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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?Conclave de 2005 | ||||||||
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Dates et lieu | ||||||||
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Début du conclave | ||||||||
Fin du conclave | ||||||||
Lieu du vote | Chapelle Sixtine (Vatican) | |||||||
Élection | ||||||||
Nombre de cardinaux | 183 | |||||||
Nombre d'électeurs | 117 | |||||||
Nombre de votants | 115 | |||||||
Nombre de tours | 4 | |||||||
Personnages clefs | ||||||||
Camerlingue | ![]() | |||||||
Doyen | ![]() | |||||||
Cardinal protodiacre | ![]() | |||||||
Secrétaire du conclave | ![]() | |||||||
Pape élu | ||||||||
Nom du cardinal élu | ![]() | |||||||
Nom de pape | Benoît XVI | |||||||
Listes des papes :chronologique ·alphabétique | ||||||||
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(en) Notice surwww.catholic-hierarchy.org | ||||||||
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Leconclave de 2005 est leconclave qui a éluBenoît XVI, successeur deJean-Paul II, et qui s'est réuni du18 au. 115 des 117 cardinaux de moins de 80 ans y ont participé[1].
Jean-Paul II, depuis longtemps malade, avait eu un règne dont la longueur record (1978 - 2005, plus queLéon XIII) avait été marquée par son dynamisme personnel, ses options pastorales (voyages, contact direct et médiatique avec les chrétiens en particulier jeunes) et ses options politiques, morales et théologiques (défense des droits de l'homme en particulier contre le communisme, prises de positions contrastées envers lathéologie de la libération, maintien de l'exclusion desLefebvristes,œcuménisme,culte marial et défense de la famille chrétienne, de la culture de la vie contre l'avortement, la contraception...). Dans ses dernières années, il avait laissé laCurie romaine et l'administration en particulier, financière, de l'Église au soin d'une équipe de la Curie, au centre de laquelle se trouvaitJoseph Ratzinger, préfet de laCongrégation pour la doctrine de la foi.
Dans les jours qui précédent et suivent la mort du papeJean-Paul II, la presse évoque de nombreux candidats à la fonction pontificale mais, en dépit de l'adage romain« Celui qui entre auconclave pape en sortcardinal », c'est bienJoseph Ratzinger, le grand favori qui semble le mieux placé.
Parmi les autrespapabili cités, la presse identifie traditionnellement les deux « tendances », dans les grandes lignes,conservatrice etprogressiste. On se demande également quelle sera l'origine continentale du futur pape. Le Sacré Collège est majoritairement européen, doctrinalement conservateur (les cardinaux ont tous ou presque été nommés par Jean-Paul II), et il est dominé par la Curie depuis la maladie d'un pape au pontificat d'une longueur record.
En plus de Joseph Ratzinger, d'autres candidats conservateurs sont cités, mais ils sont Italiens. Parmi cespapabili italiens, plusieurs membres de la Curie font office de prétendants sérieux, dont les cardinauxAngelo Scola,Giovanni Battista Re ou encoreDionigi Tettamanzi. Toutefois, le Sacré Collège, depuis déjàPie XII, n'est plus majoritairement italien. Pour succéder àJean-Paul II premier pape non Italien depuis plusieurs siècles, certains évoquent un pape issu du tiers-monde, dont, pendant les vingt-six années de sonpontificat, l'expansion démographique a détrôné l'Europe comme continent le plus peuplé par descatholiques (lesPhilippines, par exemple, comptent plus de catholiques que l'Italie). Le cardinalFrancis Arinze présente ainsi un profil très politique, qui lui aurait permis d'être le premier pape noir et africain de l'époque contemporaine. Du côté « progressiste », le CardinalCarlo Maria Martini étant vieillissant et italien, c'est en général le cardinalÓscar Andrés Rodríguez Maradiaga qui est cité ; son élection aurait résonné comme une surprise politique en raison de son âge (65 ans), de son engagement auprès des pauvres, de sa nationalitéhondurienne, qui aurait offert un pape à l'Amérique latine, premier continent catholique de la planète. Mais l'hypothèse d'un pape du tiers-monde semble moins probable aux commentateurs que celle d'un pape européen.
