Cet article est uneébauche concernant lapolitique.
| Conférence de Nyon | |||
Discussions durant la conférence | |||
| Type | Conférence diplomatique | ||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Localisation | Nyon | ||
| Coordonnées | 46° 23′ 06″ nord, 6° 14′ 24″ est | ||
| Date | du10 au | ||
| Participant(s) | |||
| Résultat | Accord pour lutter contre la piraterie enmer Méditerranée | ||
Géolocalisation sur la carte :canton de Vaud Géolocalisation sur la carte :Suisse | |||
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Laconférence de Nyon est une conférence diplomatique concernant lapiraterie internationale enmer Méditerranée, qui se tient du10 septembre au àNyon enSuisse. La rencontre est organisée à la suite de laguerre sous-marine à outrance mené par l'Italie durant laGuerre d'Espagne. Cependant, les attaques sont qualifiées depiraterie, les agresseurs n'étant pas identifiés et les Italiens n'étant pas officiellement en guerre. La conférence, dirigée par leRoyaume-Uni et laFrance, a pour but de renforcer la politique de « non-intervention » durant la guerre d'Espagne.
LeRoyaume-Uni et laFrance animent la conférence, qui est également suivie par des représentants de laBulgarie, de l'Égypte, de laGrèce, de laRoumanie, de laTurquie, de l'Union soviétiques et de laYougoslavie.
Le premier accord, signé le, comporte des plans pour contre-attaquer les sous-marins pirates. Des patrouilles navales ont été mises en place, le Royaume-Uni et la France patrouillant dans l'ensemble de la mer Méditerranée, notamment à l'ouest et les autres signataires patrouillant dans leurs propres eaux. L'Italie est autorisée à adhérer à l'accord à patrouiller enmer Tyrrhénienne si elle le souhaite. Trois jours plus tard, un second accord a suivi, avec l'application de dispositions similaires pour les navires de surface. L'Italie et l'Allemagne n'y participent pas bien que le premier ait entrepris des patrouilles navales en novembre.
Dans le cadre de laGuerre d'Espagne, uncomité de non-intervention est formé en1936 par 24 pays signataires[1]. L'objectif de ce dernier est surtout d’empêcher les livraisons d'arme aux différents belligérants espagnols. Du point de vue britannique, il s'agit surtout de mener une politique d'apaisement afin d'éviter notamment que l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste mènent uneguerre par procuration en Espagne. Les Allemands et les Italiens soutiennent lesNationalistes espagnols, et l'Union soviétique appuient lesRépublicains espagnols[2],[3]. Un arrangement est signé entre l'Italie et leRoyaume-Uni le pour que les droits de chacun enMer Méditerranée soient respectés et pour améliorer les relations entre les deux pays[3]. Enmai 1937,Neville Chamberlain succède àStanley Baldwin au poste dePremier ministre du Royaume-Uni, et une nouvelle approche dans les négociations avec l'Allemagne et l'Italie est mis en place[4]. Les britanniques espèrent convaincre les Italiens d'arrêter de soutenir les Allemands dans une volonté d'apaisement[5].
Selon un plan du comité de non-intervention, différents observateurs neutres sont affectés aux frontières et aux ports espagnols[6]. Le plan désigne également différentes zones de patrouille à partir d'avril 1937, au Royaume-Uni, à la France, à l'Allemagne et à l'Italie[7]. Cependant, à la suite de l'attaque subite par le croiseur allemandLeipzig les15 et, l'Allemagne et l'Italie décident de se retirer des patrouilles[8],[9]. Dans un premier temps, Les Britanniques et les Français se proposent pour remplacer les patrouilles manquantes, mais ces dernières n'auraient été que partielles[10]. L'amirauté britannique, parmi les différents plans pour répondre aux attaques contre leurs navires, optent pour envoyer des ressources navales en Méditerranée[11], les mesures de contrôle précédentes ayant été mises de côté[1]. Les Italiens sont soupçonnés par les autres puissances de se trouver derrière certains des attaques[12]. Bien qu'étant officiellement en situation de paix[12], les dirigeants italiens auraient entamé uneguerre sous-marine à outrance, qualifiée durant la conférence de campagne de piraterie, sans aucune mention d'une quelconque participation au conflit[11]. Ces actions pourraient servir de base pour une conférence sur la Méditerranée selon leministre français des Affaires étrangères,Yvon Delbos[11]. Durant la nuit du31 août au1er septembre, le sous-marin italienIride essaie sans succès de torpiller ledestroyer britanniqueHavock entre leGolfe de Valence et lesÎles Baléares ce qui renforce le scepticisme duministre britannique des Affaires étrangères,Anthony Eden, envers l'Italie[13]. Cette attaque amène le représentant britannique à Rome à protester en vain envers le ministre italien des Affaires étrangères[11].
Près de 60 000 volontaires italiens opent à ce moment en Espagne[14]. La question du renvoi des ressortissants étrangers est examinée par le comité de non-intervention[15]. De son côté, le gouvernement italien déclare le qu'il empêchera les volontaires italiens de se rendre en Espagne[16]. Il met également en place le20 janvier unmoratoire sur les volontaires et soutient la limitation de leurs envois le25 janvier[17]. Les Italiens continuent cependant de réclamer différents droits aux belligérantsnationalistes etrépublicains espagnols, comme la possibilité de procéder à des perquisitions aux navires de contrebandes, ce qui supprime ainsi la nécessite de patrouilles navales internationales[8]. Le Royaume-Uni, la France et l'Union soviétique s'opposent à cette demande[10]. Les négociations anglo-italiennes d'août1937 abordent la question de la reconnaissance de la souveraineté de l'Italie sur l'Éthiopie après lacampagne d'Abyssinie. À la suite des désaccords entre Eden et Chamberlain,Halifax (alorsleader de la Chambre des lords) et d'autres politiciens influents, les accords autour d'une reconnaissance de la souveraineté italienne sont reportés à une date ultérieure à la conférence prévue sur la navigation maritime[18].
Les5 et, les britanniques organisent une conférence avec tous les pays riverains de la Méditerranée et l'Allemagne[5],[19]. Cette rencontre se tient àNyon, enSuisse, non pas àGenève puisque les Italiens auraient associé la conférence à laSociété des Nations, dans cette ville-ci, les rapports étant tendus depuis lacrise d'Abyssinie[5]. Le Royaume-Uni accepte la demande de la France d'inviter l'Union soviétique mais refuse son autre proposition d'inviter laRépublique espagnols[19]. LePortugal est de son côté surpris de ne pas être invité[20]. Le nouveaupremier ministre français,Camille Chautemps, est incontestablement opposé à une intervention directe sur la situation espagnole[21]. De son côté, l'Union soviétique accepte l'invitation mais indique qu'elle ne manquera pas l’occasion d'accuser les Italiens d'avoir attaquer des convois maritimes[22]. Le gouvernement soviétique imputent notamment aux Italiens le naufrage de deux navires marchands soviétiques : leTimiryazev et leBlagoev[23]. Ces accusations ont pour objectif de torpiller la présence de l'Italie et de l'Allemagne à la conférence[23],[24]. Les Allemands, qui auraient préféré que le sujet de la piraterie soit le thème d'une simple rencontre du comité de non-intervention au lieu de celui du conférence internationale, décident de rejeter l'invitation[25]. Peu après, l'Italie décline à son tour l'invitation et se tourne plutôt vers le comité de non-intervention, qui inclut également d'autres puissances comme la Pologne et le Portugal[26].
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