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Concarneau

47° 52′ 34″ nord, 3° 55′ 04″ ouest
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Concarneau
Concarneau
Vue aérienne de la ville close.
Blason de Concarneau
Héraldique
Image illustrative de l’article Concarneau
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionBretagne
DépartementFinistère
ArrondissementQuimper
IntercommunalitéConcarneau Cornouaille Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
Marc Bigot
2020-2026
Code postal29900
Code commune29039
Démographie
GentiléConcarnois
Population
municipale
20 845 hab.(2023en évolution de +9,42 % par rapport à 2017)
Densité507 hab./km2
Géographie
Coordonnées47° 52′ 34″ nord, 3° 55′ 04″ ouest
Altitudem
Min. 0 
m
Max. 106 
m
Superficie41,08 km2
TypePetite ville
Unité urbaineConcarneau
(ville-centre)
Aire d'attractionQuimper
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton de Concarneau
(bureau centralisateur)
LégislativesHuitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Concarneau
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Concarneau
Géolocalisation sur la carte :Finistère
Voir sur la carte topographique du Finistère
Concarneau
Géolocalisation sur la carte :Bretagne (région administrative)
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Concarneau
Liens
Site webconcarneau.fr
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Concarneau[kɔ̃.kaʁ.no] (en bretonKonk-Kerne) est unecommune dudépartement duFinistère dans larégion Bretagne enFrance.

Troisième commune du département par sa population, chef-lieu d'uncanton et d'unecommunauté d'agglomération, Concarneau, qui inclut les anciennes communes deBeuzec-Conq etLanriec, est une ville située sur la côtecornouaillaise dans labaie de La Forêt.

La ville s'est constituée auMoyen Âge à partir de laville close située dans l'estuaire duMoros. Cet abri naturel a permis le développement du septième port de pêche français en tonnage débarqué et d'importants chantiers navals.

Géographie

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Localisation

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Localisation de la commune de Concarneau dans le Finistère.
Concarneau vue par le satellite Spot.

La commune de Concarneau est située dans le sud du département duFinistère, dans l'ouest de la régionBretagne. Elle est la troisième commune du département par sa population et la principale de l'aire urbaine de Concarneau, qui regroupe deux communes et 27 031 habitants en 2007[1]. Sonunité urbaine regroupe les communes de Concarneau etTrégunc[2]. Concarneau est située à 19 km deQuimper, 44 km deLorient, 71 km deBrest, 169 km deRennes et 475 km deParis[3].

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sontLa Forêt-Fouesnant,Melgven,Saint-Yvi etTrégunc.

Carte
Le territoire de la commune et ses communes limitrophes[Note 1].
Communes limitrophes deConcarneau
La Forêt-FouesnantSaint-YviMelgven
Océan atlantiqueConcarneauMelgven
Océan atlantiqueOcéan atlantiqueTrégunc

La ville est née dans l'ancienne île fortifiée, "Ville Close" rattachée au continent par un pont fortifié, et située au milieu de laria duMoros où s'est développé le port, principalement sur larive droite, même si des extensions urbaines existent sur la rive gauche — Le Passage-Lanriec, Le Cabellou. Le front de mer, situé plus à l'ouest, le long de l'océan Atlantique, est formé de plusieurs plages : plage des Dames, plage des Sables blancs, etc., C'est essentiellement une stationbalnéaire tout le long de lacorniche.

  • Vue générale aérienne.
    Vue générale aérienne.
  • La « Ville close » et ses remparts vue du Passage-Lanriec.
    La « Ville close » et ses remparts vue du Passage-Lanriec.
  • Concarneau vue du Passage-Lanriec.
    Concarneau vue du Passage-Lanriec.
Vue panoramique de Concarneau depuis le Cabellou.

Géologie et relief

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La commune,littorale et légèrementvallonnée, a des altitudes basses allant de0 mètre (côte) à106 mètres (au nord). La partie Nord est la plus élevée, la partie Sud-Ouest la plus basse. Le littoral est très découpé, avec du nord au sud l'anse Saint-Laurent (rive gauche, larive droite faisant partie de la commune deLa Forêt-Fouesnant) et l'Anse Saint-Jean, séparées par la Pointe de Stang Bihan, un espace boisé propriété duConservatoire du littoral, lesplages des Sables Blancs, de Cornouaille, des Dames, lapresqu'île de laVille close, l'anse de Kersaux, lapointe du Cabellou[4]. Concarneau est située sur le littoral de labaie de La Forêt.

  • Louis Le Camus : L'Anse Saint-Laurent (1883, musée des beaux-arts de Quimper).
    Louis Le Camus :L'Anse Saint-Laurent (1883,musée des beaux-arts de Quimper).
  • L'Anse Saint-Laurent à marée haute.
    L'Anse Saint-Laurent à marée haute.
  • L'Anse Saint-Laurent au soleil couchant et à marée basse.
    L'Anse Saint-Laurent au soleil couchant et à marée basse.
  • La Pointe de Stang Bihan vue de la rive gauche de l'Anse Saint-Jean.
    La Pointe de Stang Bihan vue de la rive gauche de l'Anse Saint-Jean.
  • L'Anse Saint-Jean à marée basse.
    L'Anse Saint-Jean à marée basse.
  • La plage des Sables Blancs.
    La plage des Sables Blancs.
  • L'Anse de Kersaux à marée basse.
    L'Anse de Kersaux à marée basse.
Carte géologique avec Brest à l'Ouest, Caen au Nord, Nantes au Sud. Une grande séries de failles géologiques vont de Quimper, à l'Ouest, à Nantes. Des roches intrusives dans les tons rouges les jouxtent et sont affleurantes jusqu'au littoral. La légende indique que ces roches sont de l'époque Hercynienne et du Paléozoïque inférieur.
Géologie du Massif Armoricain ; Concarneau est au sud des failles, au sud-ouest.

La commune se situe à quelques kilomètres au Sud des grandesfailles duMassif armoricain allant de Quimper àNantes. Le socle est composé degranite, uneroche intrusivehercynienne (400 à 245 millions d'années) au Sud, mais également de nappes duPaléozoïque inférieur (570 à 400 millions d'années) au Nord. Au centre et à l'Ouest se trouvent desroches sédimentaires, de l'Ordovicien (environ460 millions d'années) et duSilurien (environ420 millions d'années)[5].

Lors des marées devives-eaux, des vestiges d'une forêt engloutie (17 troncs de chêne) estimée dater d'entre5 000 et1 000 avant J.-C. affleurent devant la plage des Sables-Blancs[6].

La Ville close de Concarneau est régulièrement envahie par les eaux lors de marées à fort coefficients. Dans ce cadre, la porte aux vins de la cité dispose d'unbatardeau pour éviter d'inonder la ville, celui-ci peut néanmoins rompre lors de fort coups de vents[7].

Le risque de submersion marine

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Selon un index global correspondant à l'agrégation de 5 critères[Note 2] effectué en 2011 par l'Observatoire National des Risques Naturels[Note 3], Concarneau est la cinquième commune du Finistère, aprèsPenmarch,Île-Tudy,Treffiagat etLanderneau, la plus exposée au risque desubmersion marine avec 11,10 % de sa population totale concernée (plus de 2 200 personnes) et 19,17 hectares de bâti exposé au risque de submersion[8].

Lors des grandes marées des 28 et, les vagues ont envahi la route de corniche, y rendant la circulation impossible, et la « Ville close » a été en partie envahie par la mer, lebatardeau de la Porte aux Vins ayant cédé ; d'autres secteurs sont menacés comme le port, et certains secteurs résidentiels du Cabellou et des Sables Blancs. Un exercice grandeur nature est prévu pour tester la réactivité des secours[9].

Hydrographie

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Pour un article plus général, voirRéseau hydrographique du Finistère.

La commune est située dans lebassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Minaouët, le Saint Laurent, le Val[10], l'Hôpital[11], le ria duMoros, petitfleuve côtier qui se jette dans son port[12], le zins[13] et divers autres petits cours d'eau[14],[Carte 1].

LeSaint-Laurent, d'une longueur de11 km, prend sa source dans la commune deSaint-Yvi et se jette dans labaie de La Forêt sur la commune et deLa Forêt-Fouesnant, après avoir traversécinq communes[15].

Le ruisseauMinaouët constitue la limite communale Sud ; le ruisseau de Saint-Jean coule depuis le nord vers la baie Saint-Jean, appendice de la baie de La Forêt. Le Val est en limite Est et le Saint-Laurent constitue la limite Ouest et une partie des limites au nord-ouest de la commune. D'une longueur de10 km, prend sa source dans la commune deMelgven et se jette dans laMer Celtique sur la commune[16].

On dénombre plusieurs stations de pompage, un réservoir et un château d'eau[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Concarneau[Note 4].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Bretagne etClimat du Finistère.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[18]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[19]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[20]. Elle est en outre dans lazone H2a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de12 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de10,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 981 mm, avec15,2 jours de précipitations en janvier et7,9 jours en juillet[17]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deTrégunc à5 km àvol d'oiseau[23], est de12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 853,9 mm[24],[25]. La température maximale relevée sur cette station est de37,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de−6,4 °C, atteinte le[Note 5].

Statistiques 1991-2020 et records station TREGUNC (29)- alt : 25 m, lat : 47°50'28"N, lon : 3°52'07"O
Records établis sur la période du
1er décembre 2003 au
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)4,94,25,47,29,612,613,913,512,110,67,65,48,9
Température moyenne (°C)7,67,38,911,213,716,718,117,616,313,910,58,212,5
Température maximale moyenne (°C)10,310,412,415,317,820,822,221,720,517,213,51116,1
Record de froid (°C)
date du record
−6
07.01.09
−6,4
28.02.18
−4,8
01.03.05
−1,9
04.04.22
0,4
02.05.21
3,6
01.06.11
6,9
10.07.04
6,3
21.08.14
3,8
19.09.12
0,8
28.10.12
−3
29.11.10
−4,5
01.12.10
−6,4
2018
Record de chaleur (°C)
date du record
15,4
01.01.22
17,8
25.02.19
23,4
19.03.05
25,2
25.04.11
30
25.05.12
32,7
19.06.17
37,2
18.07.22
35,1
11.08.22
31,3
06.09.23
26,8
02.10.11
19,5
01.11.16
16,8
19.12.15
37,2
2022
Précipitations (mm)102,683,563,356,552,746,150,755,541,592,8103,7105853,9
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
37,7
17.01.16
35,1
27.02.10
20,8
02.03.06
30
09.04.21
32,6
24.05.08
35,3
10.06.20
50,2
07.07.04
43,2
16.08.04
29,4
03.09.17
50,4
01.10.20
56,5
22.11.18
42
14.12.18
56,5
2018
Source :« Fiche 29293001 »[PDF], surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base(consulté le)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
10,3
4,9
102,6
 
 
 
10,4
4,2
83,5
 
 
 
12,4
5,4
63,3
 
 
 
15,3
7,2
56,5
 
 
 
17,8
9,6
52,7
 
 
 
20,8
12,6
46,1
 
 
 
22,2
13,9
50,7
 
 
 
21,7
13,5
55,5
 
 
 
20,5
12,1
41,5
 
 
 
17,2
10,6
92,8
 
 
 
13,5
7,6
103,7
 
 
 
11
5,4
105
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Voies de communication et transports

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Le petit Bac traversier de Concarneau.
Concarneau - le petit bac électrique "Le Vachic" accosté à son nouveau ponton, en arrière-plan.
Le port de pêche.
Le port au crépuscule.

Transport maritime

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Un petit bac fait la navette toute l'année dans le port entre le quartier du passage et la Ville Close, dont on dit que c'est « la plus petite croisière du monde ». La distance est de quelques dizaines de mètres, mais la traversée de l'estuaire du Moros est en fait d'environ 300 mètres, les deux appontements n'étant pas face à face. Le samedi, Concarneau a inauguré son tout nouveau petit bac électrique appeléLe Vachic, qui assure environ300 000 passages chaque année[26].

L'été, des « Vedettes de l'Odet » rejoignent lesîles Glénan et proposent des excursions vers la rivière de l'Odet, également surnommée « plus jolie rivière de France ».

De mai à octobre, la S.CSailcoop rejoint également lesîles Glénan avec son catamaran à voile Isabelle.

Les « Vedettes de l'Odet » et les « Croisières bleues » assurent la liaison Concarneau-Beg Meil : une balade commentée dans la baie permet de découvrir Concarneau côté mer.

LaSanta Maria propose des promenades et de la pêche en mer.

LePopoff propose également des sorties en mer à bord de vieux gréements.

Transport ferroviaire

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Deux lignes de chemin de fer ont desservi Concarneau : laligne de Rosporden à Concarneau ouverte en 1883 et laligne de Quimperlé à Concarneau ouverte en 1908.

Le trafic voyageurs entre lagare de Rosporden et lagare de Concarneau fut transféré sur route le4 octobre 1959.

La ligne de fret fut encore très active dans les années 1970 avec 76 000 tonnes transportées par an, avant de perdre des dessertes et de s'éteindre définitivement enseptembre 1998 avec un dernier trajet transportant du matériel pour GDF ; le dernier train de marée a roulé en 1974 et le dernier train de marchandises desservant la coopérativeEureden de Coat-Conq, a roulé en 2021[27].

Une navette en autocar est toujours assurée par le réseauTER Bretagne depuis la gare de Rosporden (Ligne 4 réseau Coralie). Le bâtiment voyageurs de la gare est toujours ouvert, il offre les services d'une boutique SNCF.

Transport routier

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La voie expressRN 165 passe à quelques kilomètres au nord de Concarneau ; deux échangeurs permettent de rejoindre la ville.

Transport aérien

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Concarneau ne dispose pas d'aéroport. Les plus proches sont ceux deLorient etQuimper.

Transport urbain

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Article détaillé :Transports en commun de Concarneau.

La ville de Concarneau est desservie par le réseau d'autobusCoralie, dont la ligne 4 relie le centre-ville et lagare de Rosporden.

