les années 1980.
La Corée du Sud est le pays de l'OCDE où la qualité environnementale, en particulier la qualité de l'air, est la pire en 2018. L'exposition annuelle aux particules a augmenté en moyenne de 4 % entre 2005 et 2013 à cause des vents de sable et de pollution venant de laChine[12].
Dans le parc national de Sobaeksan en Corée du Sud.
Le tigre, qui aurait disparu du sud de la Corée en 1922, a été réintroduit en Corée du Sud en 1986. Par ailleurs, l'hibiscus syriacus (Mugunghwa en coréen) est un des emblèmes du pays, cette fleur étant originaire de la Corée[13].
Le 7 décembre 2007, la collision d'une barge appartenant à Samsung Heavy Industries avec un pétrolier hongkongais au mouillage, leHebei Spirit, a causé la plus gravemarée noire qu'ait connue la Corée du Sud.
Les premières migrations de peupladesnéolithiques dans la péninsule coréenne remontent auIIIe millénaire av. J.-C.[14],[15]. [Pour le royaume légendaire, voir l'articlePériode Gojoseon]. Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre laChine et leJapon sans toutefois perdre son identité. La Corée garde encore une culture riche qui a son caractère propre.
La division contemporaine de la Corée remonte aux suites del’occupation japonaise commencée à partir de 1905.[réf. nécessaire] À la fin de laSeconde Guerre mondiale en 1945, laCorée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, lesÉtats-Unis et l'URSS. En 1948, le Sud et le Nord se constituèrent chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence américaine. En 1949, l’armée sud-coréenne a réprimé férocement un soulèvement paysan sur l'île deJeju, tuant entre 14 000 et 60 000 personnes[16],[17]. Laguerre de Corée commença en juin 1950, le Sud était soutenu par les États-Unis et le Nord par laChine. L'armistice de Panmunjeom (signé en 1953) met fin aux combats. Mais à ce jour, la guerre n'est toujours pas officiellement terminée. Depuis, la péninsule est divisée par unezone démilitarisée (DMZ) aux alentours du38e parallèle, qui est, paradoxalement, la plus militarisée au monde.
Après la guerre, la république de Corée, régime autoritaire sous le gouvernement autocratique deSyngman Rhee (qui met en place le principe de l'Ilminisme), puis sous la dictature dePark Chung-hee, a connu une croissance économique rapide (à travers lemouvement Saemaul) faisant d'un pays du tiers-monde un desQuatre dragons asiatiques. Park est assassiné le 26 octobre 1979.
C’est dans les années 1980 que des manifestations ont mis fin à la dictature pour installer un pouvoir démocratique. Le 18 mai 1980 àGwangju, des centaines, voire des milliers de manifestants, étudiants, syndicalistes, sont tués pendant lesneuf jours de répression organisés par le régime sud-coréen[18]. La première élection présidentielle au suffrage universel direct se déroule en1987.Élu en 1997,Kim Dae-jung est le premier président symbolisant une véritable alternance démocratique[19].
En 1997[20],comme les autres pays asiatiques, la Corée du Sud fait face à un afflux massif de capitaux étrangers[21] qui se retirent ensuite, déstabilisant la monnaie, puis l'économie du pays[22].
Le chef d'État de la république de Corée est le président, élu par scrutin direct pour une période de5 ans. Premier représentant de la République et chef des armées, le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important ; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État.
Le parlement coréen est appelé Assemblée nationale ouKukhoe ; ses membres sont élus pour quatre ans.Il compte actuellement299 sièges, dont 245 sont pourvus au suffrage direct et les autres distribués proportionnellement parmi les partis ayant cinq sièges ou plus.[Quand ?] L’instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement.
La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le présidentKim Dae-jung et son homologue nord-coréenKim Jong-il, marque le début d'un dialogue entre les deux Corées.
Le Parlement sud-coréen a adopté, le, une motion sans précédent qui suspendait de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour constitutionnelle a infirmé cette destitution le. Le président avait apporté en son soutien auParti Uri (pour les élections d'avril), ce qui est une infraction au code électoral. Voirl’affaire de la destitution de février 2004.
Fin, la Cour constitutionnelle déclarait que la localisation de la capitale nationale àSéoul était implicitement du domaine constitutionnel en raison de plusieurs centaines d'années de tradition. Par conséquent, la loi de délocalisation de la capitale Séoul vers la province deChungcheong du Sud (au centre du pays) votée en par leparti Uri du président Roh et l'opposition duGPN dePark Geun-hye était invalidée[23]. Il faudrait pour que la délocalisation soit effective que l'amendement de délocalisation soit voté comme une modification constitutionnelle sanctionnée d'une part par un vote à la majorité des deux tiers à l'Assemblée, d'autre part par unréférendum national. Après de long débats, un compromis est adopté fin 2010 prévoyant le déménagement de 36 ministères etagences publiques et la création de la ville spéciale deSejong, à 120 km au sud deSéoul[24]. La capitale administrative est inaugurée le et les premiers ministères déménagent en septembre 2012[25].
Dans un contexte de forte impopularité du chef de l'État, les élections locales (municipales et provinciales) du 31 mai 2006 se sont traduites par un fort recul de la majorité gouvernementale, au profit de l'opposition conservatrice duGrand parti national, alors que l'abstention a été très élevée (près de 49 %).
En, l'ancien procureur généralYoon Suk-yeol est élu président de la République[27]. Le, il déclare l'instauration de laloi martiale dans le pays ainsi que l'interdiction des activités de l'Assemblée nationale et de toute activité politique[28],[29]. Cette instauration n'est finalement pas actée après les manifestations et la réaction des pouvoirs en place.
L’armée sud-coréenne est en 2019 l'une des plus puissantes d’Asie, avec lesarméeschinoise,japonaise etnord-coréenne. Ses effectifs sont de 672 000 hommes en armée d’active, et de 4 500 000 hommes en réserve, après avoir été d’un très modeste effectif à sa création.
Leservice militaire est obligatoire pour une durée d'au minimum21 mois. L'homosexualité y est interdite et peut conduire à une peine allant jusqu’à deux ans de prison[30].
Selon l’Institut de recherches international pour la paix de Stockholm, les dépenses militaires de la Corée du Sud ont atteint 21,9 milliards dedollars US en 2006, la classant au onzième rang mondial[32]. En 2003, la Corée du Sud avait consacré 14,5 milliards de dollars à son budget de défense, soit environ 15 % du budget global de l’État (en comparaison, laFrance dépensait, à la même époque, 45,2 milliards de dollars US pour sa défense, soit 2,5 % du PIB).
L’industrie de l’armement de ce pays s’est développée et diversifiée depuis les années 1970 et pourvoit à une large part des besoins nationaux.
