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Conflit au Sahara occidental

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Conflit au Sahara occidental
Description de cette image, également commentée ci-après
Situation depuis le 6 septembre 1991
Informations générales
DateDepuis
(68 ans, 3 mois et 22 jours)
LieuSahara occidental
Issue

En cours

Changements territoriauxOccupation de 80% du territoire par leMaroc et 20% par laRépublique arabe sahraouie démocratique(depuis 1991)
Belligérants
Drapeau du Maroc Maroc
Mauritanie(1975-1979)
Soutenu par :
Drapeau des États-UnisÉtats-Unis
Drapeau de la FranceFrance
Drapeau d’IsraëlIsraël[1],[2]
Drapeau de l'EspagneEspagne
Espagne franquiste (1970–1975)
République arabe sahraouie démocratique (Front Polisario)
Drapeau de l'AlgérieAlgérie
Soutenu par :
Drapeau d'Afrique du SudAfrique du Sud
Drapeau de l'IranIran

Batailles

Guerre d'Ifni (1957-1958)Soulèvement de Zemla (1970)Insurrection contre l'Espagne (1973-1975)Guerre du Sahara occidental (1975-1991)Infantida indépendantiste de 1999Infantida indépendantiste de 2005Événements du 8 novembre 2010 à LaâyouneConflit de 2020

Données clés

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Leconflit auSahara occidental est unconflit militaire qui a débute en 1957 alors que la zone est souscontrôle espagnol.

À partir des années 1970, il oppose les indépendantistes duFront Polisario et l'Espagne. Uneguerre se déclenche en 1975, à la suite du retrait de l'Espagne, entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario. Un cessez-le-feu est signé le mais des épisodes mineurs de tensions ont toujours lieu entre le Maroc et laRépublique arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario, qui se disputent le territoire.

En 2007, le Maroc dépose un plan d'autonomie auprès des Nations Unis. Ce projet propose d'accorder au territoire une large autonomie, avec son propre gouvernement, son parlement, et ses ressources financières pour gérer les affaires locales. Cette autonomie cependant s'exercerait sous la souveraineté marocaine, le royaume conservant notamment le contrôle de la monnaie, des affaires étrangères, et de la défense[3].

Contexte historique, géographique et politique

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Articles détaillés :Histoire du Sahara occidental,Histoire du Maroc etHistoire de la Mauritanie.

Colonisation espagnole

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Sahara espagnol et protectorats du Maroc en 1912.
Articles détaillés :Sahara Espagnol etProtectorat espagnol du Maroc.

En 1859, l'Espagne déclenche laguerre contre le Maroc. La guerre se termine par une victoire de l'Espagne lors des batailles deSierra de Bullones le, deCastillejos le, deTétouan le et deWad-Ras le. Le Maroc est contraint de signer avec l’Espagne le letraité de Wad-Ras, dont les conditions lui sont très défavorables.

En1884, l'Espagne commence à coloniser leSahara occidental qui devient peu à peu une colonie malgré une résistance de quelques tribus sarahouies aidées matériellement par le sultan duMarocHassanIer du Maroc. L'Espagne commence par coloniserRío de Oro ; en 1887 la totalité duSahara occidental est colonisée.

En 1912, à la suite de la signature dutraité de Fès entre la France et le Maroc ainsi que de la convention franco-espagnole de Madrid, l'Espagne se voit octroyer unezone d'influence répartie en deux zones disjointes, encadrant au nord et au sud celle sous protectorat français, composée duRif et de la bande deTarfaya, en bordure du Sahara espagnol et avec le fleuveDrâa comme frontière au nord. Toutefois, la création d'une administration coloniale sur le territoire du protectorat ne concerne que leRif tandis que la zone de Tarfaya était gouvernée depuisLaayoune et demeure aux mains des Espagnols après la fin du protectorat, le.