Voie verte et véloroute

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Lavoie verteno 7, allant deRoscoff à Concarneau viaMorlaix etCarhaix, emprunte dans sa partie Sud le tracé de l'ancienne voie ferrée allant de Rosporden à Concarneau ; elle a ouvert sur la totalité de ce parcours en 2016. Elle s'étend sur près de160 kilomètres dont 147 versRoscoff[28].

Lavéloroute 45 (véloroute littorale dite aussi V5 Bretagne), passe par Concarneau et dessert le bac entre la Ville Close et Lanriec.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Concarneau est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[29].Elle appartient à l'unité urbaine deConcarneau, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[30],[31]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Quimper, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[31]. Cette aire, qui regroupe 58 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[32],[33].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du, diteloi littoral[34]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique dulittoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si leplan local d'urbanisme le prévoit[35].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d'occupationPourcentageSuperficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu21,5 %881
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques4,3 %175
Zones portuaires2,0 %80
Équipements sportifs et de loisirs0,8 %33
Terres arables hors périmètres d'irrigation34,0 %1394
Prairies et autres surfaces toujours en herbe1,8 %74
Systèmes culturaux et parcellaires complexes19,9 %817
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants3,4 %138
Forêts de feuillus11,1 %455
Zones intertidales0,3 %12
Plans d'eau0,6 %25
Mers et océans0,4 %16
Source :Corine Land Cover[36]

Toponymie

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Le nom de la localité est attesté sous les formesCuncheto en 1235-1239[37],Conc en 1279[38],Conca auXIIIe siècle[37],Chonc vers 1330[38],Conchet auXVe siècle[37],Conq etConcq en 1457[39],Concarneau en 1489[39].

Le premier élémentConc- est issu du latinconcha « coquillage, coquille », lui-même d'origine grecqueκόγχη /kónkē et qui a également donné le françaisconque qui qualifiait des ports dont l'anse abritée était une garantie de protection pour les navires[40],[41].Concha devientkonk en breton (anciennement graphiésconc ouconcq) « anse, abri, port, baie, petit golfe »[42],[43]. Ce terme désigne également une grande coquille selonGrégoire de Rostrenen[44], un coin ou une pointe selonLouis Le Pelletier[45].

Les formes anciennes montrent que l'adjonction du second élément-[c]arneau est tardive. Il s'agit du bretonKerneo, la « Cornouaille », dont la finale-eo a été rendue par la terminaison-eau en français. En breton moderne, le nom se noteKernev ouKerne[46],[47].

Ainsi,Concarneau signifie « havre ou anse en Cornouaille » et peut être comparé àKonk-Leon, la forme bretonne pourLe Conquet, dans le nord du département, et dont le sens est « havre ou anse situé dans lepays de Léon »[48]. Le toponyme correspond bien à la situation de la ville, bâtie originellement sur une île dans unaber.

Une autre théorie indique la fondation d'une ville parConcar, que l'on nommaConcar-Keronéos (Concar, fils d'Urbien). Le nom de la cité se transforma enConkernos, puis enConcarneau[49][réf. à confirmer].

Enbreton, le nom admet deux variantes :Konk-Kerne etKonk-Kernev. La première est la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne[38].

Lanriec, ancienne commune rattachée à Concarneau en1959 est attestée sous les formesLan Rioc auXIe siècle,Lanriec vers 1330,Lanreuc en 1368, en 1405,Lanriec en 1535[50]. Il s'agit d'une formation toponymique bretonne enLann « ermitage » suivi deRiog, saint fondateur du lieu[50].

Article détaillé :Toponymie de Lanriec.

Histoire

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La ville de Concarneau est construite et se développe autour de laVille close. Des faubourgs se sont développés sur le continent autour de cette « île-cité ». Ce n'est que récemment dans l'histoire de Concarneau que la ville est sortie de ses remparts.

Préhistoire et période gallo-romaine

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Objets divers trouvés dans le souterrain de Stang-Vihan à Concarneau, datant de l'âge du fer (Musée de la Préhistoire finistérienne dePenmarch).

Les premières traces de civilisation à Concarneau n'ont pas été retrouvées dans laVille close mais autour de la baie[51]. La densité de l'habitat et les profonds remaniements de sols créés par les différentes constructions peuvent expliquer cette absence d'artéfacts.

Autour de Concarneau, desmégalithes attestent de la présence de civilisation auNéolithique, comme le dolmen de Keristin-Beuzec (ou de Keristin-ar-Hoat-Milieu), unesépulture en V duIVe millénaire av. J.-C.[52]. Ce monument, représentant de la transition entre lesdolmens à couloir et lesallées couvertes[53], a conservé tous ses piliers mais aucune table. Sa partie orientale est envahie par la végétation.

Un souterrain de l'âge du fer a été découvert à Stang-Vihan[54] (entre la plage des Sables Blancs et l'anse Saint-Laurent) en 1966 ; il est formé de quatre salles rectangulaires, sont les côtés mesurent entre 1,4 et 1,8 mètre, dont une seule a conservé sa voûte. La hauteur des salles est d'environ 1,5 mètre ; on y accédait par deux puits, découverts entièrement comblés. Des poteries, meules et objets divers, dont de nombreux tessons, y ont été découverts[55]. Des vestiges datant de l'âge du fer, notamment un enclos imposant de8 000 m2, daté deLa Tène finale, ont été découverts au niveau de la zone d'activités de Colguen en 2021 lors d'une fouille de sauvetage[56].

Un petit établissement thermal[57]gallo-romain a été mis au jour, dans les années 1964-1965, près du lieu-dit du Questel[58].

Unevoie peut-être d'époque romaine qui relie Concarneau à Carhaix, appelée « le chemin des Poissonniers », permet l'acheminement rapide (12 à 18 heures) en poisson frais et en coquillages de la capitale deOsismes[59].

Fondation de la ville

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L'acte le plus ancien dans lequel est fait mention de Concarneau est lecartulaire de l'abbaye de Landévennec. Cet acte écrit aux alentours de1050 ne cite pas directement Concarneau (ou tout autre nom désignant Concarneau), on y lit :Ego Gradlonus do sanclo Uuingualeo…, locum sancli Uuingualet in Buduc, V villas Traduit enMoi,Gradhlon, je donne àSaint-Guénolé, le lieu de Saint-Guénolé, en la paroisse de Beuzec, cinq maisons[60].

Saint Guénolé (461-532) est le fondateur de l'abbaye de Landévennec. À l'époque, la paroisse de Beuzec regroupe l'actuel quartier de Beuzec et l'îlot de Conq. Les maisons dont il est fait référence furent constituées enprieuré sur la partie la plus haute de l'île. Aujourd'hui on peut situer cet endroit sur la place Saint-Guénolé. Les moines de Landévennec vont donc construire leur prieuré, et aider au développement de la cité.

Selon d'autres sources, Concarneau aurait été fondée parConcar fils d'Urbien et petit-fils du roiJudicaël. Il aurait chassé lesPictes présents et se serait donc installé sur l'îlot rocheux de Concarneau. Concar baptise en 692 la villeConcar-Keroneos ouConkerneos qui se traduirait parConcar, fils d'Urbien. Concar meurt en 725. Concarneau est pris par les Francs en 799, mais reprise par les Bretons en 809[61].

L'îlot rocheux de Conq, actuelleVille close, dépendait alors de la paroisse deBeuzec. Il est possible qu'il était défendu par des fossés profonds avec retranchements de terre surmontés de fortes palissades en troncs d'arbres entourant unemotte castrale portant le château, mais on n'en a pas retrouvé de traces archéologiques lors des fouilles menées en 1997. La base d'une tour duXIIIe siècle et un mur duXIVe siècle retrouvés près de la tour du Fer à Cheval confirment toutefois l'existence d'une enceinte médiévale[62].

Le Moyen Âge

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La région deFouesnant - Concarneau formait auhaut Moyen Âge lepagus Konk, unpays historique, c'était unpagus, c'est-à-dire une subdivision administrative de laCornouaille[63].

LesXe et XIe siècles

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La population a beaucoup augmenté. Une église est construite, la chapelle du prieuré étant devenue trop petite, cette église étant toujours dans la paroisse de Beuzec. Conc est chef-lieu d'une châtellenie ducale.

DuXIIe siècle auXVe siècle

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Leduc Jean II fait construire un auditoire pour la cour ducale et c'est probablement lui qui aurait fait construire la première enceinte murale en pierre entourant l'îlot, même s'il n'est pas possible de la dater avec précision, mais la période duXIIIe siècle ou début duXIVe siècle est la plus probable.AuXIIe siècle, seulement cinq villes de Bretagne (Rennes, Nantes,Vannes,Aleth etDinan) sont ceinturées par un mur en pierre, le plus souvent il s'agit des fortifications gallo-romaines.[réf. nécessaire] À cette époque il y a un sénéchal et les officiers ordinaires d'une justice, procureurs, sergents, notaires, etc. Une communauté constitué de bourgeois, de négociants et de pêcheurs vit dans la cité, protégée semble-t-il par un donjon ou une tour fortifiée.

L'îlot fortifié (actuelleVille Close) fut alors classé comme quatrième place forte de Bretagne. Bastion placé en avant-garde pour la défense du duché puis du royaume, la ville devint l'enjeu de nombreux combats et rivalités entre les Anglais et les Français, notamment pendant laguerre de Succession de Bretagne pendant laquelle les Anglais, venus au secours deJean de Montfort, investirent la ville. En 1373, après trente années d'occupation anglaise, leconnétableDu Guesclin, avec l'aide des troupes des ducs deRohan, de Maury, de Beaumanoir[64] et du sire deVaucouleurs[65], prend la ville pour le compte duroi de France Charles V, soutien deJeanne de Penthièvre[66]. Tous les Anglais furent passés au fil de l'épée, à l'exception du chef auquel« le connétable accorda mercy »[67].

Article détaillé :Ville close de Concarneau.

Leduc de Bretagne Pierre II fait reconstruire la muraille et les travaux sont poursuivis par ses successeursArthur III etFrançois II.

En 1488, la Ville close, après ladéfaite de Saint-Aubin-du-Cormier, passe aux mains duroi de France Charles VIII, avant d'être reprise par les Bretons.« À ceste époque, cest endroit ainsy fortifié n'estoit qu'une retraicte à voleurs et gens de corde, comme il se voit paz expérience que si quelqu'un avoit assassiné son voisin ou faict quelque vol, ou ravy quelque fille ou femme, Concarneau estoit sa retraicte » écrit lechanoine Moreau. En 1489, levicomte de Rohan, aidé deJean IV de Rieux, assiège la ville, qui ne tarde pas à succomber, repassant momentanément sous contrôle français. Laduchesse Anne, tentant d'empêcher l'assujettissement du duché de Bretagne au royaume de France fait appel aux Anglais qui occupent la ville jusqu'en 1495.

Époque moderne

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Les guerres de la Ligue

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Pendant lesguerres de la Ligue, le17 janvier 1576, trente gentilshommes du pays, commandés par messires de Kermassouet et Baud de Vigne-la-Houlle, qui professaient lareligion réformée prirent par ruse la ville[68]. La garnison fut mise à mort et Louis de Lézonnet[69], le gouverneur de la ville, dut s'enfuir. Les réformés firent alors appel auxRochellois qui expédièrent une escadre commandée par Du Vigean[70]. Les habitants des paroisses voisines, commandés par de Pratmaria[71] et Jean de Tyvarlen[72] s'assemblent au son du tocsin et se dirigent vers Concarneau. On eût peine à les forcer sans Charles Le Bris, un marchand de Concarneau, qui poignarda dans leurs lits les sieurs de Kermassouet et Baud de Vigne-la-Houlle, saisit les clefs qu'il avait autour des bras, et s'en fut ouvrir les portes de la ville. Lescalvinistes furent tous égorgés. Les vaisseaux de Du Vigean, arrivés trop tard, s'enfuirent en apprenant la chute de la place[73].

Louis de Lézonnet reprit le gouvernement de Concarneau ; de même que la majeure partie de la noblesse bretonne, il s'était d'abord rangé du côté desLigueurs, et fut l'un des premiers nobles bretons à se rallier auduc de Mercœur qui lui confia la défense de Concarneau, mais après la conversion duroi Henri IV au catholicisme en1593, ce dernier lui laissa le gouvernorat de Concarneau. Louis de Lézonnet meurt en 1595 des suites d'une blessure reçue« lors d'une entreprise contre la ville de Quimper (...) laissant pour successeur dans le commandement de la place de Concarneau un fils mineur sous la tutelle de Jean de Jegado son cousin »[74]. Concarneau devint une juridiction royale avecdroit de prévôté et fut une des42 villes de Bretagne qui députèrent désormais auxÉtats de la province.

Le5 mai 1597, Jean Jegado[75], seigneur de Kerollain, alors gouverneur de Concarneau pour le compte de son neveu Lézonnet[76], orphelin en bas âge, se rend àQuimper en compagnie de sept ou huit soldats armés, comme il en avait l'habitude, au moment même où des brigands dirigés parLa Fontenelle attaquent la ville. Il aida les Quimpérois à les repousser[77]

LesXVIIe siècle etXVIIIe siècle

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Plan duXVIIe siècle, avant les modifications de Vauban.
Plan de Concarneau et de la « Ville close » auXVIIIe siècle.
Carte de Cassini (1783) : Concarneau et ses environs.

Enjuillet 1619, leroi Louis XIII, mécontent des agissements du gouverneur de Concarneau, le sieur de Lézonnet, ordonna augouverneur de Bretagne, alorsCésar de Vendôme, d'aller prendre le contrôle de la ville, ce qui nécessita la levée d'une armée consistant« en trois cents chevaux des compagnies d'ordonnance et en trois cents suisses et quelques canons qui descendirent le long de la Loire et furent conduits par mer ; en six vingt soldats tirés des compagnies des gardes que le Roy donna à conduire au sieur de la Besne, l'un des capitaines des gardes de S. M. [Sa Majesté] et en quelques compagnies des régiments de Picardie, Navarre et Beaumont », lesquels embarquèrent àTours le29 juillet 1619 pour descendre laLoire, puis parvinrent par voie de terre jusqu'àQuimperlé où César de Vendôme les rejoignit pour entreprendre le siège de la ville, établissant son quartier général à Chef-du-Bois[78]. Le sieur de Lézonnet finit par capituler et se rendit, le gouvernorat de la ville fut alors attribué au sieur de l'Isle Rouhé[79].