Dernier élément de choix, la règle non écrite d'une certaine alternance de règnes longs et courts (dit « papes de transition »), de pasteurs charismatiques débonnaires, proches des ouailles et de diplomates de haute tenue doctrinale, résumée par la formule populaire « après un pape long, un pape rond » (Léon XIII pape « long » au règne record,Pie X, pape « rond » au règne plus bref,Benoit XV, « long » et dont le règne fut marqué par la maladie finale,Pie XI, « rond » avec une santé sportive,Pie XII, « long » au règne très long,Jean XXIII, « rond », élu âgé,Paul VI, « long » mais dont la fin du règne avait aussi été marquée par sa mauvaise santé et sa tristesse). Après le décès de Paul VI, autre pontificat plus long que la moyenne, on attendait unpape de transition au charisme dynamique, sans se douter que le règne deJean-PaulIer n'allait durer qu'un mois. Son successeur avait, parmi les qualités qui l'avaient fait choisir, un charisme pastoral, une vigueur sportive et une jeunesse qui permettaient un pontificat très long, à la fin duquel une longue maladie l'écarta du suivi quotidien des affaires et des questions de doctrines qui ont divisé l'Église depuis Vatican II.
Parmi les prétendants à un règne court émerge lors du pré-conclave le nom du cardinalJoseph Ratzinger, un Allemand de tendance « sociale conservatrice », théologien très estimé, très proche deJean-Paul II et Préfet de laCongrégation pour la Doctrine de la Foi. Joseph Ratzinger, seul papabile créé cardinal par Paul VI, semble en effet s'imposer, au sein de la Curie, ayant conduit un dialogue ferme avec lathéologie de la libération, ce qui en fait un conservateur après avoir été un des théologiens duconcile Vatican II, et semblant pouvoir à la fois assurer la cohérence de l'Église d'un point de vue doctrinal et d'un point de vue pastoral (dans la perspective de la résolution du schisme deMonseigneur Lefebvre).
Pendant toute une période deneuvaine, des messes très suivies ont lieu chaque jour àRome par neuf différents cardinaux. Avant même la fin desfunérailles du pape Jean-Paul II, leVatican annonce que le conclave commencera à lachapelle Sixtine le. C'est à l'occasion de la dernière de ces neuf messes que le cardinalcamerlingueespagnolEduardo Martínez Somalo proclame officiellement la date d'ouverture de ce conclave.
Électeurs | 117 en total |
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Absent | 2 (Jaime Sin,Adolfo Antonio Suárez Rivera) |
Présent | 115 |
Afrique | 11 |
Asie et Proche-Orient | 11 |
Europe | 58 |
Océanie | 2 |
Amérique | 35 |
Pape décédé | Jean-Paul II (Karol Wojtyła) |
Nouveau pape | Benoît XVI (Joseph Ratzinger) |
De nouvelles règles pour l'élection du premier pape du millénaire ont été rédigées en 1996 dans laconstitution apostoliqueUniversi Dominici Gregis sur la vacance du siège apostolique et l'élection du pontife romain où il est notamment précisé que les cardinaux électeurs n'ont pas le droit de téléphoner, d'écouter la radio, regarder la télévision, ni même recevoir du courrier ou des journaux. Seuls les cardinaux électeurs (cardinaux de moins de 80 ans) duSacré Collège peuvent voter[2].
La constitution apostolique règle dans les moindres détails l'élection du nouveau pape mais, malgré tout, les cardinaux réunis en congrégation peuvent apporter des changements mineurs. Lors de ces congrégations ils fixent les dates (enterrement, début du conclave) mais également certaines dispositions. Parmi les nouveautés de cette élection, l'annonce du nouveau pape sera faite par les cloches de labasilique Saint-Pierre en plus de la fumée blanche, l'espace du Conclave sera étendu à l'ensemble du Vatican et non plus limité à lachapelle Sixtine, etc.
