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LaCorée est un pays d'Asie de l'Est divisé en 1945 en deux zones d'occupation, puis en 1948 en deuxÉtats souverains et antagonistes, laCorée du Sud (république de Corée) et laCorée du Nord (république populaire démocratique de Corée), qui revendiquent la représentation de l'ensemble de la Corée. Le territoire de la Corée a des frontières terrestres avec laChine et laRussie, une frontière maritime avec leJapon, et trois façades maritimes sur lamer Jaune à l'ouest, ledétroit de Corée au sud et lamer du Japon à l'est que les Coréens appellent mer de l'Est. Il occupe une superficie de 220 258 km2[1],[2]. La Corée s'étend principalement sur lapéninsule de Corée, entourée de nombreusesîles ainsi que des terres situées entre l'isthme de Corée et les fleuvesYalou etTumen.
La Corée est peuplée de plus de 75 millions d’habitants presque exclusivementcoréens. À la suite de la fin de lacolonisation japonaise (1905 –1945), la Corée retrouve son indépendance. Les tensions entre le camp descommunistes, soutenus par l'URSS et la Chine, et le Sud, soutenu par lesÉtats-Unis, empêchent de trouver un accord sur la formation d'un gouvernement unifié. La péninsule est divisée en 1945 par l'URSS et les États-Unis sous promesse de réunifier rapidement le pays par un gouvernement unitaire démocratiquement élu. Le climat politique turbulent et les intérêts géopolitiques des deux grandes puissances empêchent cette réunification. Par conséquent, les deux camps divisés se constituent en États :
enaoût 1948, le Sud forme larépublique de Corée qui occupe 45 % du territoire de la péninsule. La Corée du Sud est quelque temps une dictature autoritaire avant de devenir dans les années 1990 unedémocratie représentative à orientationcapitaliste. Elle compte en2017 environ deux tiers des habitants de la péninsule ;
La division étatique ne permet pas de stabiliser le climat politique sur la péninsule. Le, la Corée bascule dans laguerre et demeure depuis 1953, à la suite de la signature de l'armistice de Panmunjeom, dans une situation deconflit gelé.
En plus des deux États souverains, le peuple coréen a une largediaspora aux États-Unis, dans les ex-républiques soviétiques et en Chine. Les Chinois ethniquement coréens habitent lapréfecture autonome coréenne de Yanbian, au nord-est de laprovince duJilin. Cette région peut être assimilée à l'un destrois royaumes historiques, celui deGoguryeo. Ainsi que dans la province duLiaoning, notamment àDandong où se situe lePont de l'amitié sino-coréenne. Il y a également des quartiers coréens importants àPékin, ainsi qu'àWeihai, à l'Est de la péninsule duShandong, proche du parallèle séparant les deux Corées.
Le paysage se compose à 70 % de zonesmontagneuses partiellement couvertes de forêts à l’est et séparées par des vallées profondes et étroites. Dans l’ouest et le sud, on trouve des plaines côtières peuplées et cultivées.
Ses côtes sont très découpées, et on y compte plus de trois mille îles dont la principale estJeju, située à 85 km au sud de la péninsule.
Le cas desrochers Liancourt (appelés aussi « Dokdo » en Corée, « Takeshima » au Japon) est particulier : ils sont unilatéralement occupés et administrés par la Corée du Sud depuis1954, malgré revendication par leJapon (en 1954, 1962 et 2012).
Le climat local est typique des façades orientales des continents, mais avec des nuances selon les zones. La côte sud a unclimat subtropical humide et est touchée par le régime des moussons appelé localement lejangma, permettant notamment la culture du riz. En remontant vers le nord, le climat devient très vitecontinental avec des hivers de plus en plus rudes car plus influencé par laSibérie. Les hivers sont relativement secs.
La péninsule reste exposée aux aléas climatiques : ainsi, lesinondations en Corée du Nord ont causé, en, plus de600 morts et disparus et touché plus d’un million de personnes[3], entraînant une demande d’aide internationale du gouvernement nord-coréen et des appels à dons d’ONG[4].
La végétation naturelle dans la péninsule coréenne peut être classifiée selon quatreécorégions principales, essentiellement en fonction de la rudesse des hivers. Tout au sud, sur la côte exposée à un climat subtropical et pratiquement à l'abri des gelées, elle est normalement constituée d'une forêt toujours verte de typelaurisylve (forêts sempervirentes de Corée méridionale) tandis que la plus grande partie de la péninsule est couverte par des arbres à feuilles caduques (forêts décidues de Corée centrale). Toutefois, ce sont des régions très peuplées, en grande partie urbanisées ou consacrées à l'agriculture. Dans les montagnes et dans le Nord de la Corée, les conifères se font de plus en plus présents, notamment lepin blanc de Corée et lesapin de Mandchourie : ce sont les zones desforêts mixtes de Mandchourie etcelle des monts Changbai[5].
Dans les textes chinois antiques, la Corée est désignée sous le nom de « fleuves et montagnes brodés dans la soie » (錦繡江山) et « la nation orientale du décorum » (東方禮儀之國). AuxVIIe et VIIIe siècles, laroute de la soie a relié la Corée à l’Arabie. Dès845, les commerçants arabes ont écrit :« au-delà de la Chine est une terre où l’or abonde et qui est appeléeSilla. Les musulmans qui y sont allés ont été charmés par le pays et tendent à s’y installer et à abandonner toute idée de partir. »[réf. nécessaire]
Lehanbok est le vêtement traditionnel coréen. D'apparence générale assez sobre, il peut comporter certains raffinements.
Le tigre blanc (백호), le dragon bleu (청룡), le phénix rouge (주작) et la tortue noire (현무) sont les quatre gardiens de la Corée ancestrale dans lamythologie coréenne[6].