Concarneau est décrit ainsi en 1636 parFrançois-Nicolas Baudot, sieur du Buisson et d'Aubenay (l'orthographe a été respectée) :

« Conk, ou Conkerneau est une petite place d'environ 100 maisons (...). Elle est située en mer qui l'environne à l'Est par un canal communément appelé la Chambre, de 60 ou 80 piés de large et de profondeur de 20, en basse eau, de 40 ou 50 en aulte marée, et qui avance un quart de lieue plus outre et reçoit les ruisseaus d'eau douce de Fromeur et de Lisivi où l'on peut abbreuver les chevaux. Ce bras est celui qu'il faut passer en bateau, venant deKimperlé (...). Il y vient peu de vaisseaus, et la place, durant basse eau, est de 3 costés à sec ; mais en marée est de 3 costés environnée d'eau. Il n'y a que le canal, à l'Est, dit la Chambre, qui est toujours plein. À l'Ouest, c'est l'isthme ou terre qui n'a jamais d'eau, sinon par sous le pont levis et dans le fossé du dongeon. Il n'y a que du costé d'Ouest que la place tient à la terre ferme par une langue de terre (...). La ville est bien ceinte de murailles de larges pierres à gros grain, à tours, bastions et fers à cheval, et un gros dongeon qui, à la porte de terre, sert de réduit et de demeure au sieur du Puy Robin qui y commande à 20 hommes mal entretenus, sous le commandement du sieur de Rouet, du nom de la Béraudière[80], jeune cavalier qui a succédé à son père, le sieur de l'Isle de Rouet[81]. (...) La place est assez bonne, les murailles toutes àmâchicoulis (...). Unepoterne y donne entrée, du costé de l'Est, aux passagers du canal ; une autre, du costé de terre, opposite et à l'ouest, est toujours ouverte ; une troisième au nord, ditela porte des vins, est murée. (...) Il y a dans la place cisternes et puits d'eau douce et entre autres, un dans le dongeon ou réduit du gouverneur. (...) Laparoice est hors ville et s'appellesaint Busec. Dans la ville il y a trois églises : la grande chapelle deSaint Guennolé (...), bien jolie ; celle de Nostre Dame du Portail et l'Hospital de la Trinité. Lerecteur de Saint Busec est recteur de Conquerneau et y demeure[82] »

Lefort du Cabellou, construit en 1746, et l'un desblockhaus de la seconde guerre mondiale situé à proximité.

LaVille close, bardée de canons et decouleuvrines, continua à protéger le port. Dans un premier temps propriété deFouquet, Concarneau connût de nombreux changements puisque sa défense fut améliorée, des navires construits et de nombreux canons fondus pour armer la forteresse deBelle-Isle et pour aider leSurintendant des finances dans ses plans.Vers 1680,Vauban visite Concarneau et ordonne des travaux dans l'objectif d'améliorer le système de défense. Les toits des tours disparaissent permettant ainsi l'installation de l'artillerie sur des plates-formes. Ces travaux sont achevés en 1694, Vauban vient les inspecter le7 juin de la même année.

Concarneau auXVIIIe siècle (dessin).

Jusqu'à laRévolution française, Concarneau compte, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui arment quelques dizaines de chaloupes. En 1665, le port abrite trois grands navires, six barques et41 chaloupes sardinières (la sardine était pêchée dans la baie, pressée, séché ou fumée, et expédiée ensuite par bateau versSaint-Malo,Nantes,La Rochelle, voireBordeaux et par charrette vers les villes de l'intérieur). Le port, en aval de la « Ville close », n'est alors qu'une vasière abritée par la masse des remparts de la « Ville close » où les chaloupes viennenthiverner, une digue sommaire protégeant toutefois les bateaux de lahoule venant du large. Il n'y avait aucun quai : pour décharger le poisson, il fallait sauter à l'eau le long de lagrève. LeMémoire de Concarneau du rend compte de la situation difficile des pêcheurs : le prix du baril derogue était fixé selon le bon plaisir desmareyeurs, oscillant entre 27 et60 livres, et les mareyeurs, coalisés, absorbent toute la pêche au prix de misère qu'ils imposent[83]

Concarneau était le siège d'une petitesénéchaussée dont le ressort s'étendait de la vallée de l'Odet jusqu'à l'anse de Belon ; elle avait pour principaux fiefsBodigno[84] et Le Mur, dans le quartier deFouesnant ; le Hénan, Coetconq et Kergunus, près dePont-Aven ; Coetcanton et Coetlorec, près deRosporden ; Trévalot et Tréanna, en direction deScaër[85].

Révolution française

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Le décret de l'Assemblée nationale du16 août 1791 précise que hors la ville, les paroisses du district de Quimper sont réduites à 18. Parmi elles, « Beuzec-Conq, qui aura pour succursale Concarneau »[86]. Ce découpage ne fut que provisoire et non repris lors de la création des communes par le décret de laConvention nationale du10 brumaire an II (31 octobre 1793).

XIXe siècle

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Michel Bouquet :LeVétéran entrant à Concarneau [vue partielle] (huile sur toile, 1861,Musée des beaux-arts de Brest).

L'escale contrainte duVétéran

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En 1807, plusieurs navires anglais mouillent dans l'archipel des Glénan et harcèlent la côte proche. Dans la nuit du22 au 23 janvier 1807, la batterie deBeg Meil est attaquée par une soixantaine d'Anglais. L'assaut provoque la mort du commandant du fort, mais les Anglais sont repoussés. En février, des chaloupes anglaises volent du bétail sur l'île Saint-Nicolas et en juilletLe Vétéran, armé de80 canons, commandé parJérôme Bonaparte, pourchassé dans la baie de la Forêt par l'escadre de l'amiral Keith, doit se réfugier à Concarneau. Enjanvier 1813, un navirecorsaire anglais, leStrennous, mouille aux Glénan et attaque des chaloupes de Concarneau[87].

L'essor de la pêche et des conserveries

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Alfred Guillou :Les sardinières de Concarneau (1896,musée des beaux-arts de Quimper).

Sous la Révolution française, en 1795, la flottille de pêche concarnoise compte300 chaloupes (en 1792Lesconil etLe Guilvinec n'avaient qu'unechaloupe,Sainte-Marine 3,Treffiagat etKérity 4 chacun, L'Île-Tudy 8, Concarneau 250 etDouarnenez 275 environ[88]). Concarneau fait aussi le commerce du vin, du blé et surtout du poisson, envoyé par charrette aux monastères et aux villes de l'intérieur du pays. Cette relative aisance est stoppée par lesguerres de l'Empire et le blocus des côtes.

Avec larévolution industrielle, la ville se transforme. Au début duXIXe siècle, une nouvelle jetée est construite pour mieux protéger le port, ainsi que le long quai joignant celle-ci à l'entrée de la « Ville close ». Ce port, peu profond, abrita toutefois jusqu'à 600 chaloupes pendant la saison de la sardine et, par la suite, lesthoniers vinrent s'y ajouter. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la « Ville close ». Cette dernière devient, en cette période, un quartier populaire abritant matelots et sardinières. LaStation de biologie marine de Concarneau est fondée parVictor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde encore en activité.

À partir de 1851, les premièresconserveries, remplaçant progressivement les fritures et les presses à sardines[89], apparaissent. Elles sont spécialisées dans la mise en boite de sardines et de thon. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. En 1877, la ville compte20 usines[90] dont l'usine Béziers[91] et en 190030 usines employant 2 000 ouvrières (qui portent la coiffepenn sardin) sur une population de 7 000 habitants. La conserverie Courtin est créée en 1883 au Moros par Achille et Camille Courtin[92]. À partir de 1902, la disparition des grands bancs de sardines plonge Concarneau dans la misère[93].

Article détaillé :Conserve de sardines à l'huile.

En 1866, sur 3 555 Concarnois, 850 vivent de la pêche de la sardine et 957 sont employés par l'une des quatorze conserveries de la ville[94]. En 1894, 21 conserveries sont recensées dans le canton de Concarneau, employant539 hommes et 1 325 femmes[95].

La pêche à la sardine, qui se pratique de mai à septembre sur des bateaux montés par trois ou quatre hommes, est ainsi décrite par Victor Pierre (1834-1906) dans un livre publié en 1867 :

« Il est six heures du soir : les pêcheurs reviennent, voiles déployées. La passe franchie, oncargue, et chaque bateau, à l'aide de rames, vient se ranger à sa place, dans un bassin réservé, le long du quai. Ils sont là, deux ou trois cents, les filets suspendus d'un mât à l'autre avec leslièges en l'air, pour sécher jusqu'au lendemain matin. Les femmes, les filles, les enfants, accourent avec des paniers. On jette les paniers dans le bateau ; les pêcheurs les remplissent de deux cents sardines chaque, les replongent dans l'eau pour les rafraîchir et les hissent sur le quai tout dégouttant. Pendant une heure ou deux, c'est un va-et-vient continu des bateaux à lafrégasse [usine de conserves] (...). Certains bateaux ont pêché sept, douze, quinze et jusqu'à vingt mille sardines (...). Sur la margelle du quai, de vieilles bonnes femmes s'agenouillent devant les bateaux et marmottent des prières. Les pêcheurs leur jettent quelques sardines et elles payent tout de suite en monnaie d'Avé, pour recommencer vite ailleurs[96]. »

Les aménagements portuaires restaient très sommaires à l'époque: les patrons-pêcheurs échouaient leurs bateaux sur le quai Nul pour profiter des retenues d'eau construites enpierres debout sur la grève Rödel afin de laver et trier les sardines avant de les ranger dans des paniers destinés aux conserveries ; d'autres accostaient dans le bassin de la demi-lune (situé côté ouest de la ria du Moros, juste en aval de la Ville close et comblé en 1935 lors des aménagements portuaires alors effectués).

Le travail dans les conserveries a été décrit en 1877 par Pierre-Frédéric Bainier :

« Aussitôt les poissons sont portés aux manufactures où l'on confit la sardine ; ils sont jetés sur une aire en ciment ou en asphalte et immédiatement décapités et vidés par des ouvriers. Ils sont ensuite plongés dans des tonneaux pleins desaumure où ils séjournent quelques heures ; on les retire pour les laver à grande eau, puis on les dispose sur des grils en fil de fer et on les sèche dans desétuves. Quand la dessiccation est opérée, on porte les grils dans des bassins remplis d'huile bouillante et on les y laisse pendant quelques minutes seulement. On met ensuite les sardines en boîte ; on les laisse égoutter, puis on remplit d'huile d'olive fraîche. On soude le couvercle de la boîte et celle-ci, hermétiquement fermée, est soumise à l'action de l'eau bouillante, afin de détruire tous les germes qui pourraient subsister dans la conserve[90]. »

Le premierchalutier à vapeur breton, leKerino, des "Chalutiers de l'Ouest", fut mis en service en 1899 àLorient. L'équipage voulut vendre sa pêche à des mareyeurs concarnois, mais il ne put la débarquer et dut reprendre le large sous les menaces et les huées des marins locaux. Un chalutier à vapeur, avec un équipage de 12 hommes, pêchait autant que 8dundees ayant en tout de 50 à 60 marins, ce qui explique que bon nombre de pêcheurs persistèrent longtemps à ne pas les voir d'un bon œil (en 1914 les chalutiers à vapeur étaient au nombre de 25 le long des côtes bretonnes)[97].

Le laboratoire de biologie marine

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Le laboratoire de biologie marine de Concarneau en 1859 (gravure).

LaStation marine de Concarneau ouvre en 1859. C'est le plus ancien laboratoire de biologie marine encore en activité au monde[98].

Article détaillé :Station de biologie marine de Concarneau.

Le quartier maritime de Concarneau

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La création duquartier maritime de Concarneau date de 1882. Il est devenu en 2010 lequartier d'immatriculation CC.

L'arrivée du chemin de fer et les premiers aménagements portuaires

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Laligne ferroviaire Rosporden - Concarneau construite par l'État, mais rétrocédée à laCompagnie d'Orléans, parvient à Concarneau en 1883, la gare terminus s'appelant pour cette raisonConcarneau-État elle se trouvait en fait sur le territoire de la commune de Beuzec-Conq). La construction en 1908 d'un chemin de fer à voie métrique, laligne de Quimperlé à Concarneau, ligne ferroviaire exploitée par la compagnie desChemins de fer départementaux du Finistère venant deQuimperlé viaPont-Aven,Trégunc etLanriec, entraîne la création de remblais allant jusqu'au quai Carnot, proche de la gare terminus, dénomméeConcarneau-ville, ainsi que la construction du quai du Lin. Jusque-là, le fond de la ria duMoros, en amont de la « Ville close », restait inexploité, formant à marée basse un vaste cloaque aux contours vaseux et marécageux, la mer inondant à marée haute les deux vastes zones humides de l'Anse du Roudouic et de l'Anse du Lin.

Article détaillé :Ligne de Rosporden à Concarneau.
Article détaillé :Gare de Concarneau.

L'école Notre-Dame-du-Sacré-Cœur

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En 1868, la congrégation desFilles du Saint-Esprit achète une maison avec jardin dans le but d'y construire quatre classes et des dortoirs ; une chapelle est construite en 1880. Cette école fête en 2020 ses150 ans[99].

Les débuts du tourisme

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Flaubert à Concarneau
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Gustave Flaubert séjourna à deux reprises à Concarneau, une première fois en 1847 (à son retour, il écrit un carnet de voyages :Par les champs et par les grèves), en compagnie deMaxime Du Camp, une seconde fois en 1875 (il commença alors l'écriture deLa Légende de saint Julien l'Hospitalier), en compagnie de Georges Pouchet, directeur de la Station marine, séjournant à chaque fois à l'Hôtel des Voyageurs.

