Pour les articles homonymes, voirSmith.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père | Henry Babington Smith(en) |
| Mère | Elisabeth Mary Bruce(d) |
| Fratrie |
| Membre de | |
|---|---|
| Arme | |
| Conflit | |
| Distinctions |
Constance Babington Smith, née le àPuttenham et morte le àCambridge, est une journaliste et écrivaine britannique, mais qui est mieux connue pour son travail pendant laSeconde Guerre mondiale dans le domaine du renseignement par l'interprétation des photos aériennes. Elle est à l'origine de la découverte des rampes de lancement desV1.
Constance Babington Smith est la fille du haut fonctionnaire Sir Henry Babington Smith, un descendant de lafamille Babington[1]. Sa mère, née Lady Elizabeth Bruce, est la fille aînée du9e comte d'Elgin, faisant de Constance une petite-fille d'unvice-roi des Indes[2] et une arrière-arrière-petite-fille de l'homme qui acheta lesmarbres d'Elgin. Constance est la septième de neuf enfants. Son père est décédé en 1923, alors qu'elle avait dix ans[3]. À son décès, ses frères aînés sont déjà adultes, tandis que sa plus jeune sœur n'a que deux ans[4].
Elle fait ses études à la maison familiale « Chinthurst », àWonersh. puis enFrance. Modiste de formation, elle travaille pour le styliste Aage Thaarup avant laSeconde Guerre mondiale[5] et également pour lemagazineVogue àLondres.
Lorsque sa mère Elizabeth tombe malade dans les années 1930, Constance Babington Smith doit déménager àWeybridge pour prendre soin d'elle. Lecircuit de Brooklands étant à proximité, elle y regarde des courses automobiles et aériennes pour se distraire de ses tâches domestiques. Elle prend conscience de son intérêt pour l’aviation. Le, elle écrit son premier article sous le nom de « Babs » pourlemagazine The Aeroplane[6].

Ses connaissances en aéronautique l'amenent à rejoindre laWomen's Auxiliary Air Force et lerenseignement photographique pendant laSeconde Guerre mondiale. En, elle fait partie du cinquième groupe deWAAF. Elle est formée à l'interprétation photographique et s'y qualifie aux côtés d'Eve Holiday et d'Ann McKnight Kauffer (fille du graphisteEdward McKnight Kauffer ). Elle travaille aux côtés deSarah Oliver (la fille deWinston Churchill )[7],[8].
Constance Babington Smith écrit un rapport sur les avions italiens qui avait impressionne son chef d'escadron[9]. Au début du conflit, le travail d'interprétation photographique se concentre sur les navires, mais son expertise dans le domaine des avions lui permet d'être sollicitée au début de 1941 pour créer une section d'identification aérienne qu'elle gère seule. Il est inhabituel pour un officier de laWAAF de diriger sa propre section sans un officier de laRAF à ses côtés. Une collègue de l'unité, Ursula Powys-Lybbe, écrivit plus tard que :« Babs avait suffisamment de force de caractère, une extraordinaire détermination ainsi qu'un dévouement total à la tâche, mêlés à un minimum de détermination nécessaire pour pouvoir assumer seule le commandement de la nouvelle section »[1]. L'unité quitte Londres bombardée. Constance Babington Smith sert dans l'Unité centrale d'interprétation (MI4)[7],[8],[1].
En 1942, elle a fait une discrète apparition dans le long métrage du ministère de l'AirTarget for Tonight. Elle reçoit unecitation militaire pour son travail[10].
Travaillant sur l'interprétation de photographies dereconnaissance aérienne, Constance Babington Smith est crédité de la découverte duV1 àPeenemünde dont elle réalise la première identification à l'été 1943. Elle prouve qu'il s'agit de rampes de lancement pour le V1 et en son identification est confirmée entrainant la destruction de 96 rampes par les Alliés[9],[11].
Après le8 mai 1945, Constance Babington Smith est affectée au renseignement de l'USAAF àWashington pour poursuivre son travail sur l'interprétation photographique, cette fois pour lethéâtre du Pacifique.
De 1946 à 1950, elle est journaliste pourlemagazine Life . Elle s'installe ensuite àCambridge, où elle se convertit à l'orthodoxie grecque et devient écrivain et biographe.
Ses mémoires de guerre,Evidence in Camera, furent en 1957 le premier récit complet de la reconnaissance photographique britannique pendant laSeconde Guerre mondiale.Elle apparait dans plusieurs épisodes de la série télévisée de laBBC de 1977,The Secret War, où elle parle de son travail en temps de guerre en tant qu'interprète photo en rapport avec le sujet de l'épisode.
Elle est la fondatrice et la directrice duMosquito Memorial Appeal Fund, aujourd'hui lede Havilland Museum Trust[1].
Son rôle est interprété parSylvia Syms dans le filmOpération Crossbow (1965).