Il existe traditionnellement plusieurs types de musiques, selon les cultures, en Corée :
les musiques de cour, telles les aak et tangak, d'inspiration chinoise, ou le hyangak, qui, à partir duVIe siècle, devient plus local,
les musiques chamaniques, telles que lesamulnori et ses danses tournantes, dans lesnongak ou lesinawi, improvisé,
la musiquebouddhique, reprenant généralement les rituels apportés de Chine dubouddhisme chán (appeléson localement,thiền au Viêt Nam etzen au Japon), tandis que lehwach'ong s'inspire davantage du folklore local,
La péninsule coréenne se distingue également par sacuisine, qui fait la part belle aux plats d'accompagnements (banchan servi lorsque l'on consomme du riz), parmi lesquels il existe une grande variété de légumessaumurés (kimchi), et parfois très épicés. On remarque une grande présence du sésame et de l'huile de sésame grillée, ainsi que, depuis le milieu duXXe siècle, de nombreux plats pimentés. Les plats les plus souvent représentés à l'étranger sont :
lebulgogi (barbecue coréen), utilisant généralement des fines tranches debœuf (viande,langue) marinée, souvent deporc et parfois de fruits de mer,
lebibimbap (plat de riz couvert de cinq aliments de couleurs différentes),
lesgimbap (mets proche dumakizushi japonais, mais au sésame et généralement végétarien),
lestteok (aliments à base de pâte deriz gluant), base de différents plats, salés ou sucrés,
lesmandu (équivalent desjiaozi chinois). Comme pour lesgyoza japonais, ils sont généralement frits quand servis à l'étranger, mais comme pour lesjiaozi, ils peuvent également être bouillis ou cuits à la vapeur en Corée.
De fortes tensions ont toujours existé entre les parties depuis laguerre froide, celles-ci trouvant son paroxysme durant laguerre de Corée de 1950 à 1953. Depuis, la zone tampon située le long de lafrontière entre les deux États, dite « zone coréenne démilitarisée » (DMZ), concentre le plus grand nombre de forces armées au monde[7]. Le village dePanmunjeom, lieu de signature ducessez-le-feu de 1953, est l’endroit où se déroulent traditionnellement les négociations entre les deux Corée.
La déclaration conjointe Nord-Sud du est la pierre angulaire des nouvelles relations qu’entretiennent les deux États, en vue d’uneréunification de la péninsule.
Le, la Corée du Nord annonce qu'elle met fin aux accords de non-agression avec la Corée du Sud et qu'elle coupe, par la même occasion, letéléphone rouge entre Pyongyang et Séoul.
Le 3 octobre2333 av. J.-C. : fondationmythique de la Corée parDangun, fils de Hwanung et d’uneourse transformée en femme. Plus tard, Gaya apporte des éléments civilisationnels deChine (culture duriz, tissage et élevage des vers àsoie). On appelle aujourd’hui la Corée de cette époqueGo-Joseon (signifiant Corée ancienne)[8],[9].
Défaite et vassalisation de la Corée par les Chinois mandchous en1637,dynastie des Qing, la Corée est surnomméele royaume ermite et les étrangers qui entrent ont interdiction d’en sortir.
1894 : les paysans coréens sonttrès mécontents et réclament des réformes économiques et sociales, à cause de l’augmentation des impôts et de l’inflation du prix des biens de première nécessité. Ne pouvant gérer la crise, la Corée demande de l’aide à la Chine.
Fin : la Corée est obligée de signer une alliance militaire avec le Japon.
1953 : fixation de la frontière entre les deux États[11].
Pont et point de passage entre la Chine et le Japon, depuis ses origines, la Corée a vu sa décolonisation être un échec : le Nord, se rapprochant de larépublique populaire de Chine, a adopté une politique communiste basée sur le culte de la personne (juche), tandis que le Sud est sous l' influence desÉtats-Unis. La guerre de Corée a rendu ces deux parties dépendantes de leurs parrainages. Le Sud est en coopération compétitive économique avec le Japon pour s’affirmer. Le Nord s’affirme vis-à-vis du parrain chinois en se faisant plus communiste encore. L’Union soviétique et lesÉtats-Unis se sont affrontés par pays interposés, évitant un conflit direct qui, à l’époque aurait pu mener à une escalade atomique (le limogeage deMacArthur en était une preuve). Très vite préoccupée par la situation en Europe, l’Union soviétique s’est désengagée du conflit, laissant la place à larépublique populaire de Chine.
Un accord de paix historique a été signé le entre les deux présidents, le sud-coréen Roh Moo-hyun et le nord-coréen Kim Jong-Il. Il met officiellement fin à la guerre de Corée, débutée en1950. En effet, un simplearmistice avait été signé en 1953[12]. Mais depuis peu, la Corée du Nord, devenue le neuvième pays à posséder l'arme atomique, multiplie les « provocations », notamment avec ses essais nucléaires et des bombardements délibérés du territoire sud-coréen, dontcelui de Yeonpyeong le est l’incident le plus sérieux depuis la fin de la guerre en 1953. Pour certains analystes[13], le régime de Pyongyang chercherait par son attitude belliqueuse à maintenir sa population dans un semi-état de guerre permanent permettant de lui faire accepter les privations qu’elle subit, d’autant plus que la situation alimentaire de la Corée du Nord s’est aggravée de façon catastrophique ces dernières années, avec des menaces récurrentes de famine[14]. Cette dictature adopte cependant un comportement paradoxal. En effet, un mois avant le bombardement de Yeonpyeong, elle réclamait encore une aide humanitaire à sa voisine du sud qui ne la lui avait jamais refusée jusque-là[15] : une attitude qui trahit un affaiblissement significatif du régime totalitaire de Pyongyang.[non neutre]