Les villas de la Corniche
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Dès 1873, Concarneau est recensée comme l'un des trois « Établissements de bains de mer » du département du Finistère, même si, à l'époque, les touristes se contentaient de regarder les vagues sans oser s'y aventurer. Vers la fin duXIXe siècle, les pâtures et landes qui occupaient jusque-là le front de mer sont achetées par quelques investisseurs avisés qui les lotissent et les revendent aux bourgeois et rentiers aisés, la plupart venant de la région parisienne, qui font construire desvillas cossues, souvent de style original - la construction était libre, sans aucune contrainte architecturale - et assez élevées pour pouvoir jouir du paysage marin, dans le style desstations balnéaires de l'époque, dans les quartiers de Coat-Pin, du Minez, des Sables-blancs ; les acheteurs s'engageaient à ne construire dans ce secteur aucune conserverie[100]...

Concarneau et les peintres à la fin duXIXe siècle et pendant leXXe siècle

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De 1870 à 1950 surtout, mais même ensuite, Concarneau accueille nombre de peintres (on parle du « groupe de Concarneau », qui est lors de laBelle Époque bien plus célèbre que l'École de Pont-Aven)[101], français et étrangers, attirés par le patrimoine architectural, la population ouvrière, paysanne et surtout maritime, la nombreuse flottille de pêche (au début duXXe siècle, le port a abrité parfois plus de 2 000 navires en saison de pêche de juin à octobre et jusqu'à650 thoniers), le pittoresque des costumes traditionnels[102].Charles Fromuth écrit en 1890 :« Quel fond j'ai trouvé, la Ville Close, un petit village entouré de fortifications racontant des siècles passés, couvert de lichens, de mousse, bien en place dans chaque crevasse… Je ne me fatigue jamais de l'étudier comme fond pour mon sujet, il me semble impérissable »[103].Sydney Lough Thompson écrit pour sa part :« Concarneau a un pittoresque irrésistible qui attire tous les artistes si fortement qu'elle est connue comme la ville des trente ateliers et des trente usines à sardines »[104]. Grâce à une pétition signée par de nombreux peintres, les remparts de la ville close sont sauvés de la vente et classés à l'inventaire des monuments historiques en 1899.

« La vogue artistique de Concarneau a coïncidé avec l'apogée de l'industrie sardinière. Des légions de peintres exultaient à la vue de ce port rutilant, de sa magnificence (...), du grouillement des chaloupe aux voiles brunes ou rouges, aux longs mâts entre lesquels flottaient selon le rite immémorial du séchage, des guirlandes de lièges et de souples tulles »[105].

L'accueil des touristes aisés, et en particulier des peintres, devient vers la fin duXIXe siècle une véritable industrie à Concarneau[106] : le « Grand Hôtel de Cornouaille », l'« Hôtel de France », l'« Hôtel des Voyageurs », l'« Hôtel du Commerce » (le peintre Charles Fromuth le fréquenta pendant plus de trente ans), l'« Atlantic Hôtel » surtout, ce dernier offrant une vue directe sur le port et un atelier de peintre, ayant été le plus fréquenté par les artistes, entre autres par Théophile Deyrolle, Fernand Le Gout-Gérard, Kouznetzoff, Achille Granchi-Taylor, Sydney Lough Thompson.

« Si l'académisme, lespeintres pompiers, est une des marques de reconnaissance attribuées à Concarneau, l'originalité de Concarneau est d'être le foyer pictural le plus international, le plus anglo-saxon, de Bretagne. L'accueil y est plus que sympathique, il est organisé. Des ateliers sont construits, les modèles sont faciles à trouver, et l'hôtellerie dévouée, certains menus sont même rédigés en anglais[107]. »

Concarneau est « un passage obligé pour les jeunes peintres américains de l'époque »[108] qui viennent vivre quelque temps à Paris et séjourner l'été à Concarneau commeHoward Russell Butler (1856 - 1934),Arthur Wesley Dow (1857 - 1922),Walter Gay (1856 - 1937),William Lamb Picknell (1853-1897),Thomas Alexander Harrison[109] (1853 - 1930),Edward Emerson Simmons[110] (1852 - 1931),Eugène Lawrence Vail (1857 - 1934),Charles Fromuth[111] (1858 - 1937),Cecilia Beaux[112], mais aussi pour des peintres d'autres nationalités comme le DanoisPeder Severin Krøyer[113] (1851 - 1909), le CanadienJames Wilson Morrice[114] (1865-1924), l'IrlandaisWilliam John Leech[115] (1881 - 1968), l'Italo-AnglaisAchille Granchi-Taylor[116] (1857 - 1921), les AutrichiensMax Kurzweil[117] (1867 - 1916) etCarl Moser[118] (1873 - 1939), le Néo-ZélandaisSydney Lough Thompson[119] (1877 - 1973), les FinlandaisesAmélie Lundhal[120] etHelene Schjerfbeck (qui séjourne à Concarneau pendant l'été 1881), le russeMaurice Grün, etc..

De nombreux peintres ont alors représenté Concarneau et sa région, les plus connus ayant vécu à la fin duXIXe siècle et dans la première moitié duXXe siècle. Parmi euxAlfred Guillou[121] (1844 - 1926),Henri Guinier,François-Alfred Delobbe,Paul Signac,Émile Schuffenecker,Michel Bouquet,Per Ewert,Colin Campbell Cooper,William Lamb Picknell,Alexandre Cabanel,Fernand Cormon,Jean-Bertrand Pégot-OgierJean,William Bouguereau,Jozef Pankiewicz,Théophile Deyrolle[122] (1844 - 1923),Fernand Legout-Gérard[123] (1854 - 1924),Alfred-Victor Fournier[124] (1872 - 1924),Emil-Benediktoff Hirschfeld[125] (1867 - 1922, russe), Emmy Leuze[126] (1884-1976),Emma Herland (1855 - 1947),Eugène Labitte[127] (1858 - 1935), etc. représentent la première génération de peintres concarnois ;Henri Barnoin[128] (1882 - 1940),Léon Broquet[129] (1869 - 1935),Mathurin Janssaud[130] (1857 - 1940),Lucien-Victor Delpy[131] (1898 - 1967),Paul Eschbach[132] (1881 - 1961),John Recknagel[133] (1870 - 1940),Maurice Grün[134] (1870 - 1947, estonien),Mathurin Méheut[135] (1882 - 1958),William John Leech (en)[136] (1881 - 1968, irlandais),Zinaïda Serebriakova (1884 - 1967),Maurice Ménardeau[137] (1897 - 1977),Pierre Savigny de Belay,Jean Le Merdy[138] (né en 1928), etc. sont les plus connus des peintres de la deuxième génération concarnoise[139], une troisième génération est représentée notamment parYan Robert[140] (1901 - 1994),René Le Forestier (1903 - 1972),Jean-Marie Martin[141] (1922 - 2012),Jean-Claude Carsuzan (né en 1938),Jean Le Merdy[138],Trannod[142], de son vrai nom Michel Donnart (1931, décédé récemment). Une liste plus complète des peintres ayant fréquenté Concarneau et sa région est disponible pour les peintres français[143] et étrangers[144].

Le livre d'Henri Belbéoch :Les peintres de Concarneau[145] et le DVDConcarneau et ses peintres, une belle histoire d'amour permettent d'en savoir plus sur les peintres de Concarneau. D'autres livres sont cités dans la bibliographie consacrée à Concarneau à la fin de cet article.

Par ailleurs, auXXe siècle, quelques écrivains se sont intéressés à Concarneau :Georges Simenon a situé dans le « Grand Hôtel » l'intrigue de son romanLe Chien jaune et l'écrivaineBenoîte Groult a résidé à « Ty Bugale », une villa face à la plage des Dames. Le musicienJules Massenet a séjourné dans une villa face à la plage des Sables blancs.

XXe siècle

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Naufrages et sauvetages

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Maquette du port de Concarneau en 1912.

Le9 septembre 1906, un canot automobile faisant le service entre Concarneau et Bénodet tombe en panne ; les quatre hommes à bord tentèrent de regagner Concarneau à l'aviron, mais leur canot coula. Un seul des hommes à bord parvint à s'accrocher à un rocher et à être secouru[146].

Le20 novembre 1940, ledundeethonierClaude-Anne, de Concarneau, est drossé à la côte près de Bénodet ; le bateau est perdu, mais les sept hommes à bord sont sauvés[147].

Les tensions politiques et religieuses

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Ilfallut envoyer 483 soldats, gendarmes et policiers à Concarneau pour expulser, en vertu de laloi sur les congrégations, les six religieuses qui enseignaient dans les écoles catholiques de la ville[Quand ?][148].

Les difficultés économiques et sociales de la Belle Époque

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Le brise lames « Quai nul ».
Vue du port au retour de pêche (1913).
La fête des Filets bleus (1912).
Distribution de pain à Concarneau lors de la crise de la sardine (dessin du).

Vers 1900, le quartier de la Croix est la principale zone d'activité des pêcheurs qui, rentrant de mer, échouaient leurs barques sur le rivage proche, bordé de dunes et d'un embryon de mur, et devaient grimper péniblement le sable pour apporter rapidement leur poisson à la dizaine de conserveries qui s'alignaient sur le front de mer et se trouvaient ainsi tout près du lieu de débarquement, afin qu'il soit travaillé sans attendre. Près de 5 000 marins et mousses travaillaient alors sur les800 bateaux immatriculés à Concarneau[149]. La flottille concarnoise comptait alors une centaine dechaloupes ; pour faciliter leur mouillage, une jetée brise-lame fut construite entre 1882 et 1901, formant un port artificiel qui s'avéra peu efficace les jours de tempête, ce qui explique que les Concarnois le surnommèrent le « Quai nul ». Aujourd'hui ce petit port sert à l'école de voile concarnoise qui y amène ses élèves débutants pour leurs premières navigations[150]. En 1902, il existe à Concarneau et Beuzec-Conq 28 fabriques de conserves de poisson, occupant610 ouvriers, pour les seulsferblantiers[151].

En 1904, l'Emilija, untrois-mâts deRiga (Lettonie) [alors enRussie] s'échoua au sud de l'archipel des Glénan ; il contenait une cargaison de plus de 2 000 barils de ciment devenus inutilisables car ayant pris l'eau. La municipalité de Concarneau décida de les récupérer, ces cylindres de ciment durci formant un rempart providentiel contre la mer, et de s'en servir pour construire un mur de protection contre l'érosion marine, dénommé depuis le « Quai russe »[152].

Les conditions de vie étaient alors difficiles et l'alcoolisme sévissait, particulièrement dans les ports (la consommation d'alcool par habitant était vers 1900 dix fois plus élevée à Concarneau qu'auHuelgoat[153]) :

« Les pêcheurs deDouarnenez et Concarneau habitent presque tous dans de grands et nauséabondes casernes ouvrières (...). L'odeur de ces chambres, habitées souvent par quatre à six personnes, n'a pas d'équivalent. L'âcre saveur du poisson avancé domine. (...) L'alcoolisme dégrade les sardiniers ;eaux-de-vie de grains,tafias monstrueux, « gwin-ardent »,gouttes incendiaires (...). L'ingurgitation de ces mixtures nocives a donné aux hommes un teint qui tourne augarance, et à l'aubergine mûre quand ils sont vieux[154]. »

Entre 1880 et 1911, Concarneau connaît de nombreux conflits sociaux, exacerbés par la raréfaction de la sardine. En 1896-1897, la grève des ouvriers soudeurs, qui s'opposent à la mise en place de machines à sertir dans les usines, est soutenue par les marins-pêcheurs (3 600 marins sont en grève en juin 1897), qui protestent contre la baisse du prix d'achat de leurs sardines pêchées par les usiniers en raison de son abondance (en 1903, 35 usines fonctionnent employant près de 3 000 hommes, femmes et enfants[149]). Une nouvelle grève provoquée par le refus de la modernisation éclate en 1909, les ouvriers soudeurs brisant28 machines ; les usiniers décident alors lelock-out, qui vint à bout de ce mouvement social. La raréfaction des sardines entre 1902 et 1907, puis entre 1910 et 1912, porte un coup fatal à la pêche à la sardine et provoque une forte émigration (entre 1906 et 1911,744 habitants abandonnent les métiers de la mer, beaucoup partant vers les usines du nord de la France, les carrières deTrélazé ou vers les ateliers d'autres ports).

Le premierthonier construit à Concarneau,L'Avenir, le fut seulement en 1906. Son succès fit école et les marins concarnois allèrent acheter de vieuxdundees àFécamp ou àBoulogne pour se lancer dans la pêche au thon[155].

Lebureau de bienfaisance créé en 1880 tente d'aider les populations touchées par ces crises ; des souscriptions sont organisées, même au niveau national et les dons se multiplient. Dans le contexte d'une opposition entre républicains et catholiques, la « Fête des Filets bleus[Note 7]», créée en septembre 1905 sur une suggestion du maire et usinier Louis-Marie-Samuel de Billette de Villeroche a pour but de « soulager l'immense misère »[93], ses bénéfices servant à fonder un « fourneau économique » et à distribuer de la soupe aux enfants de la salle d'asile. L'Abri du marin ouvert en janvier 1901 auPassage-Lanriec parJacques de Thézac (et financé par une vente de charité organisée en août 1899 par la veuve de l'Amiral du Fretay) contribue à lutter contre l'ivrognerie qui sévit abondamment et vise à améliorer l'éducation morale et intellectuelle des marins. Un autre Abri du marin ouvre en novembre 1901 à Concarneau même sur une parcelle proche de la criée (il ferma en 1960 et sert désormais d'Auberge de jeunesse)[156]. La victoire aux élections municipales de février 1911 de la liste socialiste, dominée par les marins, est perçue comme la victoire des travailleurs contre la bourgeoisie locale (2 000 personnes chantentL'Internationale dans les rues de la ville pour fêter cette victoire, renouvelée lors des élections de 1912 et gage d'une politique sociale plus généreuse)[157].

