Conchita Cintrón | |
Conchita Cintrón1938 ou1939 | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom de naissance | Concepción Cintrón Verril |
| Apodo | Conchita Cintrón |
| Naissance | Antofagasta (Chili) |
| Décès | (à 86 ans) Lisbonne (Portugal) |
| Nationalité | Péruvienne |
| Carrière | |
| Alternative | Mexico le Parrain (?) |
| Fin de carrière | 1950 |
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Consuelo(ou Concepción ?)Cintrón Verril dite« Conchita Cintrón », née le àAntofagasta (Chili), décédée le àLisbonne (Portugal), était unerejoneadora péruvienne.
Conchita Cintrón est restée dans l'histoire de la tauromachie comme la première femmerejoneadora célèbre, bien qu'elle ne soit pas la premièretoreraà cheval[1].
Elle est la fille de Francisco Cintrón Ramos, portoricain d'ascendance espagnole, premier étranger diplômé de l'Académie militaire de West Point auxÉtats-Unis, et de Loyola Verril, une américaine d'origine irlandaise. Son père abandonne la carrière militaire, puis est envoyé à Lima auPérou, comme représentant d'une firme commerciale américaine alors que Conchita n'a pas encore un an. Très tôt, elle manifeste sa passion de l'équitation : à douze ans, elle entre à l'école de Ruy da Cámara, rejoneador portugais, connu sous le surnom de « El Picadero ».
Elle débute comme rejoneadora dans un festival de bienfaisance en janvier1936 aux arènes d'Acho àLima, à l'âge de quatorze ans. L'année suivante, elle présente un numéro équestre analogue à celui d'Antonio Cañero, avec une partie équestre et une partie à pied. Avec la muleta, elle torée un novillo, et l'estoque avec succès, sans hésitation[2].
Elle exerce son talent dans la plupart des pays taurins d'Amérique latine, puis elle conquiert leMexique où elle participe à 211corridas de1939 à1943, tuant à pied 401 toros.
Après laSeconde Guerre mondiale, elle est arrivée en Europe, àLisbonne, où elle a connu un succès immédiat. Son charme et son talent lui ont valu d'être surnommée « la déesse blonde ». C'était non seulement une cavalière remarquable, mais encore, lorsqu'elle descendait de cheval, elle savait aussi exécuter desvéroniques et maniait lamuleta avec une grande précision de geste. Elle terminait sesfaenas par de courageuses estocades « qui faisaient pâlir maints matadors[2]. »
Mais on n'a jamais pu la voir sous cet aspect-là en Espagne car, un an plus tard, la loi interdit aux femmes de toréer à pied en Espagne. Elle avait donc recours à des « sobresalientes » pour tuer le taureau. C'est en France qu'elle a toréé le plus grand nombre de fois. Elle y était appréciée à la fois comme rejoneadora, comme torera, mais aussi pour l'élevage de taureau qu'elle fonda après s'être retirée des arènes, en 1950, et qui a été racheté parChristophe Yonnet[3]. Ses adieux ont eu lieu dans les arènes deBordeaux le face à des taureaux de José Infante da Cámera où elle a coupé deux oreilles. On a pu la voir toréer à cheval aux arènes de Béziers en 1956.
Retirée au Portugal où elle a épousé un homme fortuné, elle a eu de nombreux enfants. À soixante-dix ans, elle a accepté de sortir de sa retraite pour donner l'alternative àMarie Sara Bourseiller, qui était alors la compagne deSimon Casas. La cérémonie a lieu le, dans lesarènes de Nîmes[4]. Cette dernière apparition a soulevé beaucoup d'émotion et d'admiration pour Conchita Cintron, « la déesse blonde aux cheveux argentés[2] ». Elle a reçu ce jour-là, un vibrant hommage du public[3].