Le symbole de risques desrayonnements ionisantsTableau périodique avec les éléments colorés selon lademi-vie de leur isotope le plus stable.
Éléments qui contiennent au moins un isotope stable.
Éléments radioactifs : l'isotope le plus stable possède une demi-vie de plus de 4 millions d'années.
Eléments radioactifs : l'isotope le plus stable possède une demi-vie de 800 à 34000 ans/
Éléments radioactifs : l'isotope le plus stable possède une demi-vie de 1 jour à 103 ans.
Éléments très radioactifs : l'isotope le plus stable possède une demi-vie entre quelques minutes et un jour.
Éléments extrêmement radioactifs : l'isotope le plus stable a une demi-vie de moins de quelques minutes.
Lacontamination radioactive est le phénomène se produisant quand un produitradioactif se dépose sur un objet ou un être, ou bien estingéré ouinhalé par un être. La contamination se distingue de l'irradiation, événement au cours duquel l'objet ou l'être est soumis à unrayonnement ionisant.
En France, la contamination radioactive est définie légalement par la réglementation comme étant « la présence indésirable, à un niveau significatif, de substances radioactives à la surface ou à l’intérieur d’un milieu quelconque »[1]. C'est unaléa technologique évaluable.
Dans le cas d'uneirradiation, il suffit d'isoler ou d'éloigner l'objet ou l'être de la source de rayonnement pour que l'effet de l'irradiation cesse.Dans le cas de la contamination, l'objet ou l'être est en contact permanent avec la source radioactive qui produit une irradiation continue et durable tant que l'on n'a pas éliminé d'une manière ou d'une autre la source radioactive déposée ou ingérée. La contamination est dite "fixée" quand on ne peut pas l'éliminer.Dans le cas d'une inhalation ou d'une ingestion, il y a irradiation interne (à l'intérieur du corps) ; ainsi localisée, cette contamination est plus difficile à éliminer (généralement, elle est évacuée naturellement). Si la source de rayonnement ingérée ou inhalée est suffisamment forte, l'être contaminé peut devenir lui-même une source de rayonnements.
La contamination peut se propager dans lachaîne alimentaire : un être devient contaminé lorsqu'il ingère un animal ou une plante contaminée.
En raison des matières radioactives qu'ils contiennent ou produisent, les centrales nucléaires de production d'électricité, les sites industriels de production du combustible ou traitant les déchets nucléaires, certains laboratoires de recherche et l'utilisation de sources radioactives en médecine et dans l'industrie sont des sources potentielles de contamination et d'irradiation.
Le principal effet de la contamination est celui de l'irradiation induite par le produit radioactif absorbé ou déposé sur le corps. Cependant, un certain nombre de produits radioactifs présentent, en plus de leurradiotoxicité, une toxicité chimique qui peut d'ailleurs constituer le risque le plus important (cas desactinides,uranium,plutonium…).
Lorsque des isotopes radioactifs sont ingérés par un individu, ils peuvent se concentrer dans certains organes (par exemple les os, lathyroïde) et favoriser l'apparition de cancers. L'irradiation provoque des lésions de l'ADN entraînant des ruptures de ladouble hélice ainsi que des altérations au niveau des bases azotées.
Malgré les mécanismes de réparation de l'ADN, des altérations peuvent subsister avec pour conséquence une mort cellulaire parapoptose ou encore, des effets conduisant à lacancérogenèse avec potentiellement des effets héréditaires.
Au niveau tissulaire, la gravité de l'irradiation dépend de ladose (dose-dépendante). Leseffets déterministes (à l'inverse des effetsstochastiques ou aléatoires) sont précoces (quelques heures à un mois après irradiation) et n'apparaissent qu'au-dessus d'une dose seuil. Ils peuvent être réversibles si les lésions survenues ne sont pas trop sévères.
Chemins de contamination radioactive vers l'être humain.