  • Bateaux de pêche échoués sur le littoral (1901).
    Bateaux de pêche échoués sur le littoral (1901).
  • Bateaux sardiniers dans le port (1901).
    Bateaux sardiniers dans le port (1901).
  • Le déchargement des poissons (1901).
    Le déchargement des poissons (1901).
  • Les thons sont portés aux friteries de Concarneau (vers 1900).
    Les thons sont portés aux friteries de Concarneau (vers 1900).
  • Remplissage des paniers en sardines (1913).
    Remplissage des paniers en sardines (1913).
  • On enlève les têtes des sardines (travail dans une conserverie) (1913).
    On enlève les têtes des sardines (travail dans une conserverie) (1913).
  • Bateaux échoués près de la « Ville close » (1913)
    Bateaux échoués près de la « Ville close » (1913).
  • Quartier des usines de conserves de sardines (1913).
    Quartier des usines de conserves de sardines (1913).
  • Le bac de Concarneau en 1904.
    Le bac de Concarneau en 1904.
  • Vue sur la digue, un jour de retour de pêche à la sardines.
    Vue sur la digue, un jour de retour de pêche à la sardines.
  • L'Abri du marin de Concarneau (vers 1910).
    L'Abri du marin de Concarneau (vers 1910).
  • Vieux loups de mer faisant une partie de Vache à l'Abri du marin (vers 1910).
    Vieux loups de mer faisant une partie deVache à l'Abri du marin (vers 1910).
  • L'« ouvroir » du Passage-Lanriec en 1915 (photographie de Jacques de Thézac)
    L'« ouvroir » du Passage-Lanriec en 1915 (photographie deJacques de Thézac).
  • L'Abri du marin du Passage-Lanriec en 2014.
    L'Abri du marin du Passage-Lanriec en 2014.
  • La mairie de Concarneau en 1913.
    La mairie de Concarneau en 1913.
  • La rue centrale en 1913.
    La rue centrale en 1913.

L'« Union Sportive Beuzec-Concarnoise » (USBC) est fondée le11 mars 1911[158] et devint, après la fusion des deux communes en 1945, l'« Union Sportive Concarnoise » (USC).

La Première Guerre mondiale

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Soldats blessés hospitalisés dans l'hôpital 22bis de Concarneau (usine Gujan-Mestras).

La chapelle-hôpital de la Trinité, située dans laVille close, fut victime d'un incendie en 1917, mais une riche américaine, Katerine Wylie[159] finança sa reconstruction en 1924 comme hôpital-dispensaire[160] ; le bâtiment devint par la suite une maternité jusqu'à la construction de la maternité du Porzou au début de la décennie 1970.

L'église Saint-Cœur-de-Marie

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Article principal :Église Saint-Cœur-de-Marie de Concarneau.

L'église Saint-Cœur-de-Marie, destyle romano-byzantin, inspirée de labasilique Sainte-Sophie de Constantinople, est construite par l'architecte diocésainCharles Chaussepied à la demande du curé de Concarneau en raison de l'essor démographique que connaît la ville à l'époque (elle passe de 6 500 habitants en 1886 à plus de 8 000 en 1906). Le chantier commence en 1912, est interrompu par la Première Guerre mondiale, reprend ensuite. Capable d'accueillir 2 500 personnes, l'église est inaugurée en 1922, mais n'est pas encore totalement achevée et elle ne reçut ses premiers fidèles qu'en 1929.

Latempête de 1987 fragilise l'édifice, qui était déjà en mauvais état, et qui dut être fermé au culte, les cérémonies religieuses se déroulant dans un ancien cinéma, le « Vox ». En dépit de l'opposition de l'« Association des Amis de l'église », la démolition de l'église commence en novembre 1994 pour s'achever le 19 janvier 1995, seule la tour-clocher étant préservée. Une nouvelle église, dédiée à saint Guénolé, est consacrée en septembre 1996[161].

L'entre-deux-guerres

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Après laPremière Guerre mondiale, les petits bateaux de pêche cèdent la place auxpinasses montées. Le moteur supplante peu à peu la voile. La pêche auchalut se pratique alors toute l'année. À partir de 1925, l'arrière-port est aménagé, avec la création du quai d'Aiguillon et, perpendiculairement à celui-ci, du quai de la Criée créant un vaste terre-plein gagné sur l'estran marécageux. La nouvelle criée, remplaçant celle de la Croix, est construite en 1938 et desservie par un embranchement ferroviaire facilitant le travail desmareyeurs. Le quai Pénéroff, dans l'avant-port, est également construit pendant la décennie 1930 et devient le lieu d'accostage privilégié desthoniers. Sur la rive gauche de la ria du Moros (qui fait alors partie de la commune deLanriec), des travaux d'aménagement sont également effectués pendant la décennie 1930, en particulier l'aménagement de l'anse du Roudouic en 1936-1967.

La tempête du 17 au provoqua le naufrage de 4thoniers (47 marins disparurent) immatriculés dans lequartier maritime de Concarneau[Note 8]. Cette tempête a été la plus forte et la plus meurtrière duXXe siècle en France[162].

Article détaillé :Liste des tempêtes européennes.
  • Le pont du Moros.
    Le pont duMoros.
  • Le quai aux engrais (quai Carnot actuel).
    Le quai aux engrais (quai Carnot actuel).
  • L'anse du Lin ; au premier plan la ville close.
    L'anse du Lin ; au premier plan la ville close.
  • Manifestation CGTU des ouvriers du bâtiment en 1929.
    ManifestationCGTU des ouvriers du bâtiment en 1929.
  • Bateaux de pêche échoués sur la grève (1930).
    Bateaux de pêche échoués sur la grève (1930).

Le patronage catholique « L'Hermine Concarnoise » ouvre au début de la décennie 1920. Lesannées 1920 sont aussi marquées par les salons de l'Union Artistique des Amis de Concarneau qui sont un temps fort des saisons estivales.

Paul Nédellec décrit ainsi le port de Concarneau en 1936 :

« [Les pêcheurs] livraient une chasse active à la sardine saisonnière, et leur port, où les fritures étaient plus nombreuses que partout ailleurs, entretenait une nuée d'ouvriers et d'ouvrières et attirait, durant l'été, la majeure partie des chaloupes aux flancs creux de la Cornouaille maritime. Concarneau était la ville des filets bleus, celle où le poisson se payait le plus cher ; aussi l'aisance y abondait-elle. Chaque jour, il fallait voir les groupes animés de gentilles sardinières, la coiffe au vent et le rire aux lèvres, se presser le long des quais où les matelots s'activaient à la rentrée de la pêche. (...) Depuis quelques années, les filets bleus ont déserté Concarneau : une pêche, qui fut naguère plus heureuse, et qui demande plus de courage et d'efforts, les a remplacés. (...) À la bonne saison, une multitude de bateaux, thonniers(sic) (thoniers) etsardiniers, couvrent de leurs voiles aux bigarrures diverses ce coin d'océan (...) Les chaloupes sardinières aux moteurs ronronnants glissent sur le flot tranquille (...), les thonniers(sic), plus massifs, promènent lentement sur la mer la riche armature de leurs coques solides et de leurs triangulaires voilures(...) Le jour où le thon est signalé sur les côtes atlantiques, les superbesdundees gréés de neuf (...) s'en vont vers la haute mer, leurs grandes lignes pendantes basculant dans le roulis. Car le germon et le thon rouge se pêchent à la volée, à l'allure rapide du navire qui vole à toutes voiles (...). Souvent hélas ! il faut voguer longtemps, courir la mer vide, sous un soleil de feu qui détériore les prises ou, en cas d'ouragan, fuir sous la rafale qui décime souvent cette population héroïque de pêcheurs désargentés. (...)[163] »

En 1935, Concarneau fait partie des cinq communes du département du Finistère à avoir une municipalité à majoritécommuniste (les autres étantDouarnenez,Beuzec-Conq,Guilvinec etTreffiagat)[164].

Un décret du24 octobre 1937 entraîne le déclassement, donc la fermeture, de laligne de chemin de fer à voie métrique allant de Concarneau à Quimperlé ; la « Petite gare » fut démolie en 1959.

Une description de la "Fête des Filets bleus" de 1939 est consultable dans un numéro du journalLe Matin[165].

Les oubliés de Saint-Paul

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En 1930, sept employés, dont plusieurs Concarnois[166] de l'entreprisehavraise « La Langouste française » assurent le gardiennage de la pêcherie de l'Île de Saint-Paul dans l'Océan Indien et y restent sans ravitaillement, livrés à eux-mêmes, pendant neuf mois ; trois d'entre eux périrent victimes duscorbut, un quatrième disparut en mer, les trois autres survécurent. Une association « Faire vivre le souvenir des oubliés de Saint-Paul » perpétue leur souvenir[167].

Article détaillé :Oubliés de l'île Saint-Paul.

La Seconde Guerre mondiale

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Durant laSeconde Guerre mondiale, la Bretagne, donc Concarneau, fait partie de lazone occupée dès l'armistice du 22 juin 1940, et ce jusqu'enaoût 1944. Lakommandantur est installée dans une villa du boulevard Bougainville et son annexe se trouve à l'Hôtel de la Mer.

Le28 septembre 1940, quatre aviateurs anglais de la42e escadrille de laRoyal Air Force qui étaient à bord d'unBristol Beaufort sont abattus au-dessus de la baie de Concarneau ; l'un d'entre eux, le lieutenant John R. Bendell, pilote, a sa tombe dans le cimetière de Lanriec (deux autres aviateurs sont inhumés àTrégunc : les sergents Woolnaught et Macnaughton, et un autre, Charles Masson, àFouesnant)[168].

François Péron, un marin-pêcheur deSaint-Guénolé, arrêté en novembre 1940 par une patrouille allemande au café de l'Océan à Saint-Guénolé, victime de son insolence, fut fusillé le auchâteau de Keriolet ; ce fut le premier fusillé de la région de Concarneau[169].

La ville est aussi le théâtre d'un naufrage, celui duPietro Orseolo, un cargo italien de6 344 tonneaux, transportant des conserves provenant du port de Concarneau, ainsi qu'une cargaison de matériels divers à destination duJapon. Dans les cales, se trouvaient des centaines de fraiseuses, des étaux-limeurs, des barres d'acier-nikel, du gas-oil, et même plusieurs véhicules blindés[170]. Mouillé dans l'anse du Cabellou en baie de Concarneau, il fut attaqué le par une vingtaine d'avions anglais et, tentant de s'échapper, coula au nord de l'île de Penfret[171].

La Résistance
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Le29 juin 1943, les chalutiers à voileFleur de Lisieux etPierre Marcel rentrent à Concarneau en ayant à leur bord quatre aviateurs américains recueillis en mer la veille, à quatorze mille marins à l'ouest de l'archipel des Glénan. Ils sont confiés à la police locale. Le30 août 1943, le cadavre d'un aviateur anglais est découvert à Lanriec. Le14 mars 1944, le chalutier à vapeurTer, de Concarneau, appartenant à l'armement Boutet, est coulé sur ses lieux de pêche à environ 40 km au large dePenmarch par un avion de nationalité inconnue ; une bombe tombée sur le poste avant du chalutier tue quatre hommes et sur les dix survivants, six périssent sur le radeau de survie avant de pouvoir être secourus par un autre chalutier de Concarneau,La Flandre[172].

Des bateaux de pêche assurèrent au départ du port de Concarneau le transbordement derésistants à bord de sous-marins anglais au large desGlénan : ce fut le cas par exemple le28 novembre 1941 pour leVeac'h Vad, deSaint-Guénolé dont le patron était Sébastien Briec[173], qui assura le transport de quatre résistants dontPaul Vourc'h.

Marc Bourhis, instituteur (à Trégunc) et militant communistetrostkiste, détenu au camp de Choisel, est fusillé lors desreprésailles après la mort de Karl Hotz[174].

Pendant l'année 1943, plusieurs réseaux de résistance se créent à Concarneau, l'unLibération-Nord, est animé par le docteur Pierre Nicolas, Pierre Coroller, Jeanne Le Bastard, Louis Le Bourhis ; un autre, legroupe Vengeance, animé par Georges Martin, Louis Krebs et Albert Gloaguen ; un autre est leréseau FTPF formé initialement parHenri Joncourt, Marcel Lancien, Pierre Le Rose et Baptiste Pascal[175].

Yves Daoudal[176], fusillé le5 avril 1944 auMont Valérien, Alfred Le Ray et Georges Beaujean, deux Concarnois âgés tous les deux de20 ans, fusillés le25 juin 1944 à Kerguérizit (enMelgven)[177], Henri Cevaer[178].

La libération de la ville
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Le, le capitaine allemand Otto, à la tête des800 soldats de la garnison de Concarneau, organise la défense de la ville. Le8 août 1944, les civils reçoivent l'ordre d'évacuer la ville, ce que fait environ le tiers des habitants. L'attaque d'un convoi allemand par une trentaine de résistants du réseau Vengeance lors de l'embuscade de Kernaourlan (enNizon le7 août 1944, qui fait une quarantaine de morts côté allemand et provoque la mort du résistant Yves Berth, entraîne une violente réaction des Allemands qui prennent alors deux résistants (Joseph Pézennec et Joseph Limbourg[179]) en otages pour s'en servir de boucliers humains avant de les tuer (leurs corps furent retrouvés à la Pointe du Cabellou par la suite). Le9 août 1944, le capitaine Otto reçoit l'ordre de faire sauter le port de Concarneau ; il décrète l'état de siège le13 août 1944. Le14 août 1944, les compagnies de résistance de Rosporden, de Pont-Aven et les deux de Concarneau font mouvement vers la ville ; elles sont dirigées par le commandant Rincazaux et Jean Le Bourhis, instituteur àTrégunc et comprennent desrésistants FTP commandés par Yves Furic, une trentaine de résistantsrospordinois du bataillon FFI du capitaine Mercier, d'autres dugroupe Vengeance commandés par Bertrand Le Barillec, et des résistants du réseauLibération-Nord avec la 1re compagnie (Nerzic) et la 2e compagnie (Martin)[180] et à leur tête le maire deLanriec,Louis Krebs (qui avait succédé au docteur Pierre Nicolas) et qui fut assassiné le24 août 1944 par les troupes allemandes. Le commandant Rincazaux, dirigeant des FFI du secteur, fait une offre de reddition à la garnison allemande, mais leur chef répond qu'il ne traitera pas avec des troupes irrégulières[175].

