LeGoyen à la limite entre Mahalon et Confort-Meilars vu depuis le pont de la route entre Mahalon et Meilars.Le Goyen à la limite entre Mahalon et Confort-Meilars vu depuis le pont de la route entre Mahalon et Meilars.
Le relief de la commune de Confort-Meilars est assez accidenté : la principale ligne de hauteurs est au nord dufinage communal, atteignant 96 mètres au nord-est du hameau de Lestreux, à l'ouest du château d'eau ; une seconde atteint 80 mètres entre les deux hameaux aux toponymes révélateurs de Ménez Braz et Ménez Tromillou, juste au nord du bourg de Confort et une troisième se trouve, aussi étirée est-ouest, dans la partie sud du territoire communal : elle atteint 72 mètres au sud-est du hameau de Kervoad et 69 mètres près de celui de Cosquériou. Le bourg de Confort est vers 62 mètres d'altitude et celui de Meilars, sur une petite colline, atteint une cinquantaine de mètres d'altitude.
Ces lignes de crêtes sont séparées par des vallées assez encaissées : la principale est celle dufleuve côtierGoyen, qui coule est-ouest, et forme la limite sud de la commune avecMahalon ; ce cours d'eau entre dans la commune vers une vingtaine de mètres d'altitude et en ressort à 5 mètres d'altitude ; sa vallée est enciassée d'une trentaine de mètres par rapport au plateau avoisinant, notamment au sud du bourg de Meilars. La partie centrale de la commune est parcourue par le Ruisseau de Lochrist,affluent derive droite du Goyen, qui entre dans la commune vers une trentaine de mètres d'altitude près du hameau de Tromillou et sert un temps de limite communale avec successivementBeuzec-Cap-Sizun, puisPont-Croix, avant sa confluence avec le Goyen à la pointe extrême sud-ouest de la commune ; ce Ruisseau de Lochrist a pour affluent principal, sur sa rive droite, le Ruisseau du Yun, lequel parcourt le paertie nord de la commune avant de confluer avec le Ruisseau de Lochrist à l'ouest du hameau de Castellien. Un autre affluent de rive droite du Goyen parcourt la partie sud-est du territoire communal, confluant avec celui-ci au niveau du moulin de Lesvoyen.
Cinq anciensmoulins à eau ont été identifiés sur le territoire communal : celui de Lesvoyen[1] (sur le Goyen) et ceux de Poulbleis, Kerstrad, Castellien et Guizec sur le Ruisseau de Lochrist[2].
En 2010, le climat de la commune est de typeclimat océanique franc, selon une étude duCNRS s'appuyant sur une série de données couvrant lapériode 1971-2000[3]. En 2020,Météo-France publie une typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral », exposée à un climat venté, avec des étés frais mais doux en hiver et des pluies moyennes[5].
Le paysage agraire traditionnel est lebocage avec unhabitat dispersé en écarts formés de hameaux ("villages") et fermes isolées. La commune a conservé pour l'essentiel son caractère rural : l'ancien bourg de Meilars semble figé, avec pu de constructions récentes dans ses alentours, à la différence du bourg de Confort, qui a vu se construite depuis la Seconde Guerre mondiale plusieurs lotissements à l'ouest et au sud-ouest du bourg ancien. La commune est peu concernée par larurbanisation, sauf sur les pentes exposées au sud situées entre Ménez Braz et Ménez Tromillou.
La route principale est la D 765 (ancienneRoute nationale 165) qui vient deQuimper, viaDouarnenez, et va jusqu'àAudierne, viaPont-Croix, traversant dans le sens est-ouest la partie centrale de la commune, et notamment le bourg de Confort, ce qui explique pour partie que celui-ci ait supplanté l'ancien bourg de Meilars, beaucoup plus isolé et desservi seulement par une route secondaire.
L'autre route d'importance notable est la D 7, au tracé ausi est-ouest, qui longe quasiment la limite nord de la commune, qui vient de Douarnenez viaPoullan-sur-Mer, et poursuit en direction de Beuzec-Cap-Sizun et de laPointe du Van.
Au, Confort-Meilars est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10].Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (96,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (48,9 %),terres arables (41,5 %), prairies (5,3 %), zones urbanisées (2,6 %), forêts (1,8 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est attestée sous la formeMeliar en 1330[15]. Dérivé de l'anthroponyme vieux-bretonMaglorio, qui deviendra Magloire en français. Mais, selon une autre source, c'estsaint Mélar qui serait le saint éponyme de Meilars[16].