La contamination est provoquée par l'ingestion, l'inhalation ou l'absorption de substances radioactives. Afin de la réduire et d'éviter sa propagation, les principales mesures seront d'identifier les risques de contamination et d'éviter d'entrer en contact avec les substances contaminantes :
en cas d'accident nucléaire, par le confinement et/ou l'évacuation des personnes concernées et par utilisation de tenues et de moyens de protection adaptés,
Les risques proviennent d'une contamination de l'environnement : l'atmosphère, les sols et les eaux, la chaîne alimentaire
La contamination de l'atmosphère
Se produit grâce à plusieurs facteurs il y a l'eau, l'air et les conditions météorologiques. Les particules les plus lourdes retombent aux environs immédiats du point d'émission et contaminent le sol. Les aérosols ou le gaz de faible densité ont tendance à se disperser donc se diluer dans l'air ambiant.
La contamination dessols et deseaux
La contamination de l'eau et du sol se fait dans le sol en fonction de multiples facteurs, tels que la géologie du lieu, la prospérité et la perméabilité des roches et aussi les réseaux hydrologiques (courants, débits…)
La contamination de lachaîne alimentaire
La contamination des chaînes alimentaires fait suite à la contamination de l'eau et des sols car les animaux boivent l'eau des rivières… et le bétail mange l'herbe et les animaux se nourrissent les uns des autres, les planctons se contaminent comme l'eau est contaminée. Comme l'homme se nourrit avec de la viande, du poisson, des laitages, il en résulte une contamination de la chaîne alimentaire.
Protection des populations en cas d'accident nucléaire
La première action pour éviter la contamination est le confinement. L'ordre de confinement est donné par les autorités, en France sous la forme d'unesirène (réseau national d'alerte « RNA »). Le confinement consiste à s'enfermer dans un local (domicile, lieu public, entreprise, école…) et à en boucher les ouvertures, et à s'abstenir de toute ingestion (ne pas boire, ne pas manger) en attendant les consignes, données en général parradio.
Une action aidant à prévenir la contamination d'un être consiste à saturer l'organisme d'une substance voisine de la substance radioactive contaminante, mais n'en contenant que des isotopes stables. Ces isotopes occupent tous les sites disponibles où ils peuvent se fixer, diminuant les risques pour la substance radioactive de le faire. On recommande ainsi aux populations exposées à d'éventuels risques d'exposition à de l'iode radioactif d'absorber dès le début de l'alerte des sels d'iode stables[réf. nécessaire].
Dans les entreprises ou les professions à risques, le personnel dispose d'équipements et de tenues adaptés : vêtements jetables, gants, masques et si besoin (en cas de risque d'inhalation)appareils respiratoires isolants (ARI), voire combinaison étanche dite « NRBC » (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).
La tenue de base est la tenue de travail obligatoire chez les principaux exploitants nucléaires en France (CEA,Areva,EDF), qui remplace en zone contrôlée les vêtements de ville. Elle est composée :
Tenue active (également désignée par « tenue rouge ») utilisée pour les interventions dans les zones présentant un risque non nul de contamination. Elle comprend en particulier, en plus de la tenue universelle :
Tenuevinyle (également désignée par « tenue Emmanuelle »), utilisée lorsqu'il y a des risques de contamination par des liquides. En plus de la tenue active, elle est constituée :
D'une paire de gants supplémentaire ;
D'une veste vinyle avec cagoule ;
D'un pantalon vinyle ;
De surbottes (éventuellement intégrées au pantalon).
Tenue étanche ventilée : si la contamination du milieu est très importante, les opérateurs interviennent dans une combinaison gonflable, de manière à rester en surpression par rapport au milieu extérieur contaminant. L'alimentation en air est effectuée par des tuyaux souples munis de raccords spécifiques.
Enfiler la tenue complémentaire et mettre la deuxième paire de gants sur la tenue et la deuxième paire de surbottes.
Mettre en place l'appareil filtrant (tester l'étanchéité et vérifier qu'aucun cheveu ne se trouve sous le caoutchouc).
Enfiler le calot en dégageant la visière.
Éventuellement, mettre encore une paire de gants et une paire de surbottes.