Un détachement américain formé de 15 chars, commandé par le colonel Brown, arrive le16 août 1944 ; ils prennent position dans les champs du Colguen et tirent leurs premières salves contre la garnison allemande. Le 17 août, les Allemands coulent deux bateaux de leur flottille dans l'arrière-port et, afin d'éviter la destruction de la ville par des bombardements des chars américains, les résistants commencent ce jour-là vers 14 heures des combats de rues pour la libération de la ville, qui provoquent la mort de Robert Le Mao[181] à Beuzec-Conq, y compris dans le centre de la ville, mais ils doivent se replier le soir ; le même jour, le capitaine Otto et une partie des troupes allemandes se rendent le18 août 1944, le capitaine de corvette allemand Notholt prend la tête du reste des troupes occupantes. Dès le20 août 1944, les troupes américaines partent en direction de lapoche de Lorient, laissant les résistants achever la libération de la ville[182]. Les Allemands commencent à évacuer le22 août 1944, les derniers quittant le poste de Kerviniou, situé à l'entrée de la presqu'île du Cabellou, le24 août 1944, s'enfuyant par la mer en direction de la poche de Lorient[183].

L'après Seconde Guerre mondiale

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Un billet de banque « Billet de 20 francs Pêcheur » a représenté un pêcheur de Concarneau, avec en arrière-plan la Ville close ; il a été imprimé entre 1942 et 1950.

La formation du Grand Concarneau
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Le19 septembre 1945, la commune deBeuzec-Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau[184]. En 1959, la commune deLanriec, qui comptait 3 079 habitants au recensement de1954, est également rattachée[185].

En 1949, est fondé le « Club cycliste Concarnois » (CCC).

La prospérité portuaire des décennies 1950-1960
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Après la Deuxième Guerre mondiale, les chalutiers en bois sont progressivement remplacés par des chalutiers en acier (appelésmalamoks enPays Bigouden). En 1968,135 chalutiers (sans compter les nombreux petits bateaux pratiquant la pêche côtière), presque tous en acier, immatriculés dans le quartier maritime de Concarneau, débarquent régulièrement leur pêche à Concarneau. Les conserveries de sardines, maquereaux et thons étaient alors nombreuses, une quarantaine environ. José Le Goff recense à Concarneau même les usines Béziers (en Ville close), Provost-Barbe, Teyssonneau, Billette de Villeroche, De Servigny, Palmer (fermée en décembre 1965), Tertrais (devenue ensuiteSaupiquet), Azemor-Farman,Chancerelle,Amieux, Ramel (devenue ensuite Compagnie générale), Courtin Frères, Bouvais-Flon, Rödel, Leroy, Ravilly (devenue ensuite Conserverie de Cornouaille, puis Pêcheurs de France), Le Touze Frères, Conserverie océane, Graciet,Fleury Michon, Balestrié ; en plus quatre usines se trouvaient au Passage en Lanriec : Delory, Vermillard,Gonidec,Cassegrain ; l'usine Delorme-Ravallec se trouvait à laPointe de Trévignon, l'usine Madimpex àTrégunc et cette liste reste incomplète). Le même auteur recense environ80mareyeurs à l'époque et trois fabriques de boîtes de conserves (Chatelard, Carnaud, Boîtes métalliques d'Arvor)[186].

La pêche authon tropical dands leGolfe de Guinée se développe à partir de la décennie 1950 et dans la décennie 1970 la majorité de la flotte française de thon tropical (principalement laCobrecaf) est concarnoise ; dans les années 1980 le thon tropical est aussi pêché dans l'Océan Indien, autour desSeychelles, ce qui suscite aussi l'essor de laconstruction navale concarnoise (chantier Jacques Piriou) avec la construction de thoniers congélateurs[187].

Les industries portuaires se déplacent progressivement côté Passage-Lanriec, sur la rive gauche, avec la construction des trois premiers garages duslipway en 1946, trois autres étant construits en 1960, permettant l'essor de la construction et de la réparation navale. Un élévateur à bateaux y est construit entre 1978 et 1980.

La voie ferrée Rosporden-Concarneau est fermée au trafic voyageurs le4 octobre 1959 et totalement désaffectée. La gare est toutefois toujours ouverte et des autocars SNCFTER Bretagne assurent des navettes jusqu'à la gare de Rosporden.

La démolition le25 mars 1966 du petit pont en pierres sur le Moros, qui permettait au chemin de fer à voie métrique de franchir la ria, permit un agrandissement et un aménagement de l'arrière-port vers l'amont de la ria du Moros.

Deux remorqueurs portuaires ont porté le même nom : leCdt Van der Kemp I[Note 9] (à partir de 1962) et leCdt Van der Kemp II(à partir de 1987) et ont été en service jusqu'en 2021 et remplacés par le remorqueurLe Moros[188].

Les naufrages de l'après-guerre
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Le, quatre bateaux de pêche de Concarneau (lePerle d'Arvor, leTourville, leBerceau de Moïse, l'Alain-Yvon) et un autre deux jours plus tard (lePierre-Nelly) disparurent lors d'une terrible tempête ; ces naufrages firent en tout 46 victimes (et même 64 victimes si l'on y ajoute les marins-pêcheurs duTendre Berçeuse deDouarnenez et duLilas Blanc deLesconil, également victimes de cette tempête)[189].

Dans la nuit du 25 au, leSaphir, un chalutier flambant neuf, se retourna dans le sud de l'Irlande ; le naufrage fit 9 rescapés, recueillis grelottant sur des bateaux pneumatiques, et un disparu[190]. Le, le chalutier concarnois l'Adamastor sombra corps et biens ; l'épave n'a jamais été retrouvée[191].

La vannerie
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Au cours duXXe siècle, des ateliers de vannerie se développent (principalement autour de la gare) pour faire face à la demandes des conserveries en paniers d'osier pour la manutention et le nettoyage des sardines et du thon. À partir des années 1950, ce sont surtout la confection de « mannes à chalut » pour les pêcheurs qui occuperont ces ateliers. Aujourd'hui, ces produits sont importés d'Indonésie. Le dernier atelier (l'atelier Roger Le Gall) a fermé en 1991[192].

Les difficultés économiques du port et de la pêche depuis la décennie 1970
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À Concarneau, 24 conserveries existaient encore en 1952 ; la moitié d'entre elles ferment entre 1952 et 1965 ; en 1972, elles ne sont plus que trois[193].

Les années 1973-1978 sont marquées par une nouvelle crise de la pêche avec l'épuisement des fonds marins et la concurrence des autres pays communautaires. La partie du port de pêche située en aval de la « Ville close » est transformée enport de plaisance.

XXIe siècle

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Une nouvelle crise de la pêche

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En 1975 Concarneau possédait encore 87 chalutiers semi-industriels ; il en reste trois en 2014. Il y avait environ 200 dockers et trieuses professionnelles. Il ne reste pratiquement plus rien[194].

En 2018, la criée de Concarneau a commercialisé6 002 tonnes de poissons pour une valeur de19 458 000 euros[195] ;4 092 tonnes seulement en 2020 ; Concarneau n'est plus en 2020 que la4e criée de Cornouaille, devancé parDouarnenez,Le Guilvinec etSaint-Guénolé, en raison de la chute de labolinche[196].

Le début de la décennie 2020 voit un grave déclin de la flotte thonière concarnoise, qui frappe les trois armements subsistant : Via Ocean (anciennementSaupiquet et désormais contrôlé par le groupe italienBolton) cesse son activité début 2024, la CFTO (Compagnie française du thon océanique, issue de la fusion en 2011 de la Cobrecaf avecChevannes Merceron Ballery) est contrôlée depuis 2016 par des capitaux néerlandais et laSapmer, le 3e armement concarnois, a vendu entre 2021 et 2023 six de ses bateaux à des armements étrangers et privilégie désormais sa base deLa Réunion pour ses trois thoniers encore possédés[187].

En 2023, seulement 3 044 tonnes de poissons pour une valeur de 20 030 000 euros ont été débarquées à Concarneau[197]

La création d'un établissement de thalassothérapie

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En 2015, un établissement dethalassothérapie ouvre à Concarneau près de la plage des Sables Blancs[198].

Le problème des algues vertes

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Concarneau et les autres communes de laBaie de La Forêt sont confrontées, surtout depuis les années 2000, à des échouages massifs d'algues vertes, même si la situation s'améliore dans la décennie 2020.

Article détaillé :Baie de La Forêt#Le problème des algues vertes.

La diversification du port

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Des travaux de modernisation du port et de la criée de Concarneau sont entrepris entre 2020 et 2023 ; ces travaux vont aussi permettre d'installer des pontons destinés à accueillir des bateaux pratiquant lacourse au large ; l'arrivée deFrançois Gabart est prévue[199].

Concarneau reste un port à activités multiples : construction et réparation navales avec lesChantiers Piriou, pêche, plaisance, course au large. En raison du changement de l'entreprise chargée du remorquage portuaire, deux nouveaux remorqueurs, leToulonnais V et lePortzic, remplacent début 2021, à l'occasion de l'arrivée d'un nouveau concessionnaire pour la gestion du port, lesVan der Kemp I etII[Note 10], les deux remorqueurs historiques de Concarneau[200].

Politique et administration

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En2010, la commune de Concarneau a été récompensée par lelabel « Ville Internet @@ »[201].

Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2014 dans le Finistère.
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Administration municipale

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Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Concarneau.
Liste des maires successifs depuis laLibération de la France[202]
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
septembre 1944mai 1945Alphonse Duot[Note 11]PCF 
mai 1945octobre 1947Robert JanPCF 
octobre 19471948Alain Jean Le DervouetSFIOProfesseur
janvier 1948mars 1971Charles LinementSFIOPSTrésorier puis directeur de la caisse d'Épargne de Concarneau
Conseiller général (1967-1973)
mars 1971mars 1977Yves CouchouronRPR 
mars 1977février 1980[Note 12]Robert JanPCF 
février 1980mars 1983Joseph Argouarc'h[Note 13]PCF 
mars 1983mars 2008Gilbert Le Bris[Note 14]PSDéputé
mars 20084 juillet 2020André FidelinUMPLR[203]Retraité
Président deConcarneau Cornouaille Agglomération(2014 → 2020)
4 juillet 2020en coursMarc Bigot[204],[205]DVD 

Jumelages

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La ville de Concarneau est jumelée avec[206] :

Organisation territoriale

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Articles connexes :Beuzec-Conq etLanriec.

La commune actuelle est née du rattachement le19 septembre 1945 de la commune deBeuzec-Conq qui comptait 4 155 habitants[184] et du rattachement en 1959 de la commune deLanriec, qui comptait 3 079 habitants en 1954[185].

Concarneau - statue de Cormoran sur la corniche.
Le Passage (Lanriec).

Population et société

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Démographie

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Données relatives à la commune de Concarneau

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[207],[Note 15].

En 2023, la commune comptait 20 845 habitants[Note 16], en évolution de +9,42 % par rapport à 2017 (Finistère : +2,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
2 0001 5611 6081 5111 8431 8161 9842 1002 289
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
2 3722 7673 5554 4634 7455 1915 6845 9916 500
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
7 6358 0077 2636 1705 9955 8155 87810 51910 341
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
15 90717 80118 75917 98418 63019 45319 95318 82619 046
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212023-------
20 60720 845-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[208] puisInsee à partir de 2006[209].)
Histogramme de l'évolution démographique

Données relatives à la commune de Concarneau dans ses limites actuelles (après ajout des données des communes de Beuzec-Conq et Lanriec

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Évolution démographique de Concarneau[210], de Beuzec-Conq[211] et de Lanriec[212]

Année17931800180618211831183618411846185118561861
Concarneau2 0001 5611 6081 5111 8431 8161 9842 1002 2892 3722 762
Beuzec-Conq1 2061 2361 2801 1261 1761 3001 339lacune1 5471 5041 643
Lanriec7028959308471 0121 0211 0731 0801 1111 1451 165
Année18661872187618811886189118961901190619111921
Concarneau3 5554 4634 7455 1915 6845 9916 5007 6358 0077 2636 170
Beuzec-Conq1 7351 8562 0522 3943 1563 6603 9944 6085 1124 6664 140
Lanriec1 3431 5651 7111 9312 0742 1032 3812 5142 7502 8552 633
Année19261931193619461954196219681975198219901999
Concarneau5 9955 8155 87810 51910 34115 90717 80118 75917 98418 63019 453
Beuzec-Conq4 1324 1004 155
Lanriec2 5952 6442 6712 8503 079
Nombre retenu à partir de1962 :population sans doubles comptes

Évolution démographique de Concarneau dans ses limites actuelles

Évolution démographique (ligne 1)
179318001806182118311836184118511856186118661872
3 9083 6923 8183 4844 0314 1374 3964 9445 0215 5756 6337 884
Évolution démographique (ligne 2)
187618811886189118961901190619111921192619311936
8 5089 5169 65911 75412 87514 75715 86914 78412 94312 72212 55912 704
Évolution démographique (ligne 3)
1946195419621968197519821990199920062009--
13 36913 42015 90717 80118 75917 98418 63019 45319 953[213]19 352[214]--
Jusqu'en 1936 : somme des populations de Concarneau, Beuzec-Conq et Lanriec, en 1946 et 1954 : somme des populations de Concarneau et Lanriec (population sans doubles comptes de 1962 à 1999)
Courbe d'évolution démographique de Concarneau dans ses limites actuelles depuis 1790

Chiffres tenant compte de la population respective des communes de Concarneau, Beuzec-Conq et Lanriec avant leur fusion.