Environ 30 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de laguerre de Corée. Le nombre de soldats américains en Corée a diminué à 25 000 en 2008 dans le cadre d’un redéploiement des forces. En cas deguerre, les États-Unis exerceraient le commandement militaire en Corée du Sud. Cette subordination militaire auxÉtats-Unis découle de l’accord de défense mutuelle entre les deux États signé le[36]. À la suite de négociations terminées en 2007, un accord prévoit que le, date qui a été repoussée à décembre 2015 lors du sommet du G20 à Toronto le 26 juin 2010, le commandement des forces combinées en cas de conflit passe sous la responsabilité de la Corée du Sud[37].
Avec l'Accord de statut des forces (SOFA) en vigueur, les soldats américains bénéficient d’un privilège d’extraterritorialité : les affaires judiciaires impliquant des soldats américains basés en Corée du Sud pour des actes commis en Corée sont jugés par des tribunaux américains, et non par des tribunaux coréens, de même que les actes délictueux d'éventuels militaires sud-coréens aux États-Unis sont également couverts par le même statut. Ce statut a été critiqué lorsque des soldats américains ont été à plusieurs reprises impliqués dans des affaires de viol ou de mort de Sud-Coréens (tués accidentellement par des conducteurs de véhicules), pourtant, les SOFA établis par la Corée du Sud avec d'autres pays prévoient le même statut, comme c'est le cas de la majorité des accords de ce type entre États.
La Corée du Sud est aussi un élément important du dispositif d’endiguement maritime de la Chine par lesÉtats-Unis[38] ; 28 500 soldats américains y sont stationnés de manière permanente. Le projet de déploiement dubouclier antimissiles américain sur le sol coréen estactuellement[Quand ?] source de grandes tensions entre la Corée du Sud, la Chine et la Corée du Nord[39].
La politique extérieure de la Corée du Sud reste dominée par la question des relations intercoréennes et de laréunification de la Corée. La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le présidentKim Dae-jung et son homologue nord-coréenKim Jong-il, a marqué l'approfondissement du dialogue entre les deux Corée.
Un second sommet intercoréen, entre le dirigeant du NordKim Jong-il et le président sud-coréenRoh Moo-hyun, initialement prévu àPyongyang du 28 au 30 août 2007[40],[41], a été reporté du 2 au 4 octobre[42] après que les plus gravesinondations en Corée du Nord depuis quarante ans ont entraîné600 morts et disparus et touché un million de personnes[43]. L'accord intercoréen signé le 4 octobre 2007 a souligné l'engagement commun des deux États pour promouvoir la paix et la prospérité économique dans la péninsule[44].
En 2008, la situation était toujours extrêmement tendue entre les deux Corée. Exemple avec la menace d'« attaque préventive » proférée par la Corée du Nord le 24 décembre 2008[45] et le torpillage d'une corvette sud-coréenne par un submersible nord-coréen. La Corée du Sud propose un milliard de wons (815 000 euros) de récompense aux Nord-Coréens qui feraient défection et livreraient des informations sensibles[46],[47]Le 27 avril 2018 semble marquer l'arrivée d'une nouvelle page dans l'histoire de la péninsule coréenne, le dirigeant suprême nord-coréen Kim Jong-un et le président de la république de Corée Moon Jae-in se rencontrent sur le sol sud-coréen. Cette rencontre est historique dans la mesure où aucun dirigeant se trouvant de part et d'autre de la péninsule ne s'était rencontré depuis la guerre de Corée (1950-1953). Depuis d'autres rencontres ont eu lieu, le but principal affiché étant un retour à la paix sur la péninsule, ce dernier passant par la dénucléarisation de la Corée du Nord[48].
Par ailleurs, la Corée du Sud est un allié desÉtats-Unis dont environ 30 000 soldats stationnent sur son territoire. La Corée du Sud a apporté le plus important contingent étranger, après celui des États-Unis, lors de laguerre du Viêt Nam.
Elle a également envoyé des troupes enIrak ; le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé son intention de diminuer de moitié (de 2 300 à 1 200 hommes) la taille du contingent alors présent en Irak[49]. Les forces sud-coréennes ont quitté ce pays lors de la fin du mandat de lacoalition militaire en Irak en décembre 2008[50].
Après la fin de l’occupation japonaise en 1945, la Corée du Sud et leJapon, où réside toujours uneminorité coréenne de 600 000 personnes, n’ont établi de relations diplomatiques qu’en 1965[51]. L’accord du, signé sous l’impulsion du présidentPark Chung-hee avec les encouragements des États-Unis, malgré d’importantes manifestations d’opposition en Corée du Sud, a entraîné le versement d’une aide économique pendant dix ans (1965-1975) du Japon à la Corée du Sud, dont la majeure partie sous forme de dons[52].
Toutefois, l’ensemble des contentieux historiques liés à l’occupation japonaise restent présents dans les relations entreCoréens etJaponais, ces tensions ayant des conséquences sur les relations diplomatiques. Ainsi, des initiatives ont été prises pour que le gouvernement japonais reconnaisse l’esclavage sexuel desfemmes de réconfort pendant laSeconde Guerre mondiale. Lerévisionnisme au Japon, s’agissant notamment de la présentation de l’occupation japonaise dans les manuels d’histoire japonais, est très fortement ressenti par l’opinion sud-coréenne. Enfin, les visites de l'ancien Premier ministre japonaisJun'ichirō Koizumi au sanctuaire deYasukuni-jinja, sur les tombes des victimes japonaises de laSeconde Guerre mondiale, ont fait peser des risques d’annulation des sommets bilatéraux entre les deux États, à l’automne 2005.
La souveraineté desRochers Liancourt en mer du Japon (Donhae en coréen qui signifie mer de l'Est) est un sujet de contentieux entre les deux pays. Pour la Corée, c'était un territoire coréen avant d’être incorporé à la préfecture de Shimane (Japon) en 1905, précédant l'annexion totale du pays par le Japon. Les rochers Liancourt sont expressément maintenus comme territoire japonais lors de la préparation dutraité de San Francisco[53] et ce, reconfirmé clairement, en 1951, à l'ambassadeur coréen parDean Rusk, sous-secrétaire d'Etat américain. Le Japon estime qu'il a établi sa souveraineté vers le milieu duXVIIe siècle[54]. La république de Corée occupe militairement les rochers depuis 1954. VoirContentieux sur les rochers Liancourt.
La Corée du Sud se bat de plus contre l’appellation « mer du Japon » et souhaite qu’elle soit changée en « mer de l’Est », traduction de leur appellation Donhae. Selon les Coréens, l’appellation « mer du Japon » est un vestige inacceptable de l’impérialisme japonais[55]. Le Japon soutient de son côté que l’appellation provient des cartographes occidentaux — plus de 2 000 cartes duXIXe siècle, utilisent l’appellation « mer du Japon » — bien avant que le Japon ne devienne une puissance impériale[56]. VoirSea of Japan naming dispute(en). De nombreux Coréens sont de même persuadés que si la traduction en anglais de « Corée » estKorea et nonCorea, c’est à cause de la volonté du Japon d’apparaître en premier dans l’ordre alphabétique[57].
