| Conseil européen | ||||||||
| Date(s) | et | |||||||
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| Lieu | ||||||||
| Président | Charles Michel (Président du Conseil européen) | |||||||
| Thème(s) |
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| Déclaration finale | « Conclusions du Conseil européen, 12-13 décembre 2019 » | |||||||
| Chronologie des réunions | ||||||||
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LeConseil européen des 12 et 13 décembre 2019 porte principalement sur le changement climatique, le budget à long terme de l'UE, les relations extérieures, l'Union économique et monétaire et le Brexit.
Le Conseil européen examine« l'idée d'une conférence sur l'avenir de l'Europe, qui débuterait en 2020 et s'achèverait en 2022, et à laquelle seraient associés le Conseil, le Parlement européen et la Commission dans leurs rôles respectifs »[1]
La première des six priorités qui figurent dans le programme d'actions 2019-2024 présenté parUrsula von der Leyen intitulé « Une Union plus ambitieuse » est de répondre aux défis écologiques[2]. Quelques jours après son entrée en fonction, laCommission européenne a présenté le un « Pacte vert pour l'Europe » dont l'ambition est que l'Europe devienne le premier continent climatiquement neutre au monde d’ici à 2050[3],[4].
Durant le Conseil européen, les dirigeants de l'UE« ont approuvé l'objectif consistant à rendre l'Union européenne neutre pour le climat d'ici à 2050, conformément à l'accord de Paris. Ils ont souligné que la transition vers laneutralité carbone offrira d'importantes perspectives en termes de croissance économique, de marchés, d'emploi et de développement technologique »[5].
Les Vingt-Sept ne sont pas parvenus à embarquer l’ensemble des États membres sur cet objectif, érigé en priorité par l’UE. LaPologne, cinquième pays de l'Union et un des plus gros émetteurs de carbone de l’UE puisque dépendante du charbon à 80 % pour son électricité, a refusé de prendre cet engagement sur le plan national :« la Pologne, à ce stade, n'a pu s'engager à mettre en œuvre cet objectif, c'est pourquoi le Conseil européen reviendra sur cette question en juin 2020 »[6]. Angela Merkel et Emmanuel Macron se sont dits satisfaits de ce compromis[5].
Pour rallier à ce compromis laRépublique tchèque et laHongrie qui souhaitent recourir à l'énergie nucléaire, le texte des Conclusions du Conseil mentionne explicitement la possibilité de son emploi en ces termes :« Le Conseil européen est conscient de la nécessité d'assurer la sécurité énergétique, et de respecter le droit des États membres de décider de leur bouquet énergétique et de choisir les technologies les plus appropriées. Certains États membres ont indiqué qu'ils recourent à l'énergie nucléaire dans le cadre de leur bouquet énergétique national »[5],[1].
Le Conseil européen a débattu des principaux éléments du cadre financier pluriannuel (CFP) pour 2021-2027. Ce débat a fait suite à la présentation, par la présidence finlandaise, du cadre de négociation du CFP assorti de chiffres[7],[8].
Lachancelière Merkel et leprésident Macron ont informé les dirigeants quant à la mise en œuvre desaccords de Minsk, à la suite de la réunion enformat Normandie qui s'est tenue le 9 décembre 2019 à Paris. Les dirigeants de l'UE sont convenus de reconduire les sanctions économiques contre la Russie pour une nouvelle période de six mois[9].
Les dirigeants de l'UE ont discuté des relations avec laTurquie, au regard des actions qu'elle mène enMéditerranée orientale et enmer Égée. Ils ont rappelé les précédentes conclusions du Conseil condamnant les activités de forage illégales de la Turquie en Méditerranée orientale. Ils ont également dénoncé le protocole d'accord entre la Turquie et la Libye sur la délimitation des juridictions maritimes et ont réaffirmé leur totale solidarité avec la Grèce et Chypre à ce sujet[9].
Formellement réunis en Conseil européen extraordinaire (article 50) le 13 décembre, les dirigeants de l'UE à 27 ont débattu duBrexit et de la préparation des négociations sur les relations futures entre l'UE et le Royaume-Uni après le retrait. Ils ont appelé à la ratification rapide et à la mise en œuvre effective de l'accord de retrait[10].