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Conférence de Bandung

6° 55′ 16″ sud, 107° 36′ 35″ est
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Pour les articles homonymes, voirBandung (homonymie).

Conférence de Bandung
Image illustrative de l’article Conférence de Bandung
Carte des États participants.

TypeConférence diplomatique
PaysDrapeau de l'IndonésieIndonésie
LocalisationBandung
Coordonnées6° 55′ 16″ sud, 107° 36′ 35″ est
OrganisateurGroupe de Colombo
DateDu 18 au
Participant(s)Afghanistan
Arabie saoudite
Bhoutan
Birmanie
Cambodge
Ceylan
Drapeau de la République populaire de ChineChine
Côte-de-l'Or
Drapeau de l'ÉgypteÉgypte
Éthiopie
Drapeau de l'IndonésieIndonésie
Irak
Iran
Drapeau du JaponJapon
Drapeau de la JordanieJordanie
Laos
Drapeau du LibanLiban
Drapeau du LibériaLiberia
Libye
Népal
Pakistan
Philippines
Syrie
Soudan
Drapeau de la ThaïlandeThaïlande
Drapeau de la TurquieTurquie
Viêt Nam du Nord
Viêt Nam du Sud
Yémen
Drapeau de la République fédérative socialiste de YougoslavieYougoslavie
Total : 54 pays

Géolocalisation sur la carte :Indonésie
(Voir situation sur carte : Indonésie)
Conférence de Bandung
Géolocalisation sur la carte :Asie
(Voir situation sur carte : Asie)
Conférence de Bandung
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Laconférence de Bandung s'est tenue du 18 au àBandung, enIndonésie, réunissant pour la première fois les représentants de vingt-neuf pays africains et asiatiques dontGamal Abdel Nasser (Égypte),Jawaharlal Nehru (Inde),Soekarno (Indonésie) etZhou Enlai (Chine). Cette conférence marqua l'entrée sur la scène internationale des pays décolonisés du« tiers monde ». Ceux-ci ne souhaitant pas intégrer lesdeux blocs qui se font face, menés par lesÉtats-Unis et l'URSS, choisissent lenon-alignement.

Contexte

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LeGedung Merdeka (en) où s'est tenue la majeure partie de la conférence (photo de 1955).
LeGedung Merdeka en 2025.
Situation des colonies en 1945, au sortir de laSeconde Guerre mondiale : ladécolonisation s'opère avec l'effacement des anciennesmétropoles au profit des deuxsuperpuissances de laguerre froide en devenir (États-Unis etUnion soviétique), qui transfèrent leur oppositionvia leur influence sur ces nouveaux pays indépendants, nonobstant l'affirmation ultérieure d'un « troisième bloc » desnon-alignés.

Dès les années 1930, on assiste au développement de mouvements nationalistes revendiquant l'indépendance de leur pays ; ils se renforcent au lendemain de laSeconde Guerre mondiale. Au lendemain de laconférence de Genève qui, en 1954, met fin à laguerre d'Indochine, les nouvelles puissances asiatiques veulent accélérer le processus d'indépendance.

En 1955, une trentaine de pays asiatiques et africains ont acquis leur indépendance. Le monde est alors dans un contexte deguerre froide opposant lecamp soviétique aubloc occidental. Conscients de leur force, ces pays nouvellement indépendants décident alors de tout mettre en œuvre pour aider les autres colonies à acquérir elles aussi leur indépendance. L'Asie a été le premier continent à voir se multiplier de nouveaux États ayant accédé à leur souveraineté aux dépens des puissances coloniales occidentales, ce qui explique la localisation de la conférence àBandung. Les grands acteurs de cette rencontre sont l'IndienNehru, l'ÉgyptienGamal Abdel Nasser, et le ChinoisZhou Enlai.

Conférence de Bandung

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Soekarno, celui-ci accueillit la conférence.

« Une Conférence des Nations afro-asiatiques convoquée par les gouvernements de Birmanie, de Ceylan, de l'Inde, d'Indonésie et du Pakistan s'est réunie à Bandung du 18 au 24 avril 1955 »[1].

Les cinq puissances invitantes de Bandung () – l'Inde,Ceylan (l'actuelSri Lanka), lePakistan, laBirmanie et l'Indonésie – s'étaientréunies à Colombo, du au, pour chercher les moyens d'accélérer la conclusion de la paix enIndochine. Les cinq prennent alors position contre lesessais nucléaires, lapolitique des blocs et lecolonialisme et se prononcent pour l'admission de larépublique populaire de Chine auxNations unies.

Quelques mois plus tard, en, les cinq de Colombo se retrouvent àBogor, localité proche de la capitale indonésienneJakarta, pour décider des derniers préparatifs de la conférence, et, notamment, pour établir la liste des pays à inviter à prendre part à la création d'une zone de paix fondée sur les principes de lacoexistence pacifique. 25 pays, dont la Chine et leNord Viêt Nam communistes, sont invités, et, parmi eux, seule lafédération d'Afrique centrale décline l'invitation.