La désignation de l’ancien ministre des affaires étrangèresBan Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations unies, depuis le, a constitué un succès pour ladiplomatie sud-coréenne. La Corée du Sud participe aussi activement aux missions de maintien de la paix de l’ONU : le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé que400 soldats seraient déployés auLiban sous mandat de l’ONU[58].
LaChine et la république de Corée ont établi des relations diplomatiques en 1992.
Alors que la Chine est devenue un des principaux partenaires commerciaux de la Corée du Sud, la rencontre du présidentRoh Moo-hyun avec son homologue chinoisHu Jintao, en septembre 2005, a témoigné d'une communauté de vues dans le domaine diplomatique. Le président sud-coréen a alors salué les démarches accomplies par la Chine pour promouvoir le dialogue intercoréen[59].
Le 14 janvier 2007, àCebu (Philippines), en marge du forum de l'ASEAN, s'est tenue la septième rencontre trilatérale entre les chefs d'État et de gouvernement chinois, japonais et sud-coréen. Ces échanges doivent approfondir la coopération entre les trois États sur des questions d'intérêt commun, notamment dans les domaines économique, culturel et de protection de l'environnement[60].
Souhaitant diversifier ses relations extérieures, la Corée du Sud s'est engagée, en, à tripler son aide à l'Afrique[62]. En particulier, la Corée du Sud doit financer en 2007 un projet de lutte contre laméningite enCôte d'Ivoire qui concerne un million de personnes[63].
Le plus grand desquatre dragons asiatiques quant au poids économique, la Corée du Sud a connu unephase spectaculaire de croissance et d’intégration dans l’économie mondiale moderne. Dans les années 1960, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique et de l’Asie à la suite de la guerre de Corée entre le nord et le sud qui a complètement rasé le pays. Le pays a subi la pire destruction matérielle et humaine de son histoire. En 2019, son PIB par habitant àparité de pouvoir d'achat (PPA), à 44 740 dollars[64], le place devant l'Italie, au même niveau que le Japon, et légèrement inférieur à l'Allemagne, pays membres de l'Union européenne. Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce à des liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries et une politique d’endettement massif. Le gouvernement a favorisé l’importation de matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l’épargne et l’investissement au détriment de la consommation. Il s’explique aussi par une très importante quantité de travail demandé aux ouvriers. En 1980, la semaine de travail d'un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde entier et celui-ci ne représente que 50 % du coût salarial d'un ouvrier mexicain. Les syndicats sont alors illégaux[65].
La dette des ménages en Corée du Sud, la plus élevée d’Asie, dépasse 100 % du PIB (données de 2021). Les familles accumulent des crédits pour payer leur logement, en particulier par le système dujeonce[66], et financer les études de leurs enfants. L’endettement est la principale cause de suicide dans le pays[67].
Leschaebol sont parfois considérés comme des « colosses aux pieds d'argile » ; surendettés, ils ne survivent que par un soutien sans faille du système bancaire et du gouvernement. Cette collusion entreprises-gouvernement-hauts fonctionnaires a généré une très grande corruption. Ainsi, le généralRoh Tae-woo (au pouvoir de 1988 à 1993), a bénéficié de650 millions de dollars de pots-de-vin et lescandale Choi Soon-sil provoque la chute du gouvernement en 2016. En outre, les chaebol sont handicapés par leur dépendance technologique à l'égard des pays étrangers, les conduisant à pratiquer une politique systématique deveille et d’espionnage technologique et industriel.
La Corée du Sud a un faible taux de chômage mais l'un des taux de stress au travail les plus élevés de l'OCDE, et plus de 30 % des employés ont un travail qui ne répond pas à leurs qualifications[68].
À partir des années 1960, la Corée du Sud a suivi une politique économique protectionniste. La plupart des produits d'importation sont interdits, le système financier est nationalisé, des plans quinquennaux sont adoptés, l’État n'emprunte que très peu et les investissements étrangers ne sont pas favorisés. Une réforme agraire conduit à l'expropriation sans compensation des grandes propriétés japonaises et les terres ont été divisées en petites parcelles. Les paysans sont cependant obligés par la loi de vendre leur production à bas prix, ce qui les laisse dans la pauvreté[69].
Du fait du contexte deguerre froide et de sa situation géographique, la Corée du Sud fut particulièrement privilégiée par lesÉtats-Unis qui lui apportèrent une forte aide économique annuelle. Le fer de lance de la politique gouvernementale fut la création deschaebol ; ces conglomérats familiaux (Hyundai,Samsung,LG Group, etc) bénéficièrent de subventions publiques, de protection face à la concurrence internationale, des terrains mis à leur disposition, d'une faible fiscalité et de normes spécifiques. Le gouvernement ne reconnait pas de salaire minimum ou de congé hebdomadaire, impose des périodes de travail gratuit à son bénéfice et les journées de travail sont d'une durée de douze heures. En outre, les syndicats et les grèves sont interdits. Dans les années 1980, la semaine de travail d'un ouvrier sud-coréen est la plus longue au monde[69].
Lacrise économique asiatique de 1997 a exposé des faiblesses anciennes du modèle de développement de la Corée du Sud, y compris des ratios dettes/capitaux propres élevés, la dépendance vis-à-vis de prêts étrangers massifs, le manque de rigueur du secteur financier. La croissance a chuté de 6,6 % en 1998, puis a fortement récupéré : 10,8 % en 1999 et 9,2 % en 2000. La croissance est tombée de nouveau à 3,3 % en 2001 en raison du ralentissement global de l’économie, qui entraîne des baisses d’exportation, et de la perception que les réformes tant nécessaires ont stagné. Menée par l’industrie et la construction, la croissance en 2002 a retrouvé un taux dynamique de 5,8 % en dépit de la croissance globale anémique. En 2007, l'économie de la Corée du Sud a continué sur une croissance de 5 %.
Ayant fait le choix d’un modèle d’économie tournée vers les exportations, la Corée du Sud, qui s'est longtemps concentrée sur le marché nord-américain, arécemment[Quand ?] diversifié ses partenariats commerciaux. En 2007, la Corée du Sud est devenu le troisième pays fournisseur de laChine, à hauteur de 10,9 % de l'importation totale, après leJapon et l'Union européenne. Le marché de laChine a représenté d'ailleurs plus de 22 % de l'exportation totale de la Corée, devant celui de l'Union européenne (15,1 %) et lesÉtats-Unis (12,4 %)[71]. Les récents traités de libre-échange en vigueur établis avec le Chili (entré en vigueur le), Singapour (depuis mars 2006) et les pays de l'ASEAN (depuis juin 2007 pour les produits manufacturiers et depuis mai 2009 pour les services), ainsi que ceux en attente de promulgation établis avec lesÉtats-Unis (traité conclu en avril 2007), l'Union européenne (en phase de conclusion en août 2009) et la récente conclusion de l'accord de partenariat économique global avec l'Inde (août 2008) permettraient de maintenir à terme une croissance relativement élevée comparée aux autres pays développés. Parmi les points faibles de son agriculture, le pays était ainsiquatrième au palmarès des importateurs mondiaux de céréales au milieu des années 2010. En 2025, la Corée du Sud est classée en4e position pour l'indice mondial de l'innovation[72].