Par décret du, la commune Meilars prend le nom de Confort-Meilars[17].
Ce nom est parfois orthographié Confors dans les documents anciens.
Letumulus de Penguilly se trouve dans un bois de pins au sud de la route menant dePoullan-sur-Mer àBeuzec-Cap-Sizun. Il est haut de 2 mètres, avec un diamètre d'une vingtaine de mètres et possède undolmen à l'intérieur et a été décrit et fouillé pour la première fois parPaul du Châtellier en 1889, qui y trouva des débris de poteries[18], et fouillé à nouveau en 1971[19] ; il date de l'âge du bronze. Un autre tumulus, détruit, est cité en 1875 à Kerhéos, à l'ouest de Confort[20].
Descamps fortifiés avec retranchements ont été identifiés, l'un à Castellien (« double enceinte avec douves profondes »), un autre à 400 mètres au sud-est du bourg de Meilars au-dessus du moulin de Lesvoyen (« les tuiles et les débris de poterie y abondent »)[21].
Une autreenceinte fortifiée de forme quadrangulaire et d'environ 1 ha a été identifiée à Lestreux (dans le nord de la commune) au sommet d'une colline ; le mobilier qui y a été découvert permet de dater l'occupation dusecond âge du fer, avec une réutilisation à l'époque gallo-romaine ; desurnes cinéraires, non datées, y ont été trouvées. Le site a été depuis totalement arasé lors d'unremembrement[22].
Plusieurs manoirs existaient à Meilars : le manoir de Meilars, habité par les seigneurs du même nom (situé à l'emplacement du presbytère) ; les manoirs de Kernonen, de Guizec[23], de Castellien, de Kervénargant, de Lesmeilars[24].
Le manoir de Kervenargant appartient en 1446 àGuillaume Louyt, en 1536 à Marguerite de Saint-Juzel, en 1572 à Tanguy de Rosmadec, marquis de Pont-Croix ; en 1735 il est possédé par la famille Le Bahezre, puis, vers 1770, par Joseph Beaussier, seigneur de l'Isle et, lors de laRévolution, par Xavier du Rocheret[25].
En 1736 un incendiaire, Allain Le Fur, âgé de 29 ans, sans domicile fixe, qui avait mis le feu, de nuit, à plusieurs maisons des paroisses de Meilars et Poullan, fut condamné par laprévôté deQuimper « à laquestion ordinaire et extraordinaire, puis à être pendu et étranglé sur une place publique de la ville, portant un écriteau avec la mention :incendiaire » et son cadavre sera exposé aux environs du bourg de Poullan à l'endroit le plus éminent »[26].
En 1751 la paroisse de Meilars comptait 34métiers detisserands ; on y cultivait principalement comme céréales leseigle et l'avoine[27].
En1759, une ordonnance deLouis XV ordonne à la paroisse de Meillard [Meilars] de fournir 18 hommes et de payer 118livres pour « la dépense annuelle de lagarde-côte de Bretagne »[28].
Vers la fin de l'Ancien Régime la chapelle Notre-Dame-de Confort était, avec1000livres de revenus annuels estimés, la sixième de l'évêché de Cornouaille pour le montant de ses revenus constitués essentiellement par les offrandes des pèlerins, donc probablement le sixièmepèlerinage[Note 1] le plus fréquenté de l'évêché[29].
En septembre-octobre 1779 une épidémie dedysenterie fit 82 morts dans la paroisse de Meilars ; certains jours on porta en terre 7 ou 8 cadavres à la fois ; ordre fut donné de les enterrer sans cérémonie à l'église pour diminuer les risques de contamination[31].
La paroisse de Meylars [Meilars], qui comprenait alors 110feux, tint son assemblée électorale le en la sacristie de l'église paroissiale, en présence de 55 paroissiens, sous la présidence de Pierre Cudennec, notaire àPont-Croix ; cette assemblée rédigea soncahier de doléances[32] fortement inspiré de celui deMahalon et élit deux délégués, Jean Gloaguen[Note 3] et Guillaume Claquin[Note 4], pour la représenter à l'assemblée dutiers-état de lasénéchaussée de Quimper au printemps 1789[33].