Démographie du Sahara espagnol et composition tribale

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LeSahara occidental

Avant le conflit, en 1967, le nombre d'habitants dans les trois principales villes duSahara occidental était estimé à 23 458 personnes, En 1970, le recensement espagnol indiquait que le nombre d'habitants àLâayoune etVilla Cisneros était d'environ 30 740 habitants, sans compterSmara. Puis, un an avant le début du conflit, en1974, le nombre d'habitants en comptant les trois principales villes était de 41 207 habitants, Il faut également noter que durant ces années, l'urbanisation était très faible, et la plupart des habitants étaient des nomades organisés en tribus[4]. Selon le recensement espagnol de 1974, leSahara Espagnol est peuplé de 74 000 personnes[5].

Démographie des principales villes du Sahara espagnol de 1967 à 1974
Années196719701974
Lâayoune15 75824 04829 499
Smara2 130?7 295
Villa Cisneros5 5706 6925 413
Total23 45830 740[Note 1]41 207

Composition tribale de la population du Sahara occidental selon le recensement espagnol de 1974[6]

  • Tekna (31,4 %)
  • Reguibat (28,4 %)
  • O. Delim (15,6 %)
  • O. Tidrarine (12,2 %)
  • Laarossiyen (6,1 %)
  • Ahl Ma' el-Aynayn (3,4 %)
  • Autres tribus (2,9 %)

On distingue au sein des populations du Sahara occidental trois grands groupes tribaux : lesReguibat et lesTekna, d'originesanhajienne, et lesOuled Delim, d'origine arabemaqilienne. À ces trois grands groupes s'ajoutent deux tribussanhajiennes d'importance moyenne, lesOuled Tidrarin et lesLaarousyin, ainsi que la confédération maraboutique des Ahl Ma El Aïnin, axée autour des disciples et des descendants duCheikh Ma El Aïnin[7],[8]. Les différentes tribus sont elles-mêmes composées d'un nombre variable de fractions.

Le territoire compte également plusieurs tribus numériquement beaucoup moins importantes tel lesOuled Bou Sbaa,Imraguens,Filalas,Tadjakant,Chekarna,Taoubbalt,Lemyar,Chenagla etMejjat, dont certaines constituent des« tribus satellites » gravitant autour d'autres tribus plus importantes, tel les Mejjat, Aït Hassin, Fouikat, Chenagla et Lemyar qui gravitent autour des Tekna de l'ouest, ou les Aït Noss autour des Tekna de l'est[7].

LesHaratins constituent un cas à part. En 1993 environ un tiers des Sahraouis appartenaient à ce groupe parfois plutôt décrit comme une caste. Les Haratins sont des descendants d'esclaves qui servaient de domestiques ou de gardiens de troupeaux aux nomades comme lesBella chez les Touaregs[9],[10].

Indépendance marocaine et thèse du Grand Maroc

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Article détaillé :Grand Maroc.
Carte du « Grand Maroc » revendiqué par l'Istiqlal.

La thèse duGrand Maroc repose sur l'idée que leMaroc doit légitimement recouvrir l'ensemble des territoires qui lui ont été amputés à la veille et durant leprotectorat par la clause d'intégrité territoriale duTraité de Fès. Les limites territoriales de ce Grand Maroc sont variables. Elles incluent généralement l'intégralité de laMauritanie, le quart occidental duSahara algérien ainsi qu'une partie duMali.

Le Grand Maroc est un concept développé par le gouvernementmarocain principalement par l'Istiqlal dans les années 1950 et 1960[11]. À la suite de laguerre des Sables le Maroc abandonne ses revendications territoriales sur une partie du Saharaalgérien[12], puis renoncera et reconnaîtra laMauritanie en 1969[13]. Sa dernière préoccupation sera leSahara occidental.

Guerre d'Ifni

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Article détaillé :Guerre d'Ifni.

Après l'indépendance duMaroc en 1956, l'armée de libération marocaine est fondée par l'Istiqlal afin de libérer les territoires sous contrôle espagnol et français (Ifni,Tarfaya et leSahara occidental) : c'est ce que l'on appelle la « guerre d'Ifni ».