Les inégalités sociales sont croissantes et très élevées. En 2014, un rapport de laBanque asiatique de développement souligne que : « la rapidité de la détérioration des inégalités de revenu en Corée du Sud au cours des vingt dernières années a été la cinquième plus importante sur vingt-huit pays asiatiques »[73].
Le taux de pauvreté s’établit à 17 % et grimpe à 43 % pour les personnes âgées de plus de65 ans[74].
La durée hebdomadaire légale du travail est ramenée de68 heures à52 heures en 2018 sous l'administration deMoon Jae-in. Certaines catégories de travailleurs, comme les indépendants, ne sont cependant pas protégées par la loi[75].
Collusion entre la politique et le protestantisme sud-coréen
Les deux principaux partis politiques sud-coréens (lePouvoir au peuple et leParti démocrate (Corée du Sud)) sont très attentifs aux votes des électeurs protestants sud-coréens. De ce fait, la politique sud-coréenne néglige les droits des personnes LGBT et se montre réticente à adopter des lois contre la discrimination.
En effet, la Corée du Sud a adopté un système descrutin majoritaire uninominal sans deux tours pour ses élections à l'Assemblée nationale. Ceci est avantageux pour les protestants sud-coréens conservateurs, qui peuvent tirer parti de leur forte unité pour faire avancer leur programme. Notamment dans des régions comme leGyeonggi etSéoul, où les marges de victoire peuvent être aussi faibles que 1 %, 2 % ou 3 %, les groupes protestants sud-coréens sont très organisés et puissants. Par conséquent, toute campagne visant à faire battre un candidat mettrait inévitablement en péril leur propre carrière politique, les obligeant à adopter une position passive. Cependant, le protestantisme auxÉtats-Unis, berceau du protestantisme sud-coréen, a évolué depuis longtemps. Aux États-Unis, de nombreux séminaires théologique accueillent des étudiants, des professeurs, des doyens et d'autres personnes LGBT+, en harmonie avec les églises. Cette position anti-LGBT et homophobe du protestantisme sud-coréen est conforme à celle de l'Église orthodoxe russe[76].
De plus, elle contribue au retard de l'éducation sexuelle en Corée du Sud. Les groupes conservateurs et chrétiens sud-coréens s'opposent à l'éducation sexuelle complète, arguant qu'elle pourrait encourager la sexualisation précoce(조기 성애화,jogi seongaehwa)[77]. Cependant, aucune preuve ne vient étayer leurs affirmations[78]. C'est pourquoi le problème des mères adolescentes célibataires, dues à desgrossesses non désirées, est grave en Corée du Sud[79].
La Corée du Sud est un des pays les mieux connectés à Internet au monde et le siteOhmyNews y est influent[80].
Lemoteur de recherche InternetNaver domine le marché sud-coréen. Il est utilisé par 77 % des internautes sud-coréens, alors queYahoo! atteint 4,5 %,Daum un autre moteur de recherche coréen arrive en deuxième place.Google a moins de 2 %.
La population coréenne est l'une des plus homogènes du monde, ethniquement et linguistiquement. Dans les années 1970, la seule minorité était une petite communauté chinoise (21 000). Depuis lors, le nombre de citoyens étrangers a augmenté et a dépassé un million en 2007 et2 millions en 2016[81],[82]. Cependant, beaucoup d'entre eux sont desCoréens ethniques ayant une citoyenneté étrangère. De nombreux résidents deChine, desÉtats post-soviétiques, desÉtats-Unis et duJapon sont en fait des Coréens ethniques rapatriés (étiquetés « Coréens d'outre-mer ») qui peuvent répondre aux critères d'acquisition accélérée de la citoyenneté sud-coréenne[83]. Par exemple, les migrants en provenance de Chine (RPC) représentent 56,5 % des ressortissants étrangers, mais environ 70 % d'entre-eux sont desJoseonjok (조선족), des citoyens chinois de nationalité coréenne[84].
Des Coréens ont vécu enMandchourie pendant de nombreux siècles, et constituent maintenant une minorité enChine.Joseph Staline a envoyé des milliers de Coréens, contre leur volonté, enAsie centrale (ancienne Union soviétique) depuisVladivostok etKhabarovsk. La majorité de la population coréenne auJapon s'y trouve depuis la période coloniale.
Letaux de fécondité en Corée du Sud est le plus bas du monde (hors Vatican) : 0,88 enfant par femme. L’effondrement de la natalité s’expliquerait par un système économique qui multiplie les exclus, une société de plus en plus solitaire et le manque de confiance en l'avenir[85]. Selon les données publiées par l’agence Statistique Corée (KOSTAT)(en) mercredi, le taux de natalité a connu une hausse au printemps en Corée du Sud. Une embellie remarquée dans le pays qui enregistre le taux de natalité le plus bas au monde. Cette hausse semble pourtant conjoncturelle, en dépit d’une politique ambitieuse de relance[86],[87].
L'instabilité politique, sociale et économique en Corée du Sud ont conduit beaucoup de Sud-Coréens à émigrer à l'étranger, principalement auxÉtats-Unis ou auCanada.
La ville deSéoul est une des plus grandes zones métropolitaines du monde. Sa densité lui a permis de devenir l'une des villes les plus « numériques » dans l'économie globalisée d'aujourd'hui.
La languecoréenne était tenue pour unisolat[88], mais elle est désormais considérée comme faisant partie deslangues coréaniques, dont elle est, avec lejeju, la seule survivante. Le système d'écriture coréen, han'gû ouhangeul, ou hangul a été inventé en 1443 par le roiSejong le Grand pour faciliter l'éducation de ses sujets — en effet, les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen — par la proclamation royale deHunmin jeongeum (훈민정음, 訓民正音), qui signifie littéralement « les sons appropriés pour enseigner au peuple ». Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est fondé sur la phonétique coréenne.
Durant les siècles qui suivirent l’invention de l’alphabet coréen, la connaissance des sinogrammes était synonyme d’érudition ; l’alphabet étant réservé aux classes sociales non éduquées. Avant 1912, l’alphabet s’appelait en effet le « eonmun », ce qui signifie « écriture vulgaire ». Il se nomme aujourd’hui « hangeul », ce qui signifie « écriture (des) Han », en référence à l’ethnie coréenne Han, à ne pas confondre avec l’ethnie chinoise Han. L’adoption massive de l’alphabet comme moyen d’écriture débute durant la période duprotectorat japonais et prend toute son ampleur à la fin de laSeconde Guerre mondiale.