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement âgée.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 24,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (32,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 39,2 % la même année, alors qu'il est de 29,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 8 973 hommes pour 10 529 femmes, soit un taux de 53,99 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,41 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[215]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
2,6 
9,9 
75-89 ans
14,7 
23,8 
60-74 ans
25,7 
23,1 
45-59 ans
21,2 
15,1 
30-44 ans
13,0 
14,2 
15-29 ans
11,1 
12,8 
0-14 ans
11,7 
Pyramide des âges du département duFinistère en 2022 en pourcentage[216]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,2 
8,1 
75-89 ans
11,7 
19,5 
60-74 ans
20,4 
20,5 
45-59 ans
19,5 
17,7 
30-44 ans
16,6 
17,1 
15-29 ans
14,7 
16,4 
0-14 ans
14,9 

Manifestations culturelles et festivités

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Concarneau - Suivez les poissons bleus pour visiter la ville.
  • LeFestival des Filets bleus est une fête traditionnelle de Bretagne qui se déroule tous les ans, pendant plusieurs jours aux alentours du 15 août et attire entre 50 000 et 100 000 spectateurs. Lors de la journée de clôture, l'avant dernier dimanche d'août, le festival propose un Grand Défilé de Cercles et de Bagadous avec des chars (2 000 participants), des spectacles sur scènes, le Triomphe des Sonneurs et la Danse des Mille, un Fest Noz et un grand feu d'artifice tiré sur la mer. Cette fête a été créée en 1905 pour venir en aide aux marins pêcheurs lorsque les sardines ont quitté les côtes bretonnes.
Article détaillé :Festival des Filets bleus.

Enseignement

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Les écoles primaires et maternelles

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La commune de Concarneau comprend septécoles primaires publiques[217] :

  • École publique du Centre-Ville. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de125 élèves.
  • École de Lanriec. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de141 élèves.
  • Groupe scolaire du Dorlett. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de265 élèves.
  • École de Kerandon. Les effectifs pour l'année scolaire 2012-2013 sont de117 élèves.
  • École de Beuzec-Conq. Les effectifs pour l'année scolaire 2012-2013 sont de122 élèves.
  • École de Keramporiel. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de102 élèves.
  • École Le Rouz. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de243 élèves.

Deux écoles publiques ont été fermées auXXIe siècle.

et deuxécoles primaires privées :

  • École privée Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de330 élèves.
  • École privée Sainte-Thérèse. Les effectifs pour l'année scolaire 2013-2014 sont de98 élèves.

Collèges

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La commune de Concarneau comprend troiscollèges :

Lycées

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La commune de Concarneau comprend deuxlycées :

  • le lycée Pierre-Guéguin (public) : les effectifs pour l'année scolaire 2009-2010 sont de560 élèves (390 au LGT et 170 au LP) ;
  • le lycée Saint-Joseph (privé) : les effectifs pour l'année scolaire 2012-2013 sont de791 élèves (461 élèves en section générale et technologique et330 élèves en section professionnelle).

Enseignement maritime

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LeCentre européen de formation continue maritime (CEFCM) possède un établissement à Concarneau, où se trouve aussi son siège social[219].

Recherche

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Santé

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Plusieurs médecins (généralistes et spécialistes), dentistes et sages-femmes exercent. L'hôpital du Porzou se situe sur la commune. Après la fermeture des urgences de nuit en 2008, un dispositif de remplacement des unités terrestres par des hélicoptères est mis en place en 2011[220].

Sports

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Clubs

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AssociationSportCompétitionLieu d'activitéCréationTitre
Union sportive concarnoiseFootballNationalStade Guy Piriou19111
Hermine concarnoiseRégional 3 Bretagne (8e division)Stade du Moros19210
Union sportive concarnoiseBasket-ballPrénationale masculineHalle des Sports du Porzou19450
Rugby club concarnoisRugby à XVFederale 3Stade Henri-Sérandour19830
Amicale laïque ConcarneauHandballRégionale - DépartementaleHalle des Sports du Porzou19680
Tennis de tableDépartementale19640
Concarneau tennis clubTennisPré-RégionaleComplexe sportif du Porzou19270
Société des Régates de ConcarneauVoile?Baie de Concarneau20020

L'US Concarneau, club de football créé en 1911, dont l'équipe première est surnommée "Les Thoniers",est, depuis 1983, présidée par des membres de la famille Piriou (Guy Piriou a été président de l'USC entre 1983 et 1993 ; son nom a été donné au nouveau stade inauguré en 1988 ; Michel Piriou lui a succédé ; Jacques Piriou est le président depuis 2003) et en partie financée par l'entreprise Piriou. Le club accède à la2e division et au professionnalisme en 2023, mais cette accession l'oblige à faire des travaux importants de mise aux normes de son stade, ce qui va le contraindre à jouer ses matches "à domicile" à Brest et Lorient[221].

Cultes

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Économie

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Le port

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Le port de plaisance vu depuis l'entrée deVille-Close.

Le port de pêche

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Concarneau est surtout unport de pêche : en2014, c'est le9e port de pêche français par le tonnage et la valeur des poissons débarqués ;887 marins (1 300 en 2010) embarquent à bord des154 bateaux de pêche (7 chalutiers industriels hauturiers[222], 2 chalutiers artisans[223],95 chalutiers de pêche côtière[224],9bolincheurs[225], 25 thonierssenneurs congélateurs[226], ces derniers pêchant lethon tropical dans l'océan Atlantique et l'océan Indien, débarquant leurs prises àDakar,Abidjan, auxSeychelles et àMadagascar. Concarneau est le premier port thonier européen pour le thon tropical[227].

En 2012, 8 000 tonnes de poissons ont été vendues à lacriée de Concarneau, les cinq principales espèces de poissons vendues ont été l'églefin (891 tonnes), lemerlu (623 tonnes), lasardine (568 tonnes), labaudroie (541 tonnes) et lalangoustine (492 tonnes). Le thon est débarqué dans les ports tropicaux précités[228].

La pêche a longtemps été l'activité économique principale de Concarneau grâce à ses 1 600 m de quais et ses 14 000 m2 dehalle à marée. Après avoir été en essor pendant les décennies 1950 et 1960 (en1962, le port de pêche de Concarneau était le troisième port de pêche français, aprèsBoulogne-sur-Mer etLorient, par le volume des prises (47 580 tonnes) et le second en valeur, derrière Boulogne-sur-Mer, mais devant Lorient, son activité ayant doublé en dix ans)[229], le port de pêche a connu une importante récession. Depuis le milieu desannées 1980 et le ralentissement de la pêche, d'autres activités se sont développées :1er port de pêche thonier français et européen (72 000 tonnes en1989, 100 000 tonnes de thon pêché par21 navires océaniques en 2010), Concarneau est alors le6e en débarquement de pêche fraîche (10 000 tonnes de poisson débarqué et vendu sous la halle à marée). Le port de pêche est actuellement en crise : la vente à la Scapêche (groupeIntermarché), basée à Lorient, de l'armement concarnois Nicot en 2000, puis de l'armement concarnois Furic en2003 et de l'armement concarnois Delhemmes (quatre chalutiers et trois bolincheurs) en 2014 en étant les épisodes principaux, menaçant la pérennité du port de pêche de Concarneau[230].

La pêche côtière représente en 2013 45 % des apports contre 32 % pendant la décennie 2000.

Les hauturiers débarquentbaudroies,cabillauds,limandes,soles, sous la criée. Au milieu de la nuit, les dockers et mareyeurs (environ 1 000 personnes en 2010) travaillent pour approvisionner les étals des poissonniers.

Le thon blanc ougermon est pêché entre lesAçores, l'Irlande et legolfe de Gascogne. Lethon albacore ou lelistao est capturé au large de l'Afrique noire ou auxSeychelles par des thoniers senneurs-congélateurs.

La criée de Concarneau reste attractive, y compris pour des pêcheurs d'autres ports comme celui deLoctudy, car les prix d'achat du poisson y sont souvent plus élevés[231].

Classé port d'intérêt national, le port de Concarneau est propriété duConseil général du Finistère qui concède la gestion à laChambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

Le Port de Concarneau, vu depuis le « Pont du Moros ». Au premier plan, la cale sèche de réparations.

La construction et la réparation navale

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Le port de plaisance et le tourisme

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Le port de plaisance.
La plage de Cornouaille.

Le tourisme représente une activité importante surtout de début juin à fin septembre. Le port de plaisance est d'ailleurs le point de départ vers l'archipel des Glénan et, durant la saison estivale, les vedettes de l'Odet effectuent des liaisons régulières entre l'île principale de Saint-Nicolas et le continent. Grâce à laVille Close et un littoral de toute beauté parsemé de plages de sable blanc, la station touristique de Concarneau est aujourd'hui une des places fortes dutourisme en Bretagne.

Le port de plaisance de Concarneau, géré par la ville, accueille près de 25 000 plaisanciers par an. Il dispose de767 emplacements en tout. L'avant-port situé entre la capitainerie (Maison du port) et la Ville Close accueille291 places sur pontons. Une cinquantaine de places supplémentaires sont disponibles dans l'arrière-port. Environ350 places de mouillages s'étalent entre la presqu'île du Cabellou et l'anse de Kersaux[232]. Le port de plaisance étant généralement saturé, la question de son extension sur une partie du port de pêche se pose[233].

Un projet de création d'unethalassothérapie existe depuis 2005 en arrière de la plage des Sables Blancs ; à cet effet, la ville vend cette année-là 27 500 m2 à la sociétéEiffage. Si des immeubles de logements ont bien été construits et vendus à des particuliers, le projet de thalassothérapie reste pour l'instant enlisé et est source de polémiques[234].

Baie de Concarneau.

Un port à la diversité inégalée

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Au-delà de ses activités traditionnelles (pêche, commerce, construction et réparation navale, plaisance), le port de Concarneau a diversifié ses activités dans les domaines de la course au large et de la recherche scientifique et de l'exploration, comme l'illustrent ces bateaux qui seront basés à Concarneau :

  • Lemaxi-trimaranSVR-Lazartigue duskipperFrançois Gabart ;
  • LeWhy not,goélette en aluminium à voiles du programme scientifiqueUnder the pole (mise à l'eau programmée en 2023 ; construit par le chantier Piriou) ;
  • LecatamaranWe Exlore du navigateurRoland Jourdain (bateau construit àLa Grande-Motte mais basé à Concarneau à partir de sa mise à l'eau prévue en 2022 ;
  • Le catamaran électrique à foils (un navire de plaisance propulsé par deux moteurs électriques) de l'entreprise MerConcept ;
  • LeNomade des mers, catamaran ambassadeur dans le monde entier deslow-technologies (programmeLow-tech Lab)[235].

C'est de Concarneau que Victor Rault est parti le sur leCaptain Darwin pour refaire en quatre ans le voyagedu naturalisteCharles Darwin et comparer l'évolution de labiodiversité à presque deux siècles d'intervalle[236].

Entreprises concarnoises

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Le port de pêche et la ville close vus depuis la route menant au Passage Lanriec ; au premier plan, les bâtiments industriels de la construction et réparation navale.

La plupart des entreprises concarnoises ont des activités liées au port, la principale étant legroupe Piriou, spécialisé dans la construction et la réparation navale.

Article détaillé :Piriou (entreprise).

Culture locale et patrimoine

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Langue bretonne

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L'adhésion à la charteYa d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 28 juin2012.

À la rentrée 2012-2013, plus de10 enfants de Concarneau sont scolarisés à Trégunc à l'école Diwan.

À la rentrée2017,96 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 6,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[237].

Lieux et monuments

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Ville Close de Concarneau. Les remparts vers l'ouest.
La Ville Close. Vue prise depuis l'accès.

Concarneau a reçu le label « Ville et Pays d'Art et d'Histoire » en 2002.

  1. Les remparts. Ils sont en granit très épais et flanqués de tours. Construits entre 1541 et 1577, ils ont été modifiés par Vauban.
  2. Le beffroi a été érigé en1906 sur l'ancien poste de garde.
  3. La maison du gouverneur duXVIIIe siècle.
  4. L'ancienne chapelle de l'hôpital de la Trinité duXVe siècle.
  5. La place Saint-Guénolé qui présente une belle fontaine aux crocodiles : celle-ci se trouvait sur la place d'Armes depuis 1855 avant d'être installée sur la place Saint-Guénolé un siècle plus tard.
  6. La porte du Vin, ainsi appelée car les navires bordelais y déchargeaient leur vin et autres marchandises.
  7. La porte du Passage, vaste brèche pratiquée dans la muraille en 1785.
  8. Les maisons en granit de la rue Vauban. Elles ont un pignon de pierre, un rez-de-chaussée en échoppe, une cheminée latérale et au grenier une lucarne qui permettait l'aération des filets de pêche.
  9. La chapelle du Rosaire ou du Portal date duXVe siècle. Sous l'Ancien Régime, la chapelle abritait les assemblées municipales. Elle fut transformée en caserne, puis en coopérative de patrons-pêcheurs. Maintenant, elle est intégrée au musée de la Pêche.
  10. L'ancienne église Saint-Guénolé, qui était alors l'église paroissiale de Concarneau, a été édifiée en 1830, remplaçant une église antérieure datant duXVe siècle et qui menaçait ruine. Elle fut désaffectée en 1937 et transformée en hospice pour vieillards. Il ne reste que sa façade et son pignon-clocher dominé par une haute tour cylindrique[238].

Le parc du manoir du Moros fut totalement dévasté par l'ouragan de 1987 ; il a été totalement redessiné et replanté depuis ; il présente notamment une belle collection de plantes de bruyères ; camélias, azalées, rhododendrons, hortensias...

  • Le manoir du Moros et sa cour intérieure.
    Le manoir du Moros et sa cour intérieure.
  • Le manoir du Moros : la façade orientale vue de la cour intérieure.
    Le manoir du Moros : la façade orientale vue de la cour intérieure.
  • Le manoir du Moros : façade occidentale, côté Moros.
    Le manoir du Moros : façade occidentale, côté Moros.
  • Le manoir du Moros et son pigeonnier.
    Le manoir du Moros et son pigeonnier.
  • Le Moros vu depuis la terrasse du manoir du Moros.
    Le Moros vu depuis la terrasse du manoir du Moros.
La statue d'Abraham Duquesne au Passage-Lanriec (parYves Hernot fils).
  • La statue d'Abraham Duquesne : cette statue fut commandée par le comte de Chauveau,conseiller général et époux de la princesse Zénaïde Narischkine Youssoupov, qui désirait la placer dans la cour d'honneur du château de Keriolet où celle-ci l'installe effectivement après le décès du comte de Chauveau survenu le. Après la mort de la princesse, qui légua son château au département du Finistère, la statue fut déplacée au carrefour des routes de Trégunc et Melgven, situé près de la maison de garde du domaine du Moros. En 1964, la construction du grand pont du Moros nécessita à nouveau son déménagement à son emplacement actuel au Passage, face à la « Ville Close ».
  • La tombe de l'abbé Félix Forvielle[Note 17], précepteur à Concarneau, qui mourut en 1890 à la suite d'une agression consécutive à une beuverie, fait l'objet d'une dévotion populaire de la part de ceux qui veulent mener à bien un projet. Mais certains préfèrent invoquer l'abbé Gossin[Note 18], ancien recteur de Concarneau, dont la tombe se trouve à proximité[242].