Le nombre maximal de cardinaux électeurs est de 120, 117 étaient connus, un118e avait été créé lors duconsistoire de 2003in pectore (dans son cœur).
Les votes ont lieu quatre fois par jour, à la majorité des deux-tiers, à lachapelle Sixtine. Le reste du temps, les cardinaux sont logés dans larésidence Sainte-Marthe, située derrière la salle des audiences. Les votes commencèrent le lundi 18 avril dans la soirée. Il n'y a eu qu'un vote le lundi. Après une élection avec un candidat ayant obtenu la majorité requise, l'élu doit formellement accepter la charge qu'on lui soumet. Le souverain pontife élu ne l'est pas forcément parmi les cardinaux ni même parmi lesévêques : tout homme catholique baptisé peut être élu. Dans le cas où le nouvel élu ne serait pas un évêque, les cardinaux doivent l'ordonner etde facto il serapape etévêque deRome. Ce cas ne s'est plus produit depuis plusieurs siècles, les cardinaux choisissant l'un des leurs.
Les cardinaux doivent jurer sur les évangiles avant le conclave qu'ils garderont le secret absolu sur l'élection. La constitution de1996 prévoit même que des techniciens doivent s'assurer dans lachapelle Sixtine de l'absence de micros cachés, de caméras ou de tout dispositif d'enregistrement.
Les résultats sont annoncés au public par une fumée noire quand le scrutin n'est pas concluant, blanche quand il l'est. En fait, cette fumée correspond à la combustion des bulletins de vote. Au milieu du siècle dernier, on tentait d'obtenir cette fameuse fumée blanche en mélangeant ces bulletins avec de la paille mouillée. À présent, l'usage de fumigènes évite les confusions autrefois fréquentes. Le mardi, les cardinaux réunis en congrégation ont décidé que pour la première fois, l'élection du futur pape sera annoncée non seulement par la fumée blanche mais également par les cloches de la basilique Saint-Pierre pour éviter toute confusion. Lecardinal qui annonce le pape à la foule doit le faire à l'aide d'une formule latine contenant les mots :Habemus Papam (Nous avons un pape).
Date | Heure | Type de fumée | Remarques |
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20h04 | noire | La fumée est d'abord apparue blanche, puis noire après quelques secondes. | |
11h51 | noire | Il y a eu deux fumées bien que les règles voulussent que les deux votes soient rassemblés dans une seule crémation. | |
17h56 | Les cloches sonnent dès 18h05. Des milliers de Romains se sont rapidement massés sur la place Saint-Pierre. |
Malgré le secret du conclave, un cardinal confie à la revue italienne de géopolitiqueLimes[3],[4], en septembre 2005, son journal personnel relatant dans le détail le déroulement du scrutin[5],[6], confirmant les informations révélées au lendemain du scrutin par le quotidien milanaisIl Giornale. Ces hypothèses ont été reprises après leconclave de 2013, confirmant que la candidature qui avait eu le plus de voix face au cardinal Ratzinger était celle deJorge Mario Bergoglio qui aurait refusé d'empêcher l'élection de Ratzinger[7],[8]. Pour l'archevêqueGeorg Gänswein «Benoît XVI a été élu après seulement quatre tours de scrutin à la suite d’une lutte dramatique entre le « Parti du sel de la terre » autour des cardinauxLópez Trujillo,Ruini,Herranz Casado,Rouco Varela ouMedina et le « Groupe de Saint-Gall » autour des cardinauxDanneels,Martini,Silvestrini ouMurphy-O’Connor..."