De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés auchinois et au japonais via leshanja, et les Coréens plus âgés préfèrent toujours écrire des mots enhanja, identiques auxsinogrammes chinois et auxkanji japonais,car il était strictement interdit d'étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise[réf. nécessaire].
Il existe principalement deux méthodes concurrentes de romanisation du coréen en Corée du Sud.
Laromanisation McCune-Reischauer, dont une variante fut utilisée en Corée du Sud de 1984 à 2000 et dont une version modifiée est officiellement utilisée en Corée du Nord. Exemple : le mot « 조선 », qui signifie « Pays du matin frais » et dont la prononciation est /t͡ɕo̞sʰʌ̹n/ donne en romanisation McCune-Reischauer : « Chosŏn » et en romanisation nord-coréenne : « Choson ».
Laromanisation révisée, développée par l’Institut national de la langue coréenne à la demande du gouvernement en 1995, a pour but principal de n’employer que des caractèresASCII. Elle est adoptée officiellement par la Corée du Sud en l’an 2000. Le changement de romanisation a été critiqué, la prononciation des mots coréens transcrits en romanisation révisée pouvant être parfois contre-intuitive pour un locuteur habitué aux prononciations occidentales[89],[90][réf. incomplète]. Exemple : le mot « 조선 » devient en romanisation révisée : « Joseon ».
Les noms des personnes et des entreprises utilisent la plupart du temps un autre système de transcription adapté aux règles de prononciation de l'anglais.
On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée durant deux ans le chinois, lejaponais, lefrançais, l'allemand ou l'espagnol. Concernant le français, la Corée du Sud a pris le statut d'"État observateur" au sein de l'Organisation Internationale de la Francophonie[91].
En raison de la colonisation japonaise de 1910 à 1945, certaines personnes âgées comprennent, ou parlent le japonais[92]. Il existe une petite minorité dont le japonais est la langue maternelle, mais ces locuteurs sont généralement bilingues japonais et coréen.
Le coréen de Corée du Nord s'appelle officiellement 조선말Josŏnmal, littéralement la parole de Corée, (le nom du pays étant 조선Josŏn) ou encore 문화어Munhwaŏ, « la langue culturelle » pour sa version standard. Le coréen de Corée du Sud s'appelle officiellement 한국어Hangugeo, littéralement la langue coréenne, le pays étant appelé du nom de 한 韓Han, et 표준어Pyojuneo "la langue standard" pour, comme son nom l'indique, sa forme standard.
Le Munhwaŏ et le Pyojuneo utilisent le même alphabet issu duHunmin Jeongeum, appelé 조선글Josŏngŭl en Corée du Nord et 한글Hangeul en Corée du Sud[93].
Il existe deux facteurs à l'origine des différences orthographiques entre leMunhwaŏ et lePyojuneo. Le Coréen est une langue agglutinante qui emploie des particules qui viennent se souder aux mots.
Le Pyojuneo emploie des espaces entre les différents termes faisant partie d'un groupe nominal, ce qui n'est pas le cas en Munhwaŏ. Par exemple le nom officiel de la Corée du Nord enMunhwaŏ s'écrit 조선민주주의인민공화국. EnPyojuneo il s'écrirait 조선 민주주의 인민 공화국 (mais dans les faits, c'est le terme de 북한Bukhan "Corée du Nord", voire simplement 北Buk "le Nord", qui est utilisé).
Certaines lettres de l'alphabet coréen se prononcent différemment en Corée du Nord et en Corée du Sud. Cette dernière a adapté l'orthographe afin qu'elle se rapproche davantage de la prononciation standardisée sud-coréenne. Par exemple, le nom de l'ex-président sud-coréenRoh Moo-hyun s'écrit 노무현No Muhyeon au sud, tandis qu'au Nord il s'écrirait 로무현Ro Mu Hyŏn. Les Sud-coréens trouvant la prononciation du R en début de mot difficile, ont peu à peu modifié l'orthographe et ont remplacé les R par des N[93].
Depuis la mise en place de l'idéologieJuche en Corée du Nord, le régime maintient une ligne politique pro-coréenne et proscrit donc tout ce qui est étranger, mettant en avant ce qui est coréen. La Corée du Sud qui est restée longtemps sous la tutelle des États-Unis et qui entretient encore aujourd'hui des relations importantes notamment sur le plan militaire avec ce pays a très vite intégré des mots d'anglais. Par ailleurs, comme les autres pays voisins de la Chine, elle a absorbé au cours de l'histoire beaucoup de vocabulaire dit sino-coréen, originaire des caractères chinois utilisés par la Corée avant l'invention du système alphabétique coréen par le roiSejong le Grand. La Corée du Nord a donc inventé de nouveaux mots pour se débarrasser des mots sino-coréens et anglais.
Exemple : œsophage se dit 식도sikdo en sud-coréen et provient des caractères chinois 食道 et signifie littéralement le trajet/la route (do) de la nourriture (sik). Les Nord-Coréens ont créé le mot 밥길papkil, de sens littéral identique: le trajet/la route (kil) de la nourriture (pap).
Certains nouveaux mots ainsi créés eurent du succès, d'autres ne furent finalement pas utilisés, jugés peu élégants[93].
Lechristianisme (27,6 % de la population, dont 19,7 % deprotestants et 7,9 % decatholiques) et lebouddhisme (15,5 % des croyants) sont les deux religions dominantes de la Corée du Sud. On estime en outre que 56,9 % des Sud-Coréens sont sans religion[94].
Bien que seulement 3 % de la population se déclareconfucianiste, la société est fortement imprégnée des valeurs et croyancesconfucéennes. Le restant des Coréens pratique lechamanisme (culte traditionnel de l’esprit) et lecheondoïsme (« manière divine »), une religion traditionnelle, encore populaire.
En 2023, lepape François a annoncé que l'édition 2027 desJournées mondiales de la jeunesse aura lieu à Séoul[97]. Le choix d'organiser des JMJ dans ce pays n'est pas une surprise[98]. Le catholicisme est en pleine expansion en Corée du Sud. En 2020, un rapport de l'Institut pastoral catholique de Corée du Sud (CPIK) établissait que le nombre de catholique dans ce pays était passé d'un peu moins de 4 millions en 1999 à 5,9 millions en 2018[99]. La population du pays n'avait dans le même temps augmenté que de 21,6 %, analysaitCourrier international[100]. La minorité catholique, qui représente actuellement (2024) environ 10 % de la population, exerce une forte influence dans la société et a notamment contribué à la fin de la dictature militaire dans les années 1980[101],[102].
La préparation des prochaines JMJ a officiellement démarré le. Il s'agit d'un défi logistique pour la Corée du Sud, d'autant plus que leJamboree mondial de 2023 qui s'est également tenu dans le pays a été affecté par d'importants problèmes d'organisation[103].