Patrimoine maritime

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  • LeMarche Avec, une réplique d'uncotre sardinier concarnois en bois des années 1920, a été construit au début de la décennie 1990. Cevieux gréement est devenu l'emblème de la ville, mais il nécessite en 2024 d'importants travaux de restauration au chantier des Charpentiers de Cornouaille, à Tréboul[243].

Festival

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  • Le festival du roman policier « Le Chien jaune » a été créé en 1993 à Concarneau. L'édition 2023 s'est tenue en juillet.

Personnalités liées à Concarneau

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Concarneau dans la littérature, le cinéma et la photographie

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  • Littérature
    • Jörg Bong (pseudonyme Jean-Luc Bannalec) a écrit le roman policierBretonische Verhältnisse – Ein Fall für Kommissar Dupin (Un été à Pont-Aven) publié en 2012 et tiré à plus de 500 000 exemplaires qui a pour cadre Concarneau etPont-Aven[245]. Un téléfilm allemand tiré du roman est tourné au mois de septembre 2013 entre Concarneau et Pont-Aven[246].
  • Cinéma

En 1952, le film deRaoul Walsh,La Belle Espionne avecRock Hudson etYvonne De Carlo est en partie tourné dans le bois du Porzou et sur les plages concarnoises. Des scènes deSi tous les gars du monde deChristian-Jaque sont également tournées en 1955 dans le port de Concarneau. En 1958,Pierre Schoendoerffer choisit aussi Concarneau pour mettre en scène certaines séquences du filmPêcheur d'Islande d'après le roman dePierre Loti[247]. On peut encore citer les filmsTant d'amour perdu de 1958,Doucement les basses en 1971 etLune froide en 1991 dont une partie du tournage s'est également déroulé à Concarneau[248].

L'action du filmLe Chien Jaune d'aprèsle roman deGeorges Simenon, qui suit les aventures policières du commissaire Maigret, se déroule à Concarneau. De même, certaines scènes du film deClaude Chabrol,Les Fantômes du chapelier ont été tournées à Concarneau en 1982. Le roman de SimenonLes Demoiselles de Concarneau a pour cadre le Passage-Lanriec.

Les séquences se déroulant dans la conserverie du filmLes Seigneurs ont été tournées en juillet 2011 à la conserverie concarnoise,Gonidec - Les Mouettes d'Arvor[249].

  • Photographies

Germain Le Merdy a entrepris la restauration et la numérisation de 500 photographies sur plaques de verre et plus de10 000 négatifs laissés par son grand-père et son père (tous deux dénommés Louis Le Merdy), photographes à Concarneau[250].

Notes et références

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Notes et cartes

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Notes

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Population concernée, pourcentage de la population totale concernée, superficie du bâti exposé, bâti de plain-pied exposé, et part des entreprises situées en zone inondable.
  3. L'Observatoire National des Risques Naturels a été créé en France en 2012, à la suite des conséquences catastrophiques de latempête Xynthia de 2010.
  4. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  5. Les records sont établis sur la période du au.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Jusqu'à la fin duXIXe siècle tous les filets de pêche étaient bruns, en raison de la « tannée » où on les passait pour assurer leur conservation ; on les aurait fait bleus en espérant que les sardines se laisseraient prendre plus facilement avec des filets de cette couleur.
  8. Cette tempête dura quatre jours et cinq nuits, frappant principalement la côte atlantique française ; 27thoniers disparurent, partis principalement des ports bretons dePort-Louis,Groix,Étel,Douarnenez et Concarneau, provoquant la mort de 207 marins dont 47 duquartier maritime de Concarneau.
  9. Du nom du vice-président de laChambre de commerce, décédé peu avant.
  10. Raoul Van der Kemp, né en 1883 et décédé en mai 1961, futcapitaine au long cours, puis vice-président de la Chambre de commerce de Quimper et du Sud-Finistère.
  11. François Campion, maire élu en mai 1912 est suspendu par le préfet puis révoqué par le gouvernement le.
  12. Robert Jan, maire 1945-1947 puis réélu en mars 1977, démissionne en février 1980.
  13. Joseph Argouarc'h, maire de 1980 à 1983, meurt en 1997.
  14. Gilbert Le Bris, maire 1983-2008 est né le 3 mars 1949 à Concarneau.
  15. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  16. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  17. Félix Forvielle, né le àMontenay (Mayenne), décédé le à Concarneau.
  18. Abbé Gossin, décédé le à l'âge de 64 ans.

Cartes

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  1. « Réseau hydrographique de Concarneau » surGéoportail(consulté le 8 mai 2025).

Références

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  12. Sandre, « le Moros »
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  64. Probablement Jean V de Beaumanoir, fils deJean IV de Beaumanoir.
  65. Probablement Amé de Joinville, voir Anselme de Sainte-Marie et Ange de Sainte-Rosalie,Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, 1730, consultablehttps://books.google.fr/books?id=N0apH7T7cDIC&pg=PA697&lpg=PA697&dq=sire+de+Vaucouleurs&source=bl&ots=eUF-bZnx0N&sig=O0SuQJ22NPIklzD6cI0Z2spsq6Y&hl=fr&sa=X&ei=TPVaVOmoM4bZPdPygcgJ&ved=0CD4Q6AEwBDgK#v=onepage&q=sire%20de%20Vaucouleurs&f=false.
  66. Le premier assaut fut repoussé par les Anglais, et le retour de la mer obligea les assaillants à se retirer. Le deuxième eut le même insuccès, la mer en étant toujours la cause. Mais la palabre continuelle entre assiégeants et assiégés finit par convaincre les habitants que les troupes du roi de France n'en voulaient qu'aux Anglais et que leurs vies seraient sauves et leurs biens respectés. Dès lors, ils n'aidèrent plus à la défense et laissèrent les Saxons se débrouiller tout seuls. Du Guesclin se mit lui-même à la tête de la troisième attaque et emporta la place.
  67. Paul Nédellec,Concarneau, ville de joie, article paru dans le journalLa Croixno 16495 du 22 novembre 1936, consultablehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442872z/f4.image.r=L%C3%A9zonnet.langFR.
  68. L'un des officiers s'approcha du soldat de garde, se fit abaisser le pont-levis en exhibant des paperasses que, lorsque le portier fut tout près, il laissa, semble-t-il, tomber par mégarde à terre. Le portier se baissa pour les ramasser et l'autre profita de ce moment pour l'abattre et appela ses compagnons.
  69. « Loys Le Prestre, sieur de Lézonnet, capitaine des ville et chafteau de Concq » (Toussaint Chauvelain et Charles Antoine Bourdot de Richebourg,Nouveau coutumier général, ou Corps des coutumes générales et particulières de France et des provinces connues sous le nom de Gaules, tome 4, 1724, consultablehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65518671/f479.image.r=L%C3%A9zonnet.langFR). Le château de Lézonnet se trouvait dans la paroisse deLoyat (actuel département duMorbihan).
  70. François du Fou du Vigean, voir Jacques Auguste de Thou,Histoire des choses arrivees de son temps mise en francois par P. Du-Kyer, tome 3, 1659, consultablehttps://books.google.fr/books?id=u6lSAAAAcAAJ&pg=PA714&lpg=PA714&dq=Fran%C3%A7ois+du+Fou+du+Vigean&source=bl&ots=Pv5ttWp2ai&sig=ykZUmAc8dfNA8gwrSaEuulFOb4A&hl=fr&sa=X&ei=OgBbVP6WHYLVOMaugcgH&ved=0CEoQ6AEwDDgK#v=onepage&q=Fran%C3%A7ois%20du%20Fou%20du%20Vigean&f=false.
  71. Vincent de Coatanezre, seigneur de Pratmaria (en Quimper).
  72. Jean de Tyvarlen, seigneur du Guilguiffin ; le château de Tyvarlen se trouvait enLandudec, voirhttp://patrimoine-landudec.olympe.in/Fr/Themes/chateau-tyvarlen.html.
  73. Jean Moreau,Histoire de ce qui s'est passé en Bretagne durant les guerres de la Ligue et plus particulièrement dans le diocèse de Cornouaille, 1836, consultablehttps://books.google.fr/books?id=ql0IAAAAQAAJ&pg=PA69&lpg=PA69&dq=De+Pratmaria&source=bl&ots=i1sVJkyViF&sig=i1hILZzGfAJbdAfe2orqF4A7T-8&hl=fr&sa=X&ei=5QJbVPv0Ks6kPI-tgagI&ved=0CFMQ6AEwCzgK#v=onepage&q=De%20Pratmaria&f=false, Christophe-Paulin de La Poix-Fréminville,Antiquités de la Bretagne : Finistère, volume 1, consultablehttps://books.google.fr/books?id=d04bAAAAYAAJ&pg=PA319&lpg=PA319&dq=pratmaria+coatanezre&source=bl&ots=Y5ZU3aCGuB&sig=NfMfWPyxWAxWM5XG0cA8USft1jA&hl=fr&sa=X&ei=AAVbVMCeNYjfPf_5gLAO&ved=0CC4Q6AEwBA#v=onepage&q=pratmaria%20coatanezre&f=false et Paul Nédellec,Concarneau, ville de joie, article paru dans le journalLa Croixno 16495 du 22 novembre 1936, consultablehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k442872z/f4.image.r=L%C3%A9zonnet.langFR.
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  75. Jean Jegado, fils de Jean Jegado et Suzanne Le Prestre, époux d'une demoiselle de Trémillec, habitant le manoir de Kerlot enPlomelin, voir Paul Aveneau de La Grancière,Notes historiques sur la paroisse dePluguffan, Lafolye, Vannes, 1896, consultablehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f49.image.r=L%C3%A9zonnet.langFR.
  76. Olivier Le Prestre, seigneur de Lézonnet et deChâteaugiron, gouverneur de Quimper et de Concarneau, mort en 1640, père deGuillaume Le Prestre de Lézonnet, qui futévêque de Cornouaille.
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  78. Chef-du-Bois, actuellement dans la commune deLa Forêt-Fouesnant.
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  178. Henri Cevaer, né le àQuimerc'h, ingénieur des Ponts et chaussées de la subdivision de Concarneau depuis 1919, appartint pendant la Seconde Guerre mondiale auréseau Vengeance, fut fusillé àLanderneau le après avoir tenté vainement de libérer son fils, Henri Cevaer également (né le à Concarneau),réfractaire du STO et maquisard, dont le corps fut retrouvé, mutilé, près deQuimerc'h (il avait été fusillé le dans le bois du Bot dans cette commune). Le nom d'Henri Cevaer a été donné successivement à trois bateaux ravitailleurs duService des phares et balises, voirhttp://www.concarneau.fr/ville/images/stories/actu/08_2011/liberation_concarneau/historique_liberation_concarneau.pdf,Memorialgenweb.org ethttp://4sardines.canalblog.com/archives/2014/06/22/30118853.html.
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  223. Les chalutiers artisans sont des bateaux de 16 à24 mètres avec un équipage de 5 à 7 marins.
  224. Les chalutiers de pêche côtière sont des bateaux de 9 à16 mètres avec un équipage de 1 à 4 marins, rentrant chaque jour au port ou partant au plus pour des marées de 96 heures, pêchant à quelquesmilles nautiques du port et ramenant deslangoustines, des crustacés, desbars de ligne ou deslieus.
  225. Les bolincheurs sont des bateaux de 12 à15 mètres avec un équipage de 7 à 8 marins, pêchant principalement la sardine.
  226. Les thoniers senneurs congélateurs sont des bateaux de 51 à107 mètres avec un équipage de 12 marins, pouvant passer jusqu'à3 mois en mer.
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Voir aussi

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Bibliographie

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  • ErnestNègre,Toponymie générale de la France,vol. 1,Librairie Droz,, 1852 p.(ISBN 2-600-02883-8,lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis-PierreLe Maître,Concarneau : Histoire d'une ville, Plomelin, éditions Palantines,, 221 p.(ISBN 2-911434-25-0)
  • Henri Belbéoch :Les peintres de Concarneau, 1993, éditions Palantines
  • René Le Bihan :La route des peintres de Cornouaille : Bénodet - Fouesnant - Concarneau - Trégunc, 2005, éditions Palantines
  • Groupement touristique de Cornouaille :La route des peintres en Cornouaille 1850 - 1950, 1990
  • Daniel Yonnet et André Cariou :Le Finistère des peintres, 1993, éditions Ouest-France(ISBN 2-7373-1228-0)
  • Léo Kerlo et Jacqueline Duroc :Peintres des côtes de Bretagne de Quimper à Concarneau de Pont-Aven au Pouldu, éditions du Chasse-Marée
  • Denise Delouche :Artistes étrangers Pont-Aven Concarneau et autres lieux,Presses universitaires de Rennes 2
  • André Cariou, « La colonie artistique de Concarneau » pp. 67–77, dans le catalogue de l'expositionKünstlerkolonien in Europa Il Zeichen der Ebene und des Himmels du Germanisches National Museum, Nüremberg, 15 novembre 2001 – 17 février 2002, éd. du musée, 2001(ISBN 3-926982-81-0).
  • Jean-Yves Le Lan et Michel Briant :Le Concarneau d'autrefois, Groix, Groix Editions & Diffusion, 2018,108 p.(ISBN 978-237419-055-6)

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Articles connexes

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