| Date | Depuis (68 ans, 3 mois et 22 jours) |
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| Lieu | Sahara occidental |
| Issue |
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| Changements territoriaux | Occupation de 80% du territoire par leMaroc et 20% par laRépublique arabe sahraouie démocratique(depuis 1991) |
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Batailles
Guerre d'Ifni (1957-1958) •Soulèvement de Zemla (1970) •Insurrection contre l'Espagne (1973-1975) •Guerre du Sahara occidental (1975-1991) •Infantida indépendantiste de 1999 •Infantida indépendantiste de 2005 •Événements du 8 novembre 2010 à Laâyoune •Conflit de 2020
Leconflit auSahara occidental est unconflit militaire qui a débute en 1957 alors que la zone est souscontrôle espagnol.
À partir des années 1970, il oppose les indépendantistes duFront Polisario et l'Espagne. Uneguerre se déclenche en 1975, à la suite du retrait de l'Espagne, entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario. Un cessez-le-feu est signé le mais des épisodes mineurs de tensions ont toujours lieu entre le Maroc et laRépublique arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario, qui se disputent le territoire.
En 2007, le Maroc dépose un plan d'autonomie auprès des Nations Unis. Ce projet propose d'accorder au territoire une large autonomie, avec son propre gouvernement, son parlement, et ses ressources financières pour gérer les affaires locales. Cette autonomie cependant s'exercerait sous la souveraineté marocaine, le royaume conservant notamment le contrôle de la monnaie, des affaires étrangères, et de la défense[3].

En 1859, l'Espagne déclenche laguerre contre le Maroc. La guerre se termine par une victoire de l'Espagne lors des batailles deSierra de Bullones le, deCastillejos le, deTétouan le et deWad-Ras le. Le Maroc est contraint de signer avec l’Espagne le letraité de Wad-Ras, dont les conditions lui sont très défavorables.
En1884, l'Espagne commence à coloniser leSahara occidental qui devient peu à peu une colonie malgré une résistance de quelques tribus sarahouies aidées matériellement par le sultan duMarocHassanIer du Maroc. L'Espagne commence par coloniserRío de Oro ; en 1887 la totalité duSahara occidental est colonisée.
En 1912, à la suite de la signature dutraité de Fès entre la France et le Maroc ainsi que de la convention franco-espagnole de Madrid, l'Espagne se voit octroyer unezone d'influence répartie en deux zones disjointes, encadrant au nord et au sud celle sous protectorat français, composée duRif et de la bande deTarfaya, en bordure du Sahara espagnol et avec le fleuveDrâa comme frontière au nord. Toutefois, la création d'une administration coloniale sur le territoire du protectorat ne concerne que leRif tandis que la zone de Tarfaya était gouvernée depuisLaayoune et demeure aux mains des Espagnols après la fin du protectorat, le.

Avant le conflit, en 1967, le nombre d'habitants dans les trois principales villes duSahara occidental était estimé à 23 458 personnes, En 1970, le recensement espagnol indiquait que le nombre d'habitants àLâayoune etVilla Cisneros était d'environ 30 740 habitants, sans compterSmara. Puis, un an avant le début du conflit, en1974, le nombre d'habitants en comptant les trois principales villes était de 41 207 habitants, Il faut également noter que durant ces années, l'urbanisation était très faible, et la plupart des habitants étaient des nomades organisés en tribus[4]. Selon le recensement espagnol de 1974, leSahara Espagnol est peuplé de 74 000 personnes[5].
| Démographie des principales villes du Sahara espagnol de 1967 à 1974 | |||
| Années | 1967 | 1970 | 1974 |
| Lâayoune | 15 758 | 24 048 | 29 499 |
| Smara | 2 130 | ? | 7 295 |
| Villa Cisneros | 5 570 | 6 692 | 5 413 |
| Total | 23 458 | 30 740[Note 1] | 41 207 |
Composition tribale de la population du Sahara occidental selon le recensement espagnol de 1974[6]
On distingue au sein des populations du Sahara occidental trois grands groupes tribaux : lesReguibat et lesTekna, d'originesanhajienne, et lesOuled Delim, d'origine arabemaqilienne. À ces trois grands groupes s'ajoutent deux tribussanhajiennes d'importance moyenne, lesOuled Tidrarin et lesLaarousyin, ainsi que la confédération maraboutique des Ahl Ma El Aïnin, axée autour des disciples et des descendants duCheikh Ma El Aïnin[7],[8]. Les différentes tribus sont elles-mêmes composées d'un nombre variable de fractions.
Le territoire compte également plusieurs tribus numériquement beaucoup moins importantes tel lesOuled Bou Sbaa,Imraguens,Filalas,Tadjakant,Chekarna,Taoubbalt,Lemyar,Chenagla etMejjat, dont certaines constituent des« tribus satellites » gravitant autour d'autres tribus plus importantes, tel les Mejjat, Aït Hassin, Fouikat, Chenagla et Lemyar qui gravitent autour des Tekna de l'ouest, ou les Aït Noss autour des Tekna de l'est[7].
LesHaratins constituent un cas à part. En 1993 environ un tiers des Sahraouis appartenaient à ce groupe parfois plutôt décrit comme une caste. Les Haratins sont des descendants d'esclaves qui servaient de domestiques ou de gardiens de troupeaux aux nomades comme lesBella chez les Touaregs[9],[10].

La thèse duGrand Maroc repose sur l'idée que leMaroc doit légitimement recouvrir l'ensemble des territoires qui lui ont été amputés à la veille et durant leprotectorat par la clause d'intégrité territoriale duTraité de Fès. Les limites territoriales de ce Grand Maroc sont variables. Elles incluent généralement l'intégralité de laMauritanie, le quart occidental duSahara algérien ainsi qu'une partie duMali.
Le Grand Maroc est un concept développé par le gouvernementmarocain principalement par l'Istiqlal dans les années 1950 et 1960[11]. À la suite de laguerre des Sables le Maroc abandonne ses revendications territoriales sur une partie du Saharaalgérien[12], puis renoncera et reconnaîtra laMauritanie en 1969[13]. Sa dernière préoccupation sera leSahara occidental.
Après l'indépendance duMaroc en 1956, l'armée de libération marocaine est fondée par l'Istiqlal afin de libérer les territoires sous contrôle espagnol et français (Ifni,Tarfaya et leSahara occidental) : c'est ce que l'on appelle la « guerre d'Ifni ».
Les premières offensives de l'armée de libération marocaine connurent un certain succès. En deux semaines, elle avait conquis la majeure partie de la région et isolé les forces espagnoles dans la capitale,Sidi Ifni. Les assaillants avaient mené des attaques simultanées à travers le Sahara occupé (à 200km au sud d'Ifni), interceptant garnisons, convois et patrouilles ennemis pour se ravitailler. Les troupes marocaines, approvisionnées et renforcées, assiégèrent Sidi Ifni, espérant provoquer un soulèvement populaire. La ville résista sans incident majeur jusqu'en 1958[14].
Le 12 janvier 1958, leMaroc lança une attaque infructueuse contre la garnison espagnole deLaâyoune. Après avoir été défaits et contraints à la retraite, les combattants marocains concentrèrent leurs efforts dans le sud-est de la colonie. Le lendemain, à Edchera, 350 soldats de deux compagnies espagnoles en reconnaissance furent attaqués par 500 combattants marocains cachés dans les dunes. Les Espagnols subirent de lourdes pertes (37 à 48 tués), tandis que les Marocains laissèrent 50 morts sur le champ de bataille[15]. LaBataille de Dcheira fût une victoire marocaine.
Parallèlement, les irréguliers marocains de l'armée de libération nationale continuèrent la lutte dans leSahara espagnol[16]. Plus de 7 000 indépendantistes marocains participèrent à la capture de villes sous domination espagnole, sans réussir à atteindre le littoral. De leur côté, les Espagnols s'appuyèrent sur 10 300 soldats, dont 2 000 àSidi Ifni.
En février1958, les troupes franco-espagnoles ont lancé une offensive de grande envergure qui a permis de démanteler l'Armée de libération marocaine au Sahara occidental[17].Dans le même mois, leMaroc perd le contrôle de Edchera puisTafoudart etSmara.
Le, des accords sont signés entre le gouvernement espagnol et le Maroc. Celui-ci obtient la région deTarfaya (Cap Juby), entre leDrâa et le parallèle 27º 40', à l'exclusion deSidi Ifni et du reste duSahara espagnol.
L'Espagne a rétrocédéIfni auMaroc en1969, conformément à la résolution 2072 de l'Organisation des Nations unies (1965), qui appelle à ladécolonisation d'Ifni et du Sahara occidental. Mais l'Espagne parvient toutefois à conserver le Sahara occidental jusqu'au début de lamarche Verte (1975)[18].
Après laguerre d'Ifni de 1957-1958, plusieurs mouvements marocain entreprennent des raids au sein du Sahara occidental.
Le premier mouvement indépendantiste, leFrente de Liberacíon del Sahara bajo Dominacíon Española, est fondé en 1966 mais il n'entreprend aucune action[19].
Mohammed Bassiri, unsahraoui ayant fait ses études auMaroc, crée en1967 leMouvement de libération du Seguia el-Hamra et Oued ed-Dahab(Harakat Tahrir Saqia al-Hamra wa Wadi al-Dhahab). LeFront Polisario se revendique descendant de ce mouvement[19]. Tandis que sa famille et satariqa le revendique commemarocains[20].
En1969, la région voit naître leMouvement révolutionnaire des hommes bleus, puisMouvement de résistance des hommes bleus, organisationsahraouie de résistance anti-espagnole fondée par Moha R'guibi, ditÉdouard Moha, aussi connu sous le nom de MOREHOB.
En 1971, un groupe de jeunes étudiants marocains dans les universités du Maroc a commencé à organiser ce qui allait être connu sous le nom de Mouvement embryonnaire pour la libération de Saguia el-Hamra et Rio de Oro[21].
Deux ans plus tard, le Front Polisario se constituera àZouerate avec le soutien du président mauritanienMoktar Ould Daddah dans un but de fédéralisme. Celui-ci reçu le soutien de plusieurs tribus Maures notamment deNouadhibou.
Le, le Polisario est formé àZouérate (Mauritanie) parEl-Ouali Moustapha Sayed,Bachir Moustapha Sayed,Lahbib Ayoub,Mohamed Abdelaziz,Omar Hadrami,Mahfoud Ali Beiba,Mohamed Lamine Ould Ahmed etMohamed Lamine Ould Bouhali dans le but de mettre fin à l'occupationespagnole du Sahara occidental[22].
Le de la même année, lefront Polisario attaque le poste de police espagnol d'El Khanga et signifie par ce geste, l’ouverture des hostilités vis-à-vis de l’occupation et pour la fierté nationale[23],[24].
Le,Lahbib Ayoub à la tête d’une colonne hétéroclite armée de fusils dépareillés, lance une attaque couronnée de succès contre un posteespagnol, du côté d’Amgala[réf. nécessaire]. Le, lePolisario s'empare deLagouira sans combat[25].
Le retrait de l'Espagne va entraîner une guerre entre leMaroc et leFront Polisario qui va déclarer l'indépendance du territoire et crée laRépublique arabe sahraouie démocratique, non reconnue par leMaroc et l'ONU.
Après le cessez-le-feu du, laMission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) installe son quartier général àLaâyoune[5]. Plusieurs tentatives de référendum ont également lieu mais ont toutes échoué mais dès l'arrivée deKofi Annan au Secrétariat général en, il permet de relancer le processus de paix. Kofi Annan nommeJames Baker, ancien Secrétaire d'État américain, comme envoyé personnel pour le Sahara occidental.James Baker a à deux reprises tenté de faciliter un compromis autour du concept d’autonomie[26]. Le premier en2000 qui offre une large autonomie locale dans le cadre de l'État marocain, dont les compétences seraient limitées à la défense et aux affaires étrangères. Ce plan est accepté par le Maroc, mais rejeté par le Polisario et l'Algérie et le second en2003 qui prévoit l'établissement d'une Autorité du Sahara occidental pour cinq ans, puis la tenue du référendum auquel les Marocains non originaires du Sahara occidental participeraient et auquel la nouvelle option d'une « autonomie permanente » figurerait. Le plan est approuvé unanimement par le Conseil de sécurité sous la condition de son acceptation par toutes les parties. Il est refusé par le Maroc car il compromet sonintégrité territoriale. À la suite de ce refus,James Baker démissionne enjuin 2004.


Depuis la démission deJames Baker enjuin 2004, l'ONU fait face à une impasse en effet car elle doit trouver une solution qui serait acceptée par leFront Polisario et leMaroc. Plusieurs débats et événement ont lieu depuis comme le8 novembre 2010 à Laâyoune lorsque les forces marocaines de lagendarmerie marocaine et desforces auxiliaires tentent de démanteler le camp Gdim Izik mais ils font face à des émeutiers ce qui a engendré des combats[27].
De violents heurts ont lieu àLaâyoune le 8 novembre 2010.
Fin octobre 2020, des routiers se plaignent que des séparatistes sahraouis bloquent la frontière entre leMaroc et laMauritanie et empêchent la circulation[réf. nécessaire]. Le 13 novembre 2020, le Maroc annonce avoir lancé une opération militaire dans la zone tampon deGuerguerat accusant « les provocations duPolisario » afin de rétablir la circulation. LeFront Polisario annonce alors la fin du cessez le feu[28].
En février 2022, un Groupe parlementaire d'amitié et de fraternité "Algérie-Sahara occidental" a été installé, l'Assemblée populaire nationale algérienne[29].
En décembre 2023, les États-Unis d'Amérique envoie une délégation en Algérie, dans le but de relancer les discussions sur le Sahara occidental et sortir dustatu quo actuelle[30].
En 2024, un rapport d'avril de l'International Crisis Group souligne cette escalade, indiquant que le ministre marocain des Affaires étrangères,Nasser Bourita, a reconnu la poursuite des hostilités[31].
En juillet 2024, la France prend la décision d’apporter son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara[32]. En avril 2025, le Secrétaire d'État des États-Unis,Marco Rubio, après un entretien avec le marocain Nasser Bourita, déclare : « Le plan d’autonomie proposé par le Maroc est la seule base de négociation sérieuse et réaliste[33].
Cette accumulation de soutiens au plan d'autonomie a culminé en une victoire diplomatique notable pour le Maroc le 31 octobre 2025, lors de l'adoption de la Résolution 2797 du Conseil de sécurité. Ce texte est considéré comme un basculement, car il institutionnalise le plan d'autonomie non plus comme une simple option, mais comme la base obligatoire des négociations futures, tout en qualifiant l'autonomie de « résultat le plus réalisable » et en abandonnant les références explicites au référendum[34].

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) est membre de l'Union africaine depuis 1982 mais n'est reconnue actuellement ni par l'Organisation des Nations unies (ONU), ni par laLigue arabe, ni par l'Union du Maghreb arabe, ni par l'Organisation de la conférence islamique ni par aucun pays occidental ou membre permanent dans leConseil de sécurité des Nations unies.
La majorité des États reconnaissant la RASD sont africains ou sud-américains. Plus de 70 pays ont reconnu la RASD au long de l'Histoire. Aujourd'hui, plus de 60 pays ont retiré leur reconnaissance.
Un rapport remis auParlement européen en 2002 indique la RASD était reconnue par 54 États à travers le monde[35], et 72 l'ont reconnue à un moment ou à un autre.
Selon une déclaration deBrahim Ghali, ambassadeur sahraoui à Alger, 85 États reconnaissent officiellement la RASD en[36].
D'après le « portail duSahara marocain », 32 pays reconnaissent la RASD en 2008[37].

Une cinquantaine de pays ont soutenu la position du Maroc et 17 pays possèdent des consulats au Sahara, reconnaissant de fait la souveraineté marocaine.
En 2002, un document de l'ONU qualifie pour la première fois le Maroc de« puissance administrante »[38] ce qui l'autoriserait à exploiter les ressources naturelles du territoire[39] mais cette qualification n'est pas portée sur laliste des territoires non autonomes tenue par l'ONU.