Témoignage
Arrivé en Corée du Sud en 1954,René Dupont a vu, au plus près, la transformation du pays du matin calme et de son Église[104]. Dernierévêque français de Corée du Sud, son parcours de foi s’est mêlé à l’histoire tumultueuse du pays d’Asie de l’Est[105].
À partir de 1885, les missions protestantes s’établirent en Corée sous l’impulsion de missionnaires britanniques et américains. Les plus présents étaient lespresbytériens et lesméthodistes. Ils développèrent le christianisme à travers un réseau d’écoles, d’hôpitaux et d’œuvres de bienfaisance. Les missions protestantes bénéficièrent ainsi d’une image positive auprès de la population coréenne. En parallèle, ils cherchèrent à adapter l’évangile à la culture coréenne[106]. C’est ainsi que le missionnaire écossaisJohn Ross(en) traduisit la Bible en coréen en 1887, et avoir été le premier à introduire l’espacement dans la ponctuation coréenne[107].
L’Église de l'Unification ouSecte Moon, appelée officiellementfédération des familles pour la paix mondiale et l’unification, est fondée en Corée du Sud en1954 parSun Myung Moon.
La Corée du Sud partage sa culture traditionnelle avec celle de laCorée du Nord. La culture coréenne a été fortement influencée parcelle de la Chine, tout en restant distincte[109]. L'influence chinoise sur la culture coréenne(en) remonte à la périodeKoguryo ; ces influences peuvent être démontrées dans les peintures murales de la tombe de Koguryeo[110]. Tout au long de son histoire, la Corée a été grandement influencée par la culture chinoise, empruntant à la Chine la langue écrite, les arts, les religions, la philosophie et les modèles d'administration gouvernementale et, ce faisant, transformant ces traditions empruntées en formes distinctement coréennes[111].
La culture riche et dynamique de la Corée du Sud a laissé 21 éléments classés aupatrimoine culturel immatériel de l'UNESCO[112], le quatrième plus grand patrimoine culturel immatériel national au monde de ce point de vue, ainsi que15 sites du patrimoine mondial. Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme encourage activement les arts traditionnels, ainsi que les formes modernes, par le biais de programmes de financement et d'éducation[113].
On peut aussi constater que la culture populaire sud-coréenne occupe une place importante dans la société contemporaine et contribue à la diffusion internationale du pays. Il y a donc ce qu'on appelle les dramas noté séries télévisées sud-coréennes qui se caractérisent souvent par un format court, des récits centrés sur les relations humaines notamment les relations sentimentales, amoureuses et la vie quotidienne en Corée du Sud ainsi qu'un style visuel soigné[114].
Les Sud-Coréens doivent recevoir la permission de leur gouvernement pour visiter laCorée du Nord ; à défaut, ils peuvent être emprisonnés à leur retour, en application de laLoi de sécurité nationale.
Commémore le départ d’un mouvement d’indépendance de tout le pays s’opposant à la colonisationjaponaise, le, lors des funérailles du dernier empereur coréen,Gojong
Sur le plan national, les objets et les bâtiments possédant une valeur historique et artistique exceptionnelle ont été regroupés dans la liste destrésors nationaux.
L'art coréen a été fortement influencé par lebouddhisme et leconfucianisme, comme en témoignent les nombreuses peintures, sculptures, céramiques et arts du spectacle traditionnels[118]. Effectivement, le bouddhisme aurait connu des temps glorieux surtout de 668 à 935. Puis sous la dynastie Koryo, cette religion influence beaucoup l'art. Malgré le fait qu'elle n'a pas pu s'ancrer dans cette société, le bouddhisme est encore une grande source d'inspiration dans l'art[119]. Lapoterie et la porcelaine coréennes, telles que lebaekja et lebuncheong deJoseon, ainsi que lecéladon deGoryeo, sont bien connues dans le monde entier[120]. Lacérémonie coréenne du thé(en), lepansori, letalchum et lebuchaechum sont également des arts du spectacle coréens remarquables.
L'art coréen moderne d'après-guerre a commencé à prospérer dans lesannées 1960 et1970, lorsque les artistes sud-coréens se sont intéressés aux formes géométriques et aux sujets intangibles. Établir une harmonie entre l'Homme et la nature était aussi une des priorités de cette époque. En raison de l'instabilité sociale, les questions sociales sont apparues comme des sujets majeurs dans lesannées 1980. L'art a été influencé par divers événements et expositions internationaux en Corée, qui ont apporté plus de diversité sur le plan artistique[121]. Leparc olympique de Séoul en 1988, la transposition de l'édition 1993 de labiennale de Whitney àSéoul, la création de labiennale de Gwangju et le Pavillon coréen à labiennale de Venise en 1995 constituent des évènements remarquables[122],[123],[124].
L'architecture traditionnelle coréenne se caractérise par son harmonie avec la nature. Les architectes anciens ont adopté lesystème de supports caractérisé par destoits de chaume et des planchers chauffants appeléondol[125]. Les gens des classes supérieures ont construit des maisons plus grandes avec des toits de tuiles élégamment incurvés et des avant-toits relevables. L'architecture traditionnelle peut être vue dans les palais et les temples, les vieilles maisons préservées appeléeshanok et les sites spéciaux comme le village folklorique deHahoe, le village historique deYangdong et levillage folklorique coréen[126]. L'architecture traditionnelle peut également être vue sur plusieurs sites dupatrimoine mondial de l'UNESCO[127].
L'architecture coréenne moderne est entrée dans une nouvelle phase de développement lors de la reconstruction après la guerre de Corée, intégrant les tendances et les styles architecturaux modernes. Stimulé par la croissance économique des années 1970 et 1980, le réaménagement actif a ouvert de nouveaux horizons dans la conception architecturale. Au lendemain des Jeux olympiques de Séoul de 1988, la Corée du Sud a connu une grande diversité de styles dans son paysage architectural avec l'ouverture du marché aux architectes étrangers[129]. Les efforts architecturaux contemporains ont tenté d'équilibrer la philosophie traditionnelle de « l'harmonie avec la nature » et l'urbanisation rapide que le pays a traversée ces dernières années[130].
En raison de l'histoire tumultueuse de la Corée, la construction et la destruction se sont répétées sans cesse, ce qui a donné lieu à un mélange intéressant de styles et de conceptions architecturales[131].
La cuisine coréenne,hanguk yori (한국요리; 韓國料理), ouhansik (한식; 韓食), a évolué à travers des siècles de changements sociaux et politiques. Les ingrédients et les plats varient selon la province. Il existe de nombreux plats régionaux importants qui ont proliféré sous différentes variantes à travers le pays de nos jours. Lacuisine de la cour royale coréenne(en) rassemblait autrefois toutes les spécialités régionales uniques pour la famille royale. Les repas consommés à la fois par la famille royale et par les citoyens ordinaires ont été réglementés par une culture unique de l'étiquette.
