L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Un espace naturel d'intérêt est présent sur la commune : unsite natura 2000. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture descéréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 20 en 1988, à 11 en 2000, puis à 7 en 2010.
Avec 176 habitants en 2017, la commune fait partie des 36 communes les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher.
Dans le cadre de laConvention européenne du paysage, adoptée le et entrée en vigueur en France le, unatlas des paysages de Loir-et-Cher a été élaboré en 2010 par leCAUE de Loir-et-Cher, en collaboration avec la DIREN Centre (devenueDREAL en 2011), partenaire financier[7]. Les paysages du département s'organisent ainsi en huit grands ensembles et 25 unités de paysage[Note 1],[8]. La commune fait partie de l'unité de paysage de « la Beauce »[9].
La fertileBeauce, qui couvre pas moins de six cent mille hectares, est un vaste plateau, essentiellement consacré aux grandes cultures (céréales, colza, betterave sucrière). En Loir-et-Cher, la Beauce s'avance jusqu'à Blois, bordée au nord par leLoir et au sud par laLoire, couvrant un septième du département. Ses paysages épurés et ouverts sur le ciel contrastent avec les vertes collinesPercheronnes au nord et surtout avec les grandes forêtsSolognotes au sud[10].
L'altitude du territoire communal varie de107 mètres à124 mètres[11],[12].
Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué deZones spéciales de conservation (ZSC) et deZones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État membre. Les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l'état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[25]. Une partie du territoire communal est incluse dans le site Natura 2000 suivants[22] : une ZPS, la « Petite Beauce », d'une superficie de52 565ha[26].
Au, Concriers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[27].Elle est située hors unité urbaine[5] et hors attraction des villes[28],[29].
L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (93,8 %). La répartition détaillée ressortant en 2012 de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover est la suivante : terres arables (93,8 %), zones urbanisées (6,2 %).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Concriers en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (8,3 %) par rapport au département (18 %) et à la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 93,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88,9 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés auretrait-gonflement des argiles[34]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[36]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[37].
La totalité du territoire de la commune peut être concernée par le risque nucléaire. En cas d'accident grave, certainesinstallations nucléaires sont susceptibles de rejeter dans l'atmosphère de l'iode radioactif. Or la commune se situe partiellement à l'intérieur du périmètre de20 km duPlan particulier d'intervention de lacentrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux. À ce titre les habitants de la commune, comme tous ceux résidant dans le périmètre proche de 20 km de la centrale ont bénéficié, à titre préventif, d'une distribution de comprimés d'iode stable dont l'ingestion avant rejet radioactif permet de pallier les effets sur lathyroïde d'une exposition à de l'iode radioactif. En cas d'incident ou d'accident nucléaire, des consignes de confinement ou d'évacuation peuvent être données et les habitants peuvent être amenés à ingérer, sur ordre du préfet, les comprimés en leur possession[38],[39].
Le décret de l'Assemblée nationale du décrète qu'« il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne »[41], mais ce n'est qu'avec le décret de laConvention nationale du10 brumaire an II () que la paroisse de Concriers devient formellement « commune de Concriers »[41],[42].
En 1790, dans le cadre de lacréation des départements, la municipalité est rattachée aucanton d'Avaray et audistrict de Mer[42]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du, et ne conservent qu'un rôle électoral, permettant l'élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[43],[44]. LaConstitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir devendémiaire an IV (1795) supprime lesdistricts, considérés comme des rouages administratifs liés à laTerreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance en retrouvant une fonction administrative[43]. Enfin, sous leConsulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre dejustices de paix ramène le nombre de cantons en Loir-et-Cher de 33 à 24[45]. Concriers est alors rattachée aucanton de Marchenoir et à l'Arrondissement de Blois par arrêté du 5 vendémiaire an X ()[46],[42],[47]. Cette organisation va rester inchangée pendant près de 150 ans.
Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de larépublique espagnole devantFranco, arrivent dans leLoir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras deSelles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution[48], dont Concriers[49]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à unequarantaine stricte,vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[50]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune deBoisseau)[51].
Le conseil municipal de Concriers, commune de moins de 1 000 habitants, est élu auscrutin majoritaire plurinominal[55] avec liste ouvertes etpanachage[56]. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[57].
L'organisation de la distribution de l'eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La compétence eau et assainissement des communes est un service public industriel et commercial (SPIC)[60].
Le service d'eau potable comporte trois grandes étapes : le captage, la potabilisation et la distribution d'une eau potable conforme aux normes de qualité fixées pour protéger la santé humaine[61]. En 2019, la commune est membre du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable et d'assainissement Collectif Val d'Eau qui assure le service en régie[62].
En 2019, la commune de Concriers ne dispose pas d'assainissement collectif[63].
L'assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[64]. Lacommunauté de communes Beauce Val de Loire assure pour le compte de la commune leservice public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l'entretien des installations[65].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[69]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[70].
En 2023, la commune comptait 184 habitants[Note 3], en évolution de +4,55 % par rapport à 2017 (Loir-et-Cher : −1,02 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 33,9 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 23,3 % la même année, alors qu'il est de 31,6 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait99 hommes pour81 femmes, soit un taux de 55 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,55 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[73]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
2,5
5,1
75-89 ans
9,9
16,2
60-74 ans
13,6
13,1
45-59 ans
18,5
28,3
30-44 ans
25,9
9,1
15-29 ans
14,8
28,3
0-14 ans
14,8
Pyramide des âges du département deLoir-et-Cher en 2022 en pourcentage[74]
Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (7 entreprises sur 15) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (20) %, il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %).Sur les15 entreprises implantées à Concriers en 2016, 12 ne font appel à aucun salarié et 3 comptent 1 à9 salariés.
Au, la commune est classée enzone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[77]
En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture decéréales et d'oléoprotéagineux (COP)[78]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[79]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 14 en 1988 à 11 en 2000 puis à 7 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de57ha en 1988 à113ha en 2010[78].Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Concriers, observées sur une période de 22 ans :
Évolution de l'agriculture à Concriers (41) entre 1988 et 2010.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
↑Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre »,Matériaux pour l'histoire de notre temps,no 44,, p.43(lire en ligne).
Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse,Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,,, 408 p.(ISBN978-2-7332-1028-4,lire en ligne)