La nouvelle commune fut dénommée Meillars en 1793 (englobée dans lecanton de Pont-Croix) et Meilars en 1801[34]. Alain Pennaneach [Pennanec'h],recteur de Meilars depuis le futprêtre réfractaire ; il se réfugia àBriec dont il était originaire avant d'être arrêté ; il fut remplacé par Hervé Calvez,prêtre constitutionnel ; la chapelle de Confort fut vendue, de même que le presbytère, la chapelle Saint-Jean et divers biens appartenant aux deuxfabriques de Confort et de Meilars, commebiens nationaux ; mais les paroissiens s'entendirent et, aidés d'un négociant deBrest, Jean-Maurice Pouliquen[Note 5], parvinrent à racheter les deux chapelles, qui furent toutefois désaffectées pour le culte[27].
Le calvaire de Confort, qui était l'un des plus beaux calvaires bretons, fut vandalisé pendant laRévolution française[35]. Les statues de apôtres disposées dans des niches, ont été détruites. Elles ont été remplacées en 1870 par des statues plus grandes signées du sculpteurYan Larhantec[36].
Des députés girondins en fuite, dontCharles Jean Marie Barbaroux etJean-Baptiste Louvet, hébergés un temps aupresbytère deLocmaria, furent cachés ensuite en septembre 1793 au manoir de Kervénargant en Meilars avant de gagnerLanvéoc afin de fuir versBordeaux à bord dubrickL'Industrie (Barbaroux fut pris et guillotiné, Louvet parvint à se sauver)[37].Émile Souvestre, dansLe Finistère (1836) a écrit à propos du manoir de Kervénargan : « On y lisait encore, il y a une trentaine d'années, sur un panneau de cheminée, des vers de Barbaroux écrits au crayon par lui-même[16].
Jacques Cambry écrit que « le pont [sur leGoyen ] qu'on trouve ente Meilard [Meilars] et Mahalon est impraticable »[38].
Alain Pennaneach, l'ancien recteur de Meilars, reprit son ministère dans la paroisse en 1802 et entreprit de réparer les ruines provoquées par la Révolution dans les chapelles de Confort et de Saint-Jean ; il décéda âgé de 64 ans le à Confort en Meilars[39].
L'abbé Victor Rochedreux, né en 1756 àConcarneau,vicaire réfractaire deMahalon, fut déporté en Espagne ; il créa en 1807 une école au manoir de Tréfrest enPont-Croix ; lorsqu'il devint en 1810recteur de Meilars, il transforma son presbytère en véritablepetit séminaire. L'établissement ferma en 1812 en raison du départ du prêtre, qui fut par la suite recteur de L'Île-Tudy ; il rouvrit un temps en 1819, mais trop exigu (en mars 1820, les 47 élèves (78 élèves en janvier 1821) dormaient à deux par lit) et très délabré, il fut remplacé en 1823 par celui créé alors àPont-Croix[35],[16],[40].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Meillars en 1853 :
« Meillars (sous l'invocation desaint Mélar ou Meler) : cm une formée par l'ancienneparoisse de ce nom ; aujourd'huisuccursale. (...) Principaux villages : Lestreux, Kermeur, Castellien, Les-Meilar, Kerhoanton, Kervoal, Keryaouen. Superficie totale1 467 ha, dont (...) terres labourables 553 ha, prés et pâturages 99 ha, bois 63 ha, vergers et jardins 25 ha, landes et incultes 677 ha (... ). Moulins 5 (Castellien, Poulbley, Buzec, Lezvoayen ; à eau). (...) Cette commune a appartenu d'abord aucanton de Douarnenez ; elle appartient aujourd'hui à celui dePont-Croix. Outre l'église, il y a les chapelles Saint-Jean et de Comfort. Cette dernière est un édifice très remarquable, ainsi que son calvaire triangulaire chargé de sculptures en granite. À chacune de ces églises il y a unpardon d'un jour. Laroute royale n° 165, dite deNantes àAudierne, traverse cette commune de l'est à l'ouest. Il y a foire à Comfort le 15 mai ;le premier lundi qui suit le premier dimanche de juillet ; le 7 septembre. Géologie : constitutiongranitique. On parle lebreton[41]. »
Lecalvaire de Confort, vandalisé pendant la Révolution française, fut restauré en 1870 par le sculpteurYan Larhantec.