La cuisine coréenne est en grande partie basée sur leriz, lesnouilles, letofu, leslégumes, lepoisson et lesviandes. Les plats traditionnels se distinguent par le nombre de plats d'accompagnement,banchan (반찬), qui accompagnent le riz à grains courts cuit à la vapeur. Chaque repas est accompagné de nombreuxbanchan. Lekimchi (김치), un plat de légumes fermentés généralement épicés, est couramment servi à chaque repas et est l'un des plats les plus connus. La cuisine coréenne implique généralement un assaisonnement intense avec de l'huile de sésame, dudoenjang (된장, un type de pâte de soja fermentée), de la saucesoja, dusel, de l'ail, dugingembre et dugochujang (고추장, une pâte de piment). D'autres plats bien connus sont lebulgogi (불고기), du bœuf mariné grillé ;gimbap (김밥); et letteokbokki (떡볶이), une collation épicée composée d'un gâteau de riz assaisonné de gochujang ou d'une pâte de piment épicée.
Les soupes font également partie intégrante d'un repas et sont servies dans le cadre du plat principal plutôt qu'au début ou à la fin du repas. Les soupes connues sous le nom deguk (국) sont souvent préparées avec de la viande, des crustacés et des légumes. Semblable au guk, letang (탕; 湯) contient moins d'eau et est plus souvent servi dans les restaurants. Un autre type est lejjigae (찌개), un ragoût généralement fortement assaisonné de piment et servi bouillant.
Lors des cérémonies d’ouverture desJeux olympiques de2000,2004 et2006, les deux Corée ont défilé ensemble sans toutefois concourir sous un même drapeau lors des épreuves. Elles ne sont plus parvenues à se mettre d'accord depuis 2008.
L’accès des Sud-Coréens à lasociété de consommation s’est traduit par une diversification des loisirs : alors que les promenades dans les parcs restent un des passe-temps favoris en fin de semaine, les jeunes Sud-Coréens apprécient les sorties au café ou au cinéma, tandis que le taux d’accès à Internet compte parmi les plus élevés au monde.
Outre la pratique des sports coréens traditionnels (comme le tir à l’arc ou letaekwondo), lefootball et lebaseball sont particulièrement populaires[136].
Une autre passion est la pratique desjeux vidéo. On trouve en Corée du Sud de véritablescompétitions très médiatisées, notamment deStarCraft 2: Wings of Liberty. En effet, des chaînes de télévisions retransmettent les événements, qui sont parfois entrecoupés par des concerts deK-pop. On trouve également beaucoup d'adeptes deMMO en particulier pour jouer à des jeux tels queAion dans lesPC-bangs[134].
La Corée du Sud est aussi connue pour avoir de nombreux joueurs professionnels deGo commeLee Sedol. C'est un loisir en plein essor et les joueurs coréens occupent le devant de la scène internationale.
La Corée du Sud est le premier marché au monde pour les produitscosmétiques masculins[137].
Le système scolaire coréen est semblable à celui duJapon. En effet, il est divisé en 5 niveaux : école maternelle, école primaire, collège, lycée et université. Les enfants sont scolarisés à partir de l'âge de6 ans.
SelonCIA World Factbook, le taux d'alphabétisation des personnes âgées de plus de15 ans en Corée du Sud est 97,9 % en 2012 (soit 99,2 % pour les hommes et 96,6 % pour les femmes)[138]. Depuis la partition de la Corée, l'anticommunisme tient une place importante dans l’enseignement moral et civique[139].
L'immigration en Corée du Sud est faible en raison des politiques d'immigration restrictives résultant de la forte opposition des Coréens aux immigrants[140]. Cependant, ces dernières années, avec l'assouplissement de la loi, l'afflux d'immigrants en Corée du Sud a augmenté, les résidents étrangers représentant 4,9 % de la population totale en 2022 (2 245 912 résidents étrangers)[82]. Cependant, beaucoup d'entre eux sont desCoréens ethniques ayant une citoyenneté étrangère. De nombreux résidents deChine, desÉtats post-soviétiques, desÉtats-Unis et duJapon sont en fait des Coréens ethniques rapatriés qui peuvent répondre aux critères d'acquisition accélérée de la citoyenneté sud-coréenne[83]. Par exemple, les migrants en provenance de Chine (RPC) représentent 56,5 % des ressortissants étrangers, mais environ 70 % d'entre-eux sont desJoseonjok (조선족), des citoyens chinois de nationalité coréenne[84]. Sur l'ensemble des ressortissants étrangers, 557 057 étaient des résidents de courte durée avec des contrats de travail à durée déterminée[141].
Parmi les États industrialisés membres de l'OCDE, la Corée du Sud est le pays où le taux desuicides (28,1 suicides pour 100 000 personnes en 2018[69]) est le plus élevé : le suicide est la première cause de décès entre 20 et40 ans[142]. En quatre ans (2018-2022), le taux de suicide dans le pays a connu une hausse de 32 %, particulièrement chez les jeunes femmes[143]. La société sud-coréenne est décrite comme «:hyper-compétitive où les pressions et le stress sont constants », expliquant en partie le taux de suicide très élevé du pays[144].
L'adultère est dépénalisé par la Cour constitutionnelle en 2015. Depuis 1953, près de 100 000 personnes ont été condamnées à des peines de prison pour cette raison[145]. La Corée du Sud est l'un des rares pays industrialisés à interdire l'avortement. Toutefois, la Cour Constitutionnelle demande en 2018 une modification de la législation.Actuellement, les femmes qui se font avorter sont passibles d'un an d'emprisonnement et d'une amende.[Quand ?] Les médecins encourent deux ans d'emprisonnement[146].
Les enfants et adolescents sans-abri seraient environ 250 000 dans toute la Corée du Sud[147]. Les loyers représentent 50 % dessalaires des Sud-Coréens, mais de nombreusesmaisons sont « si petites que même avec seulement un ou deux résidents, elles sont déjà surpeuplées », selon le rapporteur spécial desNations unies sur le logement[68].
Les Sud-Coréens et plus particulièrement les jeunes générations semblent peu confiants en l'avenir. Selon un sondage réalisé en 2019, 72 % des hommes et 79 % des femmes âgés de 19 à 34 ans souhaitent émigrer, 8 personnes sur 10 âgés de 19 à 34 ans voient la situation actuelle du pays comme un« enfer », tandis que le chiffre est plus bas chez les personnes plus âgées de 35 à 59 ans, avec 6,5 personnes sur 10 voyant la situation actuelle du pays comme un« enfer ». L'analyse a été faite à partir de 5000 Sud-Coréens[148],[68]. Depuis lesannées 2000, les jeunes Sud-Coréens ont le sentiment que les inégalités de conditions sont devenus trop fortes, que les classes moyennes et supérieures ont monopolisé les bonnes universités les bonnes écoles et l'accès aux bonnes œuvres. Dans une enquête publiée parThe Hankyoreh, 85 % des jeunes étaient d'accord avec l'affirmation suivante : « Les gens nés pauvres ne pourront jamais rivaliser avec ceux qui sont nés riches »[68].