D'après ce récit, le premier tour aurait à la fois montré l'ampleur du soutien au cardinal Ratzinger (47 voix sur les 77 nécessaires) et que le pape ne serait pas italien (Camillo Ruini, vicaire et président de la CEI, n'aurait eu que 6 votes, le secrétaire d'ÉtatAngelo Sodano 4,Dionigi Tettamanzi, le successeur de Martini à Milan 2, etMartini, candidat désigné des progressistes, lui-même seulement 9 mais qui, atteint par lamaladie de Parkinson avait indiqué que sa santé n'était pas bonne). Lors de ce premier tour, deux cardinaux sud-américains auraient eu des voix : Bergoglio,jésuite comme Martini, proche des pauvres, mais perçu comme conservateur, aurait eu 10 voix, alors que le cardinal plus progressiste du HondurasOscar Rodriguez Maradiaga n'en aurait eu que 3.
Pour le second tour, du 19 avril au matin, plusieurs autres cardinaux dont les partisans de Martini (la "mafia" de Saint-Gall) auraient fait voter pour Bergoglio. "La manœuvre consistait à mettre [s]on nom en avant, à bloquer l’élection de Ratzinger et à négocier ensuite un autre troisième candidat. Ils [...] ne voulaient pas d’un pape « étranger». Si 65 voix se regroupaient sur le nom du cardinal théologien allemand (dont celles de Ruini) il lui en manquait encore 12 pour l'élection, alors que Bergoglio atteignait 35 voix (soit seulement 3 de moins que laminorité de blocage), Sodano et Tettamanzi conservant leur score.
Au troisième tour, le cardinal argentin a ainsi atteint la minorité de blocage (plus d'un tiers des voix soit 40 contre 72 à Ratzinger, auquel il manquait 5 voix). Cela n’empêchait pas en theorie, l'élection de Ratzinger (pour ce conclave, la règle de la majorité des deux tiers avait en effet été amendée : en cas de blocage, au35e tour soit environ 10 jours de conclave, la majorité simple suffisait). Mais devant le risque d'un conclave long, et celui de voir apparaître une candidature sud-américaine plus conservatrice encore au vu des médiations du cardinalTrujillo, Martini et Bergoglio auraient fait savoir qu'ils acceptaient l'élection de Ratzinger. Bergoglio demande ainsi au cardinalDarío Castrillón Hoyos de ne pas « plaisanter avec ma candidature, parce que maintenant je vais dire que je ne l’accepte pas, hein ?" Marini aurait demandé à Ratzinger d'«accepte[r] demain de devenir pape avec [s]es voix… accepte toi, qui es à la Curie depuis trente ans et qui es intelligent et honnête : si tu réussis à réformer la Curie, tant mieux, sinon, pars »]. Lui et Bergoglio auraient fait se déplacer suffisamment de voix pour assurer l'élection dès le quatrième tour (84 voix contre 26 à Bergoglio).
Pays | Cardinal | 18 avril 2005 | 19 avril 2005 | ||||||
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1er scrutin | 2e scrutin | 3e scrutin | 4e scrutin | ||||||
![]() | Joseph Ratzinger | 47 | 41% | 65 | 57% | 72 | 63% | 84 | 73% |
![]() | Jorge Mario Bergoglio | 10 | 9% | 35 | 30% | 40 | 35% | 26 | 23% |
![]() | Carlo Maria Martini | 9 | 8% | ||||||
![]() | Camillo Ruini | 6 | 5% | ||||||
![]() | Angelo Sodano | 4 | 3% | 4 | 3% | ||||
![]() | Óscar Rodríguez Maradiaga | 3 | 3% | ||||||
![]() | Dionigi Tettamanzi | 2 | 2% | 2 | 2% | ||||
![]() | Giacomo Biffi | 1 | 1% | 1 | 1% | 1 | 1% | 1 | 1% |
![]() | Darío Castrillón Hoyos | 1 | 1% | ||||||
![]() | Christoph Schönborn | 1 | 1% | ||||||
![]() | Bernard Francis Law | 1 | 1% | ||||||
Autres | 33 | 29% | 8 | 7% | 1 | 1% | 2 | 2% |
Le nouveau pape est le cardinalJoseph Ratzinger, qui choisit de diriger l'Église catholique romaine sous le nom deBenoît XVI, en hommage àBenoît XV et au fondateur de l'ordre des bénédictins.
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