Les techniques de déshabillage, l'objectif est de retirer les protections et de se contrôlerde manière à éviter la propagation de la contamination à l'extérieur de la zone concernée:
Changer de gants de travail.
Enlever sa paire de surbottes en quittant le plan de travail et en rentrant dans le sas de sortie.
Enlever une paire de gants.
Enlever le calot (et la cagoule).
Retirer la tenue complémentaire.
Retirer une paire de surbottes en passant à l'extérieur.
Retirer la dernière paire de gants.
Contrôle de non contamination des mains.
Contrôle de l'appareil filtrant et de certaines zones (semelles, chaussures, genoux, coudes…).
Une fois la contamination survenue, les principales mesures sont l'isolement, pour éviter de disséminer la contamination et d'irradier d'autres êtres, et le nettoyage (douche) pour enlever le produit contaminant déposé à l'extérieur. Il faut aussi distribuer de l'eau et de la nourriture saine aux populations.
Ladécontamination interne permet de diminuer ou même d'éliminer les radionucléides dans le corps. On parle dedécorporation. Celle-ci est réalisée grâce à des substances chimiques appelées « décorporants »[3]. Ces décorporants peuvent être administrés sous forme de médicaments.
En premier lieu, leBleu de Prusse ou bleu DI (DI : décontamination interne) est unferrocyanure, commercialisé aux États-Unis et en Allemagne, sous le nom de Radiogardase, mais disponible à la pharmacie centrale des armées en France. Cette grosse molécule n'est pas absorbée par le tube digestif, mais absorbe lecésium 137, et lethallium en les emprisonnant définitivement et les éliminant par les selles alors colorées en bleu foncé. Le Bleu de Prusse se prend par voie orale, à raison de 3 à 9 grammes par jour, réparti en trois prises. Il permet de diminuer jusqu'à 75 % la contamination par le césium et le thallium, sans aucun effet secondaire grave, si ce n'est uneconstipation. Contre indication : chez l'enfant.
Le Ca-DTPA ou Zn-DTPA (acide dietylénetriamine) donnée par injections intraveineuses répétées permet l'élimination du Plutonium 239 et de l'Américium.
Lespectines protègent également (présentes dans les pommes, soja, graine de tournesol) ainsi que les phytates (présentes dans les haricots, pois, et céréales complète et la zybicoline (présente dans lemiso).
D'autres médicaments de décorporation des nucléides existent : Phosphate (pour le phosphore radioactif le BAL (dimercaprol)… Le gluconate de calcium,bicarbonate de sodium, lechlorure d'ammonium ont aussi leurs indications.
La consommation d'antioxydants en complément alimentaire (type ACEsélénium) ou la prise de N-acétyl cystéine (Mucomyst) sont des anti-radicaux libres.
À titre préventif seulement, face à l'exposition dangereuse à l'iode 131, la prise d'iode naturel, non radioactif, type pilule d'iodure de potassium, prise juste avant l'exposition (dans les quatre heures avant exposition), permet de saturer laglande thyroïde et évite la fixation de l'iode radioactif.
La décontamination des outils et des surfaces doit s'effectuer grâce à des méthodes et des produits ou matériaux adaptés, étant diversement efficaces selon leurs usages. Le choix de ces méthodes et produits n'est pas à prendre à la légère du fait de la nature de ces produits.
Les décontaminants sont des mélanges complexes de produits servant à supprimer les dangers potentiels de contamination d'une surface. Ils sont utilisés en fonction de l'analyse des particularités des matériels et structures à décontaminer :
La décontamination des outils et des surfaces n'est pas systématique. Lorsque le prix de la décontamination est supérieur aux prix de l'outillage et des traitements, il est choisi de mettre au rebut, comme déchets, les outils contaminés.
L'objectif de ces organismes est de surveiller les zones de radioactivité des sites nucléaires tels que la zone autour d'unecentrale nucléaire mais aussi dans les zones dites civiles.
Ces surveillances ont pour but de dépister des fuites de matière dans l'environnement et aussi de contrôler la présence de radiation dans l'environnement en général.