La Corée du Sud compte plus de 350 000 résidents étrangers en situation irrégulière en 2019[149]. Quand les autorités arrêtent des étrangers en situation irrégulière, elles emprisonnent avec eux leurs enfants, même si ceux-ci sont en bas âge. Cette pratique est dénoncée par les ONG de défense des droits de l’homme, mais jusqu'à présent sans succès. L’ONGWorld Vision Korea rappelle que la Corée du Sud viole les conventions internationales sur les droits de l’enfant qu’elle a pourtant signées[149].
La Corée du Sud importe une partie de sa main d’œuvre de l’étranger, en général d'Asie du Sud-Est. Mais elle reste méfiante et plutôt xénophobe à l'égard de ces derniers. Ces ouvriers migrants occupent souvent des emplois mal payés et dangereux, souffrent souvent de mauvaises conditions de travail et d'employeurs abusifs. Ils ne peuvent changer d’emploi sans l’autorisation de leur patron. Les accidents du travail sont nombreux, de même que les descentes de police, arrestations et expulsions lorsque leur visas arrivent à leur terme[149].
Hiérarchie des âges résultant de la domination coloniale japonaise
La société sud-coréenne est marquée par de graves coutumes hiérarchiques liées à l'âge. Même leJapon, langue dont le systême honorifique est aussi développé que celui du coréen, n'atteint pas la même niveau que la Corée du Sud. Voilà pourquoi les non-Coréens ont des difficultés à vivre en Corée du Sud[150].
En Corée du Sud, quelle que soit petit degré d'écart d'âge, si l'année de naissance n'est pas la même, la hiérarchie est établie comme suit :Hyeong (형),Oppa (오빠) (signifiant tous deux « grand frère »),Nuna (누나),Eonni (언니) (signifiant tous deux « grande sœur »),Dongsaeng (동생, signifiant « petit frère/petite sœur »), et ils ne sont pas considérés comme des amis communs. (Cette expression ne se limite pas aux liens familiaux en Corée.)[151] Même, la personne qui a au moins un an de moins que l'autre doit employer des formules de politesse ou deshonorifiques linguistiques, si la relation n'est pas très étroite. Par conséquent, contrairement à d'autres pays, il est courant en Corée du Sud et en Corée du Nord de demander fréquemment aux gens leur âge[152]. Dans les pays et régions hors de Corée, il est courant de ne pas tenir compte des différences d'âge lorsqu'on se fait des amis[153].[style à revoir]
Beaucoup pensent qu'il s'agit d'une coutume duconfucianisme, mais c'est inexact. Jusqu'à lapériode Joseon, contrairement à aujourd'hui, dans la péninsule coréenne, l'âge n'était pas considéré comme un critère déterminant ; il était donc courant de nouer des amitiés avec des personnes ayant peu d'écart d'âge[154].
En réalité, le système éducatif durégime colonial japonais a influencé la société sud-coréenne comtemporaine. Les écoles normales (師範学校shihan gakkou) de l'Empire du Japon sont à l'origine même de la hiérarchie des âges en Corée du Sud[155].
Les écoles normales de l'Empire du Japon adoptèrent une méthode éducative qui combinait l'enseignement scolaire moderne de style occidental et l'enseignement de style militaire afin de former des sujets qui se soumettraient volontairement à l'Empereur du Japon. Il s'agit d'une structure où les supérieurs hiérarchiques contrôlent les subordonnés de manière quasi militaire. Ce système a également été introduit dansla péninsule coréenne lors de la domination coloniale japonaise. L'école normale de Gyeongseong (Keijō) (경성사범학교), établie dans la péninsule coréenne pendant la domination coloniale japonaise, a également adopté un système disciplinaire dans lequel les élèves plus âgés pouvaient contrôler les élèves plus jeunes et même leur infliger des châtiments corporels. Les élèves coréens plus âgés étaient même autorisés à infliger des châtiments corporels aux élèves japonais plus jeunes. Sachant que les Coréens ont subi l'oppression et la discrimination de la part des Japonais, dugouverneur-général de Corée et du gouvernement japonais pendant la période coloniale, ce cas illustre l'influence considérable de la hiérarchie fondée sur l'âge dans les écoles japonaises modernes avant 1945[156].
Avec la défaite de l'Empire du Japon en 1945 et l'établissement du commandement suprême des forces alliées (GHQ) au Japon, la dissolution de l'armée japonaise et la refonte complète du système éducatif japonais, l'ordre hiérarchique dans la société japonaise s'est affaibli et la hiérarchie fondée sur l'âge est devenue plus légère, voire a disparu[157],[158].
Cependant, depuis quePark Chung-hee, qui a servi dans l'armée duMandchoukouo, un État fantoche de l'Empire du Japon, est devenu président, la Corée du Sud a renforcé cette hiérarchie de type militaire de l'Empire du Japon dans toute la société. À titre d'exemple, l'administration dePark Chung-hee a publié et diffusé le Programme national d'éducation (국민교육헌장), qui s'inspirait du Rescrit impérial sur l'éducation du Japon. Ce programme, conjugué à la tradition confucéenne du respect de l'ancienneté et à sa perversion, a engendré la hiérarchie d'âge rigide et d'autres pratiques hiérarchiques néfastes que l'on observe actuellement en Corée du Sud. De ce fait, le calcul de l'âge tel qu'il est pratiqué à l'échelle internationale est peu répandu en Corée du Sud, et l'« [[Âge (système coréen)|âge coréen]] » y reste prédominant, contrairement aux pays voisins d'Asie de l'Est. Parce-que une différence d'à peine un an peut déterminer la hiérarchie sociale en Corée du Sud[159],[160].
↑ChalmersJohnson,Blowback: The Costs and Consequences of American Empire, Owl Book,, 2000, rev. 2004 éd.,99–101(ISBN0-8050-6239-4,lire en ligne) L'auteur y explique que les habitants de cette île très éloignée de la côte méridionale de la Corée du Sud commémoraient le départ du Japon, fête qui a été réprimée, laquelle répression a engendré des protestations contre la police ainsi que contre les autorités sud-coréennes. Ces protestations ont à leur tour fait l'objet d'une répression encore plus meurtrière.
↑« La Corée du Sud et le miracle démasqué », "Le Japon passe un accord de dix ans (1965-1975) qui prévoit une aide économique de 500 millions de dollars dont 300 millions sous forme de dons.", surcadtm.org(consulté le).
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↑« En Corée du Sud, les escroqueries au « jeonse », système d’accès au logement typique du pays, virent au casse-tête politique »,Le Monde.fr,(lire en ligne, consulté le)
↑« Derrière « Squid Game », la violence sociale en Corée du Sud »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le)
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↑« Portail de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) »,Organisation internationale de la Francophonie,(lire en ligne[archive du], consulté le)
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