794–1690
(896 ans)
Blason | |
| Statut | Fief duRoyaume de France |
|---|---|
| Capitale | Abbeville |
| Langue(s) | Français Picard |
| Religion | Catholicisme romain |
| Gentilé | Pontins |
|---|
| (1er)794-814 | Angilbert Ier |
|---|---|
| (Der)1653-1690 | Marie-Françoise d'Angoulême |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Lecomté de Ponthieu est un ancien comté de France dont la capitale étaitAbbeville et la principale place-forteMontreuil. À l'époque duduc Guillaume, le comté était borné par l'Artois à l'orient, laNormandie à l'occident, y compris lepays de Caux et lecomté d'Eu. Aumidi, se trouvait le bailliage et le pays d'Amiens et leBoulonnais auseptentrion (avant 960, par démembrement ducomté de Flandre).
C'est aujourd'hui un « pays » au sens de laloi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire de 1995.
Les origines du comté de Ponthieu ne sont point formellement attestées mais l'entité politique est néanmoins présente. Il semblerait que pour défendre la vallée deSomme contre lesVikings,Charlemagne ait créé une marche autour d'Abbeville, dontAngilbert aurait été le premier à assumer les fonctions.
Le Duc des terres maritimes chargé de ce commandement administrerait le Ponthieu et pour disposer de revenus suffisants pour financer des troupes, aurait la charge d'« avoué de Saint-Riquier ».
Après la mort d'Angilbert, son filsNithard lui succéda et, à la mort de ce dernier, le Ponthieu fut alors attribué à un certain Louis, suivi d'un prénommé Rodolphe (les deux étant desWelfs).
Le comté passe alors à la maison de Montreuil dont les membres prirent le titre decomte de Montreuil.
Dans la seconde moitié duXe siècle, lesRobertiens annexent le comté. Plus tard, en 996,Hugues Capet le donna en fief à un de ses gendres, le chevalierHuguesIer de Ponthieu. Le fils de ce dernier,EnguerrandIer, ne prit le titre decomte de Ponthieu qu'en 1024, après avoir tué le comte de Boulogne et épousé sa veuve.
Le comté passe ensuite à lafamille de Montgommery, puis à celle desDammartin, auxrois de Castille et auxPlantagenêts.
En 1271, sont recensés dans le comté, cinq pairs : les seigneurs dePont-Rémy,Cauroy, Aischery, Laviers, (Grand-Laviers), Bouvaque[1].
En1337, au début de laguerre de Cent Ans,Philippe VI de Valois confisque le comté àÉdouard III d'Angleterre. Le fils de Philippe,Jean II le Bon, le rend en1360 par letraité de Brétigny puisCharles V le reconquiert en1369 et le réunit au domaine royal.
De1417 à1430, le comté est occupé par les Anglais, et plus tard, de1435 à1477, cédé auxducs de Bourgogne.
En1477,Louis XI le réunit au domaine royal et forma avec leVermandois, lecomté de Guînes et lecomté de Boulogne, un nouveau gouvernement militaire, leGouvernement général de Picardie.
À la suite de la création du gouvernement dePicardie, le comté est donné enapanage à plusieurs nobles de1583 à1690 et il revient de manière permanente à la Couronne.
Unerue de Paris, située dans le8earrondissement, porte son nom depuis la fin duXVIIIe siècle.