Les Nations participantes

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29 pays se rendent à la conférence : 23 d'Asie (Afghanistan,Arabie saoudite,Birmanie,Cambodge,Ceylan,république populaire de Chine,Inde,Indonésie,Irak,Iran,Japon,Jordanie,Laos,Liban,Népal,Pakistan,Philippines,Syrie,Thaïlande,Turquie,Viêt Nam du Nord,Viêt Nam du Sud,Yémen), et 6 d'Afrique (Côte-de-l'Or,Éthiopie,Liberia,Libye,Égypte,Soudan) ce qui reflète le fait que la plus grande partie de ce continent est encore colonisée. Le Japon est le seulpays industrialisé à assister à la conférence. Pour l'Afrique, une délégation duFLN algérien est aussi présente ainsi que leDestour tunisien.

Vu le pluralisme des langues et des pays, la langue choisie pour les travaux, et la résolution finale, est l'anglais. Les dirigeants et les délégations s'expriment le plus souvent dans les langues nationales, mais déjà certains dirigeants commeNasser ouSoekarno s'expriment en anglais. Les documents sont traduits et des interprètes sont présents.

Les personnalités participantes

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Plus de 2 000 personnalités sont présentes, et 400 journalistes[2]. Parmi les noms, les plus célèbres, on peut retenir ceux de :

Les personnalités invitées

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Résolution finale

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Nehru en 1949.

Le communiqué final[5] de la conférence de Bandung, inspiré par le Premier ministre IndienNehru, est marqué par leneutralisme et les principes de lacoexistence pacifique mais peine à déterminer une ligne commune face aux « Grands » : aux non-engagés (Inde etÉgypte), s'opposent, d'un côté, les pro-occidentaux, les pays de l'OTAN (Turquie), de l'OTASE (Pakistan,Philippines,Thaïlande) et dupacte de Bagdad (Irak,Iran, Pakistan, Turquie), et de l'autre, lesÉtats socialistes pro-soviétiques (république populaire de Chine etNord Viêt Nam).

La conférence condamne lacolonisation et l'impérialisme en général, et en particulier l’apartheid enAfrique du Sud. Les pays signataires appellent les pays encore colonisés à lutter pour leur indépendance, tout en privilégiant la solution pacifique et la négociation au conflit armé. Legouvernement français (Faure II) est notamment pressé de trouver une solution aux problèmes de l'Algérie, duMaroc et de laTunisie. Ils rappellent également la volonté de ne pas appartenir à l'un ou l'autre des deux blocs en pleine guerre froide opposant les États-Unis et le bloc soviétique. En outre, la conférence déclare appuyer les droits du« peuple arabe dePalestine ».

Bien que l'historiographie aie considéré pendant longtemps Bandung comme la base du tiers-mondisme, cette hypothèse est fausse. En effet, le terme de « tiers monde » a été conçu en 1952 parAlfred Sauvy pour désigner les pays « sous-développés » marginalisés. Il dénonçait la vision bipolaire du monde en rappelant qu'un « tiers » (troisième) monde existait. Or, cette conférence s'est terminée avec diverses visions du monde, qui ne pouvaient être résumées par un positionnement commun de tous contre les deux blocs de la guerre froide[6].

Conséquences

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Nasser au côté deKhrouchtchev en 1964.

La conférence contribue à l'accélération du processus dedécolonisation et à l'émergence d'un nouveau groupe de pays qui forment le « tiers monde » entre lebloc communiste et lebloc occidental. Dans la continuité, laconférence de Belgrade réunit certains de ces pays en 1961 et pose les bases dumouvement des non-alignés. Cependant, la conférence a mis en lumière les divisions existantes entre les pays plutôt proches d'un des deux blocs ou préférant le non-alignement. Le « non-alignement » est la position de certains États qui refusent de se ranger dans l'un ou l'autre des deux blocs, celui de l'Ouest ou celui de l'Est.

Chronologie de la conférence de Bandung

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Références

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  1. « Communiqué final de la conférence Afro-Asiatique de Bandoeng - Wikisource », surfr.wikisource.org(consulté le).
  2. Voir David Van Reybrouck, Revolusi, L'Indonésie et la naissance du monde moderne, Actes Sud (voir le chapitre sur Bandoung, chap. 15).
  3. Voir Pierre Queuille,Histoire de l'Afro-Asiatisme jusqu'à Bandung, la naissance du Tiers Monde, Payot, 1965.
  4. Voir David Van Reybrouck, Revolusi, L'Indonésie et la naissance du monde moderne, Actes Sud, p. 468.
  5. Extraits :Communiqué final de la conférence de Bandung, avril 1955.
    Texte entier :Communiqué final de la conférence afro-asiatique de Bandung (24 avril 1955).
  6. Nicolas Beaupré,Histoire mondiale du XXe siècle, PUF,, 1152 p.(ISBN 978-2-130-83574-5)

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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