Lepardon de Notre-Dame-de-Confort existait déjà en 1900, comme en témoigne une photographie.
le décret du qui a délégué une subvention pour 18 écoles de hameaux sur l'arrondissement de Quimperlé ; toutes ont été bâties ;
le décret du qui a délégué une subvention pour 50 écoles de hameaux sur les quatre autres arrondissements du département (Brest, Châteaulin, Morlaix, Quimper) à choisir dans les communes « dont le territoire est le plus étendu et les ressources les plus restreintes » ; 49 ont été bâties dont celle de Confort[42].
L'école des filles de Meilars est laïcisée en vertu de laloi sur les congrégations par arrêté du préfet du Finistère en date du[43]. Le projet de construction d'une nouvelle école communale de filles est mis en adjudication en 1905[44].
Le manoir de Kervénargant et son domaine d'une trentaine d'hectares, aini que lamétairie de Kervénargant et ses 20 hectares, la tenue àdomaine congéable de Lézourégan et Kervoal d'une superficie de 12 hectares (en Poullan) et deux autres tenues à domaine congéable de 9 et 6 ha respectivement, ainsi qu'une maison de ville située à Douarnenez, sont mises en vente par adjudication volontaire en 1906[45].
En 1912, l'église Saint-Mélar de Meilars, qui fut église paroissiale jusqu'en 1910, menaçait de s'écrouler ; des travaux importants permirent de la sauver[46]. Mais la décision de faire les travaux n'alla pas sans polémiques :« L'église de Meilars (...) est une des plus anciennes de Bretagne, celle peut-être où apparaît la première pensée de l'art roman breton. En décembre 1911 le terrible ouragan qui s'était abattu sur la région laissa l'église dans l'état le plus lamentable. Le conseil municipal se réunit d'urgence et décide (...) de voter une somme de trois mille francs pour la restauration de l'église ». Le préfet demande que le curé fasse une souscription pour financer les travaux. Il réunit péniblement 300 francs. La nouvelle municipalité élue dans l'intervalle (me maire étant toujours Guillaume Bariou) ne consentit qu'un budget de 300 francs également... crédit qui fut refusé par le préfet. Pendant ce temps « les murs de l'église sont lézardés de toutes parts, les pignons se déversent vers l'extérieur, entraînant les voûtes des ouvertures dont les meneaux disloqués menacent de tomber ; l'eau rentre à l'intérieur par les croisées béantes, par les appuis brisés et par les toitures complètement pourries et en grande partie privées d'ardoise (...). Dans trois mois, peut-être avant, au premier orage, il faudra jeter bas l'église de Meilars, où l'on priait depuis plus de huit cents ans ! »[47].
Lemonument aux morts de Confort-Meilars porte les noms de 50 soldats et marinsmorts pour la France pendant laPremière Guerre mondiale : 3 (Guillaume Bourhis, Jean Guillaume Claquin, Jean Helouët) sont des marins disparus en mer ; 3 sont morts en Belgique dont deux (Jean Guillou et Jean Marie Leildé) àRossignol le et un (Guillaume Trévidic) àDinant le, donc après l'armistice ; 2 sont morts dans lesBalkans dans le cadre de l'expédition de Salonique (Jean Pierre Leildé enGrèce en 1916 et Jean Yves Castrec enSerbie en 1917) ; Jean Savina a été tué à Achi-Baba (Turquie) lors de laBataille de Sedd-Ul-Bahr ; 2 (Jean Guillaume Le Bihan, Jean Marie Le Bihan) sont morts alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi ceux-ci, Jean Bariou[Note 6] et Jean Le Moan[Note 7] ont été décorés de laMédaille militaire et de laCroix de guerre, Albert Trividic de la Médaille militaire, Jean Boudigou et Jean Yves Castrec de la Croix de guerre ; Pierre Gloaguen, lieutenant au118e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le àCuperly (Marne), a été faitchevalier de la Légion d'honneur)[48].
Le monument aux morts de Meilars, situé dans leplacître de l'église paroissiale, est une anciennestèle tronconique gauloise engranite dont la base est intégré dans un socle enkersantite ; sculpté par Brénéol, d'Audierne, il est surmonté d'une croix militaire. Il a été inauguré le[49].
Des coups de feu ayant été tirés dans la nuit du 3 au, la population de Meilars fut rassemblée le 4 mai au matin sur la place publique ; Jean Le Goff et son fils, boulangers, furent arrêtés et leur maison incendiée[50].
Le monument aux morts de Confort-Meilars porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant laSeconde Guerre mondiale ; parmi elles Jean François Le Goff, Jean Guillaume Le Goff et Guillaume Savina, tous trois morts en déportation, le premier le àMelk (Autriche), le second le aucamp de concentration deNeuengamme (Allemagne), le troisième à une date et en un lieu inconnus ; deux (Jean Marcel Claquin[Note 8] et Guillaume Gloaguen[Note 9]) sont des marins morts en mer ; Yves Bariou est décédé le en Allemagne[48].
À la suite d'une demande effectuée en 1995, par décret du, la commune de Meilars a pris le nom de Confort-Meilars[17], ce changement de nom se justifiant en raison de l'importance croissante du hameau de Confort, bien situé sur une route départementale fréquentée (la D 765, ancienneroute nationale 165), et du déclin de l'ancien bourg de Meilars, beaucoup plus isolé. En fait cette nouvelle dénomination était spontanément en usage dès la fin duXIXe siècle[51].
La transformation d'une ancienne décharge en biotope à vocation paysagère
L'anciennecarrière de Ker'Houanton, devenue ensuite unedécharge à ciel ouvert, accueillant notamment desmâchefers, a été réhabilitée par la plantation d'arbres de diverses essences forestières, ainsi que despommiers à cidre, afin d'y créer unbiotope diversifié accueillant notamment des oiseaux[52].
Laroue à carillons de l'église Notre-Dame-de-Confort au début du XXe siècle (carte postale Villard, ainsi légendée :"Suivant le nombre de sons de cloches obtenus, les vœux sont exaucés").
L'extérieur se distingue par le grand nombre d'ouvertures, des fenêtres surmontées defrontons triangulaires ornés decrosses végétales, de croix et de bouquets trilobés. La façade sud fut restaurée en 1707 et la tour du clocher en 1736.
La chapelle fut vendue commebien national le 29 prairial an III () ; elle redevint chapelle après la Révolution française et devint église paroissiale en 1910. Elle a été classéemonument historique le[57].
L'église abrite une granderoue à carillons qui surplombe lechœur et dont le cercle en bois est recouvert de douze clochettes. Les fidèles la font tourner et sonner à la messe, le dimanche, mais aussi pour les baptêmes et les mariages. Elle aurait le pouvoir miraculeux de redonner la parole aux enfants muets ou affectés d'un défaut d'élocution. L'origine de cette pratique serait un antique rituel en usage dans l'ancienneArmorique[58].
Vues extérieures de l'église Notre-Dame-de-Confort
L'extérieur de l'église Notre-Dame de Confort.
Les détails du calvaire.
Vues intérieures de l'église Notre-Dame-de-Confort
Gustave Geffroy a décrit la roue à carillons en 1905 : « Cette roue, garnie de clochettes, accrochée à la voûte de la chapelle, est mise en mouvement par lesacristain lorsqu'un fidèle à déposé son offrande dans un tronc spécial. (...) Le carillon appelle, de ses sons cristallins, les bénédictions du ciel sur le donataire. Cette roue est, dit-on, une des dernières de ce genre qui existent en France, sinon la dernière[59].
L’église Saint-Mélar est au centre de l'enclos paroissial, accessible par un portail flanqué de deux piliers et deuxéchaliers, et accueille toujours lecimetière[62], une croix monumentale en granite et une stèle christianisée remaniée en monument aux morts[63].
Vues extérieures de l'église Saint-Mélar et son enclos paroissial
Église Saint-Mélar: vue extérieure d'ensemble.
L'église Saint-Mélar de Meilars entourée de son cimetière.
Imposantcalvaire, classé au titre de monument historique en 1914. De forme triangulaire pour une longueur de quelque 5,3 mètres, en granit, il date duXVIe siècle[65]. A la Révolution, les statues des apôtres qui occupaient les niches disparaissent, et sont retrouvées décapitées en 1849. En 1870, le sculpteurYann Larc'hantec en sculpte de nouvelles, de 1, 7 mètre, qu'il fait poser sur le socle du calvaire, au pied de la croix. Ce Christ en croix est foudroyé en 1978 et refait parPierre Floc'h[66]. L'ensemble fait l'objet d'une restauration en 2017[67].
Calvaire de l'Église Notre-Dame (Confort-Meilars) (1)
Calvaire de l'Église Notre-Dame (Confort-Meilars) (2)
Calvaire de l'Église Notre-Dame (Confort-Meilars) (4)
Cette chapelle a été complètement démolie en 1928. Elle s'élevait non loin du village de Kersa et mesurait une douzaine de mètres de longueur sur six de largeur[68]. La façade Sud était surmontée d'uncampanile portant l'inscription : "1634 Le Gall Fab".Le pardon y était célébré le jour de laSaint-Jean-Baptiste. On y fêtait aussisaint Marc qui avait autrefois, une petite chapelle dans le même enclos. Lafontaine dite de saint Marc existe toujours tout près de l'emplacement de Saint-Jean-Trophilion[69].
Le manoir de Kervenargant.Le manoir de Kervenargant.
Le manoir de Kervénargant est à environ 1 km au sud du bourg dePoullan, il est toutefois situé en Meilars. Il est ainsi décrit en 1937 parLouis Le Guennec : « L'habitation est complètement enfoncée sous les arbres. On y arrive par une longue avenue herbeuse, formée par une quadruple rangée de vieux hêtres. Au bout se dresse la façade grise d'un haur mur encadré par deux tourelles aux toits en éteignoir. Ce mur est percé de deux portes à ogives tréflées, l'une haute et large pour les voitures, l'autre étroite et plus basse pour les piétons » ; l'auteur raconte dans la suite de l'article le détail de l'histoire de ce manoir dont la première trace écrite remonte à 1442, alors possédé par un certain Guillaume Louyt ; en 1633 il est la propriété de Pierre Jegado, écuyer de la petite écurie du Roi, capitaine garde-côtes de l'évêché de Cornouaille et qui servitLouis XIII, notamment lors de laBataille navale de Saint-Martin-de-Ré en octobre 1622 où il commandait deuxpataches armées. Le manoir devintbien national le et est acquis par Jean-Maurice Pouliquen, armateur à Brest, lequel restitua le manoir à ses propriétaires précédents, la famille de Jouvencel, à leur retour d'émigration (leur fille Louise de Jouvencel est née à Londres). Le manoir est surtout connu pour avoir servi de refuge temporaire à 5 députés girondins en fuite en septembre 1793[70].
La Nuit de la chauve-souris est organisée chaque année depuis 2009 ; c'est en 2002 que Christian Lioto découvre une colonie degrands rhinolophes dans les combles de la forge de Meilars ; un recensement effectué en 2005 dénombrait 110 individus ; en juillet 2024 on en a comptabilisé 557[72].
La Fête du cheval et de la forge : la 20e édition a été organisée en septembre 2023[73].
Le verger conservatoire de Menez-Gouret, vaste de 2 hectares et situé sur un terrain privé, abrite 70 variétés depommiers.
Corentin Parcheminou (abbé),Meilars-Confort : ses monuments son histoire, Cornouaillaise, Quimper, 1933, 90 p. (réédité en 2003 sous le titreMeilars-Confort : Ses monuments, son histoire. Mahalon, une paroisse finistérienne, dans la collection « Monographies des villes et villages de France »)
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Docteurs Armand Corre et Paul Aubry,Documents de criminologie rétrospective (Bretagne,XVIIe et XVIIIe siècles), Lyon, A. Storck,(lire en ligne), page 154.
↑Jean Savina,Le clergé de Cornouaille à la fin de l'Ancien Régime et sa convocation aux États généraux de 1789, Quimper, Impr. Mme J. Bargain,(lire en ligne), page 113.
↑a etbJean Rohou,Catholiques et Bretons toujours ? : essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne, Brest, éditions Dialogues,, 534 p.(ISBN978-2-918135-37-1).
↑A. Marteville et P. Varin,Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Rennes, Deniel,(lire en ligne), pages 24-25.
↑Marie-Paule et Bernard Kernéis,Les écoles de hameaux : deux programmes d' envergure à la fin duXIXe siècle dans le Finistère, revue "Le Lien", Centre généalogique du Finistère, n° 151, septembre 2019. Site des auteurshttp://www.roch-gad.eu
↑Abbé L. Rolland, « L'église de Meilars »,Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie,(lire en ligne).
↑a etbRené Couffon, « Meilars. L'église Notre-Dame de Confort »,Congrès archéologique de France : séances générales tenues ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques,(lire en ligne, consulté le).