Les premières offensives de l'armée de libération marocaine connurent un certain succès. En deux semaines, elle avait conquis la majeure partie de la région et isolé les forces espagnoles dans la capitale,Sidi Ifni. Les assaillants avaient mené des attaques simultanées à travers le Sahara occupé (à 200km au sud d'Ifni), interceptant garnisons, convois et patrouilles ennemis pour se ravitailler. Les troupes marocaines, approvisionnées et renforcées, assiégèrent Sidi Ifni, espérant provoquer un soulèvement populaire. La ville résista sans incident majeur jusqu'en 1958[14].

Le 12 janvier 1958, leMaroc lança une attaque infructueuse contre la garnison espagnole deLaâyoune. Après avoir été défaits et contraints à la retraite, les combattants marocains concentrèrent leurs efforts dans le sud-est de la colonie. Le lendemain, à Edchera, 350 soldats de deux compagnies espagnoles en reconnaissance furent attaqués par 500 combattants marocains cachés dans les dunes. Les Espagnols subirent de lourdes pertes (37 à 48 tués), tandis que les Marocains laissèrent 50 morts sur le champ de bataille[15]. LaBataille de Dcheira fût une victoire marocaine.

Parallèlement, les irréguliers marocains de l'armée de libération nationale continuèrent la lutte dans leSahara espagnol[16]. Plus de 7 000 indépendantistes marocains participèrent à la capture de villes sous domination espagnole, sans réussir à atteindre le littoral. De leur côté, les Espagnols s'appuyèrent sur 10 300 soldats, dont 2 000 àSidi Ifni.

En février1958, les troupes franco-espagnoles ont lancé une offensive de grande envergure qui a permis de démanteler l'Armée de libération marocaine au Sahara occidental[17].Dans le même mois, leMaroc perd le contrôle de Edchera puisTafoudart etSmara.

Le, des accords sont signés entre le gouvernement espagnol et le Maroc. Celui-ci obtient la région deTarfaya (Cap Juby), entre leDrâa et le parallèle 27º 40', à l'exclusion deSidi Ifni et du reste duSahara espagnol.

L'Espagne a rétrocédéIfni auMaroc en1969, conformément à la résolution 2072 de l'Organisation des Nations unies (1965), qui appelle à ladécolonisation d'Ifni et du Sahara occidental. Mais l'Espagne parvient toutefois à conserver le Sahara occidental jusqu'au début de lamarche Verte (1975)[18].

Premiers mouvements sahraouis

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Articles détaillés :Guerre d'Ifni etSoulèvement de Zemla.

Après laguerre d'Ifni de 1957-1958, plusieurs mouvements marocain entreprennent des raids au sein du Sahara occidental.

Le premier mouvement indépendantiste, leFrente de Liberacíon del Sahara bajo Dominacíon Española, est fondé en 1966 mais il n'entreprend aucune action[19].

Mohammed Bassiri, unsahraoui ayant fait ses études auMaroc, crée en1967 leMouvement de libération du Seguia el-Hamra et Oued ed-Dahab(Harakat Tahrir Saqia al-Hamra wa Wadi al-Dhahab). LeFront Polisario se revendique descendant de ce mouvement[19]. Tandis que sa famille et satariqa le revendique commemarocains[20].

En1969, la région voit naître leMouvement révolutionnaire des hommes bleus, puisMouvement de résistance des hommes bleus, organisationsahraouie de résistance anti-espagnole fondée par Moha R'guibi, ditÉdouard Moha, aussi connu sous le nom de MOREHOB.

En 1971, un groupe de jeunes étudiants marocains dans les universités du Maroc a commencé à organiser ce qui allait être connu sous le nom de Mouvement embryonnaire pour la libération de Saguia el-Hamra et Rio de Oro[21].

Deux ans plus tard, le Front Polisario se constituera àZouerate avec le soutien du président mauritanienMoktar Ould Daddah dans un but de fédéralisme. Celui-ci reçu le soutien de plusieurs tribus Maures notamment deNouadhibou.

Conflits armés de 1973 à 1991

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Guérilla du Polisario contre les Espagnols (1973-1975)

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Article détaillé :Insurrection contre l'Espagne.

Le, le Polisario est formé àZouérate (Mauritanie) parEl-Ouali Moustapha Sayed,Bachir Moustapha Sayed,Lahbib Ayoub,Mohamed Abdelaziz,Omar Hadrami,Mahfoud Ali Beiba,Mohamed Lamine Ould Ahmed etMohamed Lamine Ould Bouhali dans le but de mettre fin à l'occupationespagnole du Sahara occidental[22].

Le de la même année, lefront Polisario attaque le poste de police espagnol d'El Khanga et signifie par ce geste, l’ouverture des hostilités vis-à-vis de l’occupation et pour la fierté nationale[23],[24].

Le,Lahbib Ayoub à la tête d’une colonne hétéroclite armée de fusils dépareillés, lance une attaque couronnée de succès contre un posteespagnol, du côté d’Amgala[réf. nécessaire]. Le, lePolisario s'empare deLagouira sans combat[25].

Guerre entre le Maroc et le Polisario (1975-1991)

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Article détaillé :Guerre du Sahara occidental.

Le retrait de l'Espagne va entraîner une guerre entre leMaroc et leFront Polisario qui va déclarer l'indépendance du territoire et crée laRépublique arabe sahraouie démocratique, non reconnue par leMaroc et l'ONU.

Depuis le cessez-le-feu de 1991

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Après le cessez-le-feu du, laMission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) installe son quartier général àLaâyoune[5]. Plusieurs tentatives de référendum ont également lieu mais ont toutes échoué mais dès l'arrivée deKofi Annan au Secrétariat général en, il permet de relancer le processus de paix. Kofi Annan nommeJames Baker, ancien Secrétaire d'État américain, comme envoyé personnel pour le Sahara occidental.James Baker a à deux reprises tenté de faciliter un compromis autour du concept d’autonomie[26]. Le premier en2000 qui offre une large autonomie locale dans le cadre de l'État marocain, dont les compétences seraient limitées à la défense et aux affaires étrangères. Ce plan est accepté par le Maroc, mais rejeté par le Polisario et l'Algérie et le second en2003 qui prévoit l'établissement d'une Autorité du Sahara occidental pour cinq ans, puis la tenue du référendum auquel les Marocains non originaires du Sahara occidental participeraient et auquel la nouvelle option d'une « autonomie permanente » figurerait. Le plan est approuvé unanimement par le Conseil de sécurité sous la condition de son acceptation par toutes les parties. Il est refusé par le Maroc car il compromet sonintégrité territoriale. À la suite de ce refus,James Baker démissionne enjuin 2004.

Une division blindée de l'APLS en 2010
Rassemblement de troupes du Front du Polisario en 2005.

Depuis la démission deJames Baker enjuin 2004, l'ONU fait face à une impasse en effet car elle doit trouver une solution qui serait acceptée par leFront Polisario et leMaroc. Plusieurs débats et événement ont lieu depuis comme le8 novembre 2010 à Laâyoune lorsque les forces marocaines de lagendarmerie marocaine et desforces auxiliaires tentent de démanteler le camp Gdim Izik mais ils font face à des émeutiers ce qui a engendré des combats[27].

Article détaillé :Événements du 8 novembre 2010 à Laâyoune.

De violents heurts ont lieu àLaâyoune le 8 novembre 2010.

Article détaillé :Conflit de 2020 au Sahara occidental.

Fin octobre 2020, des routiers se plaignent que des séparatistes sahraouis bloquent la frontière entre leMaroc et laMauritanie et empêchent la circulation[réf. nécessaire]. Le 13 novembre 2020, le Maroc annonce avoir lancé une opération militaire dans la zone tampon deGuerguerat accusant « les provocations duPolisario » afin de rétablir la circulation. LeFront Polisario annonce alors la fin du cessez le feu[28].

En février 2022, un Groupe parlementaire d'amitié et de fraternité "Algérie-Sahara occidental" a été installé, l'Assemblée populaire nationale algérienne[29].

En décembre 2023, les États-Unis d'Amérique envoie une délégation en Algérie, dans le but de relancer les discussions sur le Sahara occidental et sortir dustatu quo actuelle[30].

En 2024, un rapport d'avril de l'International Crisis Group souligne cette escalade, indiquant que le ministre marocain des Affaires étrangères,Nasser Bourita, a reconnu la poursuite des hostilités[31].

En juillet 2024, la France prend la décision d’apporter son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara[32]. En avril 2025, le Secrétaire d'État des États-Unis,Marco Rubio, après un entretien avec le marocain Nasser Bourita, déclare : « Le plan d’autonomie proposé par le Maroc est la seule base de négociation sérieuse et réaliste[33].

Cette accumulation de soutiens au plan d'autonomie a culminé en une victoire diplomatique notable pour le Maroc le 31 octobre 2025, lors de l'adoption de la Résolution 2797 du Conseil de sécurité. Ce texte est considéré comme un basculement, car il institutionnalise le plan d'autonomie non plus comme une simple option, mais comme la base obligatoire des négociations futures, tout en qualifiant l'autonomie de « résultat le plus réalisable » et en abandonnant les références explicites au référendum[34].

Statut de la RASD et du Maroc

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Article détaillé :Statut du Sahara occidental.

Reconnaissance de la RASD

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Drapeau de laRépublique arabe sahraouie démocratique
Article détaillé :République arabe sahraouie démocratique#Reconnaissance internationale.

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) est membre de l'Union africaine depuis 1982 mais n'est reconnue actuellement ni par l'Organisation des Nations unies (ONU), ni par laLigue arabe, ni par l'Union du Maghreb arabe, ni par l'Organisation de la conférence islamique ni par aucun pays occidental ou membre permanent dans leConseil de sécurité des Nations unies.

La majorité des États reconnaissant la RASD sont africains ou sud-américains. Plus de 70 pays ont reconnu la RASD au long de l'Histoire. Aujourd'hui, plus de 60 pays ont retiré leur reconnaissance.

Un rapport remis auParlement européen en 2002 indique la RASD était reconnue par 54 États à travers le monde[35], et 72 l'ont reconnue à un moment ou à un autre.

Selon une déclaration deBrahim Ghali, ambassadeur sahraoui à Alger, 85 États reconnaissent officiellement la RASD en[36].

D'après le « portail duSahara marocain », 32 pays reconnaissent la RASD en 2008[37].

Reconnaissance de la souveraineté du Maroc

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Drapeau duMaroc

Une cinquantaine de pays ont soutenu la position du Maroc et 17 pays possèdent des consulats au Sahara, reconnaissant de fait la souveraineté marocaine.

En 2002, un document de l'ONU qualifie pour la première fois le Maroc de« puissance administrante »[38] ce qui l'autoriserait à exploiter les ressources naturelles du territoire[39] mais cette qualification n'est pas portée sur laliste des territoires non autonomes tenue par l'ONU.

Notes et références

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  1. (en) « Morocco and Israel: Military Ties Deepen as Western Sahara Becomes a Strategic Pawn »,Por un Sáhara Libre,‎(lire en ligne, consulté le)
  2. (en) Alexi J. Sobczak, « Israel-Morocco security cooperation is flourishing »,Atlantic Council,‎(lire en ligne, consulté le)
  3. « Plan d'autonomie marocain sur le Sahara occidental »[PDF],
  4. (Maurice Barbier,p. 16)
  5. a etbDominique Lagarde et Mohamed Larhdaf Eddah, « Sahara: le conflit ensablé »,L'Express,
  6. Maurice Barbier,Le conflit du Sahara occidental (Harmattan, 1982,(ISBN 9782858021970)), p.17
  7. a etb[PDF]Les tribus du Sahara,TelQuel no. 161.
  8. [PDF] Paul Marty,Les tribus de la Haute Mauritanie, publ. du Comité de l'Afrique française, 1915 (lire en ligne)
  9. Gaudio 1993,p. 289
  10. PierreBonte, « L'esclavage : un problème contemporain ? »,L'Homme,no 164,‎,p. 135-144(lire en ligne)
  11. (Mamadou Aliou Barry,p. 62)
  12. (Erik Jensen,p. 25)
  13. (Attilio Gaudio,p. 53)
  14. « La Revista: Ifni, la guerra secreta », surwww.elmundo.es(consulté le)
  15. (es) « Edchera: la sangrienta gesta en la que los legionarios españoles aplastaron a la letal guerrilla marroquí », surDiario ABC,(consulté le)
  16. (es) AntoniSegura,El Magreb: del colonialismo al islamismo, Edicions Universitat Barcelona,(ISBN 978-84-475-0636-1,lire en ligne)
  17. (Sophie Caratini,p. 249)
  18. 30 juin 1958, Fin du conflit d'Ifni entre le Maroc et l'Espagne
  19. a etb(C. R. Pennell,p. 336)
  20. « برنامج الندوة العلمية الدولية بمناسبة الذكرى التاسعة والأربعين لانتفاضة سيدي محمد بصير التاريخية بالعيون بتاريخ 13-14 شوال 1440هـ موافق 17-18 يونيه 2019م – مؤسسة محمد بصير لأبحاث و الدراسات و الإعلام », surweb.archive.org,‎(consulté le)
  21. « Proyecto Desaparecidos: Mohamed Basiri El mas antiguo desaparecido saharaui », surwww.desaparecidos.org(consulté le)
  22. La vérité sur la guerre du Sahara
  23. « Origines, enjeux et perspectives de paix du conflit du Sahara occidental », surirenees
  24. Sahara Occidental, Histoire, chp 8, page 3[non neutre]
  25. Sahara Occidental, Histoire, chp 6, page 3[non neutre]
  26. Sahara occidental : Sortir de l'impasse
  27. Sahara occidental : tension après les émeutes
  28. Le Figaro avecAFP, « Sahara occidental: le Polisario affirme que «la guerre a commencé» », surLe Figaro.fr,(consulté le)
  29. « APN: installation du groupe parlementaire d'amitié Algérie-Sahara occidental », suraps.dz,(consulté le)
  30. « Afrique Washington envoie un diplomate à Alger pour relancer les discussions sur le Sahara occidental », surRadio France Internationale,(consulté le)
  31. (en) « CrisisWatch: April Trends and May Alerts 2024 », surwww.crisisgroup.org,(consulté le)
  32. « Sahara occidental : Alger et Paris au bord d’une nouvelle crise diplomatique », surlefigaro.fr,(consulté le)
  33. Fadwa Islah, « Sahara occidental : cinq questions pour comprendre pourquoi la fin du conflit pourrait être proche », surJeune Afrique,(consulté le)
  34. « Sahara occidental: le Conseil de sécurité proroge le mandat de la Mission des Nations Unies (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2026, sans le vote de l’Algérie | Couverture des réunions & communiqués de presse », surpress.un.org(consulté le)
  35. Rapport de la Présidente de la délégationad hoc Sahara occidental,Mme Catherine Lalumière, vice-présidente du Parlement européen, 2002,lire en ligne
  36. http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=2315
  37. (en) « Saharamarocain.net », sursaharamarocain.net(consulté le).
  38. (en)Rapport S/2002/178 du secrétaire général concernant la situation au Sahara occidental (ONU)
  39. (en)UN deems Morocco as Western Sahara's administrative power, The Guardian (Australie), 13 juin 2003
  1. La population àLâayoune et àVilla Cisneros en 1970 était de 30 740 habitants